Rapport d'activités 2004

Le mot du Président.
Chers amis vous trouverez plus loin les principaux textes rédigés par votre association en 2004. Nous remercions tous les adhérents qui ont assez massivement renouvelé leur cotisation pour cette année.
Comme les années précédentes, VeT s’est beaucoup dépensée pour tenter d’infléchir différents projets d’aménagement : déviation de Bourg, Liaison Les Arcs-Vallandry, piste d’alpage en direction des Cinq Lacs, chenal de crue de Gondon à Bourg Saint-Maurice, gestion des déchets….
VeT passe beaucoup de temps en réunions diverses. Le tableau ci-dessous rassemble en principe la totalité des structures dans lesquelles nous sommes représentés. Les commissions déchets correspondent sûrement à la moitié des rencontres.
Le bilan de toutes ces réunion est bien mitigé….Mais parfois nous pouvons en profiter pour poser une question restée sans réponse, ou bien encore recueillir des informations, ou nouer des contacts..
Quelques grosses inquiétudes. La déviation de Bourg longera l’Isère et le bassin de compensation sur plusieurs kilomètres sans que cela pose de problèmes environnementaux d’après la commission d’enquête…
Des milliers de lits en construction à la Rosière, aux Arcs, à Sainte-Foy. L’effet de serre, les bouchons, le manque d’eau, le prix du pétrole…..pas de problème !
Une demande d’extension du domaine skiable de Sainte Foy du côté de l’arête de la Marquise. Un nouveau télésiège et quelques milliers de lits supplémentaires.
Un projet de modification du statut des parcs nationaux, avec à la clef un renforcement du pouvoir des élus locaux….
Un plan départemental de gestion des déchets bien trop modeste dans le domaine du tri sélectif. Des élus souvent trop frileux dans la collecte des fermentescibles et du compostage individuel.
Une flambée de vente de quads. Un développement de la pratique de loisirs motorisés sur sentiers.

Quelques lueurs :
Le développement de l’association des croqueurs de pomme Savoie-Tarentaise avec le soutien de VeT.
Une gestion plus rigoureuse des mâchefers de l’usine d’incinération de Valezan.
La création d’une CLIC concernant l’usine de Pomblière (Chlore et sodium).
La prise en compte par le Préfet de Savoie des remarques des associations concernant le chenal de crue de Gondon à BSM.
Une meilleure gestion du site des Cinq Lacs est en vue.
Quelques expériences timides mais intéressantes dans le domaine agricole. (Voir IMALP)
La baisse des quantités d’ordures brutes collectées en Savoie, mais également en Tarentaise grâce au tri sélectif.. Il reste à démultiplier ce début d’amélioration par un effort de rigueur en matière de tri bien sûr. N’oublions pas d’apposer l’étiquette stop-pub sur notre boîte à lettre. Abandonnons les sacs de caisse des commerçants pour utiliser de gros cabas réutilisables, compostons nos déchets fermentescibles, apportons en déchetterie nos produits toxiques.
Il semble que l’on se dirige vers une interdiction des sacs plastique en Savoie, mais la décision reste à confirmer…
Il semble aussi que l’on se dirige vers une collecte des fermentescibles produits par les grosses collectivités : cantines des établissements scolaires, grosses sociétés, restaurateurs, hypermarchés. Cela démarrerait dans le bassin albertvillois pour s’étendre ensuite à la Moyenne Tarentaise.
Bonne lecture !


Eclairage des montagnes
Depuis l'invention de la fée électricité on s'était réjoui de l'éclairage des rues, permettant aux honnêtes citoyens de circuler sans crainte des loups et des brigands cachés dans l'obscurité. Les boutiquiers ont vite compris l'intérêt d'éclairer leurs échoppes afin d'attirer l'attention du chaland même en dehors des heures d'ouverture.
Le temps a passé, les boulevards sont devenus des rocades (pas tous), les boutiques sont devenues des hypermarchés et on a continué à les éclairer, de plus en plus. Les habitants des villes ont fini par oublier la lumière des étoiles, d'ailleurs même le jour ils ne regardent pas tellement le ciel. La nuit, les villes se voient de loin, signalées par un immense halo lumineux.
Et à la montagne?.. on voyait les lumières de villages ponctuant les versants, mais toujours la lune, les étoiles (enfin quand il fait beau ) et même la voie lactée; vous l'aviez sans doute remarqué il y a beaucoup plus d'étoiles à la montagne car l'air est moins épais et plus pur qu'en plaine.
Avec la construction des grandes stations de ski, les barres d'immeubles éclairées ressemblent de moins en moins à des villages, de plus en plus à des villes.

Puis, comme décidément la nuit fait trop peur, est venue la mode d'éclairer tout ce qui peut l'être: chapelles, rochers...et depuis quelques années, près des stations de ski, des pans entiers de montagne. Où s'arrêtera-t-on?
Quelqu'un s'est-il seulement posé la question de l'impact de cet éclairage sur la faune? Les quelques animaux qui profitaient encore des nuits laissées vacantes par la fermeture des pistes se voient placés sous les projecteurs à la merci des prédateurs pour ceux qui bougent, forcés à l'insomnie pour ceux qui auraient voulu dormir.
Et surtout quel exemple donné aux populations : les appels des scientifiques qui essayent de nous alerter sur l'augmentation de l'effet de serre, sur les dérèglements climatiques qui en découlent, sur l'urgence à maîtriser la consommation d'énergie, sont noyés par les discours sur la nécessité de la Croissance. Chacun doit faire toujours plus grand, plus spectaculaire que son voisin sous la peine terrifiante de perdre des parts de marché: tu éclaires une piste de ski ? j'en éclaire dix! Tu éclaires un rocher? j'éclaire toute la montagne !
Chaque année EDF bat un nouveau record de production: on s'en fiche, on construira de nouvelles centrales nucléaires.
Essayez après çà de promouvoir les lampes à basse consommation, d'apprendre aux enfants à éteindre les lumières. Il y a certainement des gaspillages d'énergie plus importants quoique moins spectaculaires, mais le côté ostentatoire (ostensible ? ) de l'éclairage des montagnes doit nous alerter.
Vivre en Tarentaise appelle les élus et les pouvoirs publics à décourager ce gaspillage éhonté, par exemple en exigeant des études d'impact, des permis de construire (Qu'ils pourront refuser).

A quand des stations de ski "éco-responsables", utilisant des énergies renouvelables, modulant les éclairages indispensables au cours de la nuit,  et laissant aux vacanciers la possibilité de voir la voie lactée dans le ciel d'hiver?

A propos des déchets.
La Pub dans les boîtes à lettres….
Savez vous que cette  masse de papier représente environ 40Kg par boîte à lettre et par an ?
C’est bien sûr le citoyen de base qui paie l’édition, la distribution et le traitement de ce « courrier » souvent non souhaité…
Le traitement des déchets pose de gros problèmes d’environnement.
L’enfouissement nécessite de sacrifier  certains de nos paysages et d’hypothéquer la qualité de nos ressources en eau. (Pollution des sources ou nappes phréatiques)
L’incinération produit des fumées dont la toxicité est difficile à évaluer et à maîtriser. En outre ce procédé conduit à la formation de mâchefers contenant des métaux lourds dangereux pour notre santé. Les résidus de filtration sont hautement toxiques et doivent être enfouis dans des sites « adaptés », à perpétuité…
Chaque citoyen doit donc tout mettre en œuvre pour réduire la quantité de déchets qu’il « produit ».
Un geste simple consiste à apposer une étiquette autocollante sur sa boite à lettres pour refuser la publicité non adressée. La vignette est fournie par le ministère de l’environnement à toutes les communes qui en font la demande.

Attention ! DTQD : Déchets toxiques en quantités dispersées
DMS : Déchets ménagers spéciaux
Il s’agit d’objets, de matières ou de matériaux qu’il ne faut ni mettre à la poubelle, ni jeter à l’égout.

Les piles. Toutes les piles contribuent à la présence de métaux lourds dans les décharges, dans les ordures ménagères, dans les nappes phréatiques. On retrouve évidemment ces métaux dans les résidus d’incinération : mâchefers et REFIOM (résidus de filtration).
De quels métaux s’agit il ? Mercure, argent, cadmium, plomb, zinc…..Présents dans l’eau ou dans nos aliments ils peuvent nuire de façon très grave aux organismes vivants.
Les piles, les batteries, les accumulateurs, les piles rechargeables, ne devraient pas atterrir dans les poubelles ! Pourtant il suffit d’examiner les mâchefers de l’usine de Valezan pour vérifier que nous avons beaucoup de progrès à faire… Pensons aussi à tous les objets détériorés qui contiennent des piles ou des accumulateurs : montres, réveils, calculatrices, téléphones portables, appareils photos, lampes torches, baladeurs…..
Ayons le bon réflexe !
Les tubes fluorescents (« Néons » ) et les lampes à basse consommation.
Ces dispositifs permettent de grosses économies d’énergie électrique. Le développement de leur usage est donc souhaitable, d’autant plus que leur durée de vie est bien supérieure à celle des lampes à filament (8 fois plus !). Mais ils contiennent de la vapeur de mercure. Donc en fin de vie, il faut impérativement les porter en déchetterie pour permettre la récupération de cet élément très dangereux pour notre santé.

Les solvants ou détachants (acétone, trichlore, white spirit, benzène….)
Les décapants (ammoniac, acides….)
Les huiles de vidange, les huiles de friture
Les pots et restes de peinture, de lazure, de solvants souillés,…

Tous ces liquides ne doivent jamais être mis à l’égout ou déversés dans la nature.
Ils sont très difficiles à dégrader dans les stations d’épuration.
Ils polluent donc les cours d’eau ou les nappes phréatiques et rejoignent alors la chaîne alimentaire.

Les « produits de jardinage » sont à utiliser avec parcimonie.
Pratiquez le jardinage « bio » ! Renseignez vous sur les techniques propres ! Lisez les revues spécialisées…
Savez vous que les jardins amateurs sont souvent bien plus pollués que les terrains supportant des cultures intensives ! N’utilisez pas de désherbants, de pesticides, de fongicides ou alors en dernier recours !
Et surtout : Lisez les notices, et respectez les doses !
Tous les restes de produits doivent être portés en déchetterie !

Sacs de caisse :
Association Vivre en Tarentaise à Monsieur le Directeur du Magasin SUPER U, etc…
Monsieur le Directeur,     Vous savez combien le traitement des ordures ménagères devient une préoccupation pour notre société. Aucune solution à l'aval n'est réellement satisfaisante et vous ne seriez sans doute pas le dernier à vous inquiéter de la construction d'un incinérateur ou d'un centre d'enfouissement près de votre magasin ou de votre résidence. Tous les responsables s'accordent désormais pour convenir que la réduction des déchets à la source doit être la piste à privilégier et chacun doit y prendre sa part.
Certains de vos concurrents, mais aussi des magasins à la même enseigne que la votre, ont déjà pris l'initiative de ne plus donner de sacs plastiques jetables en caisse et de proposer à leur clientèle des sacs réutilisables payants ou consignés. Cette pratique est courante dans de nombreux pays européens et serait très facilement acceptée par la nombreuse clientèle étrangère qui fréquente votre établissement.
Nous espérons que, autant par conviction personnelle que pour l'image de votre commerce, vous n'attendrez pas que cette disposition soit imposée par la loi pour la mettre en œuvre.
D'autres dispositions pas forcément coûteuses pourraient également être étudiées pour favoriser des produits ou des modes de vente peu générateurs de déchets ou économes en transport (produits locaux). Nous n'avons pas la prétention de vous apprendre à orienter les choix des clients par une disposition judicieuse des différents types de produits dans les rayons, mais nous sommes prêts à en discuter avec vous si votre degré de liberté par rapport à votre enseigne vous le permet.
Espérant que ces idées finiront par faire leur chemin, nous vous prions d'agréer, Monsieur le Directeur, l'expression de nos meilleurs sentiments. Le président AM

IMALP.
Groupe de réflexion pour une agriculture durable dans les cantons de Moutiers et Bozel.
Cette structure existe depuis plusieurs années et travaille dans un cadre européen. Des sites ont été retenus en Italie, en Suisse et en Autriche. Des échanges ont déjà eu lieu entre les différentes régions retenues.
Il est intéressant de constater que l’on retrouve les mêmes problèmes dans les différents pays alpins : entretien de l’espace, diversification des productions, communication entre le monde agricole et le reste de la société.
A l’heure actuelle différentes actions concrètes sont engagées.
En ce qui concerne la promotion du métier d’éleveur en Tarentaise et la communication, un film est en cours de réalisation pour pouvoir présenter la réalité de l’agriculture dans la vallée à différents publics. Une plaquette à destination des élus sera réalisée. Ce document présentera  la réalité du métier d’agriculteur en Tarentaise, mais aussi les attentes du monde agricole.
Un rallye culturel et touristique en moyenne Tarentaise sur le thème du métier d’éleveur en moyenne Tarentaise.
Contrats de service agriculteurs-collectivités. Il s’agit de permettre à différents exploitants de compléter leurs revenus en proposant leurs « services » aux communes ; déneigement, entretien de l’espace…Dix contrats sur la CCVA et deux sur St-Martin de Belleville ont été signés pour le moment.
Un projet de ferme  environnementale est à l’étude en partenariat avec le PNV et le Conservatoire des Espaces Naturels.
La mise en place d’un cercle d’échange et d’entraide entre agriculteurs est lancé. Une personne devrait travailler à temps partiel pour animer et organiser cette structure nouvelle.
Diversification. Cela dépend des motivations des différents exploitants volontaires : goûters à la ferme, charcuterie, poulets, lapins, visites d’enfants accompagnés sur l’exploitation, prestations de service pour d’autres exploitants.
Rien de révolutionnaire donc, mais toute une série d’actions concrètes intéressantes qui peuvent contribuer à maintenir une agriculture active et variée dans notre vallée. A suivre…


Projet de remontée mécanique Celliers Valmorel.                        
A Machet (VET)et A Fourmaintraux(CAF) à Monsieur C Michel Maire de La Léchère. Le 14.12.2003.
Monsieur le Maire,     Nous avons rencontré Monsieur Paul Guillard, Maire de Cellier, il y a quelques jours. Il nous a exposé un projet de désenclavement de son village par réalisation d’un télésiège entre Celliers et les pistes de Valmorel. Cette réalisation s’accompagnerait d’une rénovation du bâti existant, voire de la construction de nouveau bâtiments pour aboutir à « 200 lits touristiques ».
Nous lui avons fait part de notre compréhension vis-à-vis de son souci de maintenir un minimum de vie dans sa commune. Nous avons rappelé que la présence des randonneurs sur le site est très importante et qu’elle mériterait d’être mieux exploitée : création de  gîtes pouvant accueillir des petits groupes pour de courts séjours. Nous avons aussi clairement exposé notre désir d’obtenir l’assurance que le massif de la Lauzière demeure vierge de remontées mécaniques. L’idée d’une mise en réserve volontaire du massif (ou du moins de  la partie relevant de Cellier) a été avancée.
Depuis cette entrevue informelle, nous avons approfondi notre réflexion et pris contact avec les responsables d’associations à l’assise nationale. Vous ne serez pas surpris d’apprendre que beaucoup de personnes se montrent sceptiques quant au motif avancé du désenclavement pour justifier la construction d’une remontée mécanique. Cette liaison ne sera-t-elle que le premier maillon d’un équipement plus vaste ? N’entraînera t-elle pas une urbanisation beaucoup plus importante que celle annoncée ? Comment en effet financer l’entretien d’une remontée mécanique vouée à ne transporter que quelques dizaines de personnes  par jour?
Par ailleurs, nous nous sommes penchés sur les statuts d’une réserve naturelle volontaire. Force est de constater qu’il en existe de nombreuses sur le territoire national. La procédure de mise en œuvre est assez simple. Mais il faut remarquer aussi, qu’elles ne suffisent pas toujours à assurer une protection paysagère à long terme. Il semble qu’une telle réserve n’ait pas été renouvelée en Maurienne pour permettre l’extension de remontées mécaniques….
Le massif de la Lauzière est un massif sauvage qui possède un grand caractère du fait de sa morphologie. A ce titre,  il est apprécié par les randonneurs  provenant de toute  la région Rhône-Alpes, qui viennent se ressourcer en découvrant ses vallées et ses sommets. Tout aménagement en frontière de cet espace spectaculaire, sera donc observé avec beaucoup d’inquiétude par un public, vaste, et attaché viscéralement au massif.
Monsieur Guillard nous a affirmé qu’aucun élu local ne souhaitait poursuivre l’aménagement en remontées mécaniques au-delà de ce qui nous a été présenté. Il nous a confirmé aussi que ces mêmes élus sont conscients de la valeur, de la qualité du Massif, et de la nécessité de le préserver en l’état. Si cette affirmation est bien partagée et sincère, il devrait être possible d’aboutir à un consensus sur cette opération. La mise en réserve volontaire, apparaîtra sans doute trop facilement révisable à nombre d’observateurs. A la lecture des différents modes de préservation possibles pour les espaces naturels, nous pensons que la procédure de classement du site de la Lauzière pourrait donner satisfaction à toutes les parties. Un site classé permet la chasse et l’activité agricole, mais il s’oppose aux aménagements lourds susceptibles de dégrader les paysages. Il ne s’accompagne pas de la création d’un comité de gestion.
Nous ne pouvons pas laisser passer cette occasion, de rappeler notre souhait de voir se développer un tourisme patrimonial respectueux de l’environnement. Dans cette optique, nous suivons avec attention la construction progressive du SIVOM de la Lauzière. Cette structure semble s’orienter vers une mise en valeur du massif basée au moins en partie sur la randonnée. Cette expérience nous paraît intéressante.
De plus, le milieu associatif réclame depuis longtemps la mise en place de solidarités entre toutes les parties du territoire, afin que les communes riches de leurs « espaces vierges » puissent les  entretenir et les  valoriser. Des réflexions engagées par l’Etat (DTA) ou bien par le Conseil Général (animées par MDP) seront espérons-le, suivies un jour de mesures concrètes.
Enfin, n’oublions pas que l’avenir de «  l’Or Blanc » apparaît bien fragile à moyen terme du fait de l’effet de serre. Ce risque qui plane sur la vallée de Tarentaise sera peut être minoré dans un premier temps grâce aux canons à neige, mais échapperons nous à une réorientation de notre politique touristique?    
Monsieur le Maire, les responsables associatifs que nous sommes, ont essayé dans cette affaire de faire preuve d’ouverture. Mais il revient maintenant aux élus de faire la démonstration de leur souci affiché de concilier protection des sites et activité économique.
En restant à votre disposition pour tout échange sur ce dossier, nous vous adressons, Monsieur le Maire, nos sincères salutations.      Alain Machet et André Fourmaintraux

Ligne très haute tension Grand Cœur Pomblière.  le 16 .09.2004
Monsieur le Commissaire enquêteur, l’association « Vivre en Tarentaise » souhaite que l’impact paysager lié au renforcement de cette ligne THT soit le plus limité possible. Elle note qu’au Villard, il y aurait une amélioration dans ce domaine. Mais il semble que cela ne sera pas le cas au Pradier. Est-il nécessaire de souligner l’impact désastreux des multiples  pylônes et lignes qui découpent ce versant.
Dans le hameau du Pradier, une maison est en construction à l’aplomb immédiat de la future ligne. L’exemple bien connu du GAEC de Granier dont les vaches souffrent d’inflammation des pis durant leur séjour en hiver sous la ligne THT devrait conduire à ne pas reproduire les erreurs du passé….
Les études sur l’influence des champs électromagnétiques sur la santé humaine sont plutôt rassurantes à ce jour. Des scientifiques français ou étrangers continuent cependant de contester leurs conclusions. Certains individus ne sont-ils pas beaucoup plus sensibles que d’autres à ces champs ? Il nous paraît donc nécessaire d’être très prudent et d’appliquer par avance le « principe de précaution » qui devrait faire partie intégrante de la Constitution de notre République très bientôt.
Aussi, l’association « Vivre en Tarentaise » souhaite-elle, qu’afin de limiter les effets sur les paysages et sur la santé des habitants concernés, on envisage :
1°) De respecter une distance minimum de 250m entre la ligne et les habitations ou les étables.
2°) D’enterrer la ligne sur un ou plusieurs tronçons. Cela semble techniquement possible pour de     courtes distances.

En espérant que nos remarques pourront être prises en compte, nous vous adressons, Monsieur le commissaire enquêteur, nos sincères salutations. Au nom de l’association, le président Alain Machet

Des travaux contestables à proximité des cinq lacs Bourg Saint Maurice le 6.10.2004.
Monsieur le Maire,   Différentes personnes nous ont contactés au sujet des travaux entrepris par votre commune au dessus du Fort 2000. Nous nous sommes donc rendus sur place. Il apparaît qu’il s’agit à la fois de capter une source et de prolonger une piste agricole. Bien que le chantier ne soit pas encore terminé, nous tenons à souligner les points suivants :
Sur la partie haute de la « cicatrice » infligée au paysage, la remise en état semble à peu près correcte. Nous regrettons cependant qu’on n’ait pas employé une petite pelle mécanique, ce qui aurait permis de minimiser la largeur de la tranchée et donc l’impact paysager. Nous espérons qu’un réensemencement est prévu et qu’un suivi sur plusieurs années sera effectué pour favoriser un retour à l’aspect naturel le plus rapide possible.
En ce qui concerne le prolongement de la piste d’alpage, nous souhaitons que la commune de Bourg Saint-Maurice veuille bien réglementer rapidement son usage en la réservant strictement aux agriculteurs du secteur. La pose de barrières nous paraît indispensable au-delà du Fort 2000. En effet, la présence de motos, de quads, ou encore de 4X4 y est fréquente alors qu’il s’agit là d’un des fleurons paysagers de votre commune. Le jour de notre visite, un 4X4 était stationné dans la partie supérieure du tracé. Des traces de motos étaient bien visibles sur la partie « remise en état » par la pelle mécanique.
Notre association a l’habitude de se concerter depuis de nombreuses années avec le monde agricole. Elle est sensible à ses conditions de travail. La commune de Bourg-Saint Maurice est membre de l’Espace Mont-Blanc ». A ce titre, elle est soumise au moins moralement à certaines règles de concertation avec le monde associatif. Nous regrettons donc de n’avoir pas été consultés pour avis avant le début des travaux.

