Rapport d'activités 2008

Le mot du président

Chers adhérents, merci pour votre fidèle soutien. Comme les années précédentes vous avez été nombreux à renouveler votre adhésion et donc votre participation au fonctionnement de notre association.
A noter comme un fait positif la création d'un groupe local de Vivre en Tarentaise à La Plagne qui agit pour l'isolation des logements et les ressources d'énergies renouvelables.
Comme souvent, nous avons été préoccupés au cours de l’année écoulée par différents projets de constructions de logements touristiques : Valmorel, Landry, Montvalezan, Bourg Saint-Maurice, Saint- Martin de Belleville, Tignes. Actuellement, il y a 10 000 nouveaux lits touristiques autorisés en construction en Tarentaise. Quand est ce que l’on arrête ? Est-ce que ce processus est sans fin ? Aucun élu ne semble prêt pour le moment à dire stop ! (pour les voisins à la rigueur..). Alors à quoi bon parler de tourisme durable ou de "développement durable" ?
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Rapport d'activités 2007

Le mot du président

Chers amis, nos préoccupations malheureusement, restent toujours les mêmes : gestion des engins motorisés, des eaux usées, ressource en eau potable, protection des sites et du caractère de notre vallée. A travers notre participation à différentes commissions, nous tentons de favoriser la mise en place de transports en commun, les économies d’énergie, le développement du tri sélectif. Il devient crucial de se pencher aussi sur « les économies en matière d’espace ». En effet, il paraît très difficile de répondre aux besoins de logements et à la demande de sites pour installer des entreprises, tout en préservant les espaces nécessaires au maintien de l’agriculture et au caractère de nos paysages. Comme les risques naturels restreignent notablement les surfaces urbanisables, peut on continuer à construire des maisons individuelles en Tarentaise ? A quoi ressemblera cette vallée lorsque tout le fond de la cuvette aura été comblé par les lotissements ou les zones artisanales ?
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Rapport d'activités 2006

Le mot du Président.
Vivre en Tarentaise a trente ans !

Il y a trente ans, le 23 octobre 1976, une réunion publique est organisée à Aime au sujet de la recherche de minerai d’uranium  en Tarentaise. Les communes de Bellentre, Macôt, Champagny, Bozel et le Planay sont concernées. Des informations et des témoignages sont proposés au public. 250 personnes sont présentes ce jour là ! A la fin de la réunion, il est décidé de créer une association dénommée « Vivre en Tarentaise ».
Depuis le temps a passé et VET a fait entendre sa voix régulièrement sur différents thèmes. Lire la suite...
La gestion des déchets. Mise en avant du tri sélectif et du compostage individuel. Collecte des toxiques. Contrôle et limitation au strict minimum de l’incinération. Le concours de ramassage de piles entre toutes les écoles de Tarentaise connaîtra un grand succès. L’affaire récente des mâchefers de l’usine d’incinération de Valezan montre que la vigilance du milieu associatif est nécessaire.
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Rapport d'activités 2005

Le mot du Président.
Chers amis, l’année 2005 aura été marquée une fois de plus par la sécheresse et les changements climatiques. Elle aura été marquée aussi par l’envolée des cours du pétrole. Cela devrait évidemment nous inciter à modifier nos comportements afin d’économiser l’énergie et les matières premières. Les ventes de poêles à bois se sont envolées durant l’été. Cette réaction viendra peut être soutenir en Tarentaise une filière bois mal en point….
Notre région qui vit à 70% du tourisme s’avère doublement sensible à ces évènements : le changement climatique fait évidemment peser un risque sur l’enneigement, la sécheresse rend problématique le recours aux canons à neige, le cours du pétrole augmente les coûts de déplacement des touristes qui proviennent très majoritairement de l’étranger. Pour le moment, les projets de retenues colinéaires et de canons à neige fleurissent, mais ces palliatifs seront-ils efficaces à moyen terme ?
Il est sans doute temps de s’interroger sur les alternatives à cette mono industrie de  l’Or blanc. Il n’y a sans doute pas de réponse simple à cette épineuse question. Peut être qu’une multitude de petites initiatives pourraient contribuer à diversifier l’activité économique de la Tarentaise : tourisme doux bien sûr, mais cela suppose une attention soutenue à tout ce qui fait le caractère de notre vallée. Filière bois, énergies renouvelables, accueil de nouvelles sociétés attirées par un environnement de qualité, nouveaux produits pour les sites industriels de Tarentaise, nouvelles productions agricoles…. En tout cas, Vivre en Tarentaise espère que nos responsables auront le courage d’écarter toutes les activités à la fois énergétivores et bruyantes comme les locations ou ventes de motos ou de quads, les compétitions d’engins, certes spectaculaires, mais combien désastreuses pour l’image de la montagne. A quand la suppression du salon du 4x4 de Val d’Isère ?
La constitution de l’APTV (Assemblée des Pays de Tarentaise Vanoise) constitue dans ce contexte à nos yeux une bonne initiative. Cette structure qui regroupe les quatre cantons de Tarentaise permet d’envisager une réflexion globale sur des problèmes qui concernent toute la vallée : évolution des stations de ski, gestion de l’eau, tri et traitement des déchets, emploi, formation, espaces naturels, transports…..
L’association VeT a été sollicitée pour coprésider au sein de l’APTV, une commission, la CLD (Commission Locale de Développement), représentant la « société civile ». Dans un esprit constructif, mais sans renier nos idées, nous avons accepté de tenter d’assumer cette nouvelle tache. L’avenir dira si nous avons eu raison !
Une fois de plus nous lancerons un appel. Vivre en Tarentaise a besoin de sang neuf pour poursuivre son action. Le nombre de réadhésions (144) est très encourageant certes, mais il faudrait que davantage de personnes viennent apporter leurs idées et leurs propositions d’action. A vous de mieux faire connaître votre association autour de vous !
Bonne lecture !


CLIS de Valezan et des Brévières(Tignes)

Faut-il rappeler que ces commissions ont été crées à la demande des associations ? Comme chaque année nous avons participé aux réunions de ces commissions. Les résultats des analyses nous ont été fournis et les projets concernant ces installations ont été présentés.

Remarques communes aux deux sites :

Les émissions gazeuses sont conformes aux normes européennes. La norme en matière de dioxine est de 0.1ng/m3. Pour le moment une seule mesure a été effectuée par année. A l’avenir deux mesures seront effectuées par an. D’autre part un suivi dans le milieu naturel sera effectué à proximité des deux sites. C'est-à-dire que des dosages de dioxines dans les végétaux, dans le lait seront effectués. L’utilisation de lichens comme « traceur » devra être validée par comparaison avec d’autres végétaux.
Tous les autres polluants sont également suivis soit en continu soit par analyses régulières. Les normes en la matière semblent respectées.
Les deux sites devraient être pourvus de portiques de détection de matériaux radioactifs au cours de l’année 2006. Des cuves de rétention des eaux en cas d’incendie seront construites. Des brûleurs d’appoint ou de soutien mis en place de façon à mieux contrôler la température de fonctionnement du four.
L’usine des Brévières sera dotée d’un deuxième analyseur de fumées. Celle de Valezan  sera soumise à arrêt automatique de l’introduction des ordures dans le four lorsque les normes ne sont plus respectées.
Les mâchefers de Valezan semblent gérés avec plus de rigueur que par le passé. Une liste des sites ayant été retenus pour accueillir des mâchefers en 2005 nous a été fournie. Elle sera complétée par un plan détaillé pour chaque utilisation. C’est donc l’amorce d’un suivi à long terme de ces substances qui doivent rester éloignées des cours d’eau.
On peut malgré tout relever que l’incinération d’une tonne d’ordures, aboutit à la formation d’environ 300kg de mâchefers (contenant des métaux lourds…) et de 30Kg de « refiom » hautement toxiques. Ces derniers déchets sont stockés à l’extérieur du département dans une décharge de classe 1. C’est un cadeau empoisonné que nous léguons à nos enfants…
Il est clair que la seule solution durable dans ce domaine passe par une réduction drastique du volume de nos déchets. Elle passe aussi par un tri sélectif soigné écartant toutes les substances toxiques (piles, téléphones, solvants, batteries…).Cela passe encore  par une réflexion approfondie dans le domaine de l’écoconception. Les industriels, l’Etat, l’Europe sont évidemment concernés à divers titre !


Déposition à l’enquête publique concernant la prolongation
de l’exploitation de la carrière de Villette (Aime).

L’association «  Vivre en Tarentaise » a pris connaissance du dossier d’enquête publique concernant la prolongation de l’exploitation de la carrière de Villette.

Elle s’étonne de découvrir que des parcelles ont été exploitées illégalement sur ce site. Comment l’administration a-t-elle pu laisser cette situation se développer ? L’exploitant actuel n’est pas responsable, mais ce précédent devrait conduire à une surveillance attentive du site.

Il s’agit de prolonger de 22 ans la durée de vie de cette carrière. La réhabilitation ne serait entreprise que durant les deux dernières années. On peut avoir l’impression en lisant ce dossier que les nuisances subies par la population sont peu importantes.

D’après les contacts que nous avons eus avec les habitants des villages de Centron et de Villette, il n’en est rien ! Des vibrations très importantes sont perçues par certains habitants de Villette. Le bruit des explosions s’entend aussi bien de Centron que de Villette. Les poussières se déposent largement autour du site. Il semble que les végétaux voient leur croissance perturbée à cause des poussières qui recouvrent feuilles et branches.

La carrière de Villette constitue l’un des deux principaux points noirs paysagers de l’accès à la haute Tarentaise. Elle sera d’ailleurs encore plus visible lorsque la déviation de Centron sera achevée. Dans ce dernier village, l’activité agricole est importante et les parcelles qui se trouvent au pied de la carrière pourraient sans doute être mieux exploitées si une activité bruyante et poussiéreuse ne se tenait à proximité.

Avant d’envisager une décision qui va prolonger pour 22ans les nuisances à la population locale, il serait intéressant de répondre aux questions suivantes :

La Tarentaise dispose de deux grosses carrières (Moutiers Saint-Marcel et Villette). Celle de Saint-Marcel a déjà été prolongée pour une longue durée. L’activité des deux sites est-elle indispensable pour répondre à la demande de la vallée ? Le secteur du BTP n’est-il pas voué dans l’avenir à travailler beaucoup plus à la réhabilitation de l’existant qu’à la création d’infrastructures nouvelles ? Cette
réorientation inévitable du secteur ne se traduira t-elle pas par une réduction de la demande en matériaux divers ?
Une étude des quantités nécessaires à la vallée a-t-elle été réalisée ?

Le plan départemental de gestion des déchets prévoit que les cantons se dotent de plates formes de recyclage des matériaux de démolition. Où en est la réflexion de la Tarentaise et du canton d’Aime dans ce domaine ? Ces matériaux recyclés ne devraient-ils pas à terme diminuer le recours à l’extraction ?

Différents tunnels vont être percés en Tarentaise : doublement de la galerie de Ponserand, tunnel de sécurité du Siaix, tunnel du Franchet à  Val d’Isère…. Des quantités considérables de roches vont être extraites lors de ces travaux. Tous ces gros chantiers ne vont-ils pas constituer autant de nouvelles carrières ?

Le développement constant de l’urbanisation des villages de Centron et Villette est-il compatible avec le fonctionnement de cette carrière ?

Il est permis également de s’interroger sur les garanties financières qui seront apportées par la société exploitante en matière de réhabilitation. Qui exploitera effectivement le site dans vingt ans ?
En examinant le planning d’exploitation, il semble qu’il soit possible d’entreprendre la réhabilitation avant la fin complète de l’extraction.

Enfin, l’étude d’impact révèle que le Nant Agot a subi par le passé quelques crues historiques. Même si la situation actuelle du lit paraît rassurante, les conséquences éventuelles d’un nouvel épisode de laves torrentielles semblent imposer de prendre toutes les précautions nécessaires pour protéger la RN90, la déviation de Centron et le lotissement du même nom.  Le busage complet de ce torrent dans l’enceinte de l’exploitation apparaît comme une menace pour la route d’accès à la haute Tarentaise et pour le hameau situé en aval.

En conclusion, on devinera sans peine que l’association « Vivre en Tarentaise » souhaite que l’on prenne son temps avant de prendre une décision sur le long terme. Pourquoi ne pas opter pour une concession d’exploitation renouvelable tous les trois ans sous réserve de réhabilitation progressive du site, de nuisances réduites pour la population, et à la condition  que des études démontrent la nécessité de  poursuivre  l’activité ?

Au nom de Vivre en Tarentaise, le président, Alain Machet.

Projet de micro centrale sur le ruisseau du Villard (Bonneval-Tarentaise).

Monsieur le Maire,

Nous avons l’honneur de vous informer que notre association est très inquiète depuis qu’elle a été informée d’un projet de création de micro centrale sur le ruisseau du Villard coulant sur la commune dont vous avez la charge. Il est bien évident que notre association est très favorable au développement des énergies renouvelables. Mais dans le cas de la Tarentaise, il convient d’être prudent car la quasi-totalité des cours d’eaux ont déjà fait l’objet de captages. On sait bien que le débit réservé est largement insuffisant pour permettre à la faune aquatique de se maintenir dans des conditions satisfaisantes. L’impact des installations sur le paysage est loin d’être négligeable : conduites forcées, bâtiments…
La commune de Bonneval est une petite commune aux ressources limitées. Il est donc légitime qu’elle explore les moyens  d’améliorer ses recettes. Cependant, il nous paraît important de penser aux atouts dont dispose votre collectivité pour assurer son avenir. Compte tenu de sa situation géographique, il paraît clair qu’il faut s’orienter vers un développement du tourisme doux axé sur la découverte du patrimoine naturel, architectural, artisanal, humain…
Le ruisseau concerné étant l’un des derniers de Lauzière à n’avoir fait l’objet d’aucun aménagement, il nous paraît nécessaire de le




conserver tel que pour des raisons biologiques, patrimoniales, paysagères et même touristiques. Nombreux sont les touristes qui viennent dans notre vallée pour pêcher.
Il semble que le conseil municipal ait retardé sa décision sur ce sujet. Nous ne pouvons que nous féliciter de ce répit accordé à la vie aquatique.
Comme vous le savez, un contrat de rivière est en cours d’élaboration dans notre vallée. Il serait intéressant d’avoir des données objectives et scientifiques sur l’état général des cours d’eau de la vallée. Un regard plus global devrait pouvoir être porté sur l’opportunité d’installer de nouvelles microcentrales en Tarentaise.
En attendant, nous espérons que votre conseil municipal continuera de participer activement aux travaux du Sivom de la Lauzière qui œuvre à la mise en place d’un tourisme patrimonial. La création récente du sentier intitulé « La boucle des Pissus » va d’ailleurs dans ce sens. Cet itinéraire qui donne accès au sommet des Marmottes Noires et au  Mont Bellachat  démarre à proximité immédiate du site concerné par la réalisation  de la micro centrale et de la conduite forcée. L’équipement projeté nous paraît donc incohérent avec cette bonne initiative.
En espérant pouvoir compter sur votre compréhension, nous vous adressons Monsieur le Maire, nos sincères salutations.
Au nom de l’association : le président Alain Machet.



