Un projet  très mal situé !

A l’occasion de cette enquête publique, notre association tient à rappeler ses vives réserves vis-à-vis de ce projet. Cette position est justifiée par la situation géographique du secteur concerné qui est situé en fond de vallée, exploité très facilement par des agriculteurs car suffisamment plat, et visible de très loin que l’on soit sur la RN 90, le versant du soleil ou bien sur l’ubac.
On sait que l’autosuffisance en foin exigée par l’appellation contrôlée Beaufort n’est pas complètement satisfaite dans la vallée de Tarentaise. Toute amputation de surface de fauche compromet le fragile équilibre existant. Certes, le défrichage réalisé par la commune en compensation va dans le bon sens, mais notre territoire reste malgré tout en déficit de fourrage.

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L’association Vivre en Tarentaise a pris connaissance du dossier d’enquête environnementale concernant la réalisation de la télécabine du Fornelet à Longefoy (Aime).
La première remarque qui s’impose est de constater que la trouée forestière a déjà été réalisée alors que l’enquête environnementale est en cours... Le déboisement ainsi créé, il est bien temps de s’intéresser aux conséquences paysagères et environnementales.

La commission UTN a examiné le 6 mars dernier le projet d’extension des remontées mécaniques du Domaine skiable de la Rosière (Montvalezan-Seez). Un avis favorable a été donné par la commission, sans que les mesures compensatoires complémentaires suggérées par les milieux associatifs soient retenues à ce stade.

Trois associations de portée nationale viennent de s’adresser au Préfet de Massif par courrier à ce sujet. Vivre en Tarentaise n’a pas cette vocation, mais comme elle rassemble des habitants de la vallée et qu’elle est au contact des élus, elle a parfois une perception plus fine de la situation.

L’association Vivre en Tarentaise a pris connaissance du dossier de construction du Lodge sur le secteur d’ARC 1800 à Bourg Saint Maurice. Il s’agit de créer une surface d’animation et de restauration en amont de l’urbanisation actuelle.
On apprend à la lecture du dossier que la fréquentation de la station a baissé de 9,3% de 2009 à 2012. Le nombre de passages skieurs a lui baissé de 5% en 5 ans. Il s’agit donc pour les promoteurs du projet de rendre ce site touristique plus attractif.
On retrouve dans l’état des lieux du site la question de la gestion des eaux de ruissellement issues du domaine skiable. La capacité d’écoulement des différents lits des cours d’eau situés en aval est de 1m3/s alors que le débit de pointe peut monter jusqu’à 20m3/s...

La Perrière : un site mal choisi

Notre association suit avec intérêt l’évolution des réflexions en vue de l’élaboration du SCOT Tarentaise. Ces dernières retiennent notamment l’idée de relancer le tourisme estival en s’appuyant sur la qualité de nos paysages. Elles soulignent également l’intérêt de maintenir une activité agricole qui contribue à l’entretien de nos paysages et propose des produits de qualité bénéficiant d’une appellation d’origine contrôlée. Celle-ci exige que le foin alimentant les animaux provienne de Tarentaise. On sait que ce critère est difficilement satisfait dans notre vallée.

Beaucoup d’acteurs, dont notre association, s’accordent également sur le fait qu’il est nécessaire d’installer de nouveaux artisans. Mais parallèlement force est de constater l’impact très négatif des zones artisanales actuelles sur nos paysages : bâtiments disparates en tôle, couleurs criardes, grues, dépôts de matériaux, engins bigarrés...