En conclusion, nous ne pouvons qu’insister sur la nécessité impérieuse de préserver ce site exceptionnel des Cinq Lacs de toute dégradation, notamment en prohibant la présence des engins motorisés dans sa périphérie immédiate. Nous considérons que la situation actuelle où la présence des véhicules est tolérée jusqu’au fort est une limite qu’il convient de ne pas dépasser. Notre demande pourrait également être justifiée par la mise en place prochaine d’un sentier de découverte des Cinq lacs à l’initiative de différents partenaires. Aussi, nous voulons croire qu’un arrêté municipal viendra bientôt réglementer la circulation en amont du Fort 2000. La publication de cet arrêté dans le journal communal concrétiserait l’adhésion de votre commune aux objectifs affichés de l’Espace Mont-Blanc. En espérant pouvoir compter sur votre compréhension, nous vous adressons Monsieur le Maire, nos sincères salutations.   Au nom de l’association, le président Alain Machet
Suite à l’envoi de ce courrier la commune de BSM nous a invité à participer à une réunion sur la valorisation et la protection du site. Il semble que l’on s’oriente dans la bonne direction….

Réaménagement du lit inférieur du torrent du Saint Pantaléon.  Villages de Gondon 73700 Bourg Saint Maurice. Le 20 juin 2004
Les travaux envisagés font suite aux nombreuses crues torrentielles qui se sont produites au cours des dix dernières années. Il faut noter que ce problème est général sur le versant des Arcs. Plusieurs torrents parallèles connaissent le même problème et font planer un risque sur les biens et sur les personnes. Les études hydrauliques menées ont montré que l’urbanisation et le remodelage du relief de la station de ski des Arcs ont provoqué une intensification des débits de pointe sur les différents ruisseaux du versant. Cela est d’ailleurs signalé page 6 du document soumis à l’enquête.
Compte tenu de l’intensité des crues observées lors du dernier épisode d’octobre 2000, il semble généralement admis que des travaux, de correction et de captage très importants sont nécessaires sur plusieurs cours d’eau prenant leur source sur le massif des Arcs. Il est bien évident que la définition et le financement de ces travaux nécessitent du temps.
Cependant, il faut constater qu’il aura fallu attendre trois années pour que le hameau des Villards à Landry bénéficie d’une digue rehaussée et renforcée, et quatre années pour que l’on envisage des aménagements sur le cône de déjection du Saint Pantaléon. On remarque bien en caractères gras page 7 du dossier que le projet soumis à enquête n’est qu’une première étape de travaux de plus grande envergure. Cette affirmation est à la fois intéressante et insuffisante. En effet, s’il a fallu attendre quatre ans pour voir démarrer des travaux dont l’ampleur et le coût restent modestes face aux moyens mis en oeuvre pour aménager le domaine skiable, il est permis de se demander combien de temps la population devra encore patienter pour voir le problème traité dans sa globalité. Aussi, l’association Vivre en Tarentaise souhaite t-elle qu’une programmation détaillée des différents travaux envisagés sur l’ensemble du versant soit établie et publiée.
Les premières lignes  de la page 7 paraissent inquiétantes. La réalisation du  « traitement global » ne pourra être réalisée sur le court terme. Il est donc permis de penser que le dossier aujourd’hui soumis à enquête est destiné pour un part à faire patienter les habitants des villages concernés, même si l’association Vivre en Tarentaise reconnaît volontiers que les travaux envisagés devraient améliorer la sécurité des personnes.
En ce qui concerne le projet lui-même, nous nous permettons de poser quelques questions et de faire quelques suggestions.
1°) Le « tunnel » de 1m de diamètre qui devrait permettre de maintenir la circulation du ruisseau dans son lit actuel, en dehors des périodes de crues, ne risque t-il pas de s’obstruer complètement lors du prochain épisode orageux ? Comment procéder pour le déboucher ? Ne faudrait-il pas mettre des grilles en place aux deux extrémités pour éviter le transit de gros rochers, mais aussi la circulation d’animaux, de  personnes et d’enfants.
2°) La création du nouveau lit va s’effectuer pour une bonne part dans des prés et des vergers. Nous avons bien noté qu’il est question de réaliser des talus de faible pente qui pourront être fauchés ou pâturés. Nous nous permettons d’insister sur le ramassage des pierres indispensable pour que la fauche soit effectivement possible.
3°) Le chemin sympathique qui relie les deux villages sera rétabli avec un pavage à l’ancienne. Nous ne pouvons que  féliciter les auteurs du projet à ce sujet. Il serait possible de compléter cette bonne intention paysagère en replantant les deux côtés du chenal avec des pommiers, des poiriers ou des noyers. Ces arbres, suffisamment espacés permettraient de rappeler un peu l’ambiance initiale du secteur et de maintenir l’exploitation agricole. Leur présence atténuerait bien sûr l’artificialisation inévitable du site suite aux divers terrassements. L’achat d’une centaine d’arbres ne devrait pas trop « grever » le budget  de l’opération.
4°) La suppression dans le village de Petit Gondon des digues existantes paraît être une bonne chose. Il faudra bien sûr l’accompagner par une remise en état des berges du torrent. Là aussi, il serait peut être possible de replanter quelques arbres pour atténuer l’impact des terrassements.
5°) L’association « Vivre en Tarentaise » laissera aux spécialistes le soin de porter une appréciation technique sur l’espace prévu d’une part sous le franchissement de la route départementale et d’autre part sous la voie ferrée. Cependant les sections nous paraissent un peu faibles, compte tenu de la hauteur des vagues de boue observées dans le ruisseau voisin des Villards (6m !). Que se passerait-il si l’un des deux passages venait à être obstrué ? Il est vrai que le chenal semble conçu pour servir partiellement de plage de dépôt, mais il nous semble que la question mérite d’être posée.
6°) Le franchissement de la piste cyclable est prévu par un busage de 0.8m sur 2.50m de large. Là aussi, on peut s’interroger sur la capacité de cette section à évacuer une grosse lave torrentielle. Un passage, plus étroit il est vrai, sur le ruisseau des Villards a du être récemment largement agrandi pour éviter l’envahissement de la piste cyclable par les coulées de boue.
7°) Le rétablissement d’un débit normal dans le Saint Pantaléon paraît tout à fait souhaitable afin de permettre la reprise d’une vie aquatique normale dans la partie inférieure du lit. La même mesure avait été annoncée pour le ruisseau des Villards l’année passée et il ne semble pas à ce jour que cette mesure ait été mise en œuvre.
En conclusion l’association « Vivre en Tarentaise » espère :
que ses diverses remarques pourront être prise en compte
qu’une programmation rapide et détaillée des mesures envisagées à l’échelle du versant  sera  établie.
que le milieu associatif (dont VeT bien sûr) sera consulté et informé au fur et à mesure de la  définition des projets de stabilisation ou de captage.
Au nom de l’association : le président Alain Machet

Délestage de Bourg Saint Maurice.
Extraits de notre déposition lors de l’enquête publique. (Texte complet sur notre site internet…)
Déposition de l’association Vivre en Tarentaise.                     
Le délestage a pour but de supprimer les bouchons, d’améliorer la fluidité du trafic local et de transit, d’aboutir à un progrès de la qualité de vie des habitants, par une baisse des nuisances, de sécuriser et de faciliter les déplacements des habitants, de participer au développent local, d’améliorer le paysage des communes, en soignant l’aspect des espaces de loisir et de sports de long de l’Isère.
Le délestage sera-t-il durable ?
L’urbanisation touristique intense des vingt dernières années s’est accompagnée d’un flux et d’un reflux d’automobiles chaque week-end. Jusqu’à présent, la plupart des responsables communaux se sont refusés à envisager la fin de la croissance touristique. Les directeurs de station et les tours opérateurs, rechignent à étaler les départs et arrivées en station. Le dimanche le trafic est inférieur de 10% à ce qu’il est en semaine, alors que le samedi il dépasse de 30% cette valeur. Depuis longtemps déjà, la Tarentaise s’évertue à élargir ses routes dans l’espoir de voir disparaître les bouchons saisonniers. Beaucoup d’argent a été dépensé dans ce but. Il le fallait sans doute, mais à chaque projet le caractère de la vallée se dégrade : voir la déviation de Centron. La commune de Montvalezan envisage de construire encore 4000 lits alors  que 3000lits sont en cours de réalisation aux Arcs et que par ailleurs, ce site dispose toujours d’un portefeuille de quelques milliers de lits. Sainte Foy souhaite  poursuivre sa croissance….Vallandry, Peisey, les Coches, Montchavin vont tenter de suivre le même chemin.
Il y a un bouchon à travers Bourg et Séez du fait des différents carrefours, et de la circulation locale, etc.. Mais, il arrive souvent que ce bouchon s’étende continûment d’Albertville à Seez. Les travaux en cours à Centron n’y changeront sans doute pas grand-chose car la voie Moûtiers-Albertville est désormais saturée.
Il paraît donc souhaitable que nos élus, et nos responsables administratifs, fassent preuve de raison et abandonnent toute velléité d’agrandissement  pendant qu’il en est encore temps. Il semble indispensable également de repenser courageusement l’acheminement des touristes en Tarentaise : étalement des séjours, transports en bus vers les grandes villes. N’est-il pas encore possible de doubler la voie ferrée au moins sur certains tronçons ? La Tarentaise ne sera-t-elle pas la première victime de l’effet de serre ? La gestion commune par commune de l’espace Tarentaise n’est-elle pas dépassée ? La course à la station la « plus grosse »n’est-elle pas suicidaire pour l’ensemble de la vallée. Faut-il « consommer »tous ses « droits à construire », sous prétexte que le concurrent en a fait autant ? Les projections de circulation sur la RN 90 pour 2030 devraient inquiéter nos gestionnaires et les conduire à repenser leurs projets de développement. Ces quelques remarques préalables  seront sans doute considérées comme hors sujet par rapport au projet envisagé. Mais, elles s’imposent à l’évidence à tout lecteur attentif des 200 pages du document évoqué plus haut.
Différents points du projet  ne peuvent pas être acceptés en l’état :
La population de la Régence se voit imposer un bouleversement de son environnement paysager et sonore.
Le secteur du pont des Raves est affublé d’un rond-point monstrueux qui aura pour conséquence de faire fuir cyclistes, piétons et pêcheurs.
Le bassin de compensation perdra tout intérêt pour les mêmes personnes.
Le long de l’Isère, la collecte par des fossés enherbés et déversant régulièrement dans le cours d’eau ne nous paraît pas acceptable par le milieu aquatique.
D’autre part, les différents tableaux relatifs à l’évolution de la circulation laissent penser que l’amélioration au centre ville, ne sera que relative. Le bouchon en aval de Bourg n’ayant que peu de chance de se résorber, il se prolongera probablement sur le futur délestage, entraînant un retour des véhicules à travers les deux communes « délestées ». Enfin, si amélioration il y a, elle sera de brève durée compte tenu des intentions immobilières des responsables de stations…
Aussi, il nous paraît sage de prendre son temps avant de prendre des décisions dont les conséquences seront irréparables pour notre patrimoine et la qualité de vie locale.

En conclusion :
Le projet proposé ne répond pas clairement aux objectifs fixés en introduction. Il ne supprimera sans doute pas les bouchons. Il rendra probablement plus difficile la circulation locale. La descente sur Moûtiers sera sans doute aussi lente qu’avant. L’amélioration de la qualité de vie des habitants du centre ville ne sera sans doute pas effective, si l’on poursuit les programmes immobiliers envisagés. La qualité des paysages aura évidemment été dégradée comme le patrimoine agricole. On ne peut pas dire non plus que les espaces de sports et de loisirs auront été améliorés. Il nous paraît donc important de reprendre ce projet en y consacrant si nécessaire plus de temps et éventuellement plus de moyens. Vivre en Tarentaise regrette de faire ces remarques à ce stade, mais seul un dossier complet examiné à tête reposée permet d’apprécier un programme aussi complexe.

Suite : la commission d’enquête a émis un avis favorable concernant l’aspect environnemental du projet !!!.. Elle a rendu aussi un avis favorable sur l’aspect technique du tracé, mais en l’assortissant de recommandations sur l’aspect patrimonial des bâtiments anciens qui risquent d’être détruits. Elle a remarqué que l’itinéraire par le Verney a été éliminé pour des raisons qui sont ne sont pas évidentes. Enfin elle a donné un avis négatif pour la modification du PLU de BSM.
A l’automne, on a appris que le projet de mise en bouteille de l’eau de Bonneval avançait, ainsi que l’idée d’un centre de « remise en forme » du côté d’Hauteville.
Cela nous a conduit a écrire de nouveau au Préfet de Savoie.
Monsieur le Préfet,
Nous avons pris connaissance des rapports rédigés par la commission d’enquête relative au projet de délestage de Bourg Saint Maurice.
Nous ne comprenons pas qu’un avis favorable ait pu être émis au sujet de l’aspect environnemental du dossier. Lorsqu’une route à forte circulation longe une rivière ou un plan d’eau, il paraît évident que le caractère du site est atteint et que les risques de pollution du milieu aquatique sont multiples. Nous constatons que les trois commissaires sont réservés sur le choix de l’itinéraire retenu. Ils relèvent que de nombreuses personnes contestent sa pertinence. Un avis favorable a malgré tout été émis, mais assorti de recommandations…..
Enfin, un avis défavorable a été rendu concernant la modification du PLU de Bourg Saint Maurice. Par ailleurs, la presse vient de révéler que différents partenaires envisagent de réaliser une usine de mise en bouteilles d’eau minérale et un centre de remise en forme en aval de Bourg Saint-Maurice. Un transport par le rail est évoqué. Mais, il est permis de penser que ces aménagements risquent d’avoir un impact important sur la circulation routière au niveau du pont des Raves. Il n’est pas impossible que des voies nouvelles soient envisagées dans ce secteur.
Aussi, nous nous permettons de suggérer un report de décision concernant l’ensemble du dossier. Ce délai permettrait de réexaminer d’une part l’opportunité du projet et d’autre part les différentes variantes. La commission a relevé l’opposition assez vive qui s’est manifestée à l’encontre du dossier proposé. Nous proposons qu’une rencontre soit organisée entre les responsables du projet, les administrations concernées et les associations qui se sont exprimées.
En espérant que notre souhait pourra être pris en compte, nous vous adressons, Monsieur le Préfet nos salutations les plus respectueuses. Au nom de l’association, le président Alain Machet.

Consultation sur le projet de route de secours entre les Arcs et Vallandry. le 20 avril 2004.
L’association Vivre en Tarentaise s’étonne qu’une deuxième consultation soit organisée sur ce dossier alors que les résultats de la première enquête ont été très clairs. Une très large majorité de la population souhaite que l’on déneige la route des Espagnols en cas de coupure de l’une des routes d’accès aux Arcs ou à Vallandry. L’hostilité  à un tracé traversant Vallandry  est très vive et semble bien sûr tout à fait justifiée. Cette liaison serait contraire à la loi montagne et aux engagements pris lors de la création du site touristique des Michailles. Elle nuirait à la qualité de vie de la station qui perdrait là un de ses atouts.
Cette voie aurait pour but de permettre l’acheminement des touristes en cas de rupture des routes d’accès. Elle accélèrerait l’intervention des pompiers en cas de sinistre. Enfin elle rendrait possible la mise en place de navettes entre les deux stations.
Ces arguments sont-ils incontournables ?
Toutes les coupures qui ont eu lieu par le passé sur les deux routes d’accès ont résulté des débordements des torrents de la Ravoire et du Borbollion. Ces deux torrents ont fait l’objet de gros travaux de captage et de stabilisation. Il faut donc  souhaiter que les traitements apportés  soient efficaces, même si en montagne on ne peut écarter l’éventualité d’un événement exceptionnel. Les débordements redoutés résultent justement en grande partie de l’imperméabilisation des terrains en altitude : routes parkings, toitures…On se propose  de réaliser une nouvelle voie de 2200m et de 6m de large pour remédier aux conséquences de cette imperméabilisation….Cela peut sembler quelque peu paradoxal.
Le site touristique de Peisey Vallandry comporte  près de 10 000 lits qui justifient  la création d’une poste de secours et d’intervention rapide. On peut noter que de nombreux hameaux touristiques sont dans la même situation : les Coches, Montchavin, Longefoy…
La mise en place de navettes changerait  complètement la nature du projet proposé. Il s’agirait là à l’évidence d’encourager au remplissage du Vanoise-Express dont la rentabilité paraît douteuse. L’argent public doit-il venir au secours d’une telle opération ?

Le projet proposé présente de nombreux inconvénients :
Il maintient la circulation en hiver à travers la station de Vallandry en ignorant superbement les résultats de la première consultation.
Il emprunte un chemin piétonnier circulant dans un milieu naturel très apprécié des touristes et emprunté par de nombreux professionnels de la raquette. Ce chemin sera transformé en route bitumée de 6m de large et dénaturera complètement le site. Il ne faut pas oublier que 50% des personnes qui séjournent chez nous l’hiver ne font pas de ski ! Où iront-ils à l’avenir se promener ? Cette population représente aussi un « marché » qui risque de s’éloigner de Vallandry.
On peut craindre que, malgré tous les avertissements adressés par quelques grands élus ou par les administrations, la tentation soit très forte de créer une nouvelle zone urbanisée en bordure de la voie  nouvelle ainsi créée. Le document, adressé par la DDE aux mairies, à propos des dépassements du schéma de cohérence de la Tarentaise, devrait faire réfléchir nos responsables.
La création d’un nouveau ruban imperméable qui aggravera inévitablement les phénomènes de ruissellement et les risques de crues torrentielles. Faut-il rappeler que les travaux de stabilisation et de captage des torrents du Saint Pantaléon, des Villards, et de Preissaz attendent toujours un financement très hypothétique alors que l’on envisage par ailleurs de provoquer une dégradation de la situation.
On ne peut qu’être très sceptique quant à la pérennité  de la réglementation de la circulation entre les deux stations. Compte tenu des problèmes routiers rencontrés autour de Bourg Saint-Maurice, la tentation d’acheminer les touristes par Landry et Vallandry jusqu’aux Arcs sera très forte….Le site de Vallandry aura alors dilapidé tous ses atouts.
Une question mérite à notre avis d’être posée : et si l’effet de serre et les modifications climatiques  se chargeaient d’ici dix ans de déneiger la route des Espagnols ?

Pourquoi la solution retenue très largement par les personnes qui se sont exprimées l’été dernier est-elle écartée ?
On avance qu’il faudrait près de trois jours pour déneiger la route des Espagnols : une journée pour amener la fraise sur place, et deux jours pour effectuer le déneigement par une seule extrémité. Cet inconvénient pourrait être levé très rapidement en achetant deux fraises à neige qui seraient stockées aux extrémités de la route. L’achat de ces deux engins serait incomparablement moins cher que les 2.4 millions d’euros que l’on s’apprête à investir pour dégrader l’environnement du versant. En travaillant ensemble les deux engins pourraient ouvrir la route en une journée. Dans cette hypothèse  il ne resterait qu’à réaliser quelques passerelles ou bien quelques dizaines de mètres de tunnels pour permettre aux skieurs de rallier le centre de Vallandry. Une coupure éventuelle du front de neige aurait alors des conséquences relativement limitées.

En conclusion, l’association Vivre en Tarentaise souhaite que l’on retienne définitivement le déneigement de la route des Espagnols comme solution de secours en cas de coupure de la route des Arcs ou de celle de Peisey. Elle propose que le budget prévu pour ce projet (2.4M€) soit consacré à l’achat de deux fraises à neige, à la réalisation de quelques passerelles, à la stabilisation des torrents en aval des stations.

Présence d’un panneau publicitaire illégal avenue de la gare à Landry.
Monsieur le Maire, Mesdames et Messieurs les conseillers municipaux,
Nous avons l’honneur de vous informer de la présence de plusieurs panneaux publicitaires illégaux avenue de la gare à Landry.
Ces dispositifs, d’une surface individuelle de 9m², implantés sur notre commune d’une population de l’ordre de 600 habitants, sont contraires à la loi 79-1150 du 29 décembre 1979 relative à la publicité, et au décret du Conseil d’Etat n° 80-923 du 21 novembre 1980. Nous vous prions de trouver ci-joint une copie du décret évoqué plus haut. La  citoyenneté impose évidemment le respect de ce texte.
Au-delà du caractère illégal de ces panneaux, nous espérons que vous voudrez bien convenir qu’il n’est pas souhaitable de laisser dégrader notre cadre de vie par la mise en place de telles surfaces publicitaires. Il est possible d’imaginer que cet exemple isolé pour le moment fasse tâche d’huile et transforme complètement l’aspect de l’avenue de la gare pour vanter les mérites de diverses lessives ou couches-culotte….
Aussi, nous espérons que, conscients des responsabilités qui sont les vôtres dans le domaine du respect de la loi, vous voudrez bien faire déposer ce panneau dans les meilleurs délais.
En espérant pouvoir compter sur votre compréhension, nous vous prions ce croire, Monsieur le Maire, Mesdames et Messieurs les conseillers municipaux, à l’assurance de nos sentiments les meilleurs.
Ce panneau a été déposé peu après cette lettre.

Une utilisation contestable des mâchefers de l’usine de Valezan sur la commune de Macôt. ( le 7 mars 2004)
Vivre en Tarentaise a été sollicitée par différentes personnes, demeurant à Macôt, surprises  de la nature des matériaux employés pour recouvrir les chemins privés desservant des prés et des vergers.
Un examen rapide des produits utilisés a conduit les responsables de l’association à penser qu’il s’agissait de mâchefers provenant de l’usine d’incinération toute proche. Plusieurs contacts téléphoniques avec les responsables de l’usine ont révélé que la commune de Macôt avait passé une convention avec l’exploitant de l’usine. Madame le Sous-Préfet d’Albertville et Monsieur le Maire de Macôt ont alors été informés.
La réponse de ce dernier, confirme les  inquiétudes de l’association et semble  montrer une certaine méconnaissance des conditions d’utilisation des mâchefers en travaux routiers.
En effet, ces mâchefers ont été utilisés (et ce depuis plusieurs années) sans respecter la circulaire de 1994 qui paraît être le texte de référence en la matière :
*Pas de revêtement pour protéger ces mâchefers d’un lessivage intense par la pluie et les chutes de neige.
*Pas de couche de terre végétale d’épaisseur au moins 50 cm    
*Emploi de mâchefers sur des terrains privés sans l’autorisation des propriétaires.
*Présence de verre broyé et coupant  mêlé aux mâchefers.
*Passage répété des tracteurs qui épandent du fumier et dont les roues se chargent de répartir les mâchefers dans les prés et les vergers de la commune. Les vaches pourront bientôt se blesser au  contact du verre coupant et participer à un processus de bio- accumulation des métaux lourds…
*Présence d’un cours d’eau au voisinage direct d’une zone de dépôt.
Par ailleurs, les responsables de l’usine  affirment avoir rappelé les conditions strictes d’utilisation des résidus d’incinération à l’entreprise ayant effectué les travaux. On peut penser que le coût nul du matériau encourage  une utilisation sans modération ni précautions….
Cette affaire, dont VeT ne souhaite pas exagérer les conséquences, paraît cependant révélatrice de comportements qui ont trop souvent été tolérés par le passé. Après l’affaire de Gilly sur Isère, la population savoyarde, aurait été  en droit d’espérer que l’Etat veille de façon rigoureuse et ferme aux activités des usines d’incinération et à leurs sous-produits. Il faut bien constater qu’il reste beaucoup de travail d’information à faire auprès des élus et des entreprises quant au respect strict des réglementations.
Lors de la dernière séance de la commission départementale, le Président de Vivre en Tarentaise, était intervenu pour souligner l’importance de la création d’un réseau d’animateurs DIB, chargés de former les entreprises à la gestion de leurs déchets et des matériaux à risque. L’affaire évoquée aujourd’hui  montre une fois de plus l’impérieuse nécessité de la mise en place de ce réseau.
Durant les réunions de la CLIS de Valezan, des réponses rassurantes  ont  toujours été fournies par les administrations concernant la gestion des mâchefers. Une carte devait même  être remise pour la prochaine réunion aux membres de la commission. L’association a transmis au Préfet une copie des relevés effectués par ses adhérents à Macôt.