Extension des remontées mécaniques de Beaufort sur la commune de la Bathie

Monsieur le Maire, Mesdames et Messieurs les Conseillers,
Nous avons été saisis par de nombreux habitants de votre commune du projet de liaison Arêches-La Bâthie, qui  nous inquiétait depuis longtemps.
Le vigoureux débat public qui s’est engagé, relaté par l’hebdomadaire « La Savoie », comme le vote du conseil municipal, nous incitent à prendre la liberté de vous faire part de notre position et de la rendre publique.
Les associations environnementalistes ont été longtemps bien seules à s’interroger sur la fuite en avant perpétuelle qui caractérise le  tourisme de masse en Tarentaise. Aujourd’hui les voix les plus autorisées chargées du développement touristique, mais aussi de plus en plus de citoyens, réclament pour ceux qui viennent dans nos montagnes comme pour ceux qui y vivent une approche radicalement différente.
Vous n’ignorez pas que le marché du ski a depuis longtemps atteint sa maturité. Toutes les études le confirment et notent des signes d’essoufflement : aussi bien dans les petites stations qui se sont lancées inconsidérément et se retrouvent endettées, que dans les stations les plus prestigieuses. Le « bétonnage »  de la montagne, la course aux kilomètres de pistes ont depuis longtemps dépassé la limite du tolérable  réduisant comme une peau de chagrin les derniers espaces naturels de liberté qui n’en acquièrent que plus de valeur aux yeux de tous. On se demande alors si ceux qui rêvent d’Albertville-Arêches skis aux pieds (« La Savoie » du 4 mars) sont bien informés et pourquoi La Bâthie  leur emboîterait  le pas.
Faut-il ajouter que le temps du « tout ski » via les remontées est révolu : un tiers des vacanciers ne skie plus du tout. Construire alors toujours plus de remontées mécaniques dans l’espoir d’obtenir des commissions U T N toujours plus  de m2 à construire (à moins que ce ne soit la démarche inverse) est devenu une aberration  coûteuse, anachronique au vrai sens du terme car contraire aux  exigences de l’heure, dévastatrice pour l’environnement. Prendrez-vous le risque d’y souscrire ?
Nous plaidons pour un espace partagé en bonne intelligence entre simples promeneurs, randonneurs, alpagistes, chasseurs et tous les amoureux de la montagne. Soyons attentifs à la faune, à la flore, à l’érosion des sols, à la gestion si essentielle de la ressource en eau. Enfin limitons  la circulation des engins motorisés afin de goûter encore ce bien précieux qu’est le silence.
Votre commune possède vers le col de La Bâthie un milieu naturel vierge d’une valeur inestimable qui ne saurait être bradé pour quelques remontées de plus. Avec les Ardoisières toutes proches, le Grand Mont, la vallée du lac des tempêtes sur Cevins, la Basse-Tarentaise s’enorgueillit d’un espace montagnard remarquable. Vos concitoyens l’ont bien compris. Serez-vous insensibles  à leur argumentation qui est porteuse d’une vraie vision de l’avenir ?
Le conseil municipal de La Bâthie est attaché autant que quiconque au patrimoine naturel de sa commune. Quant au Beaufortain il a la réputation non usurpée de garder jalousement ses paysages. Nous avons donc la conviction que des deux côtés du col on aura la sagesse de renoncer à ce projet de liaison et donc à son étude.
Mais afin que cette sagesse l’emporte, nous nous tiendrons résolument du côté des défenseurs  de l’intégrité des paysages et espaces naturels.
Veuillez agréer, Monsieur le Maire, Mesdames et Messieurs les conseillers municipaux, l’expression de nos sentiments les plus respectueux et l’assurance de notre vigilance.

Action sacs de caisse.

Lettre de VET aux magasins réticents pour l’abandon des sacs de caisse.

Monsieur le Directeur,

Nous avons appris que votre magasin n’avait pas encore signé la charte départementale de Savoie demandant le remplacement des sacs de caisse par des cabas solides réutilisables.
Nous regrettons vivement ce contretemps qui risque de porter un préjudice grave à une campagne de sensibilisation de la population sur le dossier difficile des déchets. De nombreux acteurs du département (Conseil général, administrations, élus, entreprises et associations) travaillent depuis des mois sur  la réduction à la source des déchets. Nous n’ignorons pas que votre enseigne a déjà entrepris une action dans ce domaine. Une partie du chemin a


donc été parcouru. Aujourd’hui il s’agit de la généraliser et d’aller plus loin.
Les images diffusées par nos télévisions il y a quelques jours sur une décharge de la banlieue de Marseille sont éloquentes : on y voit des milliers de sacs  en plastique étouffant la végétation…
Il est bien évident que le respect de l’environnement par une entreprise, ne se limite pas à ce seul aspect des choses. Mais, d’autres départements, d’autres pays ont déjà mis en œuvre cette mesure. Il s’agit aussi d’une action collective dont la portée symbolique dépasse largement le tonnage de plastique économisé. C’est d’après nous un évènement qui doit marquer le début d’une prise de conscience.
Comme il s’agit d’éducation du consommateur, nous souhaitons que tous les acteurs de Savoie  soutiennent les actions proposées par le comité départemental de concertation sur les déchets.
Aussi, nous voulons croire, Monsieur le Directeur, que votre magasin apportera très bientôt sa contribution à cet effort collectif.
Au nom de l’association : le président Alain Machet.

Depuis l’envoi de ce courrier, les choses ont évolué dans le bon sens. La plupart des grandes surfaces de Savoie ont abandonné la distribution gratuite de sacs en plastique. Il semble que cette mesure limitée pour le moment à la Corse et à la Savoie, sera étendue par voie législative à l’ensemble du pays sur  5 ans….

Piste de ski réservée à Courchevel ?

Madame le Sous-Préfet,

Les médias relatent aujourd'hui qu'un personnage important aurait réservé à son seul usage, pendant trois semaines, plusieurs pistes de ski de Courchevel. Comme il ne désire pas emprunter les remontées mécaniques avec les usagers ordinaires, ses retours au sommet des pistes seraient assurés par moto-neige. L'article L362-3 du Code de l'Environnement interdit l'utilisation à des fins de loisirs l'utilisation d'engins motorisés conçus pour la progression sur neige, sauf sur des terrains ouverts à cette fin et soumis aux dispositions de l'article L.442.1 du Code de l'Urbanisme. Un tel terrain existe à Courchevel mais il ne correspond pas aux pistes en question. De plus la convention passée avec les exploitants exclue son utilisation pendant l'ouverture des pistes de ski. Le non respect de cette réglementation a entraîné de nombreuses condamnations. La loi n'est-elle pas la même pour tout le monde? Les privilèges de l'argent pourraient-ils déroger au principe d'égalité inscrit dans la constitution et dans la devise de notre république?
En espérant qu'il sera fait obstacle à cette dérive, nous vous prions d'agréer, Madame le Sous-Préfet, l'expression de nos sentiments respectueux.

Pour Vivre en Tarentaise, le secrétaire, René Pinck.


Objet : émanations des sites industriels de Tarentaise.

Madame le Sous Préfet,

Nous avons l’honneur d’attirer de nouveau votre attention sur les émanations gazeuses de l’usine UCAR à Notre Dame de Briançon en Tarentaise. Diverses personnes nous ont alertés à propos d’émissions répétées, de couleur jaune et de volume important. Il est bien évident que la population voisine est très inquiète et craint des conséquences graves en matière de santé humaine. Cette situation dure, d’après les témoins, depuis au moins deux mois.  Après l’affaire de Gilly, il nous paraît indispensable de répondre rapidement et de façon transparente à cette inquiétude légitime.
Notre association est déjà intervenue à plusieurs reprises au sujet des rejets gazeux liés au fonctionnement des entreprises implantées autour de la Léchère. Nous avions réclamé la création de commissions destinées à informer la population et les associations concernées. A ce jour, et pour ce site, aucune suite ne semble avoir été donnée à notre proposition et nous le regrettons.
Comme vous le savez, la Tarentaise vit du tourisme pour une grande part, mais d’autres activités contribuent à diversifier l’activité économique : industrie chimique, thermalisme, agriculture…..La cohabitation des activités industrielles avec les autres est délicate :  la présence d’une population résidant à proximité immédiate du site rendrait scandaleuse tout manquement en matière de sécurité des personnes. Chaque week-end des centaines de milliers de touristes transitent en bordure du site. Les curistes de la Léchère, jouissent d’un panorama qui n’a rien de romantique. Il est clair que des doutes pèsent sur la nature et les quantités de rejets atmosphériques.
Notre association, ne souhaite pas à priori la fermeture des usines en cause. Mais, il est évident que si l’on veut aboutir à une cohabitation durable de l’industrie chimique, de l’activité thermale et du tourisme, il faut veiller à un respect strict et très large des normes environnementales. Il faudra aussi penser à l’impact  « paysager » désastreux de ces différentes usines.
En espérant que vous pourrez répondre à nos interrogations, nous vous adressons, Madame le Sous Préfet nos salutations les plus respectueuses.
Au nom de l’association : le président Alain Machet


Vallon du Clou (Sainte Foy le 9 mars 2005).

Monsieur le Préfet,

Comme vous le savez, le monde associatif suit avec inquiétude le développement de la station de ski de sainte Foy Tarentaise. Faut-il rappeler que cette commune a en charge la gestion d’un patrimoine naturel et architectural parmi les plus riches de la Tarentaise.
La réalisation dans les années 90 de la station de Bonconseil a entraîné une dégradation paysagère évidente du site. Elle s’est accompagnée d’un développement massif du ski hors piste vers le vallon de Mercuel. La principale victime de cette évolution étant le Tétras Lyre dont la population régresse hélas régulièrement en Tarentaise.  
Depuis douze ans, la commune n’a pas pu traiter correctement les eaux usées de la zone urbanisée. La situation financière de la régie  de remontées mécaniques est pour le moins délicate. La collectivité devra dans l’avenir consentir de gros investissements pour réaliser des équipements indispensables : parkings, station d’épuration, réseaux d’eau potable et d’eau usées. Elle devra aussi entreprendre la collecte et le stockage des eaux de ruissellements induites par l’urbanisation et le remodelage du  relief. Il n’est par certain que cela soit possible dans ce secteur instable géologiquement…
La commission UTN a récemment émis un avis favorable à la poursuite de l’urbanisation (dans certaines limites) et à la construction d’une nouvelle remontée mécanique. Il paraît souhaitable que ces nouveaux aménagements conduisent à un fonctionnement économique satisfaisant. L’avenir dira si ce pari était judicieux ou non.
La commission UTN a parallèlement demandé à l’Etat de prendre des dispositions pour assurer durablement la protection du vallon du Clou. Cette demande forte de la commission visait à reconnaître la valeur exceptionnelle du patrimoine environnemental et touristique de cette vallée suspendue, mais aussi à placer une limite claire à un développement ultérieur extensif des remontées mécaniques.
On peut y voir aussi, une garantie au cas où la station viendrait à faire faillite vis-à-vis des exigences d’un repreneur éventuel, ou encore, une mesure compensatoire face à une nouvelle dégradation du site support de la station.
Quelles que soient les motivations de la commission, Monsieur le Préfet coordonnateur du massif des Alpes, a mentionné dans son arrêté  la volonté de l’Etat de préserver le vallon du Clou.
Aux yeux du monde associatif, il aurait été plus rassurant que l’arrêté de Monsieur le Préfet impose  ces mesures de protection avant la réalisation des nouveaux aménagements. En effet, il n’est pas certain que les responsables communaux soient très enclins à préserver l’intégrité du vallon du Clou. Les forêts de protection mises en place il y a plus de dix ans attendent encore une réglementation.
Aussi, nos associations demandent que des mesures claires soient prises rapidement pour lever toute ambiguïté sur l’avenir de l’ensemble de ce vallon  à forte valeur environnementale.  Rappelons que ce secteur est contigu avec le site classé du hameau du Monal et qu’il contient une formation végétale très rare : un « caricion bicolori atrofuscae », inclus dans le site Natura 2000 S39, comprenant plusieurs surfaces d’altitude en haute Tarentaise et haute Maurienne, et dont l’étude et le document d’objectif restent à entreprendre.
Il est bien évident que nos associations sont ouvertes à toute concertation avec les élus et l’administration sur ce dossier.
Dans l’espoir d’une réponse positive, nous vous adressons, Monsieur le Préfet, nos salutations les plus respectueuses.
VET, Frapna,  Mountain Wilderness,  CAF Moûtiers Haute-Tarentaise



Déforestation dans le secteur des Fontanettes (Pralognan).

Monsieur le Maire,

Différents adhérents ont attiré notre attention sur un projet de défrichement dans le secteur des Fontanettes. Il serait question de couper trois hectares et demi de forêt pour permettre le renouvellement des remontées mécaniques existantes. La commune aurait proposé à l’ONF, en guise de compensation, la préservation d’un pierrier de 12Ha supportant quelques arbustes.
Comme vous le savez, la zone concernée est très fréquentée en été par les randonneurs qui se dirigent vers le col de la Vanoise. Il s’agit d’un des endroits les plus parcourus des Alpes….
L’impact environnemental  prévisible risque de porter un grave préjudice à l’image de notre région. Aussi, nous espérons que le tracé des nouvelles remontées pourra emprunter au maximum les « tranchées » déjà ouvertes en forêt. Nous souhaitons que les nouvelles « saignées » soient limitées au strict minimum et soient éventuellement compensées par le reboisement des trouées devenues inutiles.
Monsieur le Maire, nous savons qu’une grande partie du territoire de votre commune est déjà protégé par différents statuts. De notre point de vue, le PNV et les réserves naturelles contribuent à l’image montagnarde de Pralognan. Mais il va de soi que l’attention portée à nos paysages ne saurait se limiter à ces réserves.
Aussi, nous espérons que vous voudrez bien prendre en compte nos inquiétudes et le cas échéant rectifier les informations qui nous ont été transmises.
Nous vous adressons, Monsieur le Maire, nos sincères salutations.
Au nom de l’association : le président Alain Machet

Consultation du public au sujet de la voie de secours Les Arcs-Vallandry

L’association Vivre en Tarentaise a pris connaissance des documents mis a disposition du public pour cette troisième consultation au sujet du projet de liaison routière entre les Arcs et Vallandry.
Lors des deux précédentes opérations de concertation, plusieurs centaines de personnes se sont manifestées pour refuser les différentes variantes du projet. Malgré l’opposition évidente d’une partie de la population locale et des propriétaires de logements de Vallandry, le Conseil Général et les communes concernées ont semble t-il décidé de passer outre et d’oublier la solution préconisée massivement dans les contributions écrites : le déneigement temporaire de la route des Espagnols en cas d’évènement « géotechnique ». La carte réponse à déposer dans une urne, ou le citoyen de base est censé cocher une case ne comporte que les deux variantes chères aux promoteurs du projet. Pourquoi pas une case déneigement de la route des Espagnols ?
Dans ces conditions, à quoi bon une nouvelle consultation du public ? Faut-il s’étonner ensuite que les électeurs désertent les urnes ou se réfugient dans le vote protestataire ? Ne sommes nous pas encore en face d’une illustration de la fameuse coupure entre les électeurs et les élus ?
Sur le fond du dossier, il est réaffirmé qu’il s’agit d’une voie de secours devant permettre d’évacuer les touristes bloqués en altitude suite à une coupure de la route des Arcs ou encore de celle de Peisey. Cette route permettrait aussi d’accélérer l’arrivée des pompiers en cas de sinistre à Vallandry ou à Plan Peisey. La mise en place de navettes entre les deux stations est évoquée, mais dans ce cas, on sort à l’évidence du schéma voie de secours….
En ce qui concerne l’évacuation des vacanciers, faut-il rappeler qu’elle est possible en déneigeant la route des espagnols. Avec de la bonne volonté, cela serait possible en 24H et n’aurait aucune conséquence catastrophique. Nous insistons sur le fait qu’il s’agirait là d’un épisode exceptionnel. La coupure du front de neige de Vallandry modifierait la circulation des skieurs au sein du massif, mais la liaison entre les deux stations skis aux pieds resterait possible et ce à plusieurs niveaux. Faut-il investir 3,8M€ pour éviter de réorganiser la circulation des skieurs lors d’un sinistre ? Différents travaux devaient être entrepris à l’échelle de tout le versant pour réduire les crues torrentielles dévastatrices que nous connaissons depuis vingt ans. La priorité ne devrait-elle pas être donnée à la prévention ? Il semble justement que la question du financement freine la mise en œuvre de la stabilisation du lit des torrents responsables des fameux risques « géotechniques ».
L’argument consistant à dire que l’arrivée des pompiers serait facilitée par la réalisation de la voie de secours semble avoir plus de poids au premier abord. Mais quand on considère l’investissement envisagé, il semble légitime de répondre aux questions suivantes :
Pendant combien de temps pourrait-on payer quatre pompiers à plein temps avec cette  somme ?
Pourquoi ne pas envisager l’achat du matériel se secours incendie  nécessaire pour l’ensemble Vallandry-Peisey et son stockage sur place ?
Pourquoi, ne pas prévoir et organiser le transfert rapide des pompiers des Arcs vers Vallandry par motoneige ou chenillette ? La station des Arcs, ne manque pas de matériel et de personnes compétentes dans ce domaine.
Pourquoi, ne pas créer à Landry un poste de secours incendie commun à Peisey –Vallandry-Montchavin-Les Coches ? Le temps de parcours serait un peu plus long, mais les moyens mis en œuvre seraient partagés entre plusieurs communes.
Le réchauffement climatique pose aussi problème : qui peut parier qu’il y aura toujours de la neige sur la route des espagnols dans vingt ans ? On sait bien que chaque saison cette route connaît des périodes sans neige. Cela a été le cas l’année passée durant plusieurs semaines.

