Couverture médicale en Tarentaise

Monsieur le Préfet,

Comme vous le savez sans doute, notre association au-delà de la protection de la nature s’intéresse aussi à la qualité de vie en Tarentaise.
Nous avons été sollicités par différentes personnes demeurant dans le canton d’Aime des difficultés qu’ils rencontrent pour se faire soigner suite au départ en retraite de deux médecins.
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Zone artisanale en secteur agricole à Landry

A Madame la Sous Préfète d’Albertville.


Madame la Sous Préfète,


Nous avons l’honneur d’attirer votre attention sur le projet de zone artisanale de Landry en Tarentaise. Les responsables de cette commune ont fait procéder à une étude en vue d’implanter deux hectares de locaux artisanaux. Le POS de la commune sera certainement modifié de façon à permettre ces aménagements. L’espace concerné est aujourd’hui consacré à l’agriculture et situé à proximité de la gare de Landry. Il est très visible depuis la RN 90 et fait partie d’un vaste secteur de pâturages. On peut donc craindre un impact paysager important.

D’autre part, des emplacements restent disponibles dans la zone artisanale  des Colombières à Bourg Saint Maurice. Un espace considérable (15 hectares) va bientôt être libéré par le départ du 7ème BCA  de cette dernière collectivité. Ne faudrait-il pas en priorité « recycler » cet espace déjà artificialisé avant de restreindre une fois de plus les surfaces de fauche de fond de vallée indispensables au maintien de notre agriculture et au respect du cahier des charges de l’AOC Beaufort ?

De plus la gare de Landry semble être le seul espace disponible en Haute Tarentaise où des infrastructures de transport de marchandises ou de personnes pourraient  être mises en place dans l’hypothèse souhaitable d’une relance du transport ferré.

Enfin, nos élus semblent s’engager dans l’élaboration d’un SCOT. Cela suppose une collaboration intercommunale en matière de gestion de l’espace. Le sujet qui nous intéresse aujourd’hui comme celui de la zone commerciale d’Aime nous semblent davantage relever d’une compétition entre collectivités voisines.  Nous comprenons bien que durant la gestation de ce document tous les projets ne pourront être gelés. Cependant  la création de ces nouveaux aménagements, sans vue d’ensemble des nécessités à venir en matière d’accueil d’entreprises ou de commerces, nous paraissent devoir être reportés après l’approbation d’un document de planification de l’urbanisme à l’échelle Tarentaise.


Nous espérons donc, Madame la Sous Préfète, que les services de l’Etat pourront prendre en compte nos préoccupations. Nous vous adressons Madame la Sous Préfète, nos sincères salutations.


Au nom de l’association, Alain Machet.

 

Zone commerciale d’Aime

Nous avons appris qu’une commission devait statuer prochainement sur le projet de zone commerciale d’Aime. Notre association tient à s’exprimer de nouveau à ce sujet.
En effet, cette zone serait implantée en fond de vallée, non loin de l’Isère dans un secteur qui à l’évidence  a une vocation agricole. Elle est actuellement occupée par des jardins ou des pâturages. Une ZNIEFF abritant le seul habitat connu d’écrevisse à pattes blanches est concernée par l’aménagement projeté.
Un SCOT commence à voir le jour en Tarentaise. La directive territoriale paysagère des Alpes du Nord est en cours d’élaboration. Elle précise qu’il faut préserver les espaces agricoles de fond de vallée, densifier l’urbanisation, regrouper les services autour de pôles bien définis à savoir Moutiers et Bourg Saint Maurice en Tarentaise.
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Captage d’eau dans la réserve naturelle de Villaroger

Quand le milieu naturel pourrait contribuer à alimenter la spéculation immobilière.

villarogerL’association Vivre en Tarentaise a pris connaissance du document, présenté lors du comité consultatif de la réserve naturelle de Villaroger, relatif à un projet de captage de sources.  Il s’agirait de compléter les réserves d’eau de l’ensemble des stations de ski du massif des Arcs.
On découvre dans le dossier que 2409 lits sont encore en projet sur les différents sites touristiques de ce massif. Leur construction entraînerait en période de pointe un déficit d’eau potable. L’ensemble du parc immobilier existant serait de l’ordre de 40 000lits.
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Déposition concernant le projet de construction du refuge du Nant du Beurre

L’association Vivre en Tarentaise a pris connaissance du dossier relatif à la construction d’un nouveau refuge au lieu dit le Nant du Beurre sur la commune de Naves-La Léchère.