Circulaire DPPR/SEI/BPSIED n° 94-IV-1 du 9 mai 1994 relative à l'élimination des mâchefers d'incinération des résidus urbains
Annexe V : Utilisations admissibles de mâchefers à faible fraction lixiviable en techniques routières et assimilées
Les utilisations possibles en techniques routières de mâchefers à faible fraction lixiviable sont les suivantes :
* structure routière ou de parking (couche de forme, couche de fondation ou couche de base) à l'exception des chaussées réservoirs ou poreuses ;
* remblai compacté d'au plus 3 mètres de hauteur, sans aucun dispositif d'infiltration, et à condition qu'il y ait en surface :
- une structure routière ou de parking ;
- un bâtiment couvert ;
- un recouvrement végétal sur un substrat d'au moins 0,5 mètres ;
La mise en place de ces mâchefers doit être effectuée de façon à limiter les contacts avec les eaux météoriques, superficielles et souterraines. L'utilisation de ces mâchefers doit se faire en dehors des zones inondables et des périmètres de protection rapprochés des captages d'alimentation en eau potable ainsi qu'à une distance minimale de 30 m de tout cours d'eau. Il conviendra de veiller à la mise en oeuvre de tels matériaux à une distance suffisante du niveau des plus hautes eaux connues. Enfin, ils ne doivent pas servir pour le remblaiement de tranchées comportant des canalisations métalliques ou pour la réalisation de systèmes drainants.
Afin d'éviter le dispersement de ces matériaux, on privilégiera leur emploi dans des chantiers importants. La procédure de chantier devra permettre de réduire autant que faire se peut l'exposition prolongée de ces matériaux aux intempéries. La mise en oeuvre devra se faire avec compactage selon les procédures réglementaires ou normalisées et les bonnes pratiques dans ce domaine.

Motos et quads encore !
Mesdames et Messieurs les Maires, nous avons l’honneur d’attirer de nouveau votre attention sur la circulation des engins motorisés en milieu naturel. Comme vous le savez, on observe de plus en plus de motos ou de quads circulant sur les sentiers ou dans les alpages. Des motos trial, dont l’utilisation est réduite aux circuits autorisés à cet effet, se promènent en ville, sur route et bien sûr dans les prés au mépris de la législation en vigueur.
Parallèlement, on assiste à une « explosion » de la vente de quads, dont l’utilisation sur route paraît sans intérêt. On ne doit donc pas s’étonner de constater une prolifération des infractions à la loi 91.2 du 3 janvier 1991 depuis quelques mois.
Il n’y pas que les associations qui s’inquiètent. Beaucoup d’élus s’interrogent sur l’attitude à adopter car cette situation porte atteinte à notre qualité de vie à travers notamment des nuisances sonores intolérables. Les élus sont inquiets aussi, parce que le tourisme d’été régresse et que le maintien de la fréquentation estivale impose que les personnes qui séjournent dans la vallée y trouvent ce qu’ils recherchent : le silence et des paysages au caractère non dégradé par la présence d’engins motorisés.
Quelques vendeurs de motos ou de quads, profitent sans doute de cette situation. Cependant, il
nous paraît malhonnête de vendre massivement des engins dont l’utilisation est limitée à des circuits ouverts à cet effet.. Il en va de même pour l’installation de dispositifs d’échappement non homologués.
En dehors des quelques personnes qui vendent ou louent, il faut bien reconnaître que la population locale est victime du bruit associé à cette pratique illégale et que les touristes ont tendance à déserter notre vallée durant l’été.
Il est peut être temps de prendre des mesures à l’échelle de la vallée pour encadrer ce phénomène, en rassemblant différents partenaires.
Les Maires des communes responsables du respect de la loi sur le territoire qui les concerne.
Les Présidents des structures intercommunales qui ne sont pas forcément compétents légalement, mais qui au moins moralement peuvent influer sur les stratégies à envisager à l’échelle d’un canton.
Les services préfectoraux.
Tous les agents susceptibles de constater les infractions et de verbaliser. Les représentants du monde agricole.
Les associations de protection de la nature. Les structures représentatives des chasseurs et des pêcheurs.



L’association Vivre en Tarentaise propose qu’une action soit entreprise dans plusieurs directions.

1°) Information systématique de la population de la législation en vigueur, par le biais des bulletins municipaux. Réalisation d’une affiche sur ce thème.
2°) Action collective de maîtrise de la circulation sur les pistes d’alpage. Rédaction d’arrêtés municipaux en réservant l’usage aux exploitants agricoles. Pose de barrières et de panneaux d’information.
3°) Action de contrôle et de répression de la part des services compétents. Si tous les personnels concernés sont  absorbés par d’autres tâches, il serait peut être intéressant de recruter un ou plusieurs « garde champêtre » par le biais des structures intercommunales. Ces personnes pourraient intervenir dans d’autres domaines bien sûr, par exemple effectuer des contrôles en matière de tri sélectif des déchets ménagers.
4°) Demander aux loueurs et vendeurs d’engins de bien préciser les conditions d’utilisation.
5°) Si toutes ces propositions étaient mises en œuvre, les associations pourraient peut être tolérer l’ouverture de quelques terrains destinés à la pratique motorisée. Par exemple sur les domaines skiables dont l’intérêt paysager est malheureusement souvent limité. Cela s’est fait pour les moto- neige, alors pourquoi pas pour d’autres engins ? Une condition impérative serait que les engins soient dotés de silencieux performants.

L’association Vivre en Tarentaise n’a pas la prétention d’avoir fait le tour de la question, mais elle espère que ce sujet sera abordé rapidement au sein des conseils municipaux ou des cantons. Nous savons que certains élus sont ouverts à cette idée. En espérant que nos propositions pourront être prise sen compte, et en restant à votre disposition, nous vous adressons, Mesdames et Messieurs les Maires, nos sincères salutations.


Samedi 22 janvier à Gap aura lieu, organisée par les grandes associations nationales, à l'occasion de la "Croisière Blanche", une manifestation contre les loisirs motorisés en milieu naturel.
Il est possible qu'un transport groupé soit organisé. Nous contacter d'ici là pour confirmation et détails d'organisation.

Station de ski de Sainte-Foy.   La position de Vivre en Tarentaise
Extraits de notre déposition. Voir notre site internet pour la version complète.
L’association Vivre en Tarentaise a pris connaissance du dossier UTN qui sera examiné par la commission spécialisée en décembre 2004. Ce document est avancé pour permettre une nouvelle étape du développement de la station : construction de nouveaux lits pour une surface de 40 000m², mise en place d’une nouvelle remontée, réalisation de deux nouvelles pistes en site vierge.

Il s’agit, selon les promoteurs de l’opération, de profiter de l’embellie du marché de l’immobilier pour construire et vendre entre 3000 et 5000 lits autour du hameau de Bonconseil. Les remontées existantes seraient en voie de saturation et pour anticiper cette situation, il conviendrait d’ouvrir un nouvel espace aux skieurs. Le remplacement des appareils en place par des modèles plus performants apparaîtrait insuffisant à moyen terme.

Si l’on examine les chiffres proposés dans le « projet communal » on peut avoir l’impression que les aménageurs s’apprêtent à faire un pari très risqué aux dépens bien sûr du milieu naturel et du patrimoine tarin. En effet, la station de Sainte Foy connaît des difficultés évidentes :
En dix ans, seuls 1200 lits ont été construits. Le circuit de commercialisation est court, mais échappe en grande partie à la centrale de réservation communale (qui ne gère que 30% des locations). Le taux de remplissage est faible en hiver, très faible en été.
La régie communale des remontées mécaniques est en déficit chronique (p68). La vente des forfaits rapporte 681 616€ alors que le déficit s’élève à 391 584€. C’est la commune, donc le contribuable qui comble ce trou tous les ans.
Le nombre d’emplois sur la commune est passé de 150 en 1990 à 173 en 1999. Soit un gain de 23 personnes. En réalité  la station emploierait 30 personnes à la régie et 20 dans le commerce. Ces chiffres, rapportés au déficit comblé chaque année par le contribuable,  nous laissent assez perplexes.
On constate que l’approvisionnement en eau de la station pose et posera de gros problèmes. De gros travaux seront nécessaires dans ce domaine (canalisations et stations de pompage) pour un montant de l’ordre de 600 000€. La production de neige de culture nécessitera le captage de deux sources (Fenil et St Guérin) et la construction d’une retenue colinéaire de 10 000 à 15 000m3.
Sainte Foy ne dispose  pas encore de station d’épuration des eaux usées, même si un projet est en cours d’élaboration. Un investissement de 3,5M€ est nécessaire. Il serait subventionné à 50%. Le reste serait pris en charge à raison de 80% par Sainte Foy compte tenu de la participation de Villaroger à ce projet.

Le milieu concerné par les aménagements envisagés est un vaste secteur où la forêt est clairsemée, où les chalets témoignent d’une vie passée, où l’on s’émerveille à suivre les traces d’animaux.. Beaucoup de poésie, de jeux de lumière à travers les mélèzes, une multitude d’images qui changent au fur et à mesure des déplacements.
Cette zone abrite des tétras lyre et des lagopèdes. On trouve dans le dossier toutes les cartes de présence et de déplacement de ces volatiles. On connaît bien l’impact très négatif du ski hors piste sur la survie du petit tétras. Il est clair que les aménagements projetés vont encourager un peu plus la pratique d’itinéraires sous l’arête de la Marquise et à destination du vallon de Mercuel.
La réalisation des pistes rouge et bleu de camp Filluel va entraîner des terrassements visibles depuis Bourg Saint Maurice : une nouvelle atteinte aux paysages de la vallée.

Le jeune agriculteur qui pâture dans le secteur à urbaniser devra t-il cesser son exploitation ? L’arrêt de cette activité traditionnelle ne sera-t-elle pas une grosse perte pour l’image de la station ?

L’examen de ce dossier doit enfin être resitué dans le contexte de la Tarentaise et du marché de l’or blanc.
On se rappelle le fameux schéma de cohérence rédigé dans les années 1990, indicatif, non contraignant et déjà largement dépassé. Nous soulignerons bien sûr encore les problèmes routiers dans la vallée. Le document présent dans toutes les mairies à ce sujet est édifiant. Les travaux en cours de réalisation amélioreront la sécurité des automobilistes, mais les embouteillages demeureront…Il y a bien entendu des programmes immobiliers en cours de réalisation aux Arcs et à la Rosière et ce pour près d’une dizaine  milliers de lits. Le relevé de conclusion cité plus haut rappelait le caractère tendu du marché du ski, nous ajouterons à cela l’incertitude climatique qui devrait encourager les pouvoirs publics à la plus grande prudence avant d’autoriser de nouvelles croissances dans ce secteur fragile.

En conclusion, l’association Vivre en Tarentaise considère que le pari envisagé est très risqué du point de vue financier et environnemental. La protection du Tétras Lyre demandera beaucoup de moyens et d’énergie. Quant aux paysages concernés, il faudra aller chercher les images et les émotions ailleurs !
Vivre en Tarentaise estime que les efforts doivent porter en priorité sur la réalisation d’une station d’épuration des eaux usées et le cas échéant sur la modernisation des remontées mécaniques. (S’il est démontré  que la saturation des télésièges soit effective et supérieure à quelques jours dans l'année…)

Dans l’hypothèse où les pouvoirs publics accorderaient tout ou partie du programme demandé, il serait indispensable au titre des mesures compensatoires, d’envisager un mode de protection définitif et efficace du vallon du Clou, dont la valeur paysagère contribue à la fréquentation touristique de toute la vallée.
Cette mesure aurait le gros avantage,  d’écarter en cas d’échec financier du projet exposé, une éventuelle fuite en avant. En excluant la construction de remontées mécaniques, mais en maintenant la chasse et les activités agricoles, elle confirmerait l’orientation « nature et patrimoine  » de la commune.
En effet, si les difficultés financières persistent, on ne peut exclure le rachat de la Régie communale de gestion des remontées mécaniques, par une grosse société qui exigerait en contrepartie une nouvelle extension en site vierge !

Sans nous faire trop d’illusions, nous conseillerons de conforter l’image « station nature » par la réalisation d’itinéraires praticables à pied, en raquette ou en ski de fond et axés sur la découverte des paysages merveilleux de Sainte Foy. La restauration du patrimoine bâti dont la valeur architecturale est évidente, devrait séduire ce public particulier rassemblé pour le moment à Bonconseil. On devine les qualificatifs désagréables des responsables du projet à ce sujet. Mais l’originalité de la station n’est-elle pas à creuser dans cette direction là  justement ! La région Rhône Alpes ou l’Etat pourraient utilement soutenir une telle démarche qui aurait le mérite de préparer l’avenir.

Rapport d'activités 2003

Le mot du Président.
Refiom, quads, UTN, EPR, SAGE, CLIS, PLU, Imalp,….Tous ces termes un peu mystérieux  résument une partie des soucis ou des activités de VET durant l’année 2003. Ils pourraient vous convaincre à tout jamais que les animateurs de VET sont devenus des techniciens de la chose environnementale. En fait, il n’en est rien !
Le membre actif de cette association reste une personne animée de bon sens et de curiosité qui cherche à comprendre le pourquoi et le comment des décisions qui engagent notre qualité de vie. De temps en temps, la surprise, l’irritation, parfois l’enthousiasme, font qu’il ressent une démangeaison au bout de la langue, ou à la pointe du stylo….De là naissent questions, courriers, pétitions, articles, propositions.
De fil en aiguilles, il est convié à participer aux travaux de différentes commissions : déchets, agriculture, gestion de l’eau, sites, réserves naturelles, qualité de l’air…Toutes ces réunions constituent autant de stages de formation au cours desquels le militant de base, un peu naïf au début, apprend, comprend, découvre….Bientôt, dès qu’une étude concernera toute la vallée ou une partie de celle-ci, il sera sollicité au titre de la « société civile » : gestion de la forêt, de l’eau, du patrimoine. A force d’écouter, de questionner, d’observer, parfois il sera à même de proposer. Ainsi  sont nés le sentier balcon des Adrets de Tarentaise ou le vignoble restauré de Cevins.
Si ce parcours vous tente, nous sommes prêts à vous accueillir au sein de notre équipe. Depuis un an, quelques nouvelles recrues sont venues compléter notre bureau. Jamais, l’association n’a compté autant d’adhérents à jour de leur cotisation (140). Pour assurer la pérennité de notre structure, il serait bon que quelques personnes supplémentaires viennent nous donner un coup de main.
Vous trouverez ci-dessous les principaux textes diffusés en 2003. Bonne lecture !
Petit lexique :
Refiom : il s’agit des poussières récupérées dans les filtres des usines d’incinération. Ces résidus hautement toxiques sont entreposés à perpétuité dans des décharges de classe I. En dehors de la région Rhône-Alpes.
Quads : moto à quatre roues que l’on rencontre de plus en plus souvent au détour d’un chemin…
UTN : procédure relevant de la Région (Rhône-Alpes pour nous) qui autorise ou non la réalisation de lits touristiques et de remontées mécaniques. Différents projets en cours d’étude à Ste Foy, Notre Dame du Pré, Bellentre…..
EPR : réacteur nucléaire que EDF aimerait bien voir remplacer les centrales actuelles. Il semble malheureusement que le gouvernement actuel soit favorable à sa construction. Un tel réacteur aurait une durée de vie de 60 ans et nécessiterait des investissements énormes. La gestion des déchets radioactifs n’a toujours pas trouvé de solution satisfaisante. Les prochaines décisions risquent d’engager notre pays sur la voie nucléaire pour de longues années. Le gisement d’économies d’énergie en France est de l’ordre de  40% . Cela signifie qu’il serait possible  de maintenir notre confort actuel en adoptant des dispositifs ou des comportements plus économes……
SAGE : Schéma d’aménagement et de gestion de l’eau. C’est un document contractuel, signé et rédigé par les collectivités locales, qui programme les objectifs à atteindre dans ce domaine. Notre vallée connaîtra peut être un jour un tel document.
CLIS. Commission locale d’information et de sécurité. Ces structures regroupent des élus, les responsables  du fonctionnement des unités d’incinération, des administrations et des associations. Elles permettent d’obtenir des renseignements sur le fonctionnement de ces usines.  
PLU. Plan local d’urbanisme. Il remplace les anciens POS qui définissent les usages prévus pour les différentes zones d’une commune.
IMALP. Projet européen d’expérimentation en matière d’agriculture durable. Les cantons de Moutiers et Bozel sont concernés par cette expérimentation.


Bruit et circulation des engins motorisés.
Compétition de quads à Bourg Saint Maurice
Les  associations ont diffusé un texte pour alerter la population concernée :
Madame, Monsieur, différentes associations souhaitent vous faire part de leur très vive inquiétude au sujet d’une compétition de « quads » organisée à l’automne sur la commune de Bourg-Saint-Maurice. Cette manifestation se déroulerait sur trois jours, dans le lit majeur du torrent de la Ravoire et pourrait rassembler jusqu’à 4000 personnes.
Nous constatons régulièrement que des engins motorisés circulent en toute illégalité dans les prés et sur les sentiers de la commune. Certains d’entre eux n’hésitent pas à franchir le lit du ruisseau de l’église qui bénéficie pourtant d’un statut de protection. L’organisation de cette manifestation ne ferait qu’aggraver ces pratiques illégales et nuirait particulièrement au torrent de la Ravoire qui, après les difficultés que l’on sait, connaît de nouveau une vie aquatique normale.
Toutes les études menées au niveau national comme au niveau local montrent que le bruit est la nuisance la plus fréquemment désignée par les élus et par nos concitoyens. Les enquêtes d’opinion réalisées auprès des touristes révèlent que le silence et le calme sont des critères prioritaires dans le choix de leur destination.
La commune de Bourg s’est progressivement construit une image liée au sport (non motorisé), à la nature et au patrimoine faisant échos à ces aspirations.
Renforcer les nuisances sonores par l’organisation de manifestations rassemblant des engins dont l’utilisation ne peut qu’être limitée à des usages professionnels, développer une activité commerciale de vente et d’entretien autour de cette activité, alors que la circulation des engins motorisés est extrêmement réglementée, nous paraissent dangereux pour la commune de Bourg Saint Maurice et toute sa région.
La compétition de « quads » s’accompagnera de retombées néfastes « ponctuelles » : bruit, pollutions, dérangement de la population locale, piétinement des prés et du lit du torrent…..       
Mais, les retombées à long terme seront bien plus graves :
- La médiatisation de « l’évènement », avec des images spectaculaires, ne pourra qu’aggraver toutes les pratiques illégales déjà citées. Elle constituera même un encouragement.
- Le brouillage de l’image sportive et « nature » de la commune ne pourra favoriser le tourisme d’été et d’intersaison qui est en régression.
- Le risque de création d’un circuit ou de velléités en ce sens, renforcera encore les nuisances en les rendant permanentes.
Pour toutes ces raisons, les associations  demandent à la commune de Bourg Saint Maurice de renoncer à cette expérience et appellent les citoyens à témoigner de leur inquiétude face à ce projet.
Madame, Monsieur, vous avez la possibilité d’arbitrer ce différend avec les responsables communaux, en vous adressant à vos élus. Vous pouvez aussi nous renvoyer ce texte signé avec vos références si vous partagez nos inquiétudes.
Vous remerciant de votre soutien, nous vous adressons nos amicales salutations.
Club alpin français Moutiers-Haute Tarentaise Vivre en Tarentaise. Association Vivre à Bourg Saint Maurice Frapna Savoie Mountain Wilderness


Atterrissages d’avions au sommet du dôme de Vaugellaz
Madame le Sous-Préfet,  nous avons l’honneur d’attirer à nouveau votre attention sur les risques et les nuisances générés par les atterrissages et décollages d’avions au sommet du dôme de Vaugellaz, sur la commune des Chapelles en Savoie.
Les jours de beau temps, quelques avions y répètent un grand nombre de manœuvres. Ce sommet est très fréquenté par les montagnards en raquettes ou à skis. Nombreux sont ceux qui vont au delà, c'est-à-dire jusqu’au Grand Chatellet. Pour cela, ils sont obligés de traverser la zone utilisée par les avions pour se poser…Chaque week-end, il y a au moins une centaine de personnes sur cette montagne facilement accessible et dépourvue  de risques d’avalanches. Toutes ces personnes, qui recherchent le calme et la sérénité en montagne, sont profondément dérangées par le bruit et les dangers associés à la présence de ces avions. Il en va de même pour les habitants des hameaux situés en aval.
Les risques de collision entre ces engins volants et les randonneurs sont très importants et de notre point de vue,  justifient  une interdiction pure et simple de ces atterrissages.
Dans l’espoir de pouvoir encore profiter du silence en montagne, nous nous prions de croire, Madame le Sous-Préfet, à l’assurance de nos meilleurs sentiments.