L’association Vivre en Tarentaise ne se fait pas d’illusions. Il semble qu’il y ait une « volonté absolue » de réaliser cette voie quoi qu’en pense la population. Alors, il faudra se résigner à voir encore des routes élargies, des surfaces bitumées et des pans de forêt sacrifiés. Les personnes qui appréciaient le chemin piéton entre Vallandry et Les Arcs devront chercher ailleurs des traces du passé ou du caractère montagnard. Vallandry station familiale devra s’habituer à voir passer d’abord des véhicules de service, puis la réglementation évoluant sous la pression de différents acteurs, il s’agira d’un flux continu de véhicules.

Au cas où nos arguments ne seraient pas convaincants pour les décideurs, nous poserons une dernière question : puisqu’il s’agit d’une voie de secours, qui ne sera utilisée que dans des circonstances exceptionnelles (incendie ou effondrement de route), pourquoi réaliser une voie aussi large ? Une chaussée de trois ou quatre mètres suffirait à laisser passer un camion de pompier ou un autocar. Il n’est pas interdit de prévoir quelques créneaux de croisement pour des raisons de sécurité. Cette voie étroite et à sens unique aurait un impact environnemental  beaucoup plus limité et reviendrait beaucoup moins cher. Il serait possible peut être de la réaliser en élargissant légèrement la route des espagnols et en réalisant quelques passerelles pour les skieurs. Notre vallée de Tarentaise, ne manque pas de routes étroites sur lesquelles le croisement est difficile voire impossible. En retenant ce parti, les objectifs affichés par nos responsables apparaîtraient plus crédibles.
Le lecteur aura compris que l’association Vivre en Tarentaise n’est toujours pas persuadée de la nécessité absolue de réaliser cette voie de secours. Elle demande instamment aux élus et aux responsables de l’administration de bien vouloir prendre en considération les arguments qu’elle  avance et d’adopter la solution la moins chère : le déneigement occasionnel de la route des espagnols.
Au nom de l’association : le président Alain Machet.

Des travaux contestables à  VAL D'ISERE (15/09/2005)

Monsieur le Maire,

Le déclassement de la Réserve Naturelle des Vallons de l'Iseran a ouvert la possibilité de réhabiliter les remontées mécaniques de ce secteur. Nous admettons que ces travaux étaient sans doute devenus nécessaires pour le confort et la sécurité des usagers.
Mais les travaux qui sont désormais engagés dans le vallon de l'Iseran sont d'une toute autre ampleur: reprofilage des pistes de ski, installation d'un réseau de canons à neige, création d'une retenue collinaire, bref le vallon a actuellement l'aspect d'un vaste chantier.
Nous ne doutons pas que sur le plan légal votre commune a pris les précautions nécessaires en matière d'études d'impact et d'autorisations administratives diverses. Nous savons également que les terrassements seront reverdis. La pelouse alpine laissera ainsi la place à un gazon aussi banal que celui de n'importe quel terrain de golf.
Cette fuite en avant dans l'artificialisation des milieux naturels augure bien mal de l'avenir  et des terrassements qui ne manqueront pas de précéder les championnats du monde de 2009: les skieurs de haut niveau sont-ils donc devenus incapables de skier sur vraie montagne?
Dans notre petit pays la haute montagne était le dernier espace naturel où l'impact des activités humaines restait modéré, vous êtes en train de le sacrifier pour satisfaire une partie de votre clientèle.
Les efforts désespérés que vous entreprenez pour pallier les effets du réchauffement du climat sembleront sans doute bien puérils à vos petits enfants: envisagerez-vous aussi comme vos collègues autrichiens de poser des bâches sur le glacier de Pissaillas pour l'empêcher de fondre ?
… ou accepterez-vous de réfléchir à l'avenir du salon du 4x4 qui n'incite guère nos concitoyens à modérer leur consommation d'énergie ?
Dans l’espoir de vous faire réfléchir nous vous prions, Monsieur le Maire, d'agréer nos salutations distinguées.        
Robert Talbot

Débroussaillage du sentier Bonconseil-Le Parchet (Bellentre- Les Chapelles).

Rien de tel qu’une ballade à pied pour garder la forme ! La Tarentaise ne manque pas d’itinéraires prestigieux ou spectaculaires. Bien au contraire. Mais, ils sont le plus souvent situés en altitude et deviennent rapidement impraticables dès que la neige fait son apparition. Le marcheur sort alors en principe ses raquettes ou ses skis de randonnée.
Cependant, pour différentes raisons (manque de temps ou de technique, absence d’entraînement…) il existe un public à la recherche de sentiers en boucles praticables en famille et toute l’année. L’adret de Tarentaise, du fait de son ensoleillement,  se prête bien  en toute saison à de courtes randonnées à pied permettant de profiter du soleil et de découvrir différents villages sympathiques.
L’association Vivre en Tarentaise s’était proposée, samedi 11 juin, de nettoyer un vieux chemin reliant le village de Bonconseil (Bellentre) à celui du Parchet (Les Chapelles). Faute d’entretien, la voie était complètement occupée par des épineux sur de longues portions. Grâce à un petit groupe d’adhérents décidés à jouer du sécateur et de la scie, l’itinéraire est désormais praticable en short ! La masse de végétaux rassemblée en bordure du chemin témoigne de l’ampleur du travail effectué en quelques heures.
Cette montée permet de jouir d’une vue dégagée sur le Mont Pourri et  Bellecôte. Elle peut agréablement être complétée en poursuivant sur les hameaux de Fendaille (Chemin) puis Villarivon (500m de bitume).
De ce dernier village un autre sentier permet de redescendre vers Bonconseil en passant par les masures des Rotes. Sur cet itinéraire, praticable en  deux heures environ, vous aurez sans doute l’occasion d’observer quelques rapaces, voire de débusquer un chevreuil ou un cerf. Cette boucle mériterait sans doute d’être quelque peu balisée pour faciliter son parcours. Vivre en Tarentaise, un jour prochain, en collaboration avec les collectivités pourra peut être s’en charger. Cette opération, clôturée par un casse croûte convivial, a permis à tous les participants de passer un moment agréable tout en contribuant à l’entretien du patrimoine de la vallée.
Si les volontaires sont suffisamment nombreux, Vivre en Tarentaise renouvellera cette opération en d’autres lieux.

Enquête publique « Déviation les Boisses »

Monsieur le Commissaire Enquêteur,
Lors de la consultation préalable sur le projet de déviation des Boisses, l’Association Vivre en Tarentaise s’était déjà positionné sur un tracé qui respecte au mieux la qualité de vie des plus proches habitants, tout en préservant l’unité du plateau, véritable terrain plat et rare en montagne.
Aujourd’hui le projet vient à l’enquête publique et confirme donc la volonté louable de la Commune de réaliser cette déviation.
Mais avant tout, peut être est il bon de préciser les qualités premières d’une déviation : CONTOURNER dans la mesure du possible TOUTES LES HABITATIONS EXISTANTES de l’agglomération concernée, afin de limiter les accès existants et futurs ainsi que tous les risques de traversée sur la nouvelle voirie ainsi créée!
Ce genre de projet ne demande de demi-mesure sinon le risque est fréquent de voir de nouvelles constructions se greffer sur la nouvelle déviation qu’il faudra de nouveau dévier dans quelques dizaines d’années! Ce genre de mauvais exemples est fréquent dans l’urbanisme d’après-guerre qui n’anticipait pas suffisamment les besoins futurs.
Le deuxième élément de décision qui devrait être pris en compte par les Urbanistes, est bien sûr la qualité



de vie des habitants proches, comme nous l’avons exprimé plus haut et il nous paraît dangereux d’isoler des bâtiments du village.
Nous insistons sur la valeur exceptionnelle de ce plateau dont il conviendrait de conserver l’intégrité pour des aménagements futurs.
Aussi, après avoir analysé avec soins les différentes esquisses du dossier, seul  le projet B présente ces qualités primordiales: contournement total des habitations, dégagement maximum du plateau tout en conservant des caractéristiques propres aux voiries départementales.
Les réserves émises sur ce tracé seraient d’ une part le coût de l’ouvrage (mais le projet doit être à la mesure du problème à régler: accès à une station importante avec les périodes de pointe que nous connaissons tous malheureusement), et d’autre part l’écran (ou coupure de la vue sur le lac) que représenterait la route en élévation pour les habitations existantes. Cette remarque faite dans le dossier doit être relativisée: n’est-il pas plus gênant d’avoir une route juste sous ses fenêtres ! Pour conclure, nous demandons à Monsieur le commissaire Enquêteur de prendre en compte au mieux les éléments que nous venons de développer.
André Fourmaintraux Engins motorisés dans les milieux naturels.

Les divagations des véhicules à moteurs posent toujours problème malgré une réglementation qui serait mieux respectée si elle était mieux appliquée par les différentes autorités. L'extension spectaculaire des ventes et de l'usage illégal des quads a d'ailleurs suscité, par la nouvelle ministre de l'écologie, une circulaire de rappel aux préfets sur la nécessité de faire respecter la loi. Nous en prenons acte avec satisfaction.
Le 23 janvier, à Gap, parmi une centaine de participants, nous étions présents, avec d'autres associations, à une manifestation contre la Croisière Blanche, randonnée en 4x4 et motos  pendant quatre jours dans le Champsaur enneigé.
Nous étions également présents, comme l'année précédente, à Valloire le 3 juillet pour exiger l'annulation de la Transvalquad, qui rassemble chaque année plus de 2000 quads dans les montagnes de cette commune, où se déroule aussi fin août une Foire aux 4X4 .
Enfin, vous lirez ci-dessous la lettre adressée à Val d'Isère à propos du Salon du 4X4, en contradiction avec l'image "écologique" que voudrait afficher cette station.

Salon du 4x4 de Val-d’Isère.

Monsieur le Maire,

Depuis l’automne 2002, une trentaine d’associations, Locales et nationales, se sont regroupées au sein d’un collectif pour lutter contre l’invasion de nos espaces naturels par les Loisirs motorisés. Elles ont adressé un courrier à Monsieur le Président de la République, dont vous trouverez copie ci-joint. Dans L’urgence, ce sont quelques-unes des associations de ce collectif ‘Lourd’ qui ont pris l’initiative de cette démarche auprès de vous. Nous vous demandons de croire, Monsieur le Maire, que Les absentes ne désavoueraient aucun de nos propos.
Aussi ne serez-vous pas surpris d’apprendre, qu’elles émettent les plus vives réserves quant à l’organisation du Salon annuel du 4x4 de Val d’isère.
En effet, il n’est plus contestable à ce jour que les conséquences de la production excessive des gaz à effet de serre et la dégradation accélérée de notre environnement naturel, dénoncés en parole, à juste titre, par Les plus hautes autorités de l’Etat, exigent une urgente modification de nos comportements, notamment de nos modes de déplacement et de consommation. Il convient donc d’encourager La population à l’utilisation des transports collectifs et à l’emploi de véhicules sobres en carburant. Dans un tel contexte, vous devriez nous rejoindre, Monsieur le Maire, pour reconnaître que toute publicité pour des pratiques destructrices et voraces en énergie est une incivilité et, à ce titre, devrait être proscrite. Le salon qui nous inquiète apparaît en décalage complet avec Les engagements français en matière de réduction des gaz à effet de serre.
Or, comme d’autres manifestations motorisées mettant en jeu de puissants intérêts privés, le Salon incriminé bénéficie depuis des années d’une couverture médiatique choquante : spectacle des rodéos de gros engins labourant te sol fragile des pistes d’alpages de Haute-Tarentaise, en zone périphérique du Parc de la Vanoise, stationnements et processions en prairies, sont à l’évidence incompatibles avec toute prétention au respect de l’environnement. Ce Salon constitue de fait un encouragement à des pratiques contraires à La loi
91.2 du 3janvier1991. Sans compter l’offre de baptêmes de l’air en hélicoptère ou en avion dont les nuisances s’ajoutent à celles des véhicules terrestres.
Val-d’isère est située entre deux prestigieux Parc nationaux Vanoise et Grand Paradis. Cette situation est à La fois un privilège et une exigence. Comme d’autres, votre commune, Monsieur le Maire, ne devrait-elle pas veiller avec une attention particulière à ne pas ternir l’image positive héritée de cette proximité? Manifestement l’organisation largement médiatisée du Salon du 4x4 ne va pas dans ce sens.
Le tourisme d’été en montagne est en baisse régulière. Toutes les enquêtes de fréquentation le confirment avec l’air pur, la qualité première recherchée par nos visiteurs est le silence. Certes, en bon gestionnaire, le maire de Val d’isère ne peut pas se désintéresser des retombées économiques du Salon. Mais nous vous demandons instamment, Monsieur le Maire, de prendre en considération si ce n’est en compte - et de verser au bilan du Salon l’ensemble de toutes ses retombées, sans omettre le renoncement à un séjour de candidats opposés à ces activités nuisibles et la fuite de résidents indisposés par le bruit et Les pollutions. Comme la promotion des 4x4, les locations de quads, de motoneiges, de motos vertes ou encore l’ouverture d’écoles de conduite sur glace contribuent à éloigner de nombreux touristes. Sans doute aurez-vous noté avec intérêt que la ville de Chamonix vient enfin de renoncer aux ‘Vingt-quatre heures sur glace’ pour tenter de redorer un blason un brin terni.
Les propos de raison tenus par Jean-Claude Killy dans le journal ‘Le Monde’ le 11 décembre 2004 ont retenu toute notre attention. Ils méritaient d’être salués. Mountain Wilderness France, par la voix de son Président, a jugé utile de le faire savoir à leur auteur. En retour, celui-ci a exprimé son intention de rencontrer tes représentants de cette association dès ta fin de saison. Il n’est pas douteux que la pérennité du Salon du 4x4 sera évoquée.
Sans attendre, les personnes et les associations signataires vous demandent, Monsieur le Maire, d’user de votre autorité pour qu’il soit mis un terme à l’organisation d’une manifestation plus que jamais déplacée et difficilement justifiable. Car nous voulons croire que vous partagerez bientôt avec nous la conviction que l’essor économique de votre commune ne devrait pas être incompatible avec l’urgence d’une gestion écologique de ta planète.
Dans cet espoir, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Maire, l’expression de notre considération distinguée.
(VET, MW, FRAPNA, CAF, CIPRA, Paysages de France, RAC, Agir pour l’environnement)

Activités juridiques

Nous étions partie civile dans les affaires suivantes:

- incinérateur de Gilly sur Isère: le 6.9.05, les experts commis par la juge d'instruction pour déterminer le rapport entre les cancers survenus dans le voisinage et les dioxines émises ont rendu l'avis suivant: "…rien ne permet d'affirmer une relation exclusive et directe  de causalité entre la dioxine et les cancers observés mais rien ne permet non plus de l'exclure"……on est bien avancés!!
- braconnage chevreuil à Moûtiers: le 17.11.04, amende 300€, 1 an de retrait du permis de chasse, confiscation de l'arme, 75€ de dommages-intérêts à VeT.
- braconnage chevreuil à Macot (5 infractions): le 21.2.05, amende 500€, 2600€ de dommages-intérêts aux 4 parties civiles.
- braconnage chevreuil à Bourg St-Maurice (5 infractions): le 19.9.05, 1 mois de prison avec sursis, amende 2000€, 2 ans de retrait du permis de chasse, confiscation de l'arme, 3770€ de dommages-intérêts aux 4 parties civiles.
- déposes hélicos sur le Mont-Jovet: suite à notre constitution de partie civile d'avril 2004, nous avons enfin reçu le dossier début octobre. Malgré les déclarations des surfeurs qui prétendent être montés à pied, nous avons confirmé notre plainte car les agents de l'ONF ont bien vu de nombreuses traces de descente mais pas de traces de montée.                Nous attendons la réaction du parquet.
- motos-neige à Val d'Isère: un résident de cette commune, qui a déjà été condamné en 2001, jugement confirmé et aggravé en appel en 2002, a de nouveau été sanctionné en 2004, en compagnie de son oncle, par le tribunal de Moûtiers; peine confirmée en appel cette année, ce qui ne les décourage pas de se pourvoir en Cassation! Entre temps, le premier cité recommence et est condamné pour la 3ème fois à Moûtiers, va en appel où le jugement est confirmé le 31.8.05; il ne se pourvoie pas en cassation.
En tout pour les 2 prévenus, 3000€ d'amendes, 2180€ à Frapna et Vet, ce qui est sans doute peu à côté des frais d'avocat pour 7 procès. C'est vrai qu'à Val d'Isère, il y a des gens qui ont des moyens!
- moto "verte" aux Allues: un résident de cette commune dit au tribunal,  le 19 octobre 2005, qu'il pratique cette activité depuis vingt ans en faisant moins de dégats que les pistes de ski. Peut-être, lui réponds le président mais il faut respecter la loi et vous avez le droit d'essayer de la faire changer: 750€ d'amende dont 450 avec sursis, en tout 600€ de dommages et intérêts pour Frapna et Vet, jugement à afficher 2 mois en mairie des Allues. Pour vingt ans de bruit et de fumées dans la nature, ce n'est pas si cher!
René Pinck.