En ce qui concerne le bâtiment, elle n’a pas de remarques particulières à formuler. Une petite suggestion cependant, le nombre de WC à l’étage paraît un peu limité pour une vingtaine de personnes. Il serait souhaitable d’en prévoir au moins un deuxième.

L’idée d’associer le nouveau bâtiment et l’ancien dans le paysage pour constituer un hameau est intéressante, mais dans ce cas il aurait peut être fallu essayer de les rapprocher davantage. Cette éventualité  a-t-elle été envisagée ?

Comme le précise le dossier, page cinq, un refuge est caractérisé par l’absence d’accès par voie  carrossable ou par remontée mécanique. Pour répondre à cette condition, un arrêté municipal a été rédigé et restreint la circulation motorisée sur la piste principale d’accès durant les deux mois d’été.

Cet aspect du dossier mérite toute notre attention car il est possible de parvenir aux abords du refuge à partir d’autres communes que celle de Naves : Montgirod, Aigueblanche et Hautecour.

L’association Vivre en Tarentaise souhaite donc que l’espace situé autour du Quermoz devienne une vaste zone de silence interdite à la circulation motorisée. Une concertation intercommunale sur ce thème nous paraît indispensable afin que le projet de construction ne soit pas détourné de sa mission initiale.

Un plan précisant exactement le secteur interdit à la circulation et les autres possibilités d’accès aurait du être annexé à la présente demande. Existe-t-il une carte à jour mentionnant toutes les pistes agricoles réalisées ces dernières années ?

L’arrêté municipal joint au dossier est une initiative intéressante, mais il peut laisser penser que  de nombreuses exceptions permettront d’emprunter la route. Cela ne nous paraît  ni souhaitable ni conforme à l’idée que nous nous faisons du caractère de nos montagnes. Il y a peu de chalets dans ce vallon et nous ne voyons pas quelle raison pourrait justifier l’usage d’un véhicule à moteur en dehors de secours éventuels ou de l’exploitation agricole (deux exploitants à notre connaissance). Pourquoi se limiter à deux mois ? Pourquoi pas toute l’année ? La pose de barrières nous parait indispensable pour concrétiser l’interdiction de la circulation motorisée. L’idée d’autoriser le passage pour les parapentistes ne nous paraît pas justifiée.

D’autre part, il a été question de bitumer la route d’accès jusqu’au site des Terreaux. Ce point non mentionné au cours de l’enquête devrait être éclairci. En effet, cette hypothèse est envisagée par la commune pour assurer la praticabilité du ski de fond sur le site en hiver. Mais en retour, elle risque d’artificialiser un peu plus le site en permettant à des voitures de monter plus haut l’hiver et l’été. Elle diminuerait aussi l’intérêt de monter au Quermoz en ski de randonnée l’hiver. Le  déplacement du stationnement des véhicules en altitude pourrait  orienter à la baisse  la fréquentation des structures d’accueil du village de Naves. Notre association préfèrerait qu’une navette permette d’acheminer les skieurs au site des terreaux  et que la circulation des autres véhicules  soit interdite dès la sortie du village de Naves. Cette navette pourrait d’ailleurs être utilisée également en été pour éviter toute circulation motorisée au-delà du village de Naves.

L’association Vivre en Tarentaise souhaite donc vivement que les conditions de circulation sur les différentes voies d’accès au secteur fassent l’objet d’une réglementation très restrictive afin de préserver au site toutes ses qualités. L’examen de cette question nous parait indissociable du projet de reconstruction du refuge.

Au nom de l’association , le président Alain Machet