Avions, hélicoptères, 4x4 aux portes du PNV…
Monsieur le Préfet, la photographie ci-dessous représente l'envers du billet d'entrée au salon du 4x4 de Val d'Isère pendant le mois d'août 2002.Comme vous pourrez le constater, la SAF ne manque pas d'imagination pour tirer profit d'une manifestation qui attire plusieurs milliers de personnes chaque année.
Ce salon du 4x4 constitue, de notre point de vue,  une atteinte à l'environnement par le nombre de ses véhicules qui chevauchent la montagne entre 1800 et 2500 mètres d'altitude. Parallèlement, il encourage par le bais des reportages diffusés par les médias, une pratique illégale de la circulation dans le milieu naturel. Celle-ci est réprimée comme vous le savez par la loi 91.2 du trois janvier 1991. Mais quelle chaîne de télévision rappellera que la circulation des 4X4 est interdite dans les milieux naturels ?
Comme d'autres associations, nous soulignons les nuisances directes et indirectes associées à ce salon.
Aujourd'hui, après le remodelage de cet espace nature pour une piste de descente des J.O. de 1992, et celui des circuits de 4x4 dans la même zone, le site est sacrifié. Nous n'y reviendrons pas. Mais la proximité immédiate de cette zone d’évolution avec un prestigieux parc national nous paraît très contestable. Il est probable qu’elle brouille complètement l’image de notre vallée.
Par ailleurs,  le survol en hélicoptère ou en avion des "sommets et glaciers prestigieux" du Parc National de la Vanoise jusqu'au Mont-Blanc en passant par le Grand Paradis se développe à des fins touristiques et commerciales.
Les nuisances aériennes sur l'espace Mont-Blanc et en Tarentaise deviennent insupportables. Des milliers de personnes  sont agressées par le bruit des vols panoramiques pour le seul plaisir de quelques clients.
La SAF, qui a déjà investi le secteur lucratif du secours en montagne (43 euros la minute), semble profiter ainsi d'une réglementation qui nous paraît incomplète et permissive.
Pourtant, cette pratique ne peut être dissociée, dans l'esprit de la loi, des déposes de skieurs ou piétons sur les sommets qui eux,  sont interdits.
Aussi, nous vous demandons de bien vouloir user de votre pouvoir pour faire cesser ces pratiques en limite de la légalité. Toutes ces activités motorisées et bruyantes, réservées à une petite minorité contribuent à l’incivisme et rendent paradoxale toute prétention de notre région au "développement durable".En espérant que notre requête retiendra votre bienveillante attention, nous vous prions d'agréer, Monsieur le Préfet, l'expression de nos sentiments respectueux. Michel Boutry

Agriculture.
Vivre en Tarentaise et l’opération « IMALP ».
Ce projet se déroule dans un cadre européen. Il vise à expérimenter différentes actions visant à une agriculture durable. Cette expression sous-entend pour VET mais aussi sans doute pour l’ensemble des partenaires concernés : une meilleure viabilité économique, des productions de qualité, des conditions de vie et de travail correctes pour les exploitants, un respect des « normes » en matière d’environnement et un entretien meilleur si possible du paysage.
VET n’a ni les moyens ni la prétention d’intervenir sur tous ces thèmes. Elle se contentera donc d’avancer des remarques, des propositions ou des questions qui s’adressent à l’ensemble des acteurs.
Respect de la ressource en eau
Respect des aires de captage de sources. Respect des plans d’épandage. Capacités de stockage suffisantes des fosses à lisier. Pas d’épandage sur neige.
L’usage des engrais chimiques se développe. Cela paraît surprenant alors qu’il semble y avoir encore des excédents de fumiers ou lisiers.
Faire preuve de modération dans l’usage des produits phytosanitaires. Une action de formation-recherche n’est-elle pas nécessaire dans ce domaine ? Les agriculteurs comme tous  les citoyens de base doivent participer à la collecte sélective des déchets. Il en va de même pour la collecte des toxiques : sacs et bâches plastiques, piles, batteries, médicaments, produits phytosanitaires….Il doivent bien sûr limiter autant que possible l’usage des matériaux difficilement recyclables.
Respect de l’autonomie fourragère.
Les appellations contrôlées et le respect de l’environnement ne semblent pas compatibles avec le transport de fourrage sur de longues distances. Les exploitants « hors normes » devraient être amenés progressivement à modifier leur mode de fonctionnement.
Communication qualité.
La population locale reste  surprise et inquiète des quantités d’aliments complémentaires distribués aux troupeaux. Il serait important de rassurer le citoyen de base sur la nature et la fonction « des croquettes ».
Il faudrait faire connaître la charte du « Beaufort »
Esthétique.
Il faudrait veiller à l’aspect esthétique des exploitations. Bardages en bois. Finir les bâtiments. Ne pas en rester au stade du parpaing brut et crépir les murs. Ranger les véhicules. Evacuer les épaves. Faire attention à la propreté des abords de l’exploitation. Eviter de générer des ornières ou de la boue. Limiter l’usage des bâches en plastique.
Veiller à la fauche des refus. Maîtriser l’extension des haies. Entretenir les aires de traite qui se couvrent de mauvaises herbes durant les migrations saisonnières.
Les toits de tuiles semblent préférables à la tôle. La différence de coût n’est pas significative.
Engins motorisés
Les pistes d’alpage sont nécessaires. Mais elles permettent aussi la circulation de nombreux engins motorisés en montagne. Les communes pourraient limiter par arrêté municipal cette circulation qui porte atteinte au caractère du milieu montagnard. La pose de barrières serait également utile. La réalisation de ces voies devrait faire l’objet de consensus entre les différents partenaires. Il faut éviter de favoriser de fait la création de raids en 4X4 ou « quads ». Voir traversée des alpes cet été en quad….
Certains exploitants utilisent des motos ou des quads. On peut admettre leur usage limité en agriculture. Mais dans ce cas, il faut veiller à un niveau sonore très bas. Il faut veiller aussi au respect des promeneurs qui pourraient se monter surpris d’assister à un « rodéo » en Tarentaise.
Fumiers et lisiers
Si des excédents de fumiers sont constatés. Ne pourrait-on pas envisager leur commercialisation après compostage, maturation, séchage. Pourrait-on faire l’inventaire des quantités commercialisées dans les hypermarchés de la vallée ? Pourquoi importer d’autres régions de France voire d’Autriche ce qui est produit  sur place en excès ? Le plan départemental de gestion des déchets prévoit l’implantation d’aires de compostage des déchets verts dans la vallée. Il serait peut être possible de « coupler » déchets verts et fumiers et de commercialiser le compost produit. Parallèlement une usine de compostage des boues de STEP est en projet sur Albertville. La zone concernée comprend les cantons de Moutiers et Bozel. Une étude de débouchés a été effectuée. Les résultats semblent encourageants. Dans ce cadre, il y a aussi une possibilité de débouchés pour les excédents de fumiers. Mais le problème du transport sur de longues distances de la matière première doit être pris en compte….
Si on envisage d’explorer le fonctionnement d’exploitations multifonctionnelles.
Elles auraient pour fonction au moins en partie d’exploiter des zones en déprise ou d’entretien difficile.
Ne faudrait-il pas au préalable réaliser un inventaire des surfaces concernées, de façon à pouvoir réfléchir à la nature et à la taille du troupeau nécessaire à cet entretien ? Ne faudrait-il pas également chiffrer le complément de revenu nécessaire pour qu’une exploitation destinée à l’entretien de zones difficiles devienne « attractive » ?
Les collectivités locales, la population résidente, les touristes, pourraient apprécier et donc rémunérer, une contribution à l’entretien ou à la valorisation du « patrimoine » en général. L’étagement des différentes exploitations permet d’envisager des éléments paysagers très variés : bâtiments remarquables, canaux d’irrigation, vergers, parcelles de vigne, les produits associés (jus de fruits, gnôle, cidre, vin), les productions artisanales (charcuterie, pain, paniers, balais, râteaux… )
Les nombreux « esserts » (clairières ouvertes en forêt pour le pâturage) sont très favorables à la biodiversité. Nombre d’entre elles sont en voie d’abandon…
Le CGD travaille actuellement à un plan de préservation et réhabilitation des vergers. Peut être qu’une ou plusieurs actions dans le domaine de la viticulture verront le jour. Il y a peut être là des possibilités de collaboration ?
Si l’on souhaite développer la filière viande.
Ne pourrait-on pas envisager un partenariat entre les producteurs locaux et les établissements scolaires.
Le lycée de Moutiers sert 2000 repas tous les jours ! Il est vrai que les établissements scolaires ne peuvent pas acheter librement et facilement de la nourriture. Il faut passer par des centrales d’achat…Mais il serait intéressant de défricher ces problèmes administratifs pour assurer un  débouché conséquent à la production locale. Cela a été réussi dans d’autres régions. La région Rhône-Alpes a d’ailleurs diffusé un guide de la restauration collective (épuisé à ce jour) qui encourageait ce type de réflexion.
Le lycée hôtelier a une consommation plus faible, mais pourrait  constitue aussi une vitrine pour nos productions. Il va de soi que ce qui pourrait être envisagé pour la viande devrait l’être aussi pour les fromages et les produits laitiers. L’environnement ne peut que mieux se porter si l’on diminue les transports de marchandises…
Afin de permettre aux exploitants de travailler dans de meilleures conditions, les collectivités locales pourraient :
Prendre l’initiative de « geler » au PLU les surfaces planes et peu pentues faciles à exploiter.
Favoriser la création de groupements fonciers permettant une exploitation plus rationnelle des surfaces. Cela pourrait se traduire par moins de déplacement, moins de travail pour les exploitants ?
Le fonctionnement en GAEC ne devrait-il pas être encouragé ?
Favoriser l’installation de jeunes exploitants là où il y a de l’espace ?
Réaliser des études paysagères pour inventorier les zones considérées par la collectivité comme devant faire l’objet d’un entretien prioritaire.
Le cas échéant, réaliser des épierrements ou l’enlèvement de rochers pour augmenter les surfaces de fauche ou d’épandage.
Quelques questions épineuses….
Faudrait-il favoriser une redistribution équitable des droits à produire du lait ?
Pourquoi ne pas expérimenter dans le cadre « IMALP » une ou plusieurs productions « bio ». La France est très en retard dans ce domaine par rapport aux autres partenaires européens. Il est probable que dans le cadre Imalp nos voisins envisagent des actions dans ce domaine.
Alain Machet octobre 2003

Quelles sont les émanations des sites industriels de Tarentaise ?
Vivre en Tarentaise s’intéresse depuis longtemps à la protection de la qualité de l’air et de l’eau en Tarentaise. Elle est intervenue à de nombreuses reprises dans ce domaine :
Demande de création des CLIS (commission locales d’information et de surveillance) concernant les usines d’incinération. Ces groupes permettent aux élus et aux représentants de la population d’avoir des renseignements sur le fonctionnement des unités d’incinération. La CLIS de l’usine de Valezan s’est réunie à plusieurs reprises. Celle des Brévières (Tignes) vient de  démarrer. Ces structures d’information sont prévues par la loi et permettent des échanges fructueux entre toutes les parties.
Mais il n’y a pas que les usines d’incinération qui effectuent des rejets atmosphériques. vivre en tarentaise intervient régulièrement par courrier auprès de la  DRIRE  ou de la sous-Préfecture au sujet des émissions gazeuses des usines de Pomblière à Château Feuillet….
Il existe une structure interdépartementale regroupant L’Ain, la Savoie et la Haute Savoie qui est chargée de la surveillance de la qualité de l’air. VET y dispose d’un siège et réclame un suivi en continu des principaux polluants susceptibles d’être détectés dans notre vallée.    
Il est arrivé également que l’association dépose des plaintes, ou se constitue partie civile.

Malheureusement, des odeurs de chlore sont parfois perceptibles dans la cours du Lycée de Moutiers. Les émanations de dioxyde de soufre sont courantes et répétées en face de la station thermale de La Léchère. Au printemps dernier, un très important nuage de gaz colorés a parcouru le fond de vallée jusqu’à Cevins. Les pompiers et la gendarmerie ont été alertés par la population. Notre association a déposé une plainte à cette occasion. Pour des raisons que nous ne comprenons pas, cette plainte vient d’être classée « sans suites ».
Vivre en Tarentaise est sollicitée régulièrement par les habitants de Saint Marcel, Petit Cœur. ou encore Notre Dame de Briançon excédés par les odeurs et aussi par la crainte d’être les victimes d’une pollution plus sournoise.
Par ailleurs, il semble que la DRIRE n’ait  pas toujours les moyens matériels de remplir parfaitement sa mission de contrôle. Il en va de même pour «  l’Air de l’Ain et des deux Savoie ».
Après l’affaire de Gilly sur Isère, la situation actuelle nous paraît très inquiétante. Nous avons vainement cherché dans la législation actuelle la trace d’une structure équivalente à celle des CLIS permettant des échanges entre élus, industriels, administrations et associations.
Aussi, Vivre en Tarentaise a sollicité la sous-Préfecture dans deux directions complémentaires :
en faveur d’un suivi en continu des polluants industriels en Tarentaise. Avec publications des enregistrements.
en faveur de la création d’une commission permettant à tous les « acteurs » de la vallée de disposer d’informations fiables sur la qualité de l’air en Tarentaise.

Déchets
Déposition concernant le plan départemental de gestion des déchets en Savoie. (avril 2003)
L’association Vivre en Tarentaise avait réclamé la révision du  plan départemental de 1994 quelques mois avant la parution de la circulaire Voynet qui  a déclenché la mise à jour, ou l’élaboration de plans de gestion des déchets dans tous les départements français. Le dossier réuni en presque trois ans montre que cette révision était nécessaire : fermeture de différentes unités d’incinération très polluantes, mise en place du tri sélectif très laborieuse dans certains secteurs du département, absence de prise en compte des fermentescibles, enfin circulaire du ministère de l’environnement fixant à 50% le taux de collecte en vue du recyclage.
VET a participé à pratiquement toutes les réunions auxquelles elle a été conviée. Après examen des différents documents établis par la société Trivalor, elle tient à reconnaître que le domaine exploré est très complexe et nécessite une analyse prudente. Elle remarque également que le plan précédent n’avait pas été respecté : pas de collecte sélective dans une grande partie du département, collecte de la FFOM « oubliée », alors qu’elle constitue environ 30% du gisement d’ordures ménagères. Poursuite du fonctionnement d’unités polluantes à Gilly, dans la vallée des Bellevilles et à  Valmorel. Prolongation de l’autorisation de mise en décharge à  Bozel en bordure du Doron et aux pieds des prestigieuses stations de ski de Tarentaise. Le commun des mortels est malgré tout conduit à se demander comment et pourquoi une telle situation a pu perdurer ? Les communes incriminées ne sont pas parmi les plus pauvres de France…
Certes, depuis quelques mois le tri sélectif semble en cours d’introduction et on ne peut que saluer ce démarrage. Cependant, la première question qui s’impose est la suivante : le plan version 2003 sera-t-il respecté ? Les collectivités locales vont-elles enfin agir et investir de façon déterminée dans ce domaine si important pour notre environnement ?

L’inventaire. VET se félicite de « l’état des lieux » réalisé au sujet de la production départementale de déchets. Le travail semble avoir été réalisé avec sérieux. Toutes les catégories ont été prises en compte conformément aux instructions ministérielles. Cet inventaire permet aux différents partenaires concernés d’affiner leur réflexion dans ce domaine.

Les mesures envisagées.
La réduction à la source : celle-ci est prévue par le ministère. Concrètement sur le terrain, elle risque de se réduire au compostage individuel. Le département compte environ 400 000 habitants. 115 000 personnes seront sensibilisées à cette pratique avec un taux d’efficacité estimé à 20% . D’autre part, 90 000 personnes connaîtront un ramassage en porte à porte de la FFOM. Le taux d’efficacité de 20% nous paraît très pessimiste. Il est permis de s’interroger sur les 200 000 habitants restants qui ne seront pas concernés par une collecte de FFOM ou par le compostage individuel. L’association VET attend des collectivités locales des mesures très incitatives dans ce domaine qui représente rappelons le 30% du gisement. (48% des  savoyards demeurent en habitat horizontal et sont donc à priori concernés par le compostage individuel)
Au-delà du compostage, il est question d’encourager l’utilisation d’emballages navettes par les commerçants. Cela paraît être une bonne idée. Mais les professionnels seront-ils sensibles à cette proposition ? Quelles seront les mesures concrètes envisagées pour favoriser la réutilisation de ces emballages ? VET tient à faire remarquer qu’il revient aussi à l’Etat d’agir par la recherche et par la réglementation sur la politique en matière d’emballage : réduction et utilisation de matériaux facilement recyclables, pas de mélanges de matières, préférer le polyéthylène au polychlorure de vinyle. Il serait donc intéressant que les ministères concernés (environnement, recherche, industrie, agriculture) bénéficient d’un « retour » de l’échelon départemental. Le déchet le moins cher à traiter est celui que l’on ne produit pas ! Il est possible que cette action de recherche ou réglementaire, relève de l’échelon européen, mais après tout pourquoi pas ?
Rien ne semble envisagé pour réduire la consommation de sacs en plastique, ni pour développer l’usage de sacs en papier ou de cabas solides réutilisables dans les supermarchés. Pourquoi ne pas limiter ou taxer fortement la distribution de prospectus dans les boites à lettres. Ne pourrait-on pas diffuser largement un badge à apposer sur les boites pour refuser la publicité  non adressée, qui alourdit inutilement nos poubelles ? Si des modifications d’ordre réglementaire sont nécessaires, nous devons demander à l’Etat de les prendre !

L’organisation des collectivités. L’étude constate le fractionnement des compétences « collecte » et « collecte sélective ».  On  constate aussi quelques irrégularités administratives dans ce domaine. Le plan prévoit d’encourager les collectivités à se regrouper pour agir ensemble dans ce domaine. VET est tout à fait favorable à une gestion globale du dossier déchet en Tarentaise. Il est bien évident que la complexité du sujet impose la présence de professionnels compétents dans la gestion des déchets, mais aussi dans la communication. Les différents cantons de Tarentaise auraient tout intérêt à développer une politique commune dans le domaine du tri sélectif, particulièrement dans les stations de ski. Cela permettrait probablement d’éviter de multiplier les études station par station. Les supports, les moyens de communication, des matériels, du personnel pourraient être partagés. Enfin, il serait préférable que le « geste du tri » soit le même à Méribel, Moutiers ou Bourg Saint Maurice. Cette gestion globale permettrait également de clarifier les responsabilités.

Les objectifs retenus en matière de tri à l’horizon 2006 et 2011 sont inférieurs à ceux prévus par le ministère de l’environnement. La Savoie dans ce domaine serait handicapée par la présence d’une population touristique importante, et moins sensible au geste civique que le reste de la population. Il n’est pas certain que cette analyse soit tout à fait juste, car de nombreux touristes trient chez eux et se demandent pourquoi aux portes d’un prestigieux parc national on trie si peu ? Certaines populations européennes sont habituées à des contraintes plus sévères que les nôtres dans ce secteur. VET souhaite que la collecte des cartons et emballages soit généralisée en début de saison en station de ski. Idem pour la collecte des bouteilles de verre et des restes de repas auprès des restaurateurs. On avance souvent que les logements de stations sont trop exigus pour le tri sélectif. Mais la restauration des ces logements est à l’ordre du jour et risque de constituer le chantier de la décennie à venir. Il parait donc indispensable de prévoir dans les réaménagements extérieurs et intérieurs l’espace nécessaire au tri et à la collecte des déchets.
Les taux envisagés par le plan actuel, ne sauraient satisfaire toutes les personnes soucieuses d’une gestion économe en ressources naturelles de notre société. Dans le domaine du tri, les résultats reposent sur le civisme de la population et des entreprises. Ils reposent aussi sur la qualité de la communication mise en œuvre pour développer le bon geste. Au-delà de la phase indispensable d’information, d’éducation et des piqûres de rappel, pourquoi na pas envisager, si nécessaire, des mesures plus contraignantes : paiement de la redevance déchet à la tonne. Cela existe en France dans différentes communes. Pourquoi pas en Savoie ? Certaines collectivités organisent des contrôles sur les déchets « triés ». VET est favorable après la période indispensable de rodage à des mesures contraignantes vis-à-vis des citoyens indisciplinés qui ruinent les efforts de la plus grande majorité. Ce volontarisme, devrait permettre d’atteindre largement le taux de 50% de recyclage. Nos voisins allemands collectent les fermentescibles avec un rendement excellent. Le français restera-t-il à jamais rétif au règlement ? Pourquoi après 30 ans de collecte du verre, 50 % des bouteilles se retrouvent-elles encore dans nos poubelles ? Les collectivités territoriales auront-elles le courage d’imposer des contrôles de civisme ? On peut remarquer qu’il serait sans doute plus facile de le trouver (ce courage….) collectivement à l’échelle de la vallée qu’à titre individuel dans telle ou telle commune.

Les déchets verts et les boues.
Différentes aires de broyage et de compostage sont envisagées en Tarentaise. Cela nous emble être à priori une bonne chose. Mais partout où cela est possible, c’est le compostage individuel qui doit être privilégié. Il existe des composteurs d’un mètre cube (ou plus) qui pourraient convenir aux besoins des petits immeubles, des écoles, des stades etc…
Il existe encore en Tarentaise des excédents de fumiers et lisiers. Ces quantités ont-elles été chiffrées pour envisager un traitement commun avec les déchets verts. La réalisation de une ou plusieurs unités de méthanisation pourrait peut-être être envisagée. Comme la vallée doit aussi traiter les boues de station d’épuration, il est probable qu’au moins une unité pourrait être construite.
Les agriculteurs  sont réticents pour envisager l’épandage des boues de STEP. Les excédents de lisiers par ailleurs conduisent à penser à une autre solution. Les quantités départementales semblent suffisantes à elles seules pour justifier la construction d’une unité de méthanisation des boues de STEP. Cette unité pourrait bien sûr accueillir aussi des déchets verts et des déjections animales. Elle aurait le mérite de réduire le volume de fermentescibles à incinérer. Il y aurait également production de méthane qui contribuerait aux économies d’énergie.

La sensibilisation des entreprises et  des artisans.
P114, on relève que des conventions de raccordement au réseau d’eaux usées seront établies ou développées pour éviter les rejets toxiques dans les égouts et de fait la pollution des boues de STEP..Cette mesure devrait être systématique et VET y souscrit à l’évidence. P126, il est prévu la création d’un réseau d’animateurs DIB pour les entreprises. Souhaitons que ce réseau voie le jour rapidement.
P129 la redevance spéciale pour les entreprises est évoquée. Comme la contribution de ces dernières à la production départementale de déchets est très importante, il nous paraît indispensable de sensibiliser par ce biais où un autre les commerçants et artisans au tri et au recyclage. Mais les horaires d’ouverture des déchetteries doivent être adaptés aux horaires de travail des entreprises. Certains commerces sont très gros producteurs de déchets. Ils doivent être l’objet de mesures spécifiques. La contribution financière des artisans doit être systématique (par le biais de la taxe professionnelle ?) pour participer au fonctionnement des déchetteries. Il faut éviter le paiement lors du dépôt qui encourage le maintien des décharges sauvages.

La fraction résiduelle.
Au cours des travaux de la commission départementale, seuls les traitements thermiques (pyrolyse et incinération) ont fait l’objet de présentation ou de discussions. Aucun mode de traitement « alternatif » n’a été présenté à la commission malgré les questions répétées des associations. Cela nous semble regrettable. Une commission travaillant sous l’autorité du SIMIGEDA a au moins envisagé les traitements « Calcior » et « Leblan ». Des rencontres avec les responsables de ces filières ont été organisées. VET se demande en particulier si le procédé du tri mécanique préconisé par « Leblan » pourrait être amélioré ou non ? Après tout ce système est utilisé par nos voisins espagnols. Pourquoi ne pas en prendre connaissance ?
De la même façon, aucune présentation d’unité de méthanisation ou de compostage n’a été effectuée. Nous regrettons que cette possibilité d’information des élus présents n’ait pas été saisie. Ces pratiques courantes chez nos voisins resteront-elles encore inconnues en France pour quelques dizaines d’années ?