IMALP

Ce groupe de réflexion sur le caractère durable de l’agriculture arrive à son terme prévu par les instances européennes. Comme nous l’avons déjà dit, des pistes ont été ouvertes pour psoutenir l’agriculture locale : diversification, contrats d’entretien du paysage, ébauche d’un système d’entraide entre agriculteurs. Différents documents vont être diffusés : une plaquette à destination des élus, un film à destination de la population pour faire connaître la réalité de l’agriculture locale. Enfin une charte agricole européenne a été rédigée et devrait être signée en octobre. Elle manifeste la volonté des acteurs locaux d’agir pour faciliter le maintien d’une agriculture alpine. Une version locale plus contraignante sera peut être élaborée….Bien sûr face à des dizaines d’heures de réunion, ce bilan d’apparaît pas révolutionnaire. Mais cette opération nous aura permis de rencontrer des exploitants dynamiques, soucieux de l’environnement et ouverts sur le reste de la vallée. L’avenir dira si ce dispositif aura joué un rôle sur l’évolution de l’agriculture tarine.

Réhabilitation d’îlots viticoles dans le canton d’Aime.

Depuis plus de dix ans, notre association s’est préoccupée de la protection des vergers et des vignobles de la vallée. L’enquête menée sur la réintroduction de la vigne en tarentaise avait abouti à la restauration du vignoble de Cevins. La qualité du vin produit et le caractère spectaculaire de la reconquête paysagère nous ont encouragé à poursuivre notre action. La Côte d’Aime porte le plus grand vignoble de la vallée encore entretenu. Une étude foncière a montré qu’une grande partie des propriétaires était favorable à la création d’un GFA permettant l’exploitation de parcelles regroupées. Le service des douanes a inventorié les droits de plantation et fait apparaître la possibilité de replanter 3ha de vignes. Des analyses de sol réalisées par la chambre d’agriculture et financées par Vivre en Tarentaise ont montré l’aptitude très favorable du coteau de la Côte d’Aime à recevoir de nouveaux cépages. Le site internet de VeT a permis de trouver un candidat à la reprise du vignoble. Il a constitué un dossier détaillé exposant son projet d’installation. Une ultime étude est en cours par la chambre d’agriculture pour évaluer les chances de succès économiques du projet. Il faudra attendre encore un an pour savoir s’il faut abandonner définitivement l’idée de voir refleurir à cette altitude une exploitation viticole, ou si au contraire, la Tarentaise suivra les traces du Val d’Aoste où l’on trouve des vins d’AOC jusqu’à 1300m d’altitude.

APTV (Assemblée de Pays Tarentaise-Vanoise) et CLD (Conseil Local de Développement)
nos  attentes par rapport à l’APTV et la CLD :           
A l’APTV  le 11.08.2005

Bonjour ! Suite à votre fiche de demande de renseignements, je vous transmets quelques thèmes que l’association Vivre en Tarentaise espère voir aborder dans le cadre des futures discussions. Le mois d’août n’étant pas favorable aux concertations, il est probable que cette première liste sera enrichie par la suite. Il est clair que l’association souhaite que des mesures soient adoptées par l’ensemble des communes dans certains domaines. Vous trouverez donc ci-dessous quelques exemples :
1°) La Tarentaise et la gestion des déchets.
Le tri sélectif en station, des objectifs commun à toutes les stations, à toutes les communes. Le compostage individuel. La collecte de la FFOM auprès des restaurants, auprès des cantines scolaires et des hypermarchés. La mise en place de contrôles de tri. La collecte des cartons. Le tri sélectif dans les écoles, dans les collèges et dans les lycées. La publication annuelle des performances des uns et des autres en matière de tri…
2°) Quelle politique en matière d’engins motorisés ?
Le bruit des deux roues. Le non respect fréquent de la loi 91.2 du 3 janvier 91. La circulation sur les pistes d’alpage. La nécessité ou non d’organiser des compétitions ou des démonstrations de quads, de motos, de 4x4, de moto-neige…Les circuits autorisés à la pratique des loisirs motorisés.
3°) Urbanisme.
Arrêt du développement quantitatif en station ? Urbanisme, agriculture, zones artisanales, lotissements et fonds de vallée…
4°) La gestion de l’eau.
Dans le cadre du contrat de rivière et des commissions spécifiques.
5°) La gestion de la forêt.
Commission spécifique.
6°) Les transports…
Départs et arrivées en station : comment convaincre toutes les stations de proposer 5 à 10% de leur parc  locatif de façon décalée par rapport au samedi. Objectif : moins d’embouteillages sur la RN 90….
Comment relancer l’utilisation du train : transport des scolaires, des marchandises, des déchets, des matériaux ?
Quels transports collectifs en Tarentaise ? Acheminer les touristes en bus depuis les grandes villes de France …
Comment favoriser le covoiturage : créer une association ? Un agrément pour les « covoitureurs » ? Un badge, une carte, comment rétribuer ceux qui transportent ? Créer des « arrêts » répertoriés ??
Les navettes en bus pour éviter de saturer les sites très fréquentés par les automobiles individuelles ??
7°) Agriculture.
Comment encourager la consommation de produits locaux : viande, lait, beurre, fromages, fruits….
Comment développer la filière viande ? Pourquoi ne pas alimenter les cantines scolaires de la vallée en viande locale ? Le marché est loin d’être négligeable…
Quelle place pour les productions biologiques en Tarentaise ?
Traitement des excédents de fumiers et lisiers.
Entretien de l’espace  et friches : pourquoi pas des troupeaux de moutons ou de chèvres dont la fonction principale serait l’entretien du paysage et non la production ? Il faudrait bien sûr financer la différence par rapport à une exploitation classique…..Les problèmes fonciers…
8°) Protection et valorisation du patrimoine.
Mettre en place une structure d’aide pour les personnes qui ont des projets dans ce domaine.
Une politique commune pour le maintien des vergers et des vignes de Tarentaise ? Quelle attitude face aux bâtiments ou ouvrages remarquables : moulins, fours, canaux, maisons, églises etc….Quelle solidarité financière entre les communes « riches » et celles qui n’ont pas les moyens d’entretenir leur patrimoine ?
Comment faire en sorte que les tarins connaissent mieux leur vallée ?
9°) L’éclairage public,  le gaspillage d’énergie et la pollution lumineuse…….

Alain Machet  pour Vivre en Tarentaise.


Contrat de bassin versant.

Une vaste opération sur la gestion de l’eau en Tarentaise est en cours d’étude. Elle est pilotée par l’APTV et diverses commissions. VeT fait partie de ces commissions. Cette vaste réflexion est financée par l’agence de bassin Rhône Méditerranée Corse et les collectivités. Différentes facettes de la gestion de l’eau seront traitées : qualité, risques naturels , milieux et quantité…..Dans ce cadre on trouvera donc la réalisation de nouvelles station d’épuration, l’élimination d’arrivées d’eaux polluées dans les rivières, les études piscicoles, des études concernant les milieux humides, ou encore des travaux de prévention des crues…Enfin il devrait être possible d’aborder le « partage de l’eau »  entre les différents usages : hydroélectriques, eau potable, activité nautiques, canons à neige et bien sûr préservation de la vie aquatique.
A suivre.


Natura 2000.

On se souvient que les élus de Tarentaise avaient, il y a quelques années, refusé collectivement cette gestion concertée des habitats d’intérêt européens. Seules quelques réserves naturelles déjà préservées avaient pu être classées en  secteur Natura 2000. Depuis la France a été condamnée par la communauté européenne pour avoir traîné les pieds dans cette opération. Notre pays est l’un de ceux ayant proposé la plus petite fraction de son territoire pour ces mesures. Aujourd’hui la passion semble retomber et notre vallée pourrait gérer de façon concertée différents habitats : les prairies de fauche d’altitude (Versant du soleil (973 ha) et Lauzière) et quelques secteurs forestiers en Lauzière. Il semble que la concertation sur ces secteurs soit bien partie. VET a été sollicitée pour avis sur ces différentes opérations. (Y compris en zone centrale du PNV). Les structures européennes accordent des financements pour faciliter cette gestion concertée.

Une bonne nouvelle: Nous avons confirmation  que le massif de la  Lauzière est officiellement classé en NATURA 2000 depuis juillet 2005 (Au titre de la présence conjointe de forêts de ravins à érable et tilleuls, et de prairies de fauche de montagne).
Surface totale : 10165 ha. Communes concernées : Argentine, Bonneval, La Chapelle, Epierre, Motgellafrey, Montsapey, et La Léchère. D'une altitude de 440 m à 2829 m, ce massif  s'étend sur environ 20 km de long
Sites remarquables par la présence d'espèces flore et faune ayant un fort intérêt patrimonial…...grande diversité de milieux naturels...

Nettoyage du coteau de Champoulet.

En mai dernier, Vivre en Tarentaise a organisé le nettoyage des quartiers Champoulet et Montgalgan à Moûtiers en collaboration avec l’association Amitié entre les Peuples, La Sauvegarde, la mairie de Moûtiers. Les enfants étaient invités à ramasser les papiers et autres détritus dans leur quartier. L’après-midi s’est terminé par un goûter et une séance au cinéma le Rex. 45 enfants ont pu voir le magnifique film « la marche de l’empereur », séance offerte par Ciné-Alpes.
Raymonde Chevronnet.

Déposition à l'enquête publique "station d’épuration de Bozel".

Il s'agit de remplacer l'actuelle station d'épuration de Bozel (25000 équivalents-habitants) par une nouvelle installation (65000 équivalents-habitants) qui collectera aussi les eaux usées de Pralognan, Champagny et Villemartin, aujourd'hui pas ou mal épurées.
Malgré le coût environnemental et financier important de ces longs raccordements, ce projet nous paraît positif par rapport à la situation actuelle.
Toutefois, nous avons regretté que la mise en place d'un groupe électrogène ne soit envisagée qu'en option et avons demandé instamment la confirmation de cet équipement permettant d'éviter la dérivation ("by-pass") des effluents dans le milieu naturel en cas de panne d'électricité, et que les mesures et bilans de ces "by-pass" soit accessibles au public et aux associations.
René Pinck.

Déchets.
Suite à la fermeture de l’incinérateur de Gilly en 2001, la gestion des déchets en Savoie est devenue une préoccupation majeure tant pour la Préfecture, le Conseil Général que pour les associations de protection de l’environnement. A ce titre, VET a souhaité se positionner sur plusieurs fronts afin de participer au mieux aux vastes débats sur le traitement et le devenir de nos déchets.

Tout d’abord, VET est présente dans le Comité de suivi du plan d’action sanitaire local créé par la Préfecture suite à la fermeture de l’incinérateur de Gilly. Ce Comité présidé par Mme Philippe, sous préfète d’Albertville, est composé d’associations, d’élus, de représentants de la DDASS, la DDAF, la DRIRE mais aussi des bureaux d’études et des médecins. Ce Comité a commandé plusieurs grandes études afin de mesurer les effets de la pollution à la dioxine sur l’environnement
- une étude quantitative des risques sanitaires basée sur la modélisation de la dispersion de la pollution par l’usine d’incinération de Gilly est en cours et elle sera complétée par une étude (les risques à partir de mesures environnementales (sols, lait, légumes).
- une étude de l’imprégnation des dioxines et furanes dans le lait maternel est également en cours et les résultats obtenus jusqu’à présents sont sensiblement proche (le la moyenne nationale ce qui est plutôt rassurant !
- une étude de mortalité par cancer qui sera complétée par une étude épidémiologique rétrospective d’incidence des cancers autour de l’incinérateur de Gilly. L’objectif est de mesurer l’incidence des cancers parmi la population (les communes exposées à la pollution de l’incinérateur entre 1994 et 2002, et de la comparer à celle de la population de l’Isère et de la population française. Cette comparaison permettra de savoir s’il existe un excès de cancers dans la population exposée aux rejets de l’incinérateur.
Tous les résultats de ces études devraient nous parvenir dans le courant de l’année 2006.
Ensuite, VET a été invitée à participer au Comité départemental de concertation sur la gestion des déchets. Ce Comité créé par le Conseil Général de la Savoie est notamment à l’origine de la réalisation de l’opération « suppression des sacs de caisse » dans les commerces qui a débuté le 2 mai 2005. A terme, ce sont plus de 780 tonnes de sacs plastiques qui ne seront plus à traiter en Savoie et ne pollueront plus nos paysages (la dégradation naturelle d’un sac nécessitant plus (le 400 ans ! ..).
Afin d’optimiser l’avancée des travaux réalisés par ce Comité départemental de concertation sur les déchets, trois grands groupes de travail ont été constitués le premier est chargé de réfléchir sur les centres d’enfouissement techniques de classe II (CET II), le deuxième travaille sur le traitement des déchets industriels et le dernier dans lequel VET est le plus impliquée doit traiter le vaste thème de « la réduction de nos déchets à la source ».
Ce dernier groupe de travail vient d’achever la rédaction d’une charte départementale pour le respect du refus des courriers non adressés (2 millions d’exemplaires sont distribués par semaine en Savoie !!). Les acteurs de cette charte sont les collectivités territoriales (le Savoie (Conseil Général, les structures intercommunales, les communes), les annonceurs et producteurs (le publicité (grandes surfaces, discounters..), les distributeurs de courriers non adressés (Médiapost, Adrexxo, Savoie Pub..), les représentants des professionnels de la Savoie (chambres consulaires, syndicats et associations de professionnels) et enfin les associations présentes au comité départemental de concertation dont VET. Les objectifs de cette charte sont de réserver la publicité distribuée dans les boites aux lettres à ceux qui la désirent sans pour autant l’interdire et tout en évitant la saturation des boites aux lettres encombrées. Cette charte vise également à permettre la distinction entre la publicité commerciale émise par les grandes surfaces de l’information d’intérêt général émise par l’Etat, les collectivités locales ou les associations. Enfin, cela permettra de participer à l’effort global de réduction à la source de la quantité de déchets produits car les publicités représentent près de 40 kg /an et par boite aux lettres.
Ce groupe de travail va désormais s’attacher à faire parvenir à nos députés et sénateurs certaines propositions d’actions concrètes afin de lutter
- contre la prolifération en nombre, en volume et en catégorie des emballages inutiles. (pour information, en Belgique et en Allemagne, les producteurs d’emballages assurent à 100% les coûts d’élimination des emballages. En  France  plus de 100 milliards d’emballages sont distribués par an, soit 5 par jour et par habitant !! A elles seules, les bouteilles plastiques représentent 5 kg de (déchets par an et par habitant).
- contre les problèmes sanitaires et les pollutions entraînées par le traitement des déchets.
- pour la promotion du recyclage des matières et des produits finis. En effet, pour VET comme pour bon nombre d’autres associations, il semble urgent de tout mettre en oeuvre pour que dans 5 ans, on puisse tendre vers un taux de recyclage des matières de 70% ...voir plus !! Voici quelques chiffres pour s’en convaincre
o Le recyclage permet la création de 36 emplois par tranche de 10 000 tonnes de déchets traités contre seulement un emploi dans le cas de l’incinération
o 94% des matières premières extraites sont jetées avant la fin de la production d’un bien de consommation
o 80% des biens de consommation sont jetés dans les 6 mois suivant leur production
o 9 tonnes de déchets sont produites au cours du processus de fabrication d’un ordinateur portable de 2.3 kg !!
o Les pourcentages d’énergie économisée en fabricant un objet à partir (le matériaux recyclés sont les suivants : 40% pour le verre, 40% pour les journaux, 60% pour l’acier, 70% pour les plastiques et 95% pour l’aluminium.

Concernant les autres groupes de travail, celui sur les CET II devrait nous livrer ses conclusions très prochainement. Quant à celui sur les déchets des professionnels, il a obtenu que dans la maîtrise d’oeuvre concernant la déconstruction de l’ancien Conservatoire d’Albertville, une gestion exemplaire des déchets et une démarche HQE (Haute Qualité Environnementale) très avancée soient imposées. Ainsi, ce seront réellement les entreprises qui paieront pour l’élimination des leurs déchets et non la collectivité.

