VET et la FRAPNA participent aux réunions des commissions qui suivent le fonctionnement des incinérateurs de Tarentaise.
Pour celui de Valezan : dans l’ensemble les normes sont respectées, même si des questions restent sans réponse quant à la présence excessive de certains métaux à quelque distance de l’usine. Mais nous avons appris que durant l’été les capteurs enregistrant les taux de dioxines ont annoncé un dépassement jusqu’à 5 fois supérieur à la norme.

Les responsables de la gestion de l’usine à savoir la société Novergie n’ont ni prévenu les élus ni les associations !

Cette situation a duré un peu moins de trois mois. Il est apparu finalement que la canne de prélèvement dans la cheminée était polluée et faussait les mesures. Mais cet épisode a cassé la confiance qui régnait entre les élus et les gestionnaires du site. Les associations ont, bien entendu, dénoncé l’attitude de Novergie qui aurait pu laisser l’installation fonctionner durant plusieurs mois en dehors de normes sans informer qui que ce soit... De plus le contrat entre les collectivités et Novergie arrive à échéance en fin d’année. Des discussions étaient entamées pour prolonger l’exploitation pour au moins six mois. Et récemment l’exploitant a annoncé aux élus qu’il ne s’occuperait plus de cet incinérateur à partir de décembre... Décision pour le moins surprenante et inquiétante.

Il est clair que l’avenir de cet incinérateur est compromis dans sa version actuelle. Soit on lui fait subir un cure de jouvence importante et coûteuse, soit on le reconstruit avec de la récupération d’énergie, soit encore on exporte nos déchets vers l’usine de Chambéry. VET a lourdement insisté pour que dans l’hypothèse probable où cette dernière solution serait adoptée, on envisage un transport par le rail... Nous avons bien sûr prôné davantage de volontarisme en matière de tri sélectif en particulier dans nos stations, même si cela est difficile.

Pour l’usine des Brévières. Les normes sont respectées également, mais là aussi on constate çà et là des métaux ou des molécules en quantité inquiétante au nord ou au sud du site. A noter également que pour chaque incinérateur un site sert de référence pour comparer les alentours d’un site d’incinération avec un lieu éloigné... Pour l’usine des Brévières, le site de référence est situé aux Pigettes qui s’avère présenter davantage de pollution que les capteurs placés dans les environs des Brévières. On ne peut expliquer cela que part le brûlage de déchets verts ou de plastiques (A l’air libre ou dans un poêle) sans considération pour l’environnement...L’incinérateur des Brévières fermera au printemps prochain.