D’après les exposés et les rencontres  organisées, il ne nous resterait plus qu’à choisir entre mise en décharge et traitement thermique.
Depuis plus de dix ans, la Savoie recherche vainement un centre d’enfouissement  de classe II. Le caractère touristique, la présence, de nombreux cours d’eau ou de nappes phréatiques, les craintes des riverains, rendent cette recherche difficile. Cependant VET souhaite qu’un tel centre puisse être trouvé dans notre département. Il ne nous paraît pas normal que la Savoie exporte ses déchets chez ses voisins. Il va de soi qu’il faudra veiller à ce que ce centre soit bien utilisé et puisse durer plusieurs dizaines d’années…Il nous paraît donc utopique de recourir à l’enfouissement pour des quantités importantes de déchets ménagers.
L’incinération et la thermolyse apparaissent donc comme difficilement contournables à court terme, compte tenu des informations qui ont été communiquées à la commission départementale. Dans notre esprit ce type de traitement devrait être strictement limité à la frange difficilement recyclable des déchets ménagers. C’est pourquoi nous insistons tant pour qu’une politique contraignante de tri soit mise en œuvre.
VET souhaite être « responsable ». Elle est consciente des problèmes liés à la mise en place des politiques de tri. Elle est consciente également des problèmes de civisme. Pour bien trier, il faut une part de contrainte. Il paraît souhaitable aussi, que la population ne perde pas trop de vue les usines d’incinération….D’où l’intérêt de prévoir plutôt plusieurs petites usines à l’échelle de un ou deux cantons de préférence à une très grosse sur laquelle on pourrait se décharger avec une certaine insouciance…
VET conteste le dimensionnement prévu pour les différents scénarios envisagés. Le choix, il est vrai est difficile entre responsabilité (prévoir une grosse usine au cas où..) et  découragement face à l’incivisme de quelques uns.
D’autre part, même si les incinérateurs modernes semblent respecter les normes en vigueur en matière de rejets atmosphériques, il faut considérer que chaque tonne de déchets incinérée produit 300kg de mâchefers contenant des métaux lourds. Ces « cendres » sont utilisées dans les travaux routiers dans des secteurs « choisis ». Mais aucun suivi à long terme n’existe à propos de ce cadeau empoisonné…page 39 du dossier BTP on relève que le principe de précaution devrait entraîner la mise en place d’une traçabilité de ce genre de déchets. Nous souhaitons vivement la mise œuvre d’un suivi à long terme des mâchefers utilisés dans les travaux routiers. La mise en place d’un plan qualité pour ces mâchefers n’était effective en 2000 que pour une seule usine d’incinération de Savoie. Qu’en est-il pour les autres aujourd’hui ?
Les fumées des incinérateurs sont filtrées. Les résidus de filtration appelés REFIOM sont évidemment hautement toxiques. ( L’usine de Valezan en produit de l’ordre de 1m3 toutes les 5 heures..) Ils sont entreposés dans des décharges adaptées (classe I) loin de la Savoie. Un cadeau pour les générations futures…
La thermolyse produit un coke (De l’ordre de 300kg par tonne de déchets pyrolysée) pour lequel il faut également trouver un « débouché » sur le long terme et satisfaisant pour l’environnement. Cela pose le même type de problèmes que pour l’incinération : les métaux lourds ne disparaissent pas ! A moins par exemple que l’on se décide enfin à trier sérieusement les piles …
Il nous paraît donc clair que les traitements thermiques posent des problèmes environnementaux. Il y a réduction du volume des déchets, mais production de cendres et de REFIOM toxiques….
Cette filière ne nous paraît donc  pas mériter le label « durable ».
Si cette solution est malgré tout retenue par les élus, la récupération d’énergie devra être systématique : production d’électricité et couplage à un réseau de chaleur.

Le transport.
La Tarentaise dispose d’une voie ferrée jusqu’à Bourg Saint Maurice. Différents tableaux dans le dossier soumis à l’enquête montrent que le coût global du transport par rail est nettement inférieur à tous les autres modes. VET souhaite que le transport ferré soit donc utilisé davantage. Si nécessaire, la SNCF doit adapter ses structures et son mode de fonctionnement pour que le transport des déchets et des marchandises soit possible. Pourquoi les papiers et cartons triés à Bourg Saint Maurice et Aime sont ils évacués par la route ? Pourquoi ne pas construire un « quai de transfert » à proximité de la voie ferrée ? La RN 90 saturée doit être délestée de ses véhicules le plus possible.

La collecte des DTQD (piles, solvants, peintures, produits phytosanitaires, huiles de vidange, médicaments…): les campagnes d’information à destination de la population, des artisans, des écoliers, des agriculteurs doivent être pratiquées et répétées régulièrement par différents canaux. Des contrôles réguliers doivent être effectués.

Les lieux de collecte. Il serait souhaitable que l’on implante les dispositifs de collecte dans les endroits très fréquentés par la population : parkings des supermarchés par exemple

Les déchets des entreprises du BTP.
Le plan se contente de prévoir la liste des installations nécessaires : centres de tri, de stockage, de valorisation. Mais les auteurs du document, indiquent que ces structures relèvent de l’initiative privée. Que se passera t-il si aucune d’entre elles ne voit le jour ? De la même façon, ce dossier propose aux acteurs du secteur de suivre un certain nombre de recommandations. Il suggère l’utilisation de bordereaux de suivi pour les déchets du BTP et le respect d’une charte pour leur utilisation rationnelle. Toutes ces mesures sont intéressantes, mais leur caractère contraignant s’avère très limité. Le nombre de petites entreprises dans ce secteur est très important. Chaque artisan acceptera t-il de faire évoluer ses pratiques pour mieux gérer ses déchets ? Comment les structures relevant de l’initiative privée seront-elles financées par cette multitude de petites entreprises ?

Conclusion.
L’Etat doit mettre en œuvre d’urgence une réflexion pour trouver  des alternatives  aux différents traitements thermiques. Cela implique probablement  un effort de recherche mais aussi  une réglementation beaucoup plus stricte  concernant les matériaux utilisés en matière d’emballage mais aussi dans la vie courante. Chaque objet  fabriqué, conditionné et vendu devrait être examiné sous l’angle du recyclage.
VET n’approuve pas  le plan  proposé dans la mesure où les ambitions en matière de tri lui semblent insuffisantes et non conformes  à la directive ministérielle entraînant la révision du plan. Elle n’approuve pas le dimensionnement prévu pour les différentes unités d’incinération.
Elle demande le réexamen du système actuel où chaque société  cotise  à « éco-emballage » pour se donner bonne conscience. Ce système pervers ne l’oblige nullement à réduire sa production et à utiliser des matériaux facilement recyclables. Alain Machet

Plan départemental de gestion des déchets en savoie.
Réalisme ou manque d’ambition ?
La commission départementale de gestion des déchets s’est réunie mercredi 17 septembre pour la dernière fois. Il s’agissait de mettre la dernière main à un programme d’action qui s’imposera à toutes les collectivités dès signature de l’arrêté de Monsieur le Préfet. Ce document est l’aboutissement d’un processus qui s’est déroulé sur trois ans, sous l’autorité de trois préfets successifs. Il résulte d’une multitude de  réunions et d’études.
Le document préparatoire a été soumis à enquête publique il y a presque un an déjà. de très nombreuses personnes et des association ont participé à cette enquête. La plupart des interventions réclament davantage de tri sélectif, des mesures vigoureuses pour la réduction à la source, une politique d’information volontariste de la population, des artisans et des sites industriels. Beaucoup bien sûr s’étonnent de la part réservée aux traitements thermiques.
La commission d’enquête a rendu son rapport il y a quelques temps. On y relève :

« SUR LE DOSSIER MIS A L’enquête:
Nous n’insisterons pas sur les critiques que nous avons exprimées plus haut. Mais, ici aussi, foi-ce est de reconnaître que le dossier élaboré par un technicien reste un dossier de spécialiste fait pour des spécialistes. Le résumé, en quelques pages, certes plus facile à lire, n’en reste pas moins inaccessible pour le grand public, plus habitué aujourd’hui aux images et aux sons qu’à la lecture des grands classiques.
Peut-être pourrait-on imaginer, plus tard, l’intervention de publicistes ou autres spécialistes de la communication, pour la traduction grand public de tels dossiers.
SUR LE FOND:
Notre analyse détaillée a montré que nous partagions certaines des critiques formulées par les uns et par les autres.
Mais nous avons pu constater que les arguments s’appuyant sur la circulaire \/oynct méritaient d’être nuancés : il n’est pas possible, ni souhaitable, de transformer en règles et en obligations ce qui n’est que recommandations.
Après réflexion, nous avons repoussé l’idée de donner un avis défavorable au projet présenté. Cela aurait peut-être conduit le Maître de l’Ouvrage à revoir son projet, mais cela aurait repoussé d’autant sa mise en oeuvre par le Conseil Général de la Savoie désormais en charge de son application.

C’est pourquoi nous avons décidé de donner un AVIS FAVORABLE au projet de Plan Départemental d’Elimination des Déchets Ménagers et Assimilés, avis assorti des recommandations suivantes:
En préambule, la commission remarque que, sous évaluer la production de déchets pour les dix ans qui viennent, ne serait sans doute pas la meilleure solution, même si elle était satisfaisante pour l’esprit de certains;
Il n’en demeure pas moins qu’il y a une impérieuse nécessité pour la puissance publique de prendre les mesures adéquates pour:
1. Réduire la production de déchets à la source
2. Tendre, à rapprocher de l’objectif de 50%, la transformation des déchets recyclables.
3. Créer sur le département, quelles que soient les difficultés rencontrées, un, mais plutôt deux Centres d’Enfouissement de classe 2.
A ce sujet la commission regrette qu’aucune hypothèse de localisation n’ait été faite au niveau du Plan. Il y a forcément un ou deux sites qui techniquement, tant par la géologie que par la localisation, conviennent mieux que d’autres.
4. Mettre en place dans les stations de sports d’hiver une politique effective de tri sélectif. Les travaux de modernisation entrepris dans de nombreuses stations sont sans doute l’occasion à saisir.
5. Etudier la faisabilité de créer une filière spécifique pour Déchets Industriels Banals (DIB) y compris en instaurant une fiscalité incitative.
Le réseau d’Animateurs Déchets Banals évoqué dans le Plan nous paraît, à ce sujet, particulièrement intéressant.
Enfin, nous ne saurions terminer notre rapport sans insister une fois de plus pour que le volet INFORMATION et COMMUNICATION soit précisé et développé y compris dans la désignation des responsabilités.
Ce volet est fondamental pour atteindre les objectifs fixés: ceux du Plan jugés trop peu ambitieux, mais encore mieux ceux qu’il serait souhaitable d’atteindre. »

A la lecture de ce texte, les associations avaient eu l’espoir  par leurs interventions d’infléchir e plan départemental vers une ambition plus grande de tri sélectif, de collecte des toxiques, voire dans la recherche de techniques innovantes.

A l’issue de l’ultime réunion, il faut bien dire que le monde associatif reste sur sa faim.
Certes, le réseau de déchetterie de montagne devrait être complété plus rapidement. Une usine de compostage de boues est à l’étude pour répondre aux besoins d’une partie de la tarentaise, du bassin d’Albertville et du Beaufortain. Le tri sélectif en station devrait être mis en place avec plus de volontarisme. Les résultats de Tignes et val d’Isère seraient encourageants. La mise aux normes des incinérateurs devrait être terminée en 2005. Un ou deux centres d’enfouissement de classe II devraient être créés. La méthanisation et la pyrolyse ne sont pas écartées. Un volet éducation vigoureux est prévu…

Mais, dans l’ensemble, beaucoup d’éléments restent bien vagues :
Combien d’ambassadeurs du tri seront-ils recrutés ? Pour combien de temps ?
Quelles obligations pour les stations de ski ? Avec quel échéancier ?
Le compostage individuel sera-t-il seulement « encouragé » ? Se contentera t-on d’un taux d’efficacité de 20% de la population sensibilisée ? Un quart seulement du département concerné…
Le réseau d’animateurs destiné à informer les artisans et industriels de la collecte indispensable des déchets «  toxiques » (DIB) sera laissé à la bonne volonté du MEDEF. Malheureusement, ce dernier connaîtrait des problèmes de financement……On trouvera donc encore des métaux lourds ou des molécules dangereuses dans les boues de station d’épuration ou dans les mâchefers.
L’attitude de certains élus est inquiétante. Ils réclament un surdimensionnement des unités d’incinération pour faire face à une croissance de la population du département, ou encore pour palier à la défaillance d’un site de traitement du département. (La mise en balle et le stockage provisoire pourraient convenir également..) Quelques uns aussi, rêvent encore d’une croissance touristique continue en Tarentaise ou les bouchons saisonniers pourraient devenir des bouchons durables.

Il est facile de nous répondre que les objectifs sont « réalistes » et que s’il est possible de dépasser les objectifs fixés cela sera fait. Mais les investissements nécessaires pour l’information, l’éducation, le suivi des politiques de tris seront-ils du même ordre de grandeur que ceux consacrés aux traitements thermiques ? Aurons nous le courage d’aller jusqu’à la « répression » pour faire face à l’incivisme de quelques uns ?
Vivre en tarentaise ne peut qu’encourager la population savoyarde à faire preuve de citoyenneté en participant activement au tri sélectif, mais aussi en s’intéressant de près aux choix d’investissement des collectivités. Alain Machet

Quelques bonnes raisons pour trier ses déchets.

La population terrestre augmente de façon inquiétante. Notre planète n’aura pas toujours la capacité de nourrir et d’approvisionner cette population. L’homme en développant ses activités occupe, aménage, exploite des surfaces de plus en plus grandes à la surface du globe. Cela se traduit par la disparition d’un nombre important d’espèces végétales ou animales. Le patrimoine biologique, minéral et énergétique de notre bonne vieille Terre s’appauvrit.

D’autre part, la totalité de notre planète est concernée désormais par la pollution atmosphérique et aquatique. On retrouve les traces des rejets de nos automobiles dans les glaces des pôles…L’eau autrefois potable en Bretagne ou dans la plaine de la Beauce est désormais impropre à la consommation pour cause de pollution aux nitrates (trop de déjections animales et une utilisation excessive des engrais chimiques).

Il ne s’agit pas ici de faire du catastrophisme, mais de prendre conscience de l’impact considérable des activités humaines sur notre écosystème. Le citoyen responsable se doit donc d’infléchir ses comportements pour assurer l’avenir des générations futures. Il est possible d’agir dans de nombreux domaine à l’échelle individuelle de façon à préserver les ressources naturelles, la qualité de l’air ou celle de l’eau. Avec une multitude de gouttes d’eau ou peut obtenir une grande rivière…

Nous sommes directement concernés aujourd’hui par la mise en place du plan départemental de gestion des déchets. Il s’agit de « gérer » au mieux les déchets des particuliers, des entreprises, des artisans, des activités médicales…Bientôt il nous sera demandé de participer aux différentes opérations de tri sélectif. Le ministère de l’environnement avait fixé à chaque département un objectif de 50% de collecte en vue du recyclage

Mais pourquoi trier ?
Le tri sélectif des déchets ménagers permet de recycler différents matériaux : verre, papier, cartons, métaux, matières plastiques, pneus, huiles usagées….Il permet donc de limiter le recours aux ressources naturelles : minerais, forêts, pétrole, gaz…
Les déchets triés ne seront pas incinérés, donc il y aura économie de combustible !
Le compostage individuel des déchets fermentescibles aboutit à une réduction de 30% environ de la taille de nos poubelles : pourquoi incinérer des épluchures, des restes de repas, des tontes de pelouses ?
En apportant en déchetterie toutes  les piles usagées, les solvants, les restes de peinture ou de lasure, les produits phytosanitaires, les batteries on limite la pollution des nappes phréatiques et des boues des stations d’épuration. Il en va de même en rapportant à la pharmacie les vieux médicaments ou les anciennes radiographies.
En pratiquant le tri sélectif, on limite le recours à l’incinération qui présente des inconvénients : surveillance attentive des rejets atmosphériques, production de mâchefers contenant des métaux lourds et de résidus de filtration (REFIOM) hautement toxiques. Les mâchefers sont utilisés le plus souvent dans les travaux routiers dans des conditions précises (pas de lessivage par l’eau) mais aucun suivi à long terme n’existe…Les REFIOM sont expédiés dans des décharges dites de classe I à l’extérieur du département. Pour combien de temps encore ? L’usine d’incinération  de Valezan est proche de la saturation. En triant nos déchets il est possible d’éviter la construction d’un four supplémentaire et la production de résidus délicats à gérer sur le long terme.

Quelques chiffres :
Chaque français produit en moyenne 350Kg de déchets ménagers par an. En Savoie la « production » des touristes s’ajoute à la nôtre ce qui porte cette moyenne autour de 450Kg/ habitant permanent.
Le contenu moyen d’une poubelle est le suivant :           Verre                                   13%
Plastiques                            11%
Papiers cartons, publicités   25%
Matières organiques            29%
La simple lecture de ces chiffes montre qu’avec un peu de discipline et de bonne volonté le chiffre de 50% de recyclage fixé par le ministère est réaliste.
En combinant le compostage individuel, la collecte intégrale du verre, des papiers et des métaux, on peut atteindre 66%.
Bien sûr, cela n’est possible que si toute la population joue le jeu. La population de Tarentaise saura t-elle relever ce défi ??

Réduction de la publicité adressée à domicile.
Voilà une idée intéressante à faire circuler :
On sait que pour le courrier publicitaire adressé nominalement, on peut demander à être rayé des fichiers, demander à être inscrit sur la "liste orange",  renvoyer les enveloppes sans les ouvrir avec la mention "Retour à l'envoyeur", écrire à l'expéditeur en exigeant la suppression de votre nom sur ses listes(détails dans le compte-rendu d’activités 1998 ou sur notre site internet).Ca n’empêche pas toujours de recevoir des pubs inutiles et indésirables, notamment des services et commerces dont nous sommes usagers.
Voici quelques trucs qui permettent de marquer notre refus de ces pratiques d’incitation au gaspillage :
Quand vous recevez de la publicité avec votre facture d'électricité ou de téléphone, joignez-la avec votre paiement. Laissez à la compagnie le soin de s'en débarrasser.
Quand vous recevez dans votre courrier ces lettres de pré approbation pour des cartes de crédits, prêts automobiles ou autres offres du même genre, la plupart sont accompagnées d'enveloppes de retour,
pré affranchies, pas vrai ?
Donc pourquoi ne pas en profiter pour vous débarrasser d'autres courriers inutiles en les mettant dans ces jolies petites enveloppes et ensuite à la Poste ?
Vous pouvez ainsi envoyer l'annonce reçue de votre dépanneur local à American Express.
Ou vos coupons rabais de pizza à SFR. Ou les offres exceptionnelles du Franprix à qui vous voudrez ...
Si vous n'avez rien reçu d'autres cette journée la, vous pouvez toujours retourner le formulaire  vierge dans l'enveloppe pré affranchie !
Si vous voulez demeurer anonyme, pensez juste à vous assurer que votre nom n'est pas écrit sur l'un ou l'autre des documents que vous retournez.
Vous pouvez aussi renvoyer l'enveloppe vide juste pour laisser la société se demander si elle a perdu un client potentiel.
Au bout d'un moment, et si nous nous y mettons tous, les banques, compagnies de crédits et autres marchands de pizza vont commencer à recevoir toutes les cochonneries qu'elles ont envoyées.
Laissons les donc apprécier ce que c'est que de recevoir toutes ces inanités.
Le meilleur dans tout ça c'est qu'elles paieront elles-mêmes pour l'enveloppe et le timbre! (et ceci 2 fois : l'envoi et le retour). 
Aidons à garder notre service postal occupé puisqu'il prétend que le courrier électronique lui pique des clients, et soulageons nos poubelles !
Partagez ce message avec 1, 2, 3, et pourquoi pas 50 amis, et surtout, amusez vous bien !

Réserve naturelle des Hauts de Villaroger.
Créée en 1991, la Réserve Naturelle des Hauts de Villaroger, a maintenant 12 ans et son gestionnaire (l'ONF) a procédé à la révision du Plan de Gestion. A cette occasion l’association  Vivre en Tarentaise, qui est représentée au Comité Consultatif de la Réserve, souhaite rappeler quelques éléments importants.
Cette réserve a été créée pour « compenser »  l’implantation de remontées mécaniques dans le secteur de l’aiguille Rouge. Cette mesure de protection n’a été mise en place qu’après la construction des dites remontées mécaniques. Ce laps de temps avait été mis à profit par les moniteurs de ski et les guides pour pratiquer le hors piste dans la future réserve.
On imagine bien les conflits d’intérêts que ce décalage a déclenché : protection du tétras Lyre et des lagopèdes ou ski « sauvage » ?
L’association Vivre en Tarentaise s’était mobilisée  contre l’arrêté préfectoral de 1994 qui instaurait de fait une sorte de péage pour l’accès à la réserve et un monopole pour les moniteurs de ski. Si dans un premier temps le tribunal administratif de Grenoble lui avait donné raison, elle a été ensuite désavouée par le Conseil d’Etat. Dont acte… Mais  cette action n’a pas été inutile car la création d’un « emploi-jeune » a permis ensuite à l’ONF d’assurer des séances d’habilitation gratuites, ce qui a repoussé (provisoirement ?) cet aspect de « montagne à péage » contre lequel l’association s’était élevée.
Cependant nous ne perdons pas de vue que ce type de réglementation ne correspond pas à notre conception de l’aménagement de la montagne. Malgré la vigilance épisodique des agents de l’ONF, force est de constater qu’on peut régulièrement observer des traces de ski ou de surf en dehors des itinéraires autorisés. On peut  comprendre que l’Etat et les tribunaux aient d’autres priorités en matière de maintien de l’ordre public et même de protection de l’environnement, mais alors, qu’on cesse  de  faire croire à la population  qu’il est possible de préserver des zones de refuge pour la faune tout en autorisant de nouvelles remontées mécaniques : dans le contexte actuel la seule protection réaliste est l’absence d’accès mécanisé.
Nous apprenons (mars 2003) qu'un projet de sécurisation contre les avalanches de la route d'accès au Planay de Villaroger est en cours d'étude. Les zones de départ sont situées dans la réserve naturelle. Les solutions proposées vont du déclenchement par explosif au terrassement de digues en terre, la construction d'une galerie au niveau de la route ( en dehors de la réserve ) semble avoir été écartée à priori car techniquement délicate et donc beaucoup plus onéreuse. Il est évidemment difficile de mettre en balance la sécurité des habitants du Planay avec celle de la faune de la réserve mais force est de constater que les pouvoirs publics ne sont pas prêts à se donner les moyens de leur politique...
Ce qui se passe à Villaroger  confirme que les personnes attachées à la protection de la nature doivent s’opposer résolument à tout nouvel aménagement de remontées mécaniques en site vierge. Elles doivent  continuer d’intervenir pour que les mesures de protection en confettis laissent place à une réelle réflexion sur l’aménagement de la montagne avec une sorte de « plan d’occupation des sols » à l’échelle de massifs entiers. La procédure actuelle des « UTN » station par station, projet par projet, permet de fil en aiguille d’aménager des surfaces considérables.
Si les années 90 étaient restées, crise économique oblige, assez calmes, certains investisseurs poussent  aujourd’hui à la conquête de nouveaux espaces pour agrandir le grand luna-park de la glisse.
Qu’importe qu’on dévie de quelques mètres la trajectoire d’un bulldozer pour éviter une ancolie des Alpes ou un « carex ». VET ne réclame pas non plus des compagnies de CRS pour faire la chasse aux « free-riders ». Face à ceux qui ne rêvent que de m2 constructibles, de centièmes de seconde au prochain championnat du monde de ski alpin ou du prochain épisode de la « nuit de la glisse »,  les associations de protection de la nature, n’ont pas honte de revendiquer leur besoin d’espaces naturels sans bulldozers, sans pylônes, sans moto-neiges, sans hélicoptères...
Vivre en Tarentaise rappelle une fois de plus la nécessité de donner aux petites communes  les moyens d’entretenir leur patrimoine.  Celui-ci constitue peut être l’avenir des enfants de la vallée. Souhaitons qu’un « plan  vert » permette à cette mesure de voir le jour.
En attendant il apparaît nécessaire de rester très vigilant concernant les massifs comme le Ruitor, l’Archeboc, la Vallée des Glaciers, le Beaufortain ou la Lauzière.