Enfin, VET a été invitée par le Symvallées (Syndicat mixte de gestion des déchets des vallées de Savoie) à participer jusqu’à la fin de l’année 2005, à une grande concertation entre les élus, les associations et la population le tout accompagné par le cabinet de communication Parmenion afin d’aboutir aux choix concomitant du site pour un « Ecoparc » et de la technique de traitement des déchets (CET II, Incinération, Méthanisation...) dans le but qu’une décision finale soit prise au plus tard à la fin du mois de janvier 2006)... affaire à suivre !..
BILAN DES DECHETS EN SA VOIE:
- 251 000 tonnes de déchets ont été produites en 2004 en Savoie soit 2kg par jour et par habitant. (Ces chiffres tiennent compte de l’afflux de touristes en hiver qui font passer la population de Savoie de 375 000 habitants permanents à 436 000 « équivalent habitants » sur l’année.). Ces déchets se décomposent comme suit
o 1 50 000 tonnes de déchets ménagers résiduels
o 30 000 tonnes de déchets récupérés par la collecte sélective
o 71 000 tonnes de déchets apportés en déchetterie.
Sur l’ensemble de ces déchets, prés de 150 000 tonnes sont exportées hors du département chaque année (à 125 euros la tonne !!) par manque de moyens de traitement sur le territoire de la Savoie. Et cela ne va pas aller en s’arrangeant car l’usine d’incinération de Chambéry va plus ou moins fermée pendant 3 ans afin d’augmenter sa capacité de 15 00() tonnes par an pour absorber les déchets de la Maurienne. Cette opération va coûter plus de 80 millions d’euros auxquels vont s’ajouter 20 millions d’euros pour le déroutage des déchets vers d’autres départements pendant 3 ans.
Au milieu de tous ces gaspillages monstrueux d’argent public, il apparaît tout de même une note positive car en Savoie, les taux de tri et de recyclage des déchets ont bien progressé. C’est bien mais il faut continuer... Pour s’en  convaincre, prenons l’exemple du verre. En Savoie, on estime à près de 5000 tonnes les quantités de verre qui sont jetées chaque année, alors que seulement 2 000 tonnes sont récupérées dans les containers prévus à cet effet. Or il faut savoir que le traitement du verre ne coûte que 9 euros la tonne lorsqu’il est récupéré dans un container contre 210 euros la tonne si le verre est mélangé aux autres déchets !! Ainsi, les 3000 tonnes de verres actuellement mélangées aux ordures ménagères dans nos poubelles représentent un gaspillage de 600 000 euros !!! Alors un seul mot d’ordre : TRIONS !!
Jean Philippe Serre

Piste d’alpage de la Davie (Tignes) :
Un mauvais coup porté au patrimoine paysager de la Tarentaise !L’association Vivre en Tarentaise vient d’apprendre qu’une piste d’alpage vient d’être réalisée entre le Villaret des Brévières et le chalet d’alpage de la Davie. Ces travaux ont été effectués dans un cadre complètement illégal. Aucune demande d’autorisation de défrichement n’a été présentée à l’ONF alors qu’une partie de l’itinéraire est soumise au régime forestier. La commune n’avait pas non plus donné son accord pour la réalisation de cette voie. De plus, un agent ONF avait demandé à la personne effectuant le terrassement de suspendre les travaux. Le conducteur d’engin a malgré tout poursuivi sa triste besogne jusqu’au chalet d’alpage de la Davie.
L’espace situé entre le hameau du Villaret et le chalet d’alpage est très fréquenté été comme hiver par les randonneurs à pied, en raquette ou encore à skis. Le sentier qui vient d’être dégradé était bordé ou soutenu par des murets en pierres sèches. Il circulait au milieu de clairières ouvertes il y a bien longtemps par l’homme au milieu d’une paisible forêt de mélèzes. Le beau chalet d’Orsière contribuait à souligner le caractère montagnard su site. Désormais, une piste tracée à la va vite vient balafrer cette belle carte postale.
Depuis de nombreuses années, l’association Vivre en Tarentaise, entretient de bonnes relations avec le monde agricole. Elle est consciente que l’agriculture d’aujourd’hui n’est plus celle d’il y a cinquante ans. Mais, il ne suffit pas de déclarer que l’on est au 21ème siècle pour s’arroger le droit de faire tout et n’importe quoi ! Lorsqu’il s’agit d’un site dont la valeur patrimoniale est aussi évidente, il serait normal que l’on mette autour d’une table les acteurs concernés : commune, propriétaires, exploitants, responsables agricoles, administrations, associations de protection de la nature. Dans un tel contexte, il aurait peut être été possible de choisir un itinéraire moins pénalisant pour le paysage. De toute façon, les travaux n’auraient pas été réalisés aussi grossièrement : les talus n’ont pas été égalisés, de nombreuses pierres ont roulé dans les prés. La plate forme, n’a même pas été nivelée. A plusieurs reprises, l’engin n’est pas passé au même endroit à la montée et à la descente, d’où une double cicatrice ! On peut remarquer aussi, que les blocs de béton mis en place par la commune pour interdire l’accès à cette piste ont été poussés sur le côté….
Alors, maintenant que faire ?
Il va de soi que la qualité du site impose malheureusement de reprendre les travaux pour les fignoler : égalisation des talus, récupération des rochers dans les prés, réengazonnement des traces. Il faut impérativement empêcher toute circulation d’engin motorisé sur cette nouvelle voie. Une barrière, des panneaux d’interdiction et un arrêté municipal de  réglementation semblent s’imposer. Pour éviter toute récidive une action juridique semble également indispensable.
Cette affaire nous donne l’occasion d’attirer l’attention   des propriétaires, de la commune de Tignes et des responsables agricoles sur plusieurs points importants :
Le chalet d’Orsière dans sa clairière est magnifique, mais sa toiture en lauze  donne des signes évidents de faiblesse. Le chalet d’alpage de la Davie mériterait d’être restauré dans les règles de l’art. Une face de ce dernier a été crépie puis peinte. Sur une autre, les pierres ont été rejointées au ciment gris. La cohabitation avec la couleur orangée des lichens est difficile. Une troisième est à peu près intacte en pierre sèche. Les alentours du chalet avec leurs barrières en ferraille de récupération ressemblent à un dépotoir. Il serait vraiment dommage d’en rester là ! Il conviendrait bien sûr que les éventuels travaux se déroulent conformément aux procédures en vigueur. Enfin une visite de technicien agricole sur place  serait intéressante pour évaluer la façon dont l’exploitation de l’alpage a été conduite. En effet certaines zones semblent avoir été largement surpâturées (il ne reste que de la terre…) alors que d’autres pourraient encore nourrir des animaux. Attention à l’érosion !
L’association Vivre en Tarentaise reste disponible pour toute concertation sur cette affaire. Elle souhaite que cette tactique du fait accompli ne puisse plus se reproduire ailleurs. Elle espère vivement que l’Etat prendra enfin ses responsabilités dans ce domaine en instituant une procédure réglementaire pour la réalisation des pistes d’alpage : étude d’impact, permis de construire et réglementation de la circulation motorisée. Alain Machet

Rapport d'activités 2004

Le mot du Président.
Chers amis vous trouverez plus loin les principaux textes rédigés par votre association en 2004. Nous remercions tous les adhérents qui ont assez massivement renouvelé leur cotisation pour cette année.
Comme les années précédentes, VeT s’est beaucoup dépensée pour tenter d’infléchir différents projets d’aménagement : déviation de Bourg, Liaison Les Arcs-Vallandry, piste d’alpage en direction des Cinq Lacs, chenal de crue de Gondon à Bourg Saint-Maurice, gestion des déchets….
VeT passe beaucoup de temps en réunions diverses. Le tableau ci-dessous rassemble en principe la totalité des structures dans lesquelles nous sommes représentés. Les commissions déchets correspondent sûrement à la moitié des rencontres.
Le bilan de toutes ces réunion est bien mitigé….Mais parfois nous pouvons en profiter pour poser une question restée sans réponse, ou bien encore recueillir des informations, ou nouer des contacts..
Quelques grosses inquiétudes. La déviation de Bourg longera l’Isère et le bassin de compensation sur plusieurs kilomètres sans que cela pose de problèmes environnementaux d’après la commission d’enquête…
Des milliers de lits en construction à la Rosière, aux Arcs, à Sainte-Foy. L’effet de serre, les bouchons, le manque d’eau, le prix du pétrole…..pas de problème !
Une demande d’extension du domaine skiable de Sainte Foy du côté de l’arête de la Marquise. Un nouveau télésiège et quelques milliers de lits supplémentaires.
Un projet de modification du statut des parcs nationaux, avec à la clef un renforcement du pouvoir des élus locaux….
Un plan départemental de gestion des déchets bien trop modeste dans le domaine du tri sélectif. Des élus souvent trop frileux dans la collecte des fermentescibles et du compostage individuel.
Une flambée de vente de quads. Un développement de la pratique de loisirs motorisés sur sentiers.

Quelques lueurs :
Le développement de l’association des croqueurs de pomme Savoie-Tarentaise avec le soutien de VeT.
Une gestion plus rigoureuse des mâchefers de l’usine d’incinération de Valezan.
La création d’une CLIC concernant l’usine de Pomblière (Chlore et sodium).
La prise en compte par le Préfet de Savoie des remarques des associations concernant le chenal de crue de Gondon à BSM.
Une meilleure gestion du site des Cinq Lacs est en vue.
Quelques expériences timides mais intéressantes dans le domaine agricole. (Voir IMALP)
La baisse des quantités d’ordures brutes collectées en Savoie, mais également en Tarentaise grâce au tri sélectif.. Il reste à démultiplier ce début d’amélioration par un effort de rigueur en matière de tri bien sûr. N’oublions pas d’apposer l’étiquette stop-pub sur notre boîte à lettre. Abandonnons les sacs de caisse des commerçants pour utiliser de gros cabas réutilisables, compostons nos déchets fermentescibles, apportons en déchetterie nos produits toxiques.
Il semble que l’on se dirige vers une interdiction des sacs plastique en Savoie, mais la décision reste à confirmer…
Il semble aussi que l’on se dirige vers une collecte des fermentescibles produits par les grosses collectivités : cantines des établissements scolaires, grosses sociétés, restaurateurs, hypermarchés. Cela démarrerait dans le bassin albertvillois pour s’étendre ensuite à la Moyenne Tarentaise.
Bonne lecture !


Eclairage des montagnes
Depuis l'invention de la fée électricité on s'était réjoui de l'éclairage des rues, permettant aux honnêtes citoyens de circuler sans crainte des loups et des brigands cachés dans l'obscurité. Les boutiquiers ont vite compris l'intérêt d'éclairer leurs échoppes afin d'attirer l'attention du chaland même en dehors des heures d'ouverture.
Le temps a passé, les boulevards sont devenus des rocades (pas tous), les boutiques sont devenues des hypermarchés et on a continué à les éclairer, de plus en plus. Les habitants des villes ont fini par oublier la lumière des étoiles, d'ailleurs même le jour ils ne regardent pas tellement le ciel. La nuit, les villes se voient de loin, signalées par un immense halo lumineux.
Et à la montagne?.. on voyait les lumières de villages ponctuant les versants, mais toujours la lune, les étoiles (enfin quand il fait beau ) et même la voie lactée; vous l'aviez sans doute remarqué il y a beaucoup plus d'étoiles à la montagne car l'air est moins épais et plus pur qu'en plaine.
Avec la construction des grandes stations de ski, les barres d'immeubles éclairées ressemblent de moins en moins à des villages, de plus en plus à des villes.

Puis, comme décidément la nuit fait trop peur, est venue la mode d'éclairer tout ce qui peut l'être: chapelles, rochers...et depuis quelques années, près des stations de ski, des pans entiers de montagne. Où s'arrêtera-t-on?
Quelqu'un s'est-il seulement posé la question de l'impact de cet éclairage sur la faune? Les quelques animaux qui profitaient encore des nuits laissées vacantes par la fermeture des pistes se voient placés sous les projecteurs à la merci des prédateurs pour ceux qui bougent, forcés à l'insomnie pour ceux qui auraient voulu dormir.
Et surtout quel exemple donné aux populations : les appels des scientifiques qui essayent de nous alerter sur l'augmentation de l'effet de serre, sur les dérèglements climatiques qui en découlent, sur l'urgence à maîtriser la consommation d'énergie, sont noyés par les discours sur la nécessité de la Croissance. Chacun doit faire toujours plus grand, plus spectaculaire que son voisin sous la peine terrifiante de perdre des parts de marché: tu éclaires une piste de ski ? j'en éclaire dix! Tu éclaires un rocher? j'éclaire toute la montagne !
Chaque année EDF bat un nouveau record de production: on s'en fiche, on construira de nouvelles centrales nucléaires.
Essayez après çà de promouvoir les lampes à basse consommation, d'apprendre aux enfants à éteindre les lumières. Il y a certainement des gaspillages d'énergie plus importants quoique moins spectaculaires, mais le côté ostentatoire (ostensible ? ) de l'éclairage des montagnes doit nous alerter.
Vivre en Tarentaise appelle les élus et les pouvoirs publics à décourager ce gaspillage éhonté, par exemple en exigeant des études d'impact, des permis de construire (Qu'ils pourront refuser).

A quand des stations de ski "éco-responsables", utilisant des énergies renouvelables, modulant les éclairages indispensables au cours de la nuit,  et laissant aux vacanciers la possibilité de voir la voie lactée dans le ciel d'hiver?

A propos des déchets.
La Pub dans les boîtes à lettres….
Savez vous que cette  masse de papier représente environ 40Kg par boîte à lettre et par an ?
C’est bien sûr le citoyen de base qui paie l’édition, la distribution et le traitement de ce « courrier » souvent non souhaité…
Le traitement des déchets pose de gros problèmes d’environnement.
L’enfouissement nécessite de sacrifier  certains de nos paysages et d’hypothéquer la qualité de nos ressources en eau. (Pollution des sources ou nappes phréatiques)
L’incinération produit des fumées dont la toxicité est difficile à évaluer et à maîtriser. En outre ce procédé conduit à la formation de mâchefers contenant des métaux lourds dangereux pour notre santé. Les résidus de filtration sont hautement toxiques et doivent être enfouis dans des sites « adaptés », à perpétuité…
Chaque citoyen doit donc tout mettre en œuvre pour réduire la quantité de déchets qu’il « produit ».
Un geste simple consiste à apposer une étiquette autocollante sur sa boite à lettres pour refuser la publicité non adressée. La vignette est fournie par le ministère de l’environnement à toutes les communes qui en font la demande.

Attention ! DTQD : Déchets toxiques en quantités dispersées
DMS : Déchets ménagers spéciaux
Il s’agit d’objets, de matières ou de matériaux qu’il ne faut ni mettre à la poubelle, ni jeter à l’égout.

Les piles. Toutes les piles contribuent à la présence de métaux lourds dans les décharges, dans les ordures ménagères, dans les nappes phréatiques. On retrouve évidemment ces métaux dans les résidus d’incinération : mâchefers et REFIOM (résidus de filtration).
De quels métaux s’agit il ? Mercure, argent, cadmium, plomb, zinc…..Présents dans l’eau ou dans nos aliments ils peuvent nuire de façon très grave aux organismes vivants.
Les piles, les batteries, les accumulateurs, les piles rechargeables, ne devraient pas atterrir dans les poubelles ! Pourtant il suffit d’examiner les mâchefers de l’usine de Valezan pour vérifier que nous avons beaucoup de progrès à faire… Pensons aussi à tous les objets détériorés qui contiennent des piles ou des accumulateurs : montres, réveils, calculatrices, téléphones portables, appareils photos, lampes torches, baladeurs…..
Ayons le bon réflexe !
Les tubes fluorescents (« Néons » ) et les lampes à basse consommation.
Ces dispositifs permettent de grosses économies d’énergie électrique. Le développement de leur usage est donc souhaitable, d’autant plus que leur durée de vie est bien supérieure à celle des lampes à filament (8 fois plus !). Mais ils contiennent de la vapeur de mercure. Donc en fin de vie, il faut impérativement les porter en déchetterie pour permettre la récupération de cet élément très dangereux pour notre santé.

Les solvants ou détachants (acétone, trichlore, white spirit, benzène….)
Les décapants (ammoniac, acides….)
Les huiles de vidange, les huiles de friture
Les pots et restes de peinture, de lazure, de solvants souillés,…

Tous ces liquides ne doivent jamais être mis à l’égout ou déversés dans la nature.
Ils sont très difficiles à dégrader dans les stations d’épuration.
Ils polluent donc les cours d’eau ou les nappes phréatiques et rejoignent alors la chaîne alimentaire.

