Comités consultatifs des trois réserves naturelles situées sur Tignes et Val d’Isère janvier 2015.


RN de la Baïlettaz

La population de bouquetins du secteur augmente lentement après la forte baisse d’il y a quelques années. Sur la réserve, 17 mâles chanteurs comptés pour les lagopèdes. Mais le comptage n’a pas eu lieu sur l’ensemble de la réserve. 74 personnes sont passées sur le sentier l’été dernier. Cette voie est entretenue régulièrement.La commune de Val d’Isère reconnait la compétence des gardes, mais considère que les moyens financiers affectés sont dérisoires, aussi elle réclame de reprendre la gestion de celle-ci.

La CNPN a demandé que ce secteur protégé soit rattaché au PNV ce que la commune refuse hélas. Le couple de gypaète du secteur semble s’installer dans une falaise au dessus du parking du pont Saint Charles.


RN De Tignes-Champagny

Elle est décomposé en deux parties, le glacier de la Grande Motte sur lequel les gardes n’ont pas d’intervention et la partie des vallons de la sache. A propos du glacier, son évolution est suivie par la société de remontées mécaniques et elle nous a indiqué que l’épaisseur du glacier en bas diminue chaque année de 1 à 1.5m. La commune envisage évidemment de réaménager l’ensemble des remontées du secteur.
Le vallon de la Sache est peu parcouru par les randonneurs car assez long d’accès. On y trouve évidemment chamois bouquetins, lagopèdes et tétras lyre. La discussion a beaucoup porté sur le projet d’implantation de « gazex » en limite inférieure de la réserve pour sécuriser la piste échappatoire ramenant les skieurs vers les Boisses. Des déclenchements par explosifs avaient déjà lieu avec des risques pour les pisteurs..D’autre part la piste balafre déjà le paysage. Les plots en béton seront implantés en évitant les stations de plantes protégées. Il n’y aura pas d’intervention d’engins mécaniques. Les gazex seront enlevés durent l’été. L’impact le plus important sera sans doute sur les lagopèdes qui seront tentés d’émerger de la neige à chaque explosion ou qui seront enfouis par les avalanches… Mais hélas cela existe déjà. Le projet a été accepté par le comité et nous nous sommes abstenus.


Réserve de la Grande Sassière

90% de l’eau consommée par la commune de Tignes vient d’un captage situé sous la plaine du fond de la vallée. Le périmètre de protection correspond à l’espace situé atour du chalet de l’alpagiste présent depuis des générations. L’ARS a demandé la pose d’une clôture barrant la vallée et le bétonnage d’une rigole en bordure de la piste EDF. L’éleveur a déposé un recours devant le Conseil d’Etat contre les prescriptions de l’ARS. Mais les demandes de l’ARS sont en contradiction avec le règlement de la réserve. D’autre part, le pâturage n’a jamais induit de pollution de l’eau captée. Les bouquetins et les marmottes contribuent aussi aux déjections au dessus du captage.. Il a été décidé d’attendre la décision du jugement pour reprendre éventuellement la rédaction des arrêtés… Polémique autour de l’alevinage du lac de la Sassière qui correspond effectivement à l’introduction d’une espèce étrangère  au sein de la réserve. Mais le lac étant isolé et artificiel il convient de prendre en compte son intérêt pour les pêcheurs locaux. La réserve contient 32 espèces protégées très rares..Une a d’ailleurs été découverte récemment. A propos du parking qui reçoit 20 000 voitures par an : 35% des personnes qui y parviennent ne font pas plus que 10mn de marche..Les marmottes continuent d’être suivies par l’Université de Lyon qui réalise chaque année des captures avec marquages, mesures, prélèvements etc. Cette année, les terriers ont été cartographiés via un drone, mais l’exploitation des images nécessite des ordinateurs puissants.. L’intérêt scientifique de ces études augmente avec la durée des observations. Il permet aussi de suivre l’impact du changement climatique sur la taille et le nombre de ces mammifères. Le problème de l’autorisation accordée aux guides d’emprunter la route est évoqué en fin de réunion : les guides souhaitent un élargissement des créneaux horaires autorisés et les associations rétorquent que ce passe droit est mal vécu par les montagnards de base et les promeneurs.