Aménagements routiers.
Le bouchon de Landry !
Non, ce n’est pas un canular ! C’est tout simplement ce qui risque d’arriver si deux projets bien avancés en terme d’étude se réalisent.
1°) La déviation de Bourg Saint Maurice.
Cet itinéraire passera à proximité immédiate du pont des Raves , haut lieu du canoë-kayak à Bourg Saint Maurice. Un rond point est prévu à cet endroit avec des bifurcations pour la zone artisanale des Colombières,  pour Hauteville et Landry. Il est bien évident que lors des week-ends d’hiver, une partie importante des automobilistes empruntera la route d’Hauteville pour tenter d’échapper aux embouteillages prévisibles. L’association Vivre en Tarentaise est intervenue à plusieurs reprises, aussi bien auprès de la commune de Bourg qu’auprès de la DDE pour tenter de faire évoluer cet aspect du projet. Nous avons proposé un franchissement en tranchée couverte ou un passage dénivelé pour le délestage sans bifurcation pour notre village. Pour des raisons qu’il est difficile de cerner nos propositions n’ont pas été prises en compte. Le tracé, est paraît-il, définitivement arrêté, et Landry risque d’hériter d’un flux de véhicules provenant de Tignes et de Val d’Isère. Les risques pour la sécurité, le calme et l’environnement du village sont évidents. Ces risques concernent également les différents hameaux d’Hauteville-Gondon.
2°) Le projet de liaison routière entre les Arcs et Vallandry.
Ce dossier doit impérativement être traité à partir d’éléments objectifs et donc sans a priori.
Les partisans de cette liaison avancent trois arguments principaux auxquels il est facile de répondre.
Cette voie permettrait d’évacuer les touristes bloqués par un problème sur l’une ou l’autre des deux routes d’accès. Mais, il est extrêmement peu probable qu’un tel événement survienne en hiver. De plus, en admettant que malgré tout l’une des routes soit coupée, il est bien évident que la route « des Espagnols » pourrait être déneigée rapidement. D’ailleurs, cela serait-il bien nécessaire, compte tenu du faible enneigement à cette altitude ? Cette route est une piste de ski en hiver, mais serait-il catastrophique de  fermer cette piste aux skieurs, dans le cas de circonstances exceptionnelles et pour une durée limitée.
Une liaison routière permettrait aux ambulances et aux pompiers de circuler d’un site à l’autre.
Les blessés graves sont évacués par hélicoptère. Les blessés légers le sont par ambulance, mais un taxi serait le plus souvent aussi efficace.. Les risques d’incendie à Peisey-Vallandry  concernent 8000 lits.
L’importance de cette urbanisation justifie certainement l’implantation d’un poste d’intervention d’urgence sur place.
Les commerçants et restaurateurs verraient d’un bon œil une route reliant les deux stations. Mais, il n’est pas certain que ces corporations aient grand-chose à gagner dans le cas d’une telle jonction, bien au contraire. Il est tout aussi possible que l’effet attracteur d’un grand site touristique, tel qu’Arc 1800, joue en faveur des Arcs. Peisey-Vallandry pourrait alors se vider de ses « fêtards » tous les soirs…

Les risques liés à l’ouverture de cette liaison ont peut être été jusqu’à présent  sous-estimés.
La création du « Vanoise- express »  créera un afflux de véhicules de toutes sortes, provenant de la grande sœur voisine, saturant rapidement tout le site de Peisey-Vallandry. Cette hypothèse est, c’est évident, loin d’être utopique.
La circulation dans la station sera aussi très difficile durant les week-ends. L’itinéraire passant par Bourg étant largement saturé, il est clair que de nombreux touristes tenteront de passer par Peisey et Landry, aussi bien à la montée qu’à la descente, pour rejoindre les Arcs.
De plus, on se souviendra que ce versant est très instable. Faut-il rappeler les débordements des torrents des Villards, du Saint Pantaléon, des Michailles, de Preissaz….Est-il bien nécessaire d’aller déstabiliser un peu plus ce secteur en ouvrant un  tranchée supplémentaire dans la forêt et en réalisant un nouveau ruban imperméable?
L’association Vivre en Tarentaise, se doit aussi de rappeler l’intérêt agricole, paysager et patrimonial des montagnettes concernées par ce tracé. La juxtaposition des  deux routes d’altitude (la nouvelle et celle des « espagnols ») séparées par quelques dizaines de mètres l’une de l’autre aurait bien sûr un effet globalement désastreux pour l’environnement.

L’association « Vivre en Tarentaise » souhaite instamment que les élus et les responsables de l’administration réfléchissent de façon approfondie aux effets conjugués que ces deux projets routiers  pourraient avoir  sur la quiétude des  villages concernés (Hauteville, Landry et Peisey), sur la sécurité des piétons et des cyclistes, et sur l’environnement en général. Il serait intéressant également que la population concernée fasse connaître son avis. Après il sera trop tard ! Vivre en Tarentaise. Janvier 2003   

Aménagements ou déviations contestables à Valmorel (Au FEY DESSOUS)  et Tignes (LES  BOISSES).
Dans les deux cas,  ces projets " au rabais" permettraient  aux vacanciers, se rendant en station, de gagner en temps et en sécurité. Nous sommes intervenus pour demander  qu'il soit tenu compte en priorité de la qualité de vie et la sécurité des habitants des villages traversés. Des propositions alternatives ont été avancées dans ce sens les habitants concernés et soutenues par VET. Après visite sur le terrain, des courriers en direction de la préfecture et du conseil général ont été rédigés.

Développement durable ou gestion durable ?
L’expression « développement durable est à la mode. Tant mieux car elle sous entend un meilleur respect de l’environnement et des ressources naturelles. Cependant, les deux mots de cette expression s’opposent : tout développement d’activité entraîne de nouvelles « pollutions ». Dans l’absolu, le développement ne peut être complètement respectueux de notre écosystème. On sait bien que le mode de vie de notre civilisation occidentale ne pourra être étendu à l’ensemble de la planète, sous peine d’épuiser rapidement les ressources de notre bonne vieille Terre. Les pays « développés » devraient donc se diriger vers un fonctionnement beaucoup plus économe en ressources naturelles et en énergie. C’est pourquoi, VET préfèrerait le terme de gestion durable. Les espoirs fondés sur la « croissance » par  nos économistes (toutes tendances politiques confondues ou presque…) sont inquiétants. N’est ce pas vers une gestion plus raisonnable des ressources et plus équitable des revenus qu’il faudrait se diriger ?
Mais revenons à la Tarentaise. Prend-elle le chemin du développement durable ?

De gros aménagements routiers sont en cours ou en projet : déviation de Centron et délestage de Bourg Saint Maurice. Il s’agit d’améliorer la sécurité et de favoriser la fluidification du trafic. Il va de soi que VET partage ces objectifs, mais cette fluidification sera-t-elle durable, respectueuse de l’environnement et des paysages de Tarentaise ? Il est clair que ce qui se déroule à Centron actuellement ne va pas dans le sens du respect de nos sites. Certes, le passage en tunnel posait des problèmes d’entretien, mais au fond c’est plutôt des raisons de coût qui ont conduit au tracé actuel. Qu’en sera-t-il à Bourg Saint Maurice ? Vivre en tarentaise aurait préféré que le site du canoë Kayak soit préservé d’un rond point à forte densité de circulation. Il semble que cela ne sera pas le cas même si ce « giratoire » sera paysagé. Ce haut lieu sportif, fréquenté l’été par des centaines de piétons et de cyclistes jouxtera une voie très fréquentée. L’hiver lors des embouteillages, de nombreux véhicules emprunteront la petite route reliant Hauteville à Landry. Cette voie connaîtra à son tour la paralysie et les habitants concernés resteront terrés chez eux en regardant passer les bolides sur les ralentisseurs. Il aurait bien sûr été préférable de réaliser une tranchée couverte sur quelques centaines de mètres pour éviter tous ces effets néfastes. Là encore le coût a peut être joué un rôle déterminant, mais aucune raison ne nous a été fournie pour écarter cette option qui avait retenu l’attention de beaucoup d’élus. A l’évidence, sur le long terme, la Tarentaise aura sacrifié une partie de son patrimoine paysager et sportif.
Tous les travaux menés visent à une meilleure sécurité pour le trafic, mais certains rêvent aussi, d’une plus grande fluidité. Il n’est pas certain loin de là que cela soit possible. En attendant, un nombre important de stations souhaitent construire de nouveaux lits. Chacune avance de bonnes raisons : on a encore des droits à construire, on va créer des emplois, on n’a pas encore atteint la taille critique, il faut rentabiliser nos investissements….Mais, si chaque station construit encore 1000 ou 2000 lits supplémentaires, c’est l’équivalent d’une grande, voire d’une très grande station que l’on va construire…Et les travaux routiers entrepris n’auront pas l’effet escompté. Il est vrai que ces nouveaux lits viendront souvent en  remplacer d’autres qui ont du mal à trouver preneur…Il aurait été plus judicieux  de rénover l’existant en améliorant parallèlement l’architecture et la fonctionnalité. (Penser au tri sélectif aux accès…). Beaucoup de personnes s’inquiètent de ce transfert de clientèle des logements anciens vers ceux des « stations villages ». Les outils juridiques, administratifs ou financiers n’existent peut être pas pour peser sur cet aspect des choses, mais alors il faut agir d’urgence ! En attendant le bétonnage continue…Qui aura le courage de dire stop ? On arrête !

En matière de transport, notre vallée dispose d’une voie ferrée. Avons-nous fait le bon choix en 1992 en ne doublant pas la vois ferrée ? Que fait-on pour, décourager l’accès à la Tarentaise en voiture et encourager les liaisons en bus avec les grandes cités françaises ? Pourquoi une partie des livraisons n’emprunte-t- telle pas le rail ? Les déchets triés en haute Tarentaise sont évacués sur Albertville par camion. Pourquoi pas par des wagons ? N’est-il pas temps de réfléchir de nouveau au rôle du rail en Tarentaise ?

Nos stations font de gros efforts pour diversifier leur clientèle et c’est bien. Bravo ! Mais cette clientèle change  sans arrêt et réclame aussi des séjours plus courts et des locations qui ne s’étendent  pas obligatoirement du samedi au samedi. Nos usines à ski doivent répondre collectivement à cette demande. Elles doivent aussi réfléchir à un avenir avec moins de neige pour cause de réchauffement climatique. Qui peut nier désormais que l’effet de serre est bien réel ? Il faudra bien diversifier les activités proposées à nos visiteurs…Beaucoup cherchent une réponse à court terme dans les canons à neige. Certaines stations envisagent de couvrir 60% de leur domaine skiable en  neige de « culture ». Mais, attention la Tarentaise doit aussi préserver sa ressource en eau. La France est déjà largement touchée par la pollution  des nappes phréatiques  par les nitrates (Beauce et Bretagne). La Tarentaise connaît encore des problèmes d’épandage de lisiers. De gros efforts ont été faits par certains agriculteurs, c’est vrai, mais il reste des secteurs préoccupants. De nombreuses communes ne sont toujours pas pourvues de stations d’épuration. Parmi elles, on trouve Pralognan, Champagny , Sainte Foy. Certaines stations d’épuration sont saturées : Bozel-Courchevel, Bellentre (Landry Peisey Montchavin les Coches…). La commune de Bourg envisage de capter une source de qualité sur la route des Chapieux  pour alimenter le fameux village canadien d’Arc 2000. C’est dommage car cette source permet à une souche locale de poissons de se maintenir dans ce cours d’eau. (Un endroit pratiquement unique en Savoie…) Ces poissons qui appartiennent au patrimoine de l’humanité seront-ils sacrifiés pour que nos amis canadiens puissent profiter d’un bon bain au retour du ski ? Les canons à neige, les motos neige, les dameuses sont lubrifiées. Certains canons contiennent des bactéries inactivées. Quels seront les effets à long terme sur la qualité de notre eau de boisson ?

Parallèlement, le tourisme d’été régresse. Mais, est ce qu’il est agréable de se promener sous des pylônes, de séjourner dans des villages à l’architecture qui se banalise ou bien encore de parcourir des pâturages en déprise ? Le silence est-il au rendez vous ? Le calme ne fait-il pas partie des qualités essentielles d’un séjour dans notre vallée ? Pourtant, il devient difficile, d’échapper aux pétarades d’une petite minorité…
Que fait la Tarentaise pour protéger son capital nature ? Elle a déjà « donné » diront certains en acceptant la création du Parc national de la vanoise. Mais, est une raison valable pour refuser de mieux  gérer des secteurs où des espèces végétales d’intérêt européen ont été inventoriées? Pourquoi ce refus systématique de Natura 2000 ?

En fond de vallée et autour ces villages, la course au terrain constructible continue. Les mises à jour des PLU (Ex POS) se succèdent. Souhaitons, que nos amis agriculteurs ne soient pas oubliés. Ce sont eux qui entretiennent nos paysages, qui attirent tant de visiteurs. Mais pour travailler dans de bonnes conditions, il leur faut des prés de fauche….S’il faut urbaniser davantage, il faudrait le faire de préférence dans les zones agricoles en déprise, c'est-à-dire sur les coteaux pentus…Les communes devraient également favoriser davantage la réorganisation des parcelles agricoles pour simplifier leur exploitation.
De nombreuses parcelles sur les coteaux sont en voie d’abandon, souvent à cause des problèmes d’accès. Il paraît souhaitable de réaliser ces accès, en les limitant strictement aux agriculteurs. Les coteaux de nouveau pâturés, libéreraient des surfaces de fauche en vallée, permettant ainsi d’aller vers une meilleure autonomie fourragère.
Dans le domaine de l’énergie, notre vallée pourrait innover. La forêt  se développe, mais la filière bois progresse peu. On continue de construire de gros ensembles sans envisager de chaufferie au bois. Par exemple, pourquoi le futur lycée de Bourg ne serait-il pas chauffé de cette façon ? Combien de pompes au GPL compte la Tarentaise ? Deux ou trois….Qui se soucie d’économiser l’énergie électrique, par exemple dans l’éclairage publique ? Dans ce domaine, il y a un potentiel d’économie de 50% sur la plupart des communes….Est-il bien nécessaire d’éclairer certains sommets ???

Vivre en Tarentaise souhaite une évolution de l’activité touristique dans la vallée. Cette évolution passe par une meilleure gestion de notre patrimoine au sens large. Différentes réflexions à plusieurs niveaux (Etat et Conseil général) connaissent une pause depuis les dernières élections. Pourtant des élus de toutes tendances politiques y participaient. Vivre en Tarentaise  a pris sa part dans ces travaux surtout en matière de valorisation du patrimoine local : vignes, vergers, flore faune, géologie, artisanat….Notre association espère que des mesures concrètes seront prises. Collectivement, de nombreux élus retiennent au moins en partie nos craintes et nos arguments. Mais, chacun réclame une exception pour son cas particulier. Vivre en Tarentaise espère également qu’à travers l’intercommunalité, on réfléchisse à la mise en place d’une véritable solidarité intercommunale qui permette aux petites communes d’entretenir  et de valoriser leur territoire. Dans l’ensemble, on vit bien en Tarentaise, c’est vrai ! A nous de faire en sorte que cela dure…..
Alain Machet décembre 2002

Une piste d’alpage en direction du col de la Seigne ? (10juin 2003)
Monsieur le Maire, nous avons appris que Monsieur Eric Minoret avait entamé des consultations au sujet de la création d’une piste d’alpage en direction de col de la Seigne.
Comme vous le savez peut être, notre association a eu souvent l’occasion de soutenir des actions en faveur du maintien de l’agriculture ou de l’entretien du paysage en Tarentaise.
Mais dans le cas qui nous intéresse aujourd’hui, il s’agit un site à la réputation internationale qui est parcouru chaque année par des dizaines de milliers de marcheurs. Le tour du Mont Blanc à pied est sans doute la randonnée la plus connue en Europe.
Il y a quelques années, Vivre en Tarentaise avait dénoncé un projet de desserte par câbles du refuge Robert Blanc. A cette occasion nous avions pu mesurer l’attachement de Mr Minoret à la vallée des Chapieux.
La presse relate assez souvent les efforts de votre commune, à travers l’espace Mont Blanc, pour préserver l’architecture ou pour canaliser le flot de visiteurs dans la vallée des Glaciers. Nous vous félicitons pour toutes ces actions.
La réalisation d’une piste pour 4x4 dans cette vallée, irait à l’encontre des efforts déployés par ailleurs. Aussi, nous voulons croire, Monsieur le Maire, que ce projet sera abandonné rapidement.
Nous vous prions de croire, Monsieur le Maire, à l’assurance de nos sentiments les meilleurs.
Alain Machet


Enquête sur la gestion de l’eau en amont d’Albertville.
Une vaste réflexion est en cours au sujet de la gestion de l’eau en Tarentaise. VET a été sollicitée pour apporter sa pierre…
Madame, en réponse à votre questionnaire sur les préoccupations de notre association dans le domaine de la gestion de l’eau, j’ai l’honneur de vous transmettre une liste rapide (et en vrac) de sujets qui devraient à notre sens être évoqués dans le cadre de cette enquête.
Notre association s’intéresse à la protection de la nature, et  à la qualité de vie en Tarentaise. Elle tente aussi, de lancer quelques idées dans le domaine de la protection et de la valorisation du patrimoine de la vallée. Par son réseau d’adhérents, elle dispose « d’observateurs », qui de temps en temps lui permettent de poser aux différents responsables de notre société des questions sur tous ces sujets.
Nos préoccupations dans le domaine de l’eau ne sont sans doute pas originales, mais nous vous en proposons quelques unes ci-dessous.
1°) Un très grand nombre de communes ne disposent pas de station d’épuration des eaux usées. Les délais d’attente pour l’obtention les subventions nécessaires aux travaux sont longs…Et pendant ce temps, le milieu naturel hérite d’eaux polluées.
2°) Les stations de ski se dotent massivement de canons à neige. Les prélèvements dans les ruisseaux (voire dans les nappes d’eau potable) rendent plus difficiles les conditions de survie de la faune aquatique.
3°) Le lit de l’Isère est en voie d’artificialisation complète. Cette rivière a tendance à se transformer en parc d’attraction aquatique. Quel équilibre peut-on trouver entre les différents utilisateurs, et la protection de la vie aquatique ? Les variations de niveau de l’eau de cette rivière par suite des turbinages et des lâchers d’eau nécessaires aux sports nautiques rendent la reproduction des poissons très difficile. La qualité de l’eau de cette rivière est souvent limite pour la pratique des sports nautiques.
4°) L’Isère compte encore des ruisseaux latéraux qui abritent  des salmonidés. D’autres plus nombreux en ont hébergé mais la qualité de l’eau ou l’entretien des lits ne permet plus cette présence. Un inventaire de ces ruisseaux et des travaux nécessaires serait intéressant. Souvent, différents obstacles s’opposent à la circulation des poissons…Parfois, des rejets massifs d’eaux usées ou de petit lait sont effectués et forment un égout à ciel ouvert. (Exemple en aval de Valezan en bordure du fameux GR5, très parcouru l’été par les randonneurs….) Une souche locale de truite existe dans quelques cours d’eau d’après la société de pêche de Bourg. Il paraît indispensable de la préserver et de la réintroduire partout où cela semble possible.
5°) L’impact de l’urbanisation massive en altitude, et des activités mécaniques liées laissent craindre une dégradation de la qualité des sources en aval et des stocks d’eau potable.
6°) Il existe dans la vallée plusieurs anciennes grosses décharges de déchets ménagers en bordure de cours d’eau. Quel est l’impact de ces déchets recouverts de terre sur le cours d’eau voisin ?
7°) De la même façon, notre région connaît des activités industrielles depuis longtemps. Certaines ont cessé, d’autres continuent. Quel est l’impact de ces activités passées ou  actuelles sur la qualité de l’eau de l’Isère ?
8°) La Tarentaise compte de nombreux lacs d’altitude. Elle compte aussi de nombreux milieux humides. Ces lacs, constituent un patrimoine biologique et paysager exceptionnel. Certains sont menacés par l’extension de remontées mécaniques, d’autres par une  sur fréquentation due à la présence de routes d’alpages sur lesquelles la circulation est mal contrôlée. Différents acteurs se sont penchés sur ces lacs. Il serait  intéressant de faire une synthèse des données  et de compléter les inventaires de façon scientifique.
9°) L’eau potable est-elle suffisamment surveillée ? Quelle est la fréquence des analyses de métaux lourds, ou de composés organiques cycliques ?
10°) La collecte des déchets toxiques, malgré les récents efforts des collectivités, est encore largement insuffisante. Un politique vigoureuse de sensibilisation du commun des mortels, des artisans, des agriculteurs….est nécessaire pour éviter de retrouver tôt ou tard ces substances toxiques dans notre eau de boisson.
11°) Les agriculteurs de Tarentaise emploient de plus en plus souvent des engrais. La vallée dispose d’excédents de fumiers lisiers. Qui mettra fin à cette aberration ? Ces excédents justement que l’on retrouve parfois (de moins en moins souvent) dans l’Isère ou dans le Ponthurin.
12°) Les ouvrages EDF ou les micros centrales devraient laisser la place à la circulation des poissons et à des débits réservés plus importants que ceux qui sont concédés aujourd’hui.
13°) L’urbanisation en montagne et le remodelage des pistes de ski, ont des conséquences importantes sur le régime de crue des torrents situés en aval. A ce titre le versant des Arcs est un cas d’école. Les travaux de protection nécessaires pour protéger les villages situés sous la station s’avèrent pour le moins très importants.
14°) De tout temps l’homme a détourné l’eau de son cours naturel. Il existe encore de nombreux canaux d’irrigation qui s’étendent sur des kilomètres. Par exemple ceux des Chapelles, ou encore celui du « pain perdu » sous le Clapet à Seez. On trouve encore aussi de nombreux moulins en voie de dégradation. A Sainte Foy, il y a encore des canaux de drainage en lauze qui permettaient au terrain instable de cette commune de ne pas trop bouger…Plus récemment, les industries ont capté des cours d’eau pour transformer leur énergie en électricité. Puis EDF a repris cette transformation à plus grande échelle. La Tarentaise est un gruyère ….Des galeries courent d’une vallée à l’autre sur des dizaines de kilomètres, passant de la Tarentaise au Beaufortin ou à la Maurienne. Des hommes ont creusé ces conduites. Lors des révisions ces chemins souterrains ont parcourus à pied ou en jeep.. Tous ces ouvrages, avec leur histoire,  mériteraient  sans doute d’être présentés à la population locale et aux nombreux touristes qui fréquentent la Tarentaise.
15°) La Tarentaise a le domaine skiable le plus fréquenté du monde. Certains responsables souhaitent développer encore cette activité. D’autres s’interrogent sur les risques générés par l’évolution climatique. Le développement des canons à neige n’est pas étranger à cette évolution. Des loisirs du type « Thalasso » à la montagne sont parfois envisagés pour « remplacer » le ski, ou au moins « diversifier l’offre ». La population souvent aisée qui fréquente notre région est une grosse consommatrice d’eau. On peut craindre une forte croissance de cette consommation …..N’est-il pas temps d’arrêter tout développement quantitatif en altitude ?
16°) Quelles sont les réserves d’eau potable de qualité ?
En espérant avoir répondu à votre attente, je vous prie de croire, Madame, à l’assurance de mes sentiments les meilleurs. Alain Machet