Les « produits de jardinage » sont à utiliser avec parcimonie.
Pratiquez le jardinage « bio » ! Renseignez vous sur les techniques propres ! Lisez les revues spécialisées…
Savez vous que les jardins amateurs sont souvent bien plus pollués que les terrains supportant des cultures intensives ! N’utilisez pas de désherbants, de pesticides, de fongicides ou alors en dernier recours !
Et surtout : Lisez les notices, et respectez les doses !
Tous les restes de produits doivent être portés en déchetterie !

Sacs de caisse :
Association Vivre en Tarentaise à Monsieur le Directeur du Magasin SUPER U, etc…
Monsieur le Directeur,     Vous savez combien le traitement des ordures ménagères devient une préoccupation pour notre société. Aucune solution à l'aval n'est réellement satisfaisante et vous ne seriez sans doute pas le dernier à vous inquiéter de la construction d'un incinérateur ou d'un centre d'enfouissement près de votre magasin ou de votre résidence. Tous les responsables s'accordent désormais pour convenir que la réduction des déchets à la source doit être la piste à privilégier et chacun doit y prendre sa part.
Certains de vos concurrents, mais aussi des magasins à la même enseigne que la votre, ont déjà pris l'initiative de ne plus donner de sacs plastiques jetables en caisse et de proposer à leur clientèle des sacs réutilisables payants ou consignés. Cette pratique est courante dans de nombreux pays européens et serait très facilement acceptée par la nombreuse clientèle étrangère qui fréquente votre établissement.
Nous espérons que, autant par conviction personnelle que pour l'image de votre commerce, vous n'attendrez pas que cette disposition soit imposée par la loi pour la mettre en œuvre.
D'autres dispositions pas forcément coûteuses pourraient également être étudiées pour favoriser des produits ou des modes de vente peu générateurs de déchets ou économes en transport (produits locaux). Nous n'avons pas la prétention de vous apprendre à orienter les choix des clients par une disposition judicieuse des différents types de produits dans les rayons, mais nous sommes prêts à en discuter avec vous si votre degré de liberté par rapport à votre enseigne vous le permet.
Espérant que ces idées finiront par faire leur chemin, nous vous prions d'agréer, Monsieur le Directeur, l'expression de nos meilleurs sentiments. Le président AM

IMALP.
Groupe de réflexion pour une agriculture durable dans les cantons de Moutiers et Bozel.
Cette structure existe depuis plusieurs années et travaille dans un cadre européen. Des sites ont été retenus en Italie, en Suisse et en Autriche. Des échanges ont déjà eu lieu entre les différentes régions retenues.
Il est intéressant de constater que l’on retrouve les mêmes problèmes dans les différents pays alpins : entretien de l’espace, diversification des productions, communication entre le monde agricole et le reste de la société.
A l’heure actuelle différentes actions concrètes sont engagées.
En ce qui concerne la promotion du métier d’éleveur en Tarentaise et la communication, un film est en cours de réalisation pour pouvoir présenter la réalité de l’agriculture dans la vallée à différents publics. Une plaquette à destination des élus sera réalisée. Ce document présentera  la réalité du métier d’agriculteur en Tarentaise, mais aussi les attentes du monde agricole.
Un rallye culturel et touristique en moyenne Tarentaise sur le thème du métier d’éleveur en moyenne Tarentaise.
Contrats de service agriculteurs-collectivités. Il s’agit de permettre à différents exploitants de compléter leurs revenus en proposant leurs « services » aux communes ; déneigement, entretien de l’espace…Dix contrats sur la CCVA et deux sur St-Martin de Belleville ont été signés pour le moment.
Un projet de ferme  environnementale est à l’étude en partenariat avec le PNV et le Conservatoire des Espaces Naturels.
La mise en place d’un cercle d’échange et d’entraide entre agriculteurs est lancé. Une personne devrait travailler à temps partiel pour animer et organiser cette structure nouvelle.
Diversification. Cela dépend des motivations des différents exploitants volontaires : goûters à la ferme, charcuterie, poulets, lapins, visites d’enfants accompagnés sur l’exploitation, prestations de service pour d’autres exploitants.
Rien de révolutionnaire donc, mais toute une série d’actions concrètes intéressantes qui peuvent contribuer à maintenir une agriculture active et variée dans notre vallée. A suivre…


Projet de remontée mécanique Celliers Valmorel.                        
A Machet (VET)et A Fourmaintraux(CAF) à Monsieur C Michel Maire de La Léchère. Le 14.12.2003.
Monsieur le Maire,     Nous avons rencontré Monsieur Paul Guillard, Maire de Cellier, il y a quelques jours. Il nous a exposé un projet de désenclavement de son village par réalisation d’un télésiège entre Celliers et les pistes de Valmorel. Cette réalisation s’accompagnerait d’une rénovation du bâti existant, voire de la construction de nouveau bâtiments pour aboutir à « 200 lits touristiques ».
Nous lui avons fait part de notre compréhension vis-à-vis de son souci de maintenir un minimum de vie dans sa commune. Nous avons rappelé que la présence des randonneurs sur le site est très importante et qu’elle mériterait d’être mieux exploitée : création de  gîtes pouvant accueillir des petits groupes pour de courts séjours. Nous avons aussi clairement exposé notre désir d’obtenir l’assurance que le massif de la Lauzière demeure vierge de remontées mécaniques. L’idée d’une mise en réserve volontaire du massif (ou du moins de  la partie relevant de Cellier) a été avancée.
Depuis cette entrevue informelle, nous avons approfondi notre réflexion et pris contact avec les responsables d’associations à l’assise nationale. Vous ne serez pas surpris d’apprendre que beaucoup de personnes se montrent sceptiques quant au motif avancé du désenclavement pour justifier la construction d’une remontée mécanique. Cette liaison ne sera-t-elle que le premier maillon d’un équipement plus vaste ? N’entraînera t-elle pas une urbanisation beaucoup plus importante que celle annoncée ? Comment en effet financer l’entretien d’une remontée mécanique vouée à ne transporter que quelques dizaines de personnes  par jour?
Par ailleurs, nous nous sommes penchés sur les statuts d’une réserve naturelle volontaire. Force est de constater qu’il en existe de nombreuses sur le territoire national. La procédure de mise en œuvre est assez simple. Mais il faut remarquer aussi, qu’elles ne suffisent pas toujours à assurer une protection paysagère à long terme. Il semble qu’une telle réserve n’ait pas été renouvelée en Maurienne pour permettre l’extension de remontées mécaniques….
Le massif de la Lauzière est un massif sauvage qui possède un grand caractère du fait de sa morphologie. A ce titre,  il est apprécié par les randonneurs  provenant de toute  la région Rhône-Alpes, qui viennent se ressourcer en découvrant ses vallées et ses sommets. Tout aménagement en frontière de cet espace spectaculaire, sera donc observé avec beaucoup d’inquiétude par un public, vaste, et attaché viscéralement au massif.
Monsieur Guillard nous a affirmé qu’aucun élu local ne souhaitait poursuivre l’aménagement en remontées mécaniques au-delà de ce qui nous a été présenté. Il nous a confirmé aussi que ces mêmes élus sont conscients de la valeur, de la qualité du Massif, et de la nécessité de le préserver en l’état. Si cette affirmation est bien partagée et sincère, il devrait être possible d’aboutir à un consensus sur cette opération. La mise en réserve volontaire, apparaîtra sans doute trop facilement révisable à nombre d’observateurs. A la lecture des différents modes de préservation possibles pour les espaces naturels, nous pensons que la procédure de classement du site de la Lauzière pourrait donner satisfaction à toutes les parties. Un site classé permet la chasse et l’activité agricole, mais il s’oppose aux aménagements lourds susceptibles de dégrader les paysages. Il ne s’accompagne pas de la création d’un comité de gestion.
Nous ne pouvons pas laisser passer cette occasion, de rappeler notre souhait de voir se développer un tourisme patrimonial respectueux de l’environnement. Dans cette optique, nous suivons avec attention la construction progressive du SIVOM de la Lauzière. Cette structure semble s’orienter vers une mise en valeur du massif basée au moins en partie sur la randonnée. Cette expérience nous paraît intéressante.
De plus, le milieu associatif réclame depuis longtemps la mise en place de solidarités entre toutes les parties du territoire, afin que les communes riches de leurs « espaces vierges » puissent les  entretenir et les  valoriser. Des réflexions engagées par l’Etat (DTA) ou bien par le Conseil Général (animées par MDP) seront espérons-le, suivies un jour de mesures concrètes.
Enfin, n’oublions pas que l’avenir de «  l’Or Blanc » apparaît bien fragile à moyen terme du fait de l’effet de serre. Ce risque qui plane sur la vallée de Tarentaise sera peut être minoré dans un premier temps grâce aux canons à neige, mais échapperons nous à une réorientation de notre politique touristique?    
Monsieur le Maire, les responsables associatifs que nous sommes, ont essayé dans cette affaire de faire preuve d’ouverture. Mais il revient maintenant aux élus de faire la démonstration de leur souci affiché de concilier protection des sites et activité économique.
En restant à votre disposition pour tout échange sur ce dossier, nous vous adressons, Monsieur le Maire, nos sincères salutations.      Alain Machet et André Fourmaintraux

Ligne très haute tension Grand Cœur Pomblière.  le 16 .09.2004
Monsieur le Commissaire enquêteur, l’association « Vivre en Tarentaise » souhaite que l’impact paysager lié au renforcement de cette ligne THT soit le plus limité possible. Elle note qu’au Villard, il y aurait une amélioration dans ce domaine. Mais il semble que cela ne sera pas le cas au Pradier. Est-il nécessaire de souligner l’impact désastreux des multiples  pylônes et lignes qui découpent ce versant.
Dans le hameau du Pradier, une maison est en construction à l’aplomb immédiat de la future ligne. L’exemple bien connu du GAEC de Granier dont les vaches souffrent d’inflammation des pis durant leur séjour en hiver sous la ligne THT devrait conduire à ne pas reproduire les erreurs du passé….
Les études sur l’influence des champs électromagnétiques sur la santé humaine sont plutôt rassurantes à ce jour. Des scientifiques français ou étrangers continuent cependant de contester leurs conclusions. Certains individus ne sont-ils pas beaucoup plus sensibles que d’autres à ces champs ? Il nous paraît donc nécessaire d’être très prudent et d’appliquer par avance le « principe de précaution » qui devrait faire partie intégrante de la Constitution de notre République très bientôt.
Aussi, l’association « Vivre en Tarentaise » souhaite-elle, qu’afin de limiter les effets sur les paysages et sur la santé des habitants concernés, on envisage :
1°) De respecter une distance minimum de 250m entre la ligne et les habitations ou les étables.
2°) D’enterrer la ligne sur un ou plusieurs tronçons. Cela semble techniquement possible pour de     courtes distances.

En espérant que nos remarques pourront être prises en compte, nous vous adressons, Monsieur le commissaire enquêteur, nos sincères salutations. Au nom de l’association, le président Alain Machet

Des travaux contestables à proximité des cinq lacs Bourg Saint Maurice le 6.10.2004.
Monsieur le Maire,   Différentes personnes nous ont contactés au sujet des travaux entrepris par votre commune au dessus du Fort 2000. Nous nous sommes donc rendus sur place. Il apparaît qu’il s’agit à la fois de capter une source et de prolonger une piste agricole. Bien que le chantier ne soit pas encore terminé, nous tenons à souligner les points suivants :
Sur la partie haute de la « cicatrice » infligée au paysage, la remise en état semble à peu près correcte. Nous regrettons cependant qu’on n’ait pas employé une petite pelle mécanique, ce qui aurait permis de minimiser la largeur de la tranchée et donc l’impact paysager. Nous espérons qu’un réensemencement est prévu et qu’un suivi sur plusieurs années sera effectué pour favoriser un retour à l’aspect naturel le plus rapide possible.
En ce qui concerne le prolongement de la piste d’alpage, nous souhaitons que la commune de Bourg Saint-Maurice veuille bien réglementer rapidement son usage en la réservant strictement aux agriculteurs du secteur. La pose de barrières nous paraît indispensable au-delà du Fort 2000. En effet, la présence de motos, de quads, ou encore de 4X4 y est fréquente alors qu’il s’agit là d’un des fleurons paysagers de votre commune. Le jour de notre visite, un 4X4 était stationné dans la partie supérieure du tracé. Des traces de motos étaient bien visibles sur la partie « remise en état » par la pelle mécanique.
Notre association a l’habitude de se concerter depuis de nombreuses années avec le monde agricole. Elle est sensible à ses conditions de travail. La commune de Bourg-Saint Maurice est membre de l’Espace Mont-Blanc ». A ce titre, elle est soumise au moins moralement à certaines règles de concertation avec le monde associatif. Nous regrettons donc de n’avoir pas été consultés pour avis avant le début des travaux.

En conclusion, nous ne pouvons qu’insister sur la nécessité impérieuse de préserver ce site exceptionnel des Cinq Lacs de toute dégradation, notamment en prohibant la présence des engins motorisés dans sa périphérie immédiate. Nous considérons que la situation actuelle où la présence des véhicules est tolérée jusqu’au fort est une limite qu’il convient de ne pas dépasser. Notre demande pourrait également être justifiée par la mise en place prochaine d’un sentier de découverte des Cinq lacs à l’initiative de différents partenaires. Aussi, nous voulons croire qu’un arrêté municipal viendra bientôt réglementer la circulation en amont du Fort 2000. La publication de cet arrêté dans le journal communal concrétiserait l’adhésion de votre commune aux objectifs affichés de l’Espace Mont-Blanc. En espérant pouvoir compter sur votre compréhension, nous vous adressons Monsieur le Maire, nos sincères salutations.   Au nom de l’association, le président Alain Machet
Suite à l’envoi de ce courrier la commune de BSM nous a invité à participer à une réunion sur la valorisation et la protection du site. Il semble que l’on s’oriente dans la bonne direction….

Réaménagement du lit inférieur du torrent du Saint Pantaléon.  Villages de Gondon 73700 Bourg Saint Maurice. Le 20 juin 2004
Les travaux envisagés font suite aux nombreuses crues torrentielles qui se sont produites au cours des dix dernières années. Il faut noter que ce problème est général sur le versant des Arcs. Plusieurs torrents parallèles connaissent le même problème et font planer un risque sur les biens et sur les personnes. Les études hydrauliques menées ont montré que l’urbanisation et le remodelage du relief de la station de ski des Arcs ont provoqué une intensification des débits de pointe sur les différents ruisseaux du versant. Cela est d’ailleurs signalé page 6 du document soumis à l’enquête.
Compte tenu de l’intensité des crues observées lors du dernier épisode d’octobre 2000, il semble généralement admis que des travaux, de correction et de captage très importants sont nécessaires sur plusieurs cours d’eau prenant leur source sur le massif des Arcs. Il est bien évident que la définition et le financement de ces travaux nécessitent du temps.
Cependant, il faut constater qu’il aura fallu attendre trois années pour que le hameau des Villards à Landry bénéficie d’une digue rehaussée et renforcée, et quatre années pour que l’on envisage des aménagements sur le cône de déjection du Saint Pantaléon. On remarque bien en caractères gras page 7 du dossier que le projet soumis à enquête n’est qu’une première étape de travaux de plus grande envergure. Cette affirmation est à la fois intéressante et insuffisante. En effet, s’il a fallu attendre quatre ans pour voir démarrer des travaux dont l’ampleur et le coût restent modestes face aux moyens mis en oeuvre pour aménager le domaine skiable, il est permis de se demander combien de temps la population devra encore patienter pour voir le problème traité dans sa globalité. Aussi, l’association Vivre en Tarentaise souhaite t-elle qu’une programmation détaillée des différents travaux envisagés sur l’ensemble du versant soit établie et publiée.
Les premières lignes  de la page 7 paraissent inquiétantes. La réalisation du  « traitement global » ne pourra être réalisée sur le court terme. Il est donc permis de penser que le dossier aujourd’hui soumis à enquête est destiné pour un part à faire patienter les habitants des villages concernés, même si l’association Vivre en Tarentaise reconnaît volontiers que les travaux envisagés devraient améliorer la sécurité des personnes.
En ce qui concerne le projet lui-même, nous nous permettons de poser quelques questions et de faire quelques suggestions.
1°) Le « tunnel » de 1m de diamètre qui devrait permettre de maintenir la circulation du ruisseau dans son lit actuel, en dehors des périodes de crues, ne risque t-il pas de s’obstruer complètement lors du prochain épisode orageux ? Comment procéder pour le déboucher ? Ne faudrait-il pas mettre des grilles en place aux deux extrémités pour éviter le transit de gros rochers, mais aussi la circulation d’animaux, de  personnes et d’enfants.
2°) La création du nouveau lit va s’effectuer pour une bonne part dans des prés et des vergers. Nous avons bien noté qu’il est question de réaliser des talus de faible pente qui pourront être fauchés ou pâturés. Nous nous permettons d’insister sur le ramassage des pierres indispensable pour que la fauche soit effectivement possible.
3°) Le chemin sympathique qui relie les deux villages sera rétabli avec un pavage à l’ancienne. Nous ne pouvons que  féliciter les auteurs du projet à ce sujet. Il serait possible de compléter cette bonne intention paysagère en replantant les deux côtés du chenal avec des pommiers, des poiriers ou des noyers. Ces arbres, suffisamment espacés permettraient de rappeler un peu l’ambiance initiale du secteur et de maintenir l’exploitation agricole. Leur présence atténuerait bien sûr l’artificialisation inévitable du site suite aux divers terrassements. L’achat d’une centaine d’arbres ne devrait pas trop « grever » le budget  de l’opération.
4°) La suppression dans le village de Petit Gondon des digues existantes paraît être une bonne chose. Il faudra bien sûr l’accompagner par une remise en état des berges du torrent. Là aussi, il serait peut être possible de replanter quelques arbres pour atténuer l’impact des terrassements.
5°) L’association « Vivre en Tarentaise » laissera aux spécialistes le soin de porter une appréciation technique sur l’espace prévu d’une part sous le franchissement de la route départementale et d’autre part sous la voie ferrée. Cependant les sections nous paraissent un peu faibles, compte tenu de la hauteur des vagues de boue observées dans le ruisseau voisin des Villards (6m !). Que se passerait-il si l’un des deux passages venait à être obstrué ? Il est vrai que le chenal semble conçu pour servir partiellement de plage de dépôt, mais il nous semble que la question mérite d’être posée.
6°) Le franchissement de la piste cyclable est prévu par un busage de 0.8m sur 2.50m de large. Là aussi, on peut s’interroger sur la capacité de cette section à évacuer une grosse lave torrentielle. Un passage, plus étroit il est vrai, sur le ruisseau des Villards a du être récemment largement agrandi pour éviter l’envahissement de la piste cyclable par les coulées de boue.
7°) Le rétablissement d’un débit normal dans le Saint Pantaléon paraît tout à fait souhaitable afin de permettre la reprise d’une vie aquatique normale dans la partie inférieure du lit. La même mesure avait été annoncée pour le ruisseau des Villards l’année passée et il ne semble pas à ce jour que cette mesure ait été mise en œuvre.
En conclusion l’association « Vivre en Tarentaise » espère :
que ses diverses remarques pourront être prise en compte
qu’une programmation rapide et détaillée des mesures envisagées à l’échelle du versant  sera  établie.
que le milieu associatif (dont VeT bien sûr) sera consulté et informé au fur et à mesure de la  définition des projets de stabilisation ou de captage.
Au nom de l’association : le président Alain Machet

Délestage de Bourg Saint Maurice.
Extraits de notre déposition lors de l’enquête publique. (Texte complet sur notre site internet…)
Déposition de l’association Vivre en Tarentaise.                     
Le délestage a pour but de supprimer les bouchons, d’améliorer la fluidité du trafic local et de transit, d’aboutir à un progrès de la qualité de vie des habitants, par une baisse des nuisances, de sécuriser et de faciliter les déplacements des habitants, de participer au développent local, d’améliorer le paysage des communes, en soignant l’aspect des espaces de loisir et de sports de long de l’Isère.
Le délestage sera-t-il durable ?
L’urbanisation touristique intense des vingt dernières années s’est accompagnée d’un flux et d’un reflux d’automobiles chaque week-end. Jusqu’à présent, la plupart des responsables communaux se sont refusés à envisager la fin de la croissance touristique. Les directeurs de station et les tours opérateurs, rechignent à étaler les départs et arrivées en station. Le dimanche le trafic est inférieur de 10% à ce qu’il est en semaine, alors que le samedi il dépasse de 30% cette valeur. Depuis longtemps déjà, la Tarentaise s’évertue à élargir ses routes dans l’espoir de voir disparaître les bouchons saisonniers. Beaucoup d’argent a été dépensé dans ce but. Il le fallait sans doute, mais à chaque projet le caractère de la vallée se dégrade : voir la déviation de Centron. La commune de Montvalezan envisage de construire encore 4000 lits alors  que 3000lits sont en cours de réalisation aux Arcs et que par ailleurs, ce site dispose toujours d’un portefeuille de quelques milliers de lits. Sainte Foy souhaite  poursuivre sa croissance….Vallandry, Peisey, les Coches, Montchavin vont tenter de suivre le même chemin.
Il y a un bouchon à travers Bourg et Séez du fait des différents carrefours, et de la circulation locale, etc.. Mais, il arrive souvent que ce bouchon s’étende continûment d’Albertville à Seez. Les travaux en cours à Centron n’y changeront sans doute pas grand-chose car la voie Moûtiers-Albertville est désormais saturée.
Il paraît donc souhaitable que nos élus, et nos responsables administratifs, fassent preuve de raison et abandonnent toute velléité d’agrandissement  pendant qu’il en est encore temps. Il semble indispensable également de repenser courageusement l’acheminement des touristes en Tarentaise : étalement des séjours, transports en bus vers les grandes villes. N’est-il pas encore possible de doubler la voie ferrée au moins sur certains tronçons ? La Tarentaise ne sera-t-elle pas la première victime de l’effet de serre ? La gestion commune par commune de l’espace Tarentaise n’est-elle pas dépassée ? La course à la station la « plus grosse »n’est-elle pas suicidaire pour l’ensemble de la vallée. Faut-il « consommer »tous ses « droits à construire », sous prétexte que le concurrent en a fait autant ? Les projections de circulation sur la RN 90 pour 2030 devraient inquiéter nos gestionnaires et les conduire à repenser leurs projets de développement. Ces quelques remarques préalables  seront sans doute considérées comme hors sujet par rapport au projet envisagé. Mais, elles s’imposent à l’évidence à tout lecteur attentif des 200 pages du document évoqué plus haut.
Différents points du projet  ne peuvent pas être acceptés en l’état :
La population de la Régence se voit imposer un bouleversement de son environnement paysager et sonore.
Le secteur du pont des Raves est affublé d’un rond-point monstrueux qui aura pour conséquence de faire fuir cyclistes, piétons et pêcheurs.
Le bassin de compensation perdra tout intérêt pour les mêmes personnes.
Le long de l’Isère, la collecte par des fossés enherbés et déversant régulièrement dans le cours d’eau ne nous paraît pas acceptable par le milieu aquatique.
D’autre part, les différents tableaux relatifs à l’évolution de la circulation laissent penser que l’amélioration au centre ville, ne sera que relative. Le bouchon en aval de Bourg n’ayant que peu de chance de se résorber, il se prolongera probablement sur le futur délestage, entraînant un retour des véhicules à travers les deux communes « délestées ». Enfin, si amélioration il y a, elle sera de brève durée compte tenu des intentions immobilières des responsables de stations…
Aussi, il nous paraît sage de prendre son temps avant de prendre des décisions dont les conséquences seront irréparables pour notre patrimoine et la qualité de vie locale.

En conclusion :
Le projet proposé ne répond pas clairement aux objectifs fixés en introduction. Il ne supprimera sans doute pas les bouchons. Il rendra probablement plus difficile la circulation locale. La descente sur Moûtiers sera sans doute aussi lente qu’avant. L’amélioration de la qualité de vie des habitants du centre ville ne sera sans doute pas effective, si l’on poursuit les programmes immobiliers envisagés. La qualité des paysages aura évidemment été dégradée comme le patrimoine agricole. On ne peut pas dire non plus que les espaces de sports et de loisirs auront été améliorés. Il nous paraît donc important de reprendre ce projet en y consacrant si nécessaire plus de temps et éventuellement plus de moyens. Vivre en Tarentaise regrette de faire ces remarques à ce stade, mais seul un dossier complet examiné à tête reposée permet d’apprécier un programme aussi complexe.

Suite : la commission d’enquête a émis un avis favorable concernant l’aspect environnemental du projet !!!.. Elle a rendu aussi un avis favorable sur l’aspect technique du tracé, mais en l’assortissant de recommandations sur l’aspect patrimonial des bâtiments anciens qui risquent d’être détruits. Elle a remarqué que l’itinéraire par le Verney a été éliminé pour des raisons qui sont ne sont pas évidentes. Enfin elle a donné un avis négatif pour la modification du PLU de BSM.
A l’automne, on a appris que le projet de mise en bouteille de l’eau de Bonneval avançait, ainsi que l’idée d’un centre de « remise en forme » du côté d’Hauteville.
Cela nous a conduit a écrire de nouveau au Préfet de Savoie.
Monsieur le Préfet,
Nous avons pris connaissance des rapports rédigés par la commission d’enquête relative au projet de délestage de Bourg Saint Maurice.
Nous ne comprenons pas qu’un avis favorable ait pu être émis au sujet de l’aspect environnemental du dossier. Lorsqu’une route à forte circulation longe une rivière ou un plan d’eau, il paraît évident que le caractère du site est atteint et que les risques de pollution du milieu aquatique sont multiples. Nous constatons que les trois commissaires sont réservés sur le choix de l’itinéraire retenu. Ils relèvent que de nombreuses personnes contestent sa pertinence. Un avis favorable a malgré tout été émis, mais assorti de recommandations…..
Enfin, un avis défavorable a été rendu concernant la modification du PLU de Bourg Saint Maurice. Par ailleurs, la presse vient de révéler que différents partenaires envisagent de réaliser une usine de mise en bouteilles d’eau minérale et un centre de remise en forme en aval de Bourg Saint-Maurice. Un transport par le rail est évoqué. Mais, il est permis de penser que ces aménagements risquent d’avoir un impact important sur la circulation routière au niveau du pont des Raves. Il n’est pas impossible que des voies nouvelles soient envisagées dans ce secteur.
Aussi, nous nous permettons de suggérer un report de décision concernant l’ensemble du dossier. Ce délai permettrait de réexaminer d’une part l’opportunité du projet et d’autre part les différentes variantes. La commission a relevé l’opposition assez vive qui s’est manifestée à l’encontre du dossier proposé. Nous proposons qu’une rencontre soit organisée entre les responsables du projet, les administrations concernées et les associations qui se sont exprimées.
En espérant que notre souhait pourra être pris en compte, nous vous adressons, Monsieur le Préfet nos salutations les plus respectueuses. Au nom de l’association, le président Alain Machet.

Consultation sur le projet de route de secours entre les Arcs et Vallandry. le 20 avril 2004.
L’association Vivre en Tarentaise s’étonne qu’une deuxième consultation soit organisée sur ce dossier alors que les résultats de la première enquête ont été très clairs. Une très large majorité de la population souhaite que l’on déneige la route des Espagnols en cas de coupure de l’une des routes d’accès aux Arcs ou à Vallandry. L’hostilité  à un tracé traversant Vallandry  est très vive et semble bien sûr tout à fait justifiée. Cette liaison serait contraire à la loi montagne et aux engagements pris lors de la création du site touristique des Michailles. Elle nuirait à la qualité de vie de la station qui perdrait là un de ses atouts.
Cette voie aurait pour but de permettre l’acheminement des touristes en cas de rupture des routes d’accès. Elle accélèrerait l’intervention des pompiers en cas de sinistre. Enfin elle rendrait possible la mise en place de navettes entre les deux stations.
Ces arguments sont-ils incontournables ?
Toutes les coupures qui ont eu lieu par le passé sur les deux routes d’accès ont résulté des débordements des torrents de la Ravoire et du Borbollion. Ces deux torrents ont fait l’objet de gros travaux de captage et de stabilisation. Il faut donc  souhaiter que les traitements apportés  soient efficaces, même si en montagne on ne peut écarter l’éventualité d’un événement exceptionnel. Les débordements redoutés résultent justement en grande partie de l’imperméabilisation des terrains en altitude : routes parkings, toitures…On se propose  de réaliser une nouvelle voie de 2200m et de 6m de large pour remédier aux conséquences de cette imperméabilisation….Cela peut sembler quelque peu paradoxal.
Le site touristique de Peisey Vallandry comporte  près de 10 000 lits qui justifient  la création d’une poste de secours et d’intervention rapide. On peut noter que de nombreux hameaux touristiques sont dans la même situation : les Coches, Montchavin, Longefoy…
La mise en place de navettes changerait  complètement la nature du projet proposé. Il s’agirait là à l’évidence d’encourager au remplissage du Vanoise-Express dont la rentabilité paraît douteuse. L’argent public doit-il venir au secours d’une telle opération ?

Le projet proposé présente de nombreux inconvénients :
Il maintient la circulation en hiver à travers la station de Vallandry en ignorant superbement les résultats de la première consultation.
Il emprunte un chemin piétonnier circulant dans un milieu naturel très apprécié des touristes et emprunté par de nombreux professionnels de la raquette. Ce chemin sera transformé en route bitumée de 6m de large et dénaturera complètement le site. Il ne faut pas oublier que 50% des personnes qui séjournent chez nous l’hiver ne font pas de ski ! Où iront-ils à l’avenir se promener ? Cette population représente aussi un « marché » qui risque de s’éloigner de Vallandry.
On peut craindre que, malgré tous les avertissements adressés par quelques grands élus ou par les administrations, la tentation soit très forte de créer une nouvelle zone urbanisée en bordure de la voie  nouvelle ainsi créée. Le document, adressé par la DDE aux mairies, à propos des dépassements du schéma de cohérence de la Tarentaise, devrait faire réfléchir nos responsables.
La création d’un nouveau ruban imperméable qui aggravera inévitablement les phénomènes de ruissellement et les risques de crues torrentielles. Faut-il rappeler que les travaux de stabilisation et de captage des torrents du Saint Pantaléon, des Villards, et de Preissaz attendent toujours un financement très hypothétique alors que l’on envisage par ailleurs de provoquer une dégradation de la situation.
On ne peut qu’être très sceptique quant à la pérennité  de la réglementation de la circulation entre les deux stations. Compte tenu des problèmes routiers rencontrés autour de Bourg Saint-Maurice, la tentation d’acheminer les touristes par Landry et Vallandry jusqu’aux Arcs sera très forte….Le site de Vallandry aura alors dilapidé tous ses atouts.
Une question mérite à notre avis d’être posée : et si l’effet de serre et les modifications climatiques  se chargeaient d’ici dix ans de déneiger la route des Espagnols ?

Pourquoi la solution retenue très largement par les personnes qui se sont exprimées l’été dernier est-elle écartée ?
On avance qu’il faudrait près de trois jours pour déneiger la route des Espagnols : une journée pour amener la fraise sur place, et deux jours pour effectuer le déneigement par une seule extrémité. Cet inconvénient pourrait être levé très rapidement en achetant deux fraises à neige qui seraient stockées aux extrémités de la route. L’achat de ces deux engins serait incomparablement moins cher que les 2.4 millions d’euros que l’on s’apprête à investir pour dégrader l’environnement du versant. En travaillant ensemble les deux engins pourraient ouvrir la route en une journée. Dans cette hypothèse  il ne resterait qu’à réaliser quelques passerelles ou bien quelques dizaines de mètres de tunnels pour permettre aux skieurs de rallier le centre de Vallandry. Une coupure éventuelle du front de neige aurait alors des conséquences relativement limitées.

En conclusion, l’association Vivre en Tarentaise souhaite que l’on retienne définitivement le déneigement de la route des Espagnols comme solution de secours en cas de coupure de la route des Arcs ou de celle de Peisey. Elle propose que le budget prévu pour ce projet (2.4M€) soit consacré à l’achat de deux fraises à neige, à la réalisation de quelques passerelles, à la stabilisation des torrents en aval des stations.