Modification de « la loi montagne ».    Un courrier inter associatif :
Monsieur le Premier Ministre, les signataires de ce courrier ont pris connaissance avec un grand intérêt du rapport fait par M. le Député Jean Proriol, au nom de la Commission des Affaires économiques, de l’Environnement et du Territoire, sur le projet de loi, modifié par le Sénat, portant diverses dispositions relatives à l’urbanisme, à l’habitat et à la construction.
Ils tiennent par la présente à vous faire part de leur remarques concernant les nouvelles dispositions proposées, tout en rappelant que la volonté de la mission du Sénat était de proposer une vision globale de l'application de la loi montagne et non de saupoudrer des amendements au gré de l'actualité parlementaire.
- Le nouvel Article 5 bis C complétant l'article L. 145-3 du code de l'urbanisme nous apparaît très positif, tant nous avons pu constater de dérives concernant les accès aux bâtiments isolés en montagne, en particulier en hiver. 
« Lorsque des chalets d'alpage ou des bâtiments d'estive, existants ou anciens, ne sont pas desservis par les voies et réseaux, ou lorsqu'ils sont desservis par des voies qui ne sont pas utilisables en période hivernale, l'autorité compétente peut subordonner la réalisation des travaux faisant l'objet d'un permis de construire ou d'une déclaration de travaux à l'institution d'une servitude administrative, publiée au bureau des hypothèques, interdisant l'utilisation du bâtiment en période hivernale ou limitant son usage pour tenir compte de l'absence de réseau. Lorsque le terrain n'est pas desservi par une voie carrossable, la servitude rappelle l'interdiction de circulation des véhicules à moteur édictée par l'article L. 362-1 du code de l'environnement. »Cette rédaction reçoit notre appui total.
- Le nouvel article 5 bis D ne saurait par contre recevoir en l’état notre approbation. La possibilité offerte d’autoriser des constructions isolées à titre exceptionnel dans les communes n’étant dotées ni d’un PLU, ni d’une carte communale, doit être limitée aux seuls bâtiments à usage de résidence principale et aux communes en déclin démographique. Cette restriction est indispensable afin d’éviter le mitage des espaces montagnards par les résidences secondaires ; les restrictions prévues concernant la protection des terres agricoles, pastorales et forestières et la préservation des espaces, paysages et milieux caractéristiques du patrimoine naturel et culturel montagnard, si elles s’avèrent nécessaires, ne seront à l’évidence pas suffisantes pour prévenir ce risque de mitage, nuisible à ce qui est la base même de l’attractivité de ces espaces : leur qualité paysagère.
- Enfin, les signataires tiennent à vous faire part de leur totale opposition à l’amendement n°18 proposé par M. le Député Proriol sous la forme d’un article additionnel modifiant le premier alinéa du III de l’article L 145-3 du code de l’urbanisme. En effet, à la suite de la phrase "l'urbanisation doit se réaliser en continuité des bourgs, villages et hameaux existants", le député Proriol propose de rajouter "constructions". Ainsi, le  principe d’urbanisation en continuité posé par la Loi montagne de 1985 est mis à mal : n'importe quelle construction pourrait constituer le départ d'une urbanisation ! L’implantation d’un simple hangar agricole, remise ou  abri pour le bétail pourra alors servir de point de départ à une urbanisation plus importante. Nos associations ne peuvent accepter les dégâts irrémédiables qu’une telle modification de la loi engendrerait immanquablement dans des zones de haute pression foncière et dans des paysages encore préservés. Cette mesure conduirait également à des dépenses intolérables en matière de viabilité et de raccordements aux réseaux.
La deuxième lecture au Sénat du projet de loi incluant ces dispositions aura lieu le 7 mai après-midi.
Nous vous serions infiniment reconnaissant de tout mettre en œuvre dans l’intervalle pour éviter que cet amendement lourd de conséquences ne soit voté, hypothéquant grandement le développement maîtrisé des massifs montagnards et le nécessaire équilibre entre protection et aménagement de la montagne.
Vous remerciant de l’intérêt que vous voudrez bien porter à nos arguments, recevez, Monsieur le Premier Ministre, l’expression de notre haute considération.
CIPRA-France CAF Fédération française de la randonnée pédestre France nature environnement  
FRAPNA Mountain Wilderness  Paysages de France Pro Mont-Blanc Vivre en Tarentaise

Rapport d'activités 2002

Le mot du Président.
Chers adhérents, vous trouverez ci-dessous un résumé de nos activités pour l’année 2002. Je voudrais remercier tous les membres du bureau qui ont fait comme les  années précédentes de gros efforts pour que notre association soit présente sur les principaux dossiers d’aménagement de notre vallée.
L’année a bien sûr été marquée par une longue période électorale. Le civisme et le développement durable sont  à l’ordre du jour. Aussi, nous attendons avec impatience l’engagement des citoyens de base pour faire vivre notre démocratie. Par exemple bien sûr en participant à la vie de votre association ou encore en la faisant connaître autour de vous.
VET s’intéresse depuis longtemps au concept de développement durable. C’est pourquoi elle a avancé de nombreuses propositions : sentier balcon des Adrets, rénovation des vignobles et des vergers, parc régional du Beaufortin, valorisation du patrimoine local en liaison avec le développent du tourisme doux, tri sélectif, compostage, collecte des toxiques, moratoire sur la construction de remontées mécaniques, sur l’expansion du bétonnage de la montagne …Comme vous le savez, certaines de ces idées ont connu une suite concrète.
Cette année a bien sûr aussi été marquée par la pollution à la dioxine autour de Gilly sur Isère. Vous ne serez donc pas surpris que le problème de la gestion des déchets occupe autant de place dans ce rapport. Ce chapitre est d’ailleurs loin d’être clos.
Alors, à la mesure de nos modestes moyens, et en fonction de l’aide que vous pourrez nous apporter, nous tenterons de poursuivre dans cette voie.
Bonne lecture ! N’hésitez pas à nous faire part de vos critiques ou suggestions. A bientôt !

Alain Machet.


Agriculture

Réunion avec les responsables du GEDA  le 23.01.2002, Compte rendu

Utilisation des engrais chimiques : ils seraient utilisés de façon marginale…près des villages, là où l’épandage des fumiers lisiers est interdite. La chaux est utilisée sur les sols acides pour lutter contre le « rumex » (oseille sauvage).
Utilisation des « croquettes ». Elles sont constituées uniquement de céréales et de soja sans OGM. Le cahier des charges du « Beaufort » vient d’être publié et il limite leur utilisation suivant la période de l’année. Elle est de l’ordre de 1 à 3 kg/ jour et par bête. Ce complément permet d’augmenter la production de lait de l’ordre de 15% et d’attirer les vaches à la trayeuse.
L’utilisation des antibiotiques est incompatible avec la fabrication du Beaufort. Quand une bête est soignée avec ces médicaments, son lait ne peut être envoyé à la coopérative.
La vaccination contre le varon. Elle n’est plus pratiquée en Haute Tarentaise sauf dans le secteur des Echines où cette maladie n’est pas éradiquée.
Filière viande : elle est en panne compte tenu des difficultés de la mévente en France de la viande bovine. La promotion des races à viande n’est pas favorable non plus à la commercialisation des races locales.
D’autre part, seuls quelques bouchers acceptent de commercialiser la viande bovine produite en Tarentaise. Les deux gros hypermarchés de Bourg Saint Maurice ne commercialiseraient que certains morceaux et à des prix trop bas…Pour le moment seul la mise en place d’un système de vente directe permettrait de lancer cette production, mais il faut trouver les financement nécessaires à la mise en place de la structure et pour salarier le personnel indispensable. Les éleveurs de moutons ont bien commercialisé leur production cette année, compte tenu des difficultés de nos voisins anglais…Quelques agriculteurs n’ayant pas de droits à produire du lait élève des « veaux de lait ». Ils sont peu nombreux et cette production serait d’un rapport modeste par rapport à la vente de lait …

Les CTE : contrats territoriaux d’exploitation. Leur contenu a été négocié filière par filière. Ils comprennent au moins une mesure environnementale : maîtrise des lisiers ou entretien de l’espace. Les aides allouées sont fonction du degré d’engagement de l’exploitant. Une vingtaine ont été signés en 2001 et autant le seraient en 2002.
Usines d’incinération de Valezan et des Brévières. Pas d’analyse du lait pour le moment même si les agriculteurs semblent y être favorables. Un prélèvement de fumées aurait été effectué en janvier sur l’usine de Valezan…
Dossier vergers. On se heurte au problème foncier et à la difficulté d’envisager un débouché économique pour pouvoir pérenniser ces éléments remarquables de notre paysage. Mais VET continue d’y penser..
Autonomie fourragère. Elle serait de l’ordre de 75 % en moyenne sur l’ensemble des exploitations. Il semble difficile d’aller au delà  compte tenu de la diversité des types d’exploitation et du manque de prés de fauche.
Article 21 et contrats d’entretien du paysage. Dans l’ensemble ces contrats semblent assez bien respectés. Sur 28 agriculteurs contrôlés, seuls 3 d’entre eux n’avaient pas respecté leurs obligations. Quelques ratés car quelques zones ont été défrichées avant de trouver un agriculteur volontaire pour leur entretien, qui en pratique s’avère très difficile.

Projets dans la plaine de Centron.
Monsieur le Maire,
Comme vous le savez, notre association a dépensé beaucoup d’énergie pour défendre le cadre de vie des habitants de votre commune. Nous avons l’honneur d’attirer votre attention aujourd’hui sur la gestion de la plaine de Centron.
La réalisation en cours de la déviation et des aménagements connexes vont entraîner un boulever-sement du paysage du village : création d’une carrière puis d’un plan d’eau, mise en place d’une bretelle desservant la base de raft, autorisation d’un dépôt de matériaux de 2500m2 pour un artisan, réalisation d’une zone artisanale etc……
Notre association ne s’oppose pas à priori à ces différents projets. Elle regrette de n’avoir pas pu déposer faute de temps lors de l’enquête publique concernant la carrière et le plan d’eau. Cependant, et c’est l’objet de ce courrier, nous souhaitons que la commune de Montgirod prenne le temps d’une ré flexion globale sur  l’aménagement de son espace, en pensant aux différentes activités : agriculture, artisanat, tourisme, urbanisme…..
Nous nous permettons de vous transmettre ces quelques questions : est-il bien judicieux d’implanter un dépôt de matériaux dans une zone à vocation touristique et agricole ? Est-il bien nécessaire que chaque commune du canton d’Aime dispose d’une  zone artisanale ? Comment sera desservi le futur plan d’eau ? Où seront garés les véhicules si ce site connaît le même succès que celui de Macôt ?...
Ces interrogations pourraient, bien entendu, être transmises à bien d’autres communes de Tarentaise, mais nous espérons que vous pourrez les prendre en compte pour répondre à l’inquiétude de certains de.

vos concitoyens
Nous vous prions de croire, Monsieur le Maire, à l’assurance de nos sentiments les plus respectueux.

«Pot de fer contre pot de terre » ou quand Moûtiers broyait du noir !

En février 2002. la Société LEFÈVRE ( ex-carrière Eynard ) déposait une demande pour une centrale d’enrobé à chaud sur la commune de Pombliéres-St Marcel, mais située géographiquement aux portes de Moûtiers.
La position ambiguë de la commune de St Marcel pouvait faire craindre le pire!
Plusieurs articles de VET parus dans la presse ont fait prendre conscience aux Moûtiérains et à tous les habitants du fond de vallée, de St Marcel à Aigueblanche, du danger représenté par une telle implantation :
- émissions gazeuses, composées essentiellement de monoxyde de carbone, anhydride sulfureux, oxyde d’azote, hydrocarbures polycycliques...
- poussières de silice venant du transport et de la manutention des granulats,
-trafic des camions (plus de 100 par jour),
-risques de pollutions accidentelles des eaux,
- proximité de Moûtiers avec ses nombreuses écoles scolarisant plus de 2000 jeunes, son hôpital, son foyer,
Un  groupe constitué de personnes dynamiques et motivées a permis de mieux sensibiliser les familles, les commerçants, les associations sportives et bien sûr les résidents . Plus de 2500 signatures ont pu être récoltées en quelques jours et de nombreuses dépositions ont pu ainsi être enregistrées à l’enquête publique.
Malgré toute cette opposition, confortée par l’avis défavorable des communes, le commissaire enquêteur donne un avis favorable !
La pression de la société est alors très forte.
Entre temps l’entreprise Lefèvre se faisait épingler pour avoir disséminé dans la nature quelques 200 tonnes de déchets qui auraient du être dirigées sur une décharge classée! VET dépose plainte et le fait savoir. Peut-on faire confiance à une entreprise qui bafoue les réglementations?
De son coté le Comité de Vigilance créé contre le projet se remobilise pour informer cette fois les membres du Conseil Départemental d’Hygiène qui doit donner son avis avant la décision préfectorale.
Parmi  les membres du CDH des élus bien sûr, mais aussi des scientifiques, des représentants d’entre-prises, mais aussi d’associations. Chacun reçoit un dossier mettant en évidence la situation délicate du bassin moûtiérain par rapport à cette implantation projetée : régime particulier des vents de fond de vallée, concentration urbaine proche, risques sanitai-res forts sur les sujets jeunes... Cette fois la décision nous est favorable. Le Préfet n’osera pas passer outre!
Mais est-ce définitivement gagné? car la Société aurait déposé un recours contre cette décision mais personne n’en parle.. .et le Préfet vient de changer
Le “mauvais vent” pourrait-il revenir sur le bassin moutiérain ?
André Fourmaintraux, pour Le Comité de Vigilance.

Expérience intéressante aux Chapieux.

Les élus de Bourg St Maurice avaient informé les associations (VET et CAF), dès le mois de juin, de leur intention de mettre en place à titre expérimental une naVeTte entre les Chapieux et la Ville des Glaciers du 14 juillet au 15 août En effet depuis longtemps le trafic routier touristique rendait cette portion de route étroite très dangereuse pendant la période estivale. De plus la cohabitation devenait difficile avec les randonneurs du Tour du Mt Blanc et les associations étaient en attente de solutions énergiques qui ramèneraient calme et qualité de vie dans ce fond de vallée de montagne au cadre exceptionnel.
La solution énergique allait donc se mettre en place, nous informait-on. Barrière fermée de 10h à 16 h, avec une personne à demeure pour contrôler et informer, et mise en place de naVeTtes gratuites pour tout le monde, sauf dérogation aux alpagistes riverains. C’était la seule et bonne solution, nous en étions convaincus
Nous sommes allés sur place ce été pour tester cette première: à la sortie des Chapieux un panneau discret et quelconque posé au sol nous informait d’une naVeTte avec ses horaires, mais pas de vraie barrière, et  encore moins de surveillant ! Aucune autre information ni interdiction ! Roule carrosse… Tout le monde passait ou presque, la naVeTte était gênée dans sa progression et faisait de nombreuses marches arrière, et les randonneurs ou simples marcheurs continuaient à subir gêne et pollution des voitures.
Nous regrettons ce manque de fermeté, dû certainement, à la pression de certaine corporation, mais les demi-solutions ne satisfont jamais personne.
Toutefois nous saluons favorablement cette “expérience” et encourageons les élus à aller jusqu’au bout de leurs décisions pour 2003.
Bravo pour les jolis panneaux routiers en aval des CHAPIEUX ainsi que la table d’orientation du Col de BONHOMME! Mais 1’ “ESPACE MONT-BLANC” mérite d’autres mesures à sa hauteur!
André Fourmaintraux
Tremblements de terre : 34 réacteurs nucléaires français hors normes !
Alors que l'actualité récente rappelle que nous ne sommes pas à l'abri de séismes importants, il apparaît que les systèmes de sécurité de 11 centrales nucléai-res (soit 34 des 58 réacteurs nucléaires français) sont déficients et pourraient être inopérants en cas de séisme. Le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce l'incroyable discrétion à laquelle sont soumises ces informations (des 3 et 28 octobre 2002), noyées parmi une foule de données banales dans le site internet de l'Autorité de Sûreté Nucléaire. Elles sont pourtant d'une importance exceptionnelle pour la sécurité des populations.
Pour sept centrales, Blayais, Chinon, Dampierre, Saint-Laurent, Tricastin, Fessenheim et Bugey, les systèmes de sécurité n'assureraient alors plus le refroidissement des réacteurs. Pour quatre autres centrales, Cattenom, Flamanville, Golfech et Saint-Alban, des « anomalies  pourraient rendre le système de commande à distance inopérant (...) remettant en cause le fonctionnement de robinets
importants pour la sûreté et nécessaires après un séisme. »
Ces graves déficiences pourraient hélas conduire à une catastrophe. Que se passerait-t-il en cas de séisme dont l'épicentre serait proche d'une centrale nucléaire? 
Il est avéré qu'aucune mesure efficace ne peut être mise en oeuvre en cas de catastrophe nucléaire. A Tchernobyl, 800 000 "liquidateurs" ont été sacrifiés pour stopper la réaction. Qui irait « liquider »en cas de catastrophe en France ?
Nous avons donc eu de la chance depuis 20 ans, mais la sécurité des populations ne doit pas dépendre du hasard : les onze centrales nucléaires concernées doivent être immédiatement fermées et la sortie du nucléaire mise en oeuvre de toute urgence.
Réseau " Sortir du nucléaire " - Fédération de 613 associations (dont VET)
9, rue Dumenge 69004 Lyon - Tel. 04 78 28 29 22 –
Fax. 04 72 07 70 04

Communiqué de presse du lundi 4 novembre 2002

Déviation de Bourg Saint Maurice. Des choix importants !
L’association « Vivre en Tarentaise » est intervenue à plusieurs reprises pour faire part de ses remarques au sujet du tracé du « délestage futur » de l’agglomération boraine. Elle a eu l’occasion de débattre à plusieurs reprises avec la DDE ou les élus sur les différentes options qui sont, semble-t-il, encore ouvertes aujourd’hui. Aussi, VET voudrait revenir dans un esprit constructif sur les aspects les plus problématiques du tracé.
On sait que dans le sens de la descente, le flot de véhicules sera dévié en amont de Séez pour suivre l’Isère jusqu’au niveau de Malgovert, puis le long du bassin de compensation qui serait franchi à proximité du pont de Montrigon pour changer de rive jusqu’au pont des Raves. De là, l’itinéraire actuellement envisagé remonterait parallèlement à la route d’accès au centre Renouveau vers la RN 90.
A ce jour, il semble qu’il soit toujours envisagé de faire passer le trafic lié aux Arcs à travers Bourg Saint Maurice. Cette option ne nous paraît pas conforme à l’intérêt de la population qui continuera de subir les pollutions olfactives et sonores ainsi que les dangers d’une circulation importante. Il faut certes penser à la zone commerciale et à ses hypermarchés, mais il serait sans doute possible de concilier les intérêts du commerce et la qualité de vie de la population en créant soit un échangeur soit un rond-point au niveau de Malgovert où la présence de la zone commerciale serait signalée.
Un autre rond point est prévu au pont de Montrigon pour desservir le centre ville et nous n’avons rien  à objecter sur ce point là.
Ensuite, nous arrivons au pont des Raves où la encore un choix très important devra être arrêté. Pour le moment, un rond-point est prévu, offrant la possibilité de « desservir » Hauteville, Landry et la zone artisanale des Colombières. La population d’Hauteville et celle de Landry ne souhaitent pas hériter des nuisances dont la population boraine a du subir les effets durant des années. En effet, beaucoup de personnes craignent que lors des embouteillages à venir, une partie importante du flux de véhicules tente d’éviter les ralentissements en passant par Landry voire par Macôt….Plusieurs pétitions circulent à ce sujet en aval de Bourg. Les villages traversés sont étroits, munis de ralentisseurs et relativement peuplés. Il ne paraît donc pas raisonnable de dévier une partie de la circulation dans cette direction. De plus, il serait pratique pour la population locale de maintenir une liaison avec Bourg qui soit indépendante du délestage que beaucoup imaginent très encombré. La route actuelle pourrait à l’évidence jouer ce rôle.
Aussi, VET a suggéré à plusieurs reprises à la DDE et aux élus de réaliser le délestage en tranchée couverte au niveau du pont des Raves. La zone des Colombières n’est pas si fréquentée qu’elle nécessite un accès direct à la déviation. Ce passage enterré aurait le mérite d’éviter toute fuite de véhicules vers Hauteville, mais aussi de préserver le site très prisé de la base de canoë. La commune de Bourg  a dépensé beaucoup d’argent pour aménager le lit et les abords de l’Isère. La cohérence voudrait que l’on évite d’implanter un  carrefour giratoire énorme et très fréquenté à proximité immédiate du site.
Enfin, des riverains du quartier de la Régence ont proposé de revenir à l’itinéraire passant derrière la zone des Colombières pour rejoindre la RN 90 au niveau du Verney. Cette proposition a le mérite de préserver davantage le quartier de la Régence et de rejoindre progressivement la RN 90. L’impact agricole est à peine plus important que pour le parcours retenu actuellement. Par contre l’itinéraire s’allonge et le coût des travaux augmente….
On le voit ici, chacune des décisions qui sera prise au sujet du tracé aura des conséquences importantes sur la qualité de vie des habitants et sur le coût du projet. Vivre en Tarentaise espère qu’il sera possible de privilégier la qualité de vie de la population.