Présence d’un panneau publicitaire illégal avenue de la gare à Landry.
Monsieur le Maire, Mesdames et Messieurs les conseillers municipaux,
Nous avons l’honneur de vous informer de la présence de plusieurs panneaux publicitaires illégaux avenue de la gare à Landry.
Ces dispositifs, d’une surface individuelle de 9m², implantés sur notre commune d’une population de l’ordre de 600 habitants, sont contraires à la loi 79-1150 du 29 décembre 1979 relative à la publicité, et au décret du Conseil d’Etat n° 80-923 du 21 novembre 1980. Nous vous prions de trouver ci-joint une copie du décret évoqué plus haut. La  citoyenneté impose évidemment le respect de ce texte.
Au-delà du caractère illégal de ces panneaux, nous espérons que vous voudrez bien convenir qu’il n’est pas souhaitable de laisser dégrader notre cadre de vie par la mise en place de telles surfaces publicitaires. Il est possible d’imaginer que cet exemple isolé pour le moment fasse tâche d’huile et transforme complètement l’aspect de l’avenue de la gare pour vanter les mérites de diverses lessives ou couches-culotte….
Aussi, nous espérons que, conscients des responsabilités qui sont les vôtres dans le domaine du respect de la loi, vous voudrez bien faire déposer ce panneau dans les meilleurs délais.
En espérant pouvoir compter sur votre compréhension, nous vous prions ce croire, Monsieur le Maire, Mesdames et Messieurs les conseillers municipaux, à l’assurance de nos sentiments les meilleurs.
Ce panneau a été déposé peu après cette lettre.

Une utilisation contestable des mâchefers de l’usine de Valezan sur la commune de Macôt. ( le 7 mars 2004)
Vivre en Tarentaise a été sollicitée par différentes personnes, demeurant à Macôt, surprises  de la nature des matériaux employés pour recouvrir les chemins privés desservant des prés et des vergers.
Un examen rapide des produits utilisés a conduit les responsables de l’association à penser qu’il s’agissait de mâchefers provenant de l’usine d’incinération toute proche. Plusieurs contacts téléphoniques avec les responsables de l’usine ont révélé que la commune de Macôt avait passé une convention avec l’exploitant de l’usine. Madame le Sous-Préfet d’Albertville et Monsieur le Maire de Macôt ont alors été informés.
La réponse de ce dernier, confirme les  inquiétudes de l’association et semble  montrer une certaine méconnaissance des conditions d’utilisation des mâchefers en travaux routiers.
En effet, ces mâchefers ont été utilisés (et ce depuis plusieurs années) sans respecter la circulaire de 1994 qui paraît être le texte de référence en la matière :
*Pas de revêtement pour protéger ces mâchefers d’un lessivage intense par la pluie et les chutes de neige.
*Pas de couche de terre végétale d’épaisseur au moins 50 cm    
*Emploi de mâchefers sur des terrains privés sans l’autorisation des propriétaires.
*Présence de verre broyé et coupant  mêlé aux mâchefers.
*Passage répété des tracteurs qui épandent du fumier et dont les roues se chargent de répartir les mâchefers dans les prés et les vergers de la commune. Les vaches pourront bientôt se blesser au  contact du verre coupant et participer à un processus de bio- accumulation des métaux lourds…
*Présence d’un cours d’eau au voisinage direct d’une zone de dépôt.
Par ailleurs, les responsables de l’usine  affirment avoir rappelé les conditions strictes d’utilisation des résidus d’incinération à l’entreprise ayant effectué les travaux. On peut penser que le coût nul du matériau encourage  une utilisation sans modération ni précautions….
Cette affaire, dont VeT ne souhaite pas exagérer les conséquences, paraît cependant révélatrice de comportements qui ont trop souvent été tolérés par le passé. Après l’affaire de Gilly sur Isère, la population savoyarde, aurait été  en droit d’espérer que l’Etat veille de façon rigoureuse et ferme aux activités des usines d’incinération et à leurs sous-produits. Il faut bien constater qu’il reste beaucoup de travail d’information à faire auprès des élus et des entreprises quant au respect strict des réglementations.
Lors de la dernière séance de la commission départementale, le Président de Vivre en Tarentaise, était intervenu pour souligner l’importance de la création d’un réseau d’animateurs DIB, chargés de former les entreprises à la gestion de leurs déchets et des matériaux à risque. L’affaire évoquée aujourd’hui  montre une fois de plus l’impérieuse nécessité de la mise en place de ce réseau.
Durant les réunions de la CLIS de Valezan, des réponses rassurantes  ont  toujours été fournies par les administrations concernant la gestion des mâchefers. Une carte devait même  être remise pour la prochaine réunion aux membres de la commission. L’association a transmis au Préfet une copie des relevés effectués par ses adhérents à Macôt.

Circulaire DPPR/SEI/BPSIED n° 94-IV-1 du 9 mai 1994 relative à l'élimination des mâchefers d'incinération des résidus urbains
Annexe V : Utilisations admissibles de mâchefers à faible fraction lixiviable en techniques routières et assimilées
Les utilisations possibles en techniques routières de mâchefers à faible fraction lixiviable sont les suivantes :
* structure routière ou de parking (couche de forme, couche de fondation ou couche de base) à l'exception des chaussées réservoirs ou poreuses ;
* remblai compacté d'au plus 3 mètres de hauteur, sans aucun dispositif d'infiltration, et à condition qu'il y ait en surface :
- une structure routière ou de parking ;
- un bâtiment couvert ;
- un recouvrement végétal sur un substrat d'au moins 0,5 mètres ;
La mise en place de ces mâchefers doit être effectuée de façon à limiter les contacts avec les eaux météoriques, superficielles et souterraines. L'utilisation de ces mâchefers doit se faire en dehors des zones inondables et des périmètres de protection rapprochés des captages d'alimentation en eau potable ainsi qu'à une distance minimale de 30 m de tout cours d'eau. Il conviendra de veiller à la mise en oeuvre de tels matériaux à une distance suffisante du niveau des plus hautes eaux connues. Enfin, ils ne doivent pas servir pour le remblaiement de tranchées comportant des canalisations métalliques ou pour la réalisation de systèmes drainants.
Afin d'éviter le dispersement de ces matériaux, on privilégiera leur emploi dans des chantiers importants. La procédure de chantier devra permettre de réduire autant que faire se peut l'exposition prolongée de ces matériaux aux intempéries. La mise en oeuvre devra se faire avec compactage selon les procédures réglementaires ou normalisées et les bonnes pratiques dans ce domaine.

Motos et quads encore !
Mesdames et Messieurs les Maires, nous avons l’honneur d’attirer de nouveau votre attention sur la circulation des engins motorisés en milieu naturel. Comme vous le savez, on observe de plus en plus de motos ou de quads circulant sur les sentiers ou dans les alpages. Des motos trial, dont l’utilisation est réduite aux circuits autorisés à cet effet, se promènent en ville, sur route et bien sûr dans les prés au mépris de la législation en vigueur.
Parallèlement, on assiste à une « explosion » de la vente de quads, dont l’utilisation sur route paraît sans intérêt. On ne doit donc pas s’étonner de constater une prolifération des infractions à la loi 91.2 du 3 janvier 1991 depuis quelques mois.
Il n’y pas que les associations qui s’inquiètent. Beaucoup d’élus s’interrogent sur l’attitude à adopter car cette situation porte atteinte à notre qualité de vie à travers notamment des nuisances sonores intolérables. Les élus sont inquiets aussi, parce que le tourisme d’été régresse et que le maintien de la fréquentation estivale impose que les personnes qui séjournent dans la vallée y trouvent ce qu’ils recherchent : le silence et des paysages au caractère non dégradé par la présence d’engins motorisés.
Quelques vendeurs de motos ou de quads, profitent sans doute de cette situation. Cependant, il
nous paraît malhonnête de vendre massivement des engins dont l’utilisation est limitée à des circuits ouverts à cet effet.. Il en va de même pour l’installation de dispositifs d’échappement non homologués.
En dehors des quelques personnes qui vendent ou louent, il faut bien reconnaître que la population locale est victime du bruit associé à cette pratique illégale et que les touristes ont tendance à déserter notre vallée durant l’été.
Il est peut être temps de prendre des mesures à l’échelle de la vallée pour encadrer ce phénomène, en rassemblant différents partenaires.
Les Maires des communes responsables du respect de la loi sur le territoire qui les concerne.
Les Présidents des structures intercommunales qui ne sont pas forcément compétents légalement, mais qui au moins moralement peuvent influer sur les stratégies à envisager à l’échelle d’un canton.
Les services préfectoraux.
Tous les agents susceptibles de constater les infractions et de verbaliser. Les représentants du monde agricole.
Les associations de protection de la nature. Les structures représentatives des chasseurs et des pêcheurs.



L’association Vivre en Tarentaise propose qu’une action soit entreprise dans plusieurs directions.

1°) Information systématique de la population de la législation en vigueur, par le biais des bulletins municipaux. Réalisation d’une affiche sur ce thème.
2°) Action collective de maîtrise de la circulation sur les pistes d’alpage. Rédaction d’arrêtés municipaux en réservant l’usage aux exploitants agricoles. Pose de barrières et de panneaux d’information.
3°) Action de contrôle et de répression de la part des services compétents. Si tous les personnels concernés sont  absorbés par d’autres tâches, il serait peut être intéressant de recruter un ou plusieurs « garde champêtre » par le biais des structures intercommunales. Ces personnes pourraient intervenir dans d’autres domaines bien sûr, par exemple effectuer des contrôles en matière de tri sélectif des déchets ménagers.
4°) Demander aux loueurs et vendeurs d’engins de bien préciser les conditions d’utilisation.
5°) Si toutes ces propositions étaient mises en œuvre, les associations pourraient peut être tolérer l’ouverture de quelques terrains destinés à la pratique motorisée. Par exemple sur les domaines skiables dont l’intérêt paysager est malheureusement souvent limité. Cela s’est fait pour les moto- neige, alors pourquoi pas pour d’autres engins ? Une condition impérative serait que les engins soient dotés de silencieux performants.

L’association Vivre en Tarentaise n’a pas la prétention d’avoir fait le tour de la question, mais elle espère que ce sujet sera abordé rapidement au sein des conseils municipaux ou des cantons. Nous savons que certains élus sont ouverts à cette idée. En espérant que nos propositions pourront être prise sen compte, et en restant à votre disposition, nous vous adressons, Mesdames et Messieurs les Maires, nos sincères salutations.


Samedi 22 janvier à Gap aura lieu, organisée par les grandes associations nationales, à l'occasion de la "Croisière Blanche", une manifestation contre les loisirs motorisés en milieu naturel.
Il est possible qu'un transport groupé soit organisé. Nous contacter d'ici là pour confirmation et détails d'organisation.

Station de ski de Sainte-Foy.   La position de Vivre en Tarentaise
Extraits de notre déposition. Voir notre site internet pour la version complète.
L’association Vivre en Tarentaise a pris connaissance du dossier UTN qui sera examiné par la commission spécialisée en décembre 2004. Ce document est avancé pour permettre une nouvelle étape du développement de la station : construction de nouveaux lits pour une surface de 40 000m², mise en place d’une nouvelle remontée, réalisation de deux nouvelles pistes en site vierge.

Il s’agit, selon les promoteurs de l’opération, de profiter de l’embellie du marché de l’immobilier pour construire et vendre entre 3000 et 5000 lits autour du hameau de Bonconseil. Les remontées existantes seraient en voie de saturation et pour anticiper cette situation, il conviendrait d’ouvrir un nouvel espace aux skieurs. Le remplacement des appareils en place par des modèles plus performants apparaîtrait insuffisant à moyen terme.

Si l’on examine les chiffres proposés dans le « projet communal » on peut avoir l’impression que les aménageurs s’apprêtent à faire un pari très risqué aux dépens bien sûr du milieu naturel et du patrimoine tarin. En effet, la station de Sainte Foy connaît des difficultés évidentes :
En dix ans, seuls 1200 lits ont été construits. Le circuit de commercialisation est court, mais échappe en grande partie à la centrale de réservation communale (qui ne gère que 30% des locations). Le taux de remplissage est faible en hiver, très faible en été.
La régie communale des remontées mécaniques est en déficit chronique (p68). La vente des forfaits rapporte 681 616€ alors que le déficit s’élève à 391 584€. C’est la commune, donc le contribuable qui comble ce trou tous les ans.
Le nombre d’emplois sur la commune est passé de 150 en 1990 à 173 en 1999. Soit un gain de 23 personnes. En réalité  la station emploierait 30 personnes à la régie et 20 dans le commerce. Ces chiffres, rapportés au déficit comblé chaque année par le contribuable,  nous laissent assez perplexes.
On constate que l’approvisionnement en eau de la station pose et posera de gros problèmes. De gros travaux seront nécessaires dans ce domaine (canalisations et stations de pompage) pour un montant de l’ordre de 600 000€. La production de neige de culture nécessitera le captage de deux sources (Fenil et St Guérin) et la construction d’une retenue colinéaire de 10 000 à 15 000m3.
Sainte Foy ne dispose  pas encore de station d’épuration des eaux usées, même si un projet est en cours d’élaboration. Un investissement de 3,5M€ est nécessaire. Il serait subventionné à 50%. Le reste serait pris en charge à raison de 80% par Sainte Foy compte tenu de la participation de Villaroger à ce projet.

Le milieu concerné par les aménagements envisagés est un vaste secteur où la forêt est clairsemée, où les chalets témoignent d’une vie passée, où l’on s’émerveille à suivre les traces d’animaux.. Beaucoup de poésie, de jeux de lumière à travers les mélèzes, une multitude d’images qui changent au fur et à mesure des déplacements.
Cette zone abrite des tétras lyre et des lagopèdes. On trouve dans le dossier toutes les cartes de présence et de déplacement de ces volatiles. On connaît bien l’impact très négatif du ski hors piste sur la survie du petit tétras. Il est clair que les aménagements projetés vont encourager un peu plus la pratique d’itinéraires sous l’arête de la Marquise et à destination du vallon de Mercuel.
La réalisation des pistes rouge et bleu de camp Filluel va entraîner des terrassements visibles depuis Bourg Saint Maurice : une nouvelle atteinte aux paysages de la vallée.

Le jeune agriculteur qui pâture dans le secteur à urbaniser devra t-il cesser son exploitation ? L’arrêt de cette activité traditionnelle ne sera-t-elle pas une grosse perte pour l’image de la station ?

L’examen de ce dossier doit enfin être resitué dans le contexte de la Tarentaise et du marché de l’or blanc.
On se rappelle le fameux schéma de cohérence rédigé dans les années 1990, indicatif, non contraignant et déjà largement dépassé. Nous soulignerons bien sûr encore les problèmes routiers dans la vallée. Le document présent dans toutes les mairies à ce sujet est édifiant. Les travaux en cours de réalisation amélioreront la sécurité des automobilistes, mais les embouteillages demeureront…Il y a bien entendu des programmes immobiliers en cours de réalisation aux Arcs et à la Rosière et ce pour près d’une dizaine  milliers de lits. Le relevé de conclusion cité plus haut rappelait le caractère tendu du marché du ski, nous ajouterons à cela l’incertitude climatique qui devrait encourager les pouvoirs publics à la plus grande prudence avant d’autoriser de nouvelles croissances dans ce secteur fragile.

En conclusion, l’association Vivre en Tarentaise considère que le pari envisagé est très risqué du point de vue financier et environnemental. La protection du Tétras Lyre demandera beaucoup de moyens et d’énergie. Quant aux paysages concernés, il faudra aller chercher les images et les émotions ailleurs !
Vivre en Tarentaise estime que les efforts doivent porter en priorité sur la réalisation d’une station d’épuration des eaux usées et le cas échéant sur la modernisation des remontées mécaniques. (S’il est démontré  que la saturation des télésièges soit effective et supérieure à quelques jours dans l'année…)

Dans l’hypothèse où les pouvoirs publics accorderaient tout ou partie du programme demandé, il serait indispensable au titre des mesures compensatoires, d’envisager un mode de protection définitif et efficace du vallon du Clou, dont la valeur paysagère contribue à la fréquentation touristique de toute la vallée.
Cette mesure aurait le gros avantage,  d’écarter en cas d’échec financier du projet exposé, une éventuelle fuite en avant. En excluant la construction de remontées mécaniques, mais en maintenant la chasse et les activités agricoles, elle confirmerait l’orientation « nature et patrimoine  » de la commune.
En effet, si les difficultés financières persistent, on ne peut exclure le rachat de la Régie communale de gestion des remontées mécaniques, par une grosse société qui exigerait en contrepartie une nouvelle extension en site vierge !

Sans nous faire trop d’illusions, nous conseillerons de conforter l’image « station nature » par la réalisation d’itinéraires praticables à pied, en raquette ou en ski de fond et axés sur la découverte des paysages merveilleux de Sainte Foy. La restauration du patrimoine bâti dont la valeur architecturale est évidente, devrait séduire ce public particulier rassemblé pour le moment à Bonconseil. On devine les qualificatifs désagréables des responsables du projet à ce sujet. Mais l’originalité de la station n’est-elle pas à creuser dans cette direction là  justement ! La région Rhône Alpes ou l’Etat pourraient utilement soutenir une telle démarche qui aurait le mérite de préparer l’avenir.