Alain Machet,  le 16 juin 2002

A propos de la  dioxine :
Il s’agit de molécules comportant deux cycles hexagonaux de benzène joints par un ou deux atomes d’oxygène. On peut trouver jusqu’à huit atomes de chlore sur le squelette de ces édifices microscopiques. Par suite des différentes dispositions possibles entre les atomes présents, il est possible d’obtenir environ deux cent molécules différentes de dioxine. Parmi celles-ci, 17 seulement sont reconnues actuellement comme dangereuses.
Mais il est difficile d’y voir clair quant à la nocivité de ces composés pour l’homme. Les scientifiques des différents pays, ne sont pas d’accord entre eux sur l’apparition de cancers ou de malformations pour cause de contact ou d’ingestion de dioxine. Les expériences menées sur les animaux ne sont pas transposables à l’homme. Les quantités nécessaires pour tuer un cochon d’inde sont de 0.001mg de dioxine par kg d’animal. Pour tuer un chien, il en faut 3000 fois plus soit 3mg/kg…. Dans ce domaine, le principe de précaution doit donc  s’appliquer.
Les dioxines sont formées entre autres dans les usines d’incinération, plus particulièrement dans celles qui sont anciennes et dont les fours fonctionnent à « basse » température (en dessous de 750 °c). Les fours dont la température de fonctionnement est plus élevée en produisent moins. La présence de produits chlorés dans les ordures ménagères favorise la formation de ces molécules. Le chlore provient essentiellement des matières plastiques (PVC) qu’il serait sans doute plus judicieux de recycler.
La France ne possède pas de normes officielles en matière de dioxine pour les rejets gazeux. Des discussions se déroulent entre les différents pays européens à ce sujet. La quantité envisagée est d’admettre au maximum 0,1ng de dioxine par m3 de fumée .(1ng = 1 milliardième de gramme). L’incinérateur de Gilly dégageait jusqu’à 75 ng/m3  …Celui de Valezan dégagerait 0,094ng/m3  , ce qui n’est pas parfait, mais très loin des quantités émises près d’Albertville.
Par contre, il existe dans notre pays, des normes sanitaires qui limitent  à 5pg par gramme de matière grasse  la quantité de dioxine admissible dans les aliments. (1pg = 1 millième de ng). Les dioxines, se fixent facilement sur les graisses. Une vache près de Gilly était porteuse de 70pg de dioxine par kg de matière grasse. Deux cent exploitations agricoles environ ont été touchées. Les légumes ou les fruits ne semblent pas avoir été pollués. Il suffirait de les rincer abondamment pour pouvoir les consommer. Les animaux abattus avaient ingéré les poussières polluantes déposées sur le fourrage. Mais le miel de plusieurs apiculteurs semble avoir été contaminé gravement. Le lait de plusieurs mamans a lui aussi été contaminé : plus de 15pg/kg de matière grasse. Les médecins considèrent que le risque encouru par les enfants est très faible compte tenu des avantages de l’allaitement maternel……
En attendant d’en savoir plus, il paraît raisonnable de contrôler régulièrement, et d’abaisser les émissions  des incinérateurs. Cette très grave affaire de Gilly devrait convaincre un peu plus la population de se mobiliser en faveur du tri sélectif. N’oublions pas que l’incinération d’une tonne de déchets ménagers produit 300kg de mâchefers qui contiennent eux aussi de la dioxine….Ces derniers sont utilisés dans les travaux routiers pour le moment, mais pour combien de temps ???
Plus nous ferons preuve de civisme en triant nos déchets et moins nous devrons avoir recours à l’incinération. A nous de choisir !

Plainte concernant l’affaire de Gilly.
Madame le Procureur,
L’association Vivre en Tarentaise intervient depuis de nombreuses années dans le domaine de la gestion de déchets. Elle a participé activement à la constitution d’un collectif associatif savoyard pour demander la révision du plan de traitement des déchets de notre département. Elle agit régulièrement  dans ce domaine par courrier auprès des élus et par des articles dans la presse. Elle siège depuis plusieurs années au sein de la commission départementale de gestion des déchets.
Aussi, nous avons l’honneur de vous informer que notre association, par la présente lettre, dépose plainte contre X  pour : Non respect  de la réglementation en vigueur par l’incinérateur de Gilly sur Isère durant  plusieurs années. Article L. 514-10. Mise en danger d’autrui (code pénal - article 223-1) Pollution du milieu naturel (code de l’environnement- articles L226-2 à 11 pour l’air, L216-6 à 12  pour l’eau, et L511-1pour le sol). L’association Vivre en Tarentaise se réserve le droit de compléter son argumentation ultérieurement.
Nous vous prions de croire, Madame le Procureur, à l’assurance de nos sentiments les plus respectueux. Au nom de l’association, le Président Alain Machet

Gestion des déchets dans le bassin d’Albertville.
La position de Vivre en Tarentaise.
L’association « Vivre en Tarentaise » est membre de la commission départementale de gestion des déchets. Elle a accepté de faire partie d’un groupe de réflexion placé sous l’autorité du SIMIGEDA et chargé de proposer des solutions au difficile problème du traitement de nos déchets. Après le traumatisme de l’affaire de Gilly, il va de soi que tout ce qui se fera dans ce domaine à Albertville sera regardé avec intérêt par les collectivités voisines.
Rappelons que le plan départemental de gestion des déchets est en révision, suite à une directive du ministère de l’environnement qui incite les collectivités à aboutir à 50% de valorisation. Cet objectif reste très raisonnable quand on regarde la composition moyenne d’une poubelle : 12% de verre, 6% de métaux, 30% de papiers, 10% de plastiques et 25 % de fermentescibles. Si chaque citoyen était un parfait écocitoyen conscient de devoirs, il serait parfaitement envisageable de dépasser largement le taux des 50%. Mais la réalité du comportement moyen dans les villes où le tri sélectif est déjà pratiqué doit nous amener, soit à beaucoup de modestie dans nos objectifs dans ce domaine, soit à davantage de détermination dans l’éducation et l’encadrement du citoyen de base…La population du bassin albertvillois, suite à la catastrophe de Gilly, devrait être particulièrement réceptive à toutes les mesures conduisant à moins de pollution. Aussi, Vivre en Tarentaise préconise t-elle les mesures suivantes :

1°) Education et information de la population au tri sélectif et à la collecte des produits toxiques.
Cette action doit s’inscrire dans la durée et être répétée à intervalles de temps réguliers en utilisant différents canaux. Elle  doit reposer sur du personnel compétent et donc formé à cet effet. Elle doit aboutir à au moins 50% de tri sélectif. Elle devrait permettre d’éliminer la quasi-totalité des piles de nos poubelles. Le verre qui contient souvent du plomb doit être écarté systématiquement. Actuellement seulement 50% du gisement est récupéré après plusieurs dizaines d’années de campagne !! Les médicaments, les huiles de vidange et de friture, les produits de jardinage, les solvants, les peintures, les lazures, les piles et les batteries  doivent faire l’objet d’une collecte en déchetterie.
2° La carotte.
Il faut récompenser les citoyens qui font preuve de civisme. Pourquoi pas des cartes de fidélité en déchetterie ? Pourquoi ne pas envisager le paiement au poids des déchets non triés. Cela a été mis en place par certaines collectivités. La poubelle est munie d’un système permettant d’identifier  le propriétaire et la benne enregistre automatiquement poids et coordonnées …Récompenser aussi les collectivités qui font plus d’efforts que d’autres dans ce domaine. Cela suppose que chaque commune paie le juste prix en fonction de sa production. Les communes « laxistes » au contraire doivent être pénalisées.
3°) Les commerçants, les agriculteurs et les artisans.
Ils doivent être l’objet d’une campagne particulière pour qu’ils fréquentent tous et assidûment les déchetteries dont les horaires doivent être adaptées à ceux des entreprises.
4°) Les fermentescibles.
On doit imposer le compostage partout en habitat horizontal. Pour l’habitat vertical, il faut privilégier le composteur collectif (1m3) vidé à intervalles réguliers. Sinon une collecte en porte à porte s’impose si les quantités concernées sont suffisantes. De la même façon, l’utilisation de broyeurs collectifs associés à des composteurs permettrait peut être de réduire le volume des déchets verts en déchetterie.
5°) La méthanisation.
Si une collecte de fermentescibles en porte à porte est organisée, la méthanisation pourrait être envisagée en associant fermentescibles, déchets verts, boues non polluées de stations d’épuration. Le digestat résiduel (60%) devrait être utilisé comme compost en agriculture si les normes sanitaires sont largement respectées, sinon l’incinération ou la mise en décharge s’imposeront…
La réalisation d’une usine de méthanisation départementale de boues de STEP serait intéressante : production de carburant et réduction de la masse à incinérer ou à mettre en décharge. On retrouve ici, l’intérêt d’éduquer largement la population à la collecte des toxiques. Car si  elle était bien faite, les boues de station pourraient être utilisées sans problèmes en agriculture. Il y en aurait moins à incinérer et à mettre en décharge.

6°) Le bâton.
Après une période raisonnable de un ou deux ans, il faudrait contrôler le comportement des citoyens. Il n’est pas normal que les efforts collectifs soient contrariés par l’incivisme de quelques uns. L’adoption de sacs transparents pour la collecte des déchets faciliterait les contrôles. Ensuite, il faudrait pénaliser les personnes qui ne jouent pas le jeu : amende ou taxe d’enlèvement plus élevée ???
De la même façon les commerçants, artisans, agriculteurs qui ne fréquentent jamais la déchetterie devraient expliquer ce qu’ils font de leurs déchets. D’où l’intérêt encore d’une carte de fidélité pour tous les habitants. Sans «contrainte » il sera impossible de dépasser des objectifs modestes en matière de tri avant de nombreuses années.
7°) La fraction résiduelle.
La politique de tri devrait la  réduire à moins de 50% des déchets ménagers. Dans l’état actuel de nos informations, il ne reste à choisir qu’entre la pyrolyse, l’incinération, le tri mécanique, le procédé « Calcior » et la mise en décharge.
La mise en décharge peut paraître séduisante à priori à cause de son coût de revient apparent assez bas. Cependant, il n’a pas été possible depuis quinze ans de trouver un seul site en Savoie pour enfouir des déchets. Il faudra certes en trouver au moins un, car il ne paraît pas normal que la Savoie  exporte ses déchets chez ses voisins. Si un tel site, favorable du point de vue géologique, pouvait être trouvé dans l’espace dont le SIMIGEDA a la charge, cette « solution » permettrait peut être d’attendre quelques années une éventuelle évolution technologique dans le domaine des déchets. Mais il faut bien reconnaître que cette éventualité est peu probable. Il faudra de toute façon enfouir une partie des résidus laissés par les autres formes de traitement : mâchefers pour l’incinération, coke pour la pyrolyse, mélange à base de chaux et de déchets pour Calcior, déchets non recyclables pour le tri mécanique….
Le tri mécanique proposé par la société « Leblan ». Cette procédure est à priori la plus séduisante, car elle présente l’avantage d’éviter le tri  à la source et donc les problèmes d’incivilité. A ce jour, il semble que les performances du système laissent à désirer…Mais le « process » n’est-il pas perfectible ? La question est décisive et il serait important d’obtenir des réponses  rapidement car cette technique semble peu polluante a priori.
La pyrolyse : il s’agit de chauffer les déchets à haute température en l’absence d’oxygène. Ce système est en cours d’installation sur un site dans le nord de la  France. Il a la réputation d’être moins polluant. Il produit un résidu solide appelé coke (contenant des métaux lourds) pour lequel il faut trouver un acquéreur…..
Le procédé « Calcior ». Il consisterait à mélanger les déchets avec de la chaux vive. Le mélange final est aussi important en masse qu’au départ. Là aussi, il faut trouver un « acquéreur » : des cimenteries ou des entreprises de travaux publics ???
L’incinération avec cogénération. Les incinérateurs récents semblent beaucoup moins polluants en termes de rejets atmosphériques que ceux comme celui de Gilly qui ont fait la une de la presse nationale. Cependant, la prudence devrait conduire d’une part à limiter leur taille pour minimiser la quantité de polluants rejetés et d’autre part à multiplier les contrôles de pollution. L’incinérateur de Valezan semble  respecter les normes sanitaires. Mais cette appréciation ne repose que sur une seule analyse annuelle. D’autre part, l’incinération d’une tonne de déchets  génère la formation de 300kg de mâchefers dont il faut bien faire quelque chose. S’ils ne contiennent pas trop de métaux lourds, ils sont utilisés en travaux routiers sans suivi à long terme…Sinon, il vont directement dans une décharge adaptée dans un département voisin pour le moment…Là encore, l’action d’éducation de la population pourrait réduire la toxicité de ces mâchefers grâce à la collecte séparée des piles et des verres. D’autre part la filtration des fumées aboutit à la récupération de poussières qui sont hautement toxiques…(les REFIOM) .Elles sont conduites en décharge dans l’Est de la France…
8°) Faut-il envisager un centre de traitement commun entre le bassin d’Albertville et une partie de la Tarentaise ?
Cela aurait le mérite important de diminuer le coût apparent de l’incinération  de la fraction non triée (si c’est ce procédé qui est finalement choisi). Du point de vue économique, il faut prendre en compte cet argument. Cependant, il faudrait construire une usine plus grosse qui concentrerait les pollutions sur un même site (même si elles sont limitées). D’autre part le principe de proximité entre la population et le centre de traitement a le mérite de rappeler à la population que les déchets ne disparaissent pas…..Il nous semble que l’on fait plus d’efforts pour trier quand on est concerné dans son environnement proche par un centre de traitement.
D’autre part, les cantons de Moûtiers et Bozel comptent dans leurs territoires des grandes stations de ski. Il est évident qu’il sera difficile d’avoir les mêmes exigences vis-à-vis de la population touristique que vis-à-vis des résidents. Cela ne veut pas dire qu’il faut dispenser les touristes de tri sélectif bien sûr ! Mais on peut prévoir un rendement plus faible et des difficultés de mise en œuvre plus grandes. A cela il faudra ajouter les nuisances d’un transport sur de longues distances dont le coût apparent actuel nous paraît largement sous-estimé.
Aussi, il nous paraîtrait préférable que chaque secteur soit le support d’un centre de traitement des déchets. Cependant, si des considérations financières conduisent à la construction d’une seule unité, il faudra veiller à ce que toutes les collectivités s’engagent fermement dans la voie du tri sélectif et que l’on ne donne pas à « l’usine » éventuelle une taille démesurée.
Enfin, il serait important qu’une politique commune de tri, d’information de la population soit mise en œuvre en Tarentaise et dans le bassin albertvillois. L’achat de composteurs, de chalets de dépôts  ou encore de conteneurs pourrait être groupé. L’expérience des uns pourrait bénéficier aux autres, le personnel « ambassadeur » du tri, les affiches, les films, les tracts d’information pourraient être partagés…
Conclusion provisoire : à ce jour, il paraît prématuré de trancher entre ces différentes possibilités tant que des informations plus complètes ne nous seront pas fournies.
Vivre en Tarentaise le 27 juin 2002.

Commissions Locales d’Information et de Sécurité (CLIS).
Il y a trois ans, la FRAPNA et VET avaient réclamé la création de telles commissions pour toutes les unités d’incinération existantes. Ces commissions prévues par la loi n’avaient jamais été mises en place alors que certaines usines fonctionnent depuis plusieurs dizaines d’années.
Les CLIS sont prévues par la loi pour toutes les installations classées, c'est-à-dire toutes les installations pouvant présenter un danger ou des nuisances pour la population. Elles comprennent des élus, des associations de protection de la nature, les responsables de l’usine, les administrations de contrôle (DRIRE et DDASS). Elles permettent le dialogue entre toutes ces parties concernant le fonctionnement de l’installation. La préfecture a accepté leur création pour les unités de Gilly, Valezan et Les Brévières (Tignes). Aucune réponse ne nous été donnée pour celle de Moûtiers qui est il faut le reconnaître de capacité très modeste par rapport aux autres.
La CLIS de Gilly ne s’est jamais réunie pour cause de fermeture de l’usine dans les conditions que la presse a largement rapportées.
La CLIS de Valezan.
Notre association a pu poser en toute liberté toutes

ses questions et celles que la population lui avait posées.
Vous trouverez plus bas, un tableau avec le résultat des analyses fournies. Ces chiffres montrent que l’usine est conforme aux normes en vigueur et même conforme aux futures normes de 2005. Des travaux sont  envisagés pour améliorer encore ces résultats: filtration meilleure des dioxines et  mesures en continu d’un nombre important de polluants. Rappelons qu’il n’y a pas de norme en France pour les émissions de dioxine dans les fumées. Cependant, l’usine de Valezan est conforme en l’état aux futures normes de 2005.
Les émissions très polluantes de l’unité de Gilly ont entraîné un grand nombre de mesures sur des animaux et des végétaux. Ces mesures ont montré que dans ce périmètre pollué les végétaux étaient comestibles après un simple lavage. A priori, on doit donc être rassuré quant à la consommation des pommes et du raisin dans les environs immédiats de l’usine de Valezan.
Le tableau ci-dessous repose sur une simple analyse annuelle. Ce que nous avons bien entendu souligné. Le contrôle régulier de la température permet cependant de penser qu’il n’y a pas de gros écarts par rapport aux valeurs mesurées.


Cela signifie-t-il que Vivre en Tarentaise pense que cette installation suffit pour résoudre le problème des déchets dans les cantons de Bourg et Aime ? Certes non !
L’usine de Valezan semble peu polluante et conforme aux normes. C’est heureux ! Mais n’oublions pas que nos connaissances en la matière peuvent évoluer.
D’autre part, l’incinération de 1 tonne de déchets produit 300kg de mâchefers dont il faut bien faire quelque chose. Suivant leur taux de métaux lourds, ils sont soit employés dans des travaux routiers, soit envoyés en décharge adaptée. C'est-à-dire dans le dernier cas en dehors du département…La Savoie exporte ses déchets toxiques chez ses voisins…Les associations de protection de la nature s’inquiètent de l’utilisation en travaux publics des mâchefers , car il n’y a pas de suivi à long terme de ces matériaux…Il est possible que les normes en la matière évoluent et que cette utilisation soit remise en cause un jour.
Les fumées de combustion sont filtrées. Les poussières récupérées appelées REFIOM sont exportées dans une décharge pour déchets toxiques (à Vezoul en ce moment). L’usine de Valezan produit actuellement un sac de 1m3 de ces poussières très toxiques toutes les 4 à 5 heures….
Enfin, il n’y a pas de récupération d’énergie sur cette unité qui réchauffe donc l’atmosphère locale pour rien. Il aurait fallu implanter l’unité à proximité d’une agglomération pour que cela soit possible…
Document de synthèse sur la gestion des déchets dans le périmètre de l’usine : ce texte rédigé par les communes et prévu par la loi de 1993 est en cours de rédaction….
Usine de Moûtiers.
La capacité de cette usine est beaucoup plus faible que celle de Valezan. Les associations avaient néanmoins réclamé la création d’une CLIS. Nous n’avons pas de réponse à ce jour. Il semble que l’avenir de cette installation soit limité à 2005.
Usine des Brévières. La préfecture a constitué la CLIS. VET y dispose d’un siège. Elle devrait se réunir début 2003 après plusieurs reports pour cause de mise au point de cette nouvelle unité.

Décibels et respect des autres.
Le son est une vibration qui se propage dans l’air qui se comporte comme un milieu élastique. Le son transporte de l’énergie : une chanteuse peut faire vibrer à distance un verre en cristal, en trouvant la bonne note, à tel point qu’il se brisera. Un avion qui passe le mur du son est la source d’une onde sonore qui peut briser des vitres…
Le décibel est l’unité de niveau sonore. Cette unité est adaptée aux perceptions de l’oreille humaine. Il faut savoir que cet organe est capable de détecter des sons dans des domaines énergétiques très différents.
Notre oreille peut percevoir des intensités sonores qui s’étendent de 1 millième de milliardième de watt/m2 à 100 watt/m2. Elle se comporte donc comme un instrument qui serait capable de percevoir et d’évaluer des distances s’étendant du millième de millimètre à 100 000km….
D’autre part, l’oreille ne perçoit pas un niveau sonore deux fois plus élevé quand on double l’intensité sonore : deux aspirateurs ne semblent pas faire deux fois plus de « bruit » qu’un seul…
D’où la nécessité de distinguer intensité sonore en watt/m2 et niveau sonore en décibel qui exprimera notre sensation auditive.

Sans se lancer dans des calculs complexes, il faut savoir que pour passer de la perception sonore d’une auto à celle d’une moto, il faut des centaines d’autos…

Il est clair que tous ces engins sont utiles voire indispensables. Mais ayons à l’esprit qu’il faut protéger ses oreilles qui ne supportent pas sans dommages des niveaux aussi élevés.
Enfin, si chacun est libre (dans le cadre légal) de les utiliser, chacun est libre aussi de réclamer le silence.
Le problème placé en tête par 45% des français est le
bruit….Le pourcentage d’élus locaux qui se plaignent
du bruit des deux roues est pratiquement le même.
Alors, lors de l’achat d’un appareil quel qu’il soit, il est important de se pencher sur le niveau sonore en ayant en tête quelques références. Il est bon aussi, de se limiter au strict usage nécessaire. Le  silencieux devrait toujours être le plus efficace et conforme aux normes….Les engins électriques sont souvent moins bruyants à puissance égale que les engins à moteurs thermiques. Le fil d’alimentation a bien sûr ses contraintes…
Enfin tous les appareils bruyants doivent être utilisés dans les conditions normales pour éviter les « surrégimes».
Alors ami bricoleur ou motard pensez à vos voisins !

Vignoble de la Côte d’Aime.
A Monsieur Vincent Rolland
Conseiller Général.
Monsieur le Conseiller Général,
Nous avons appris que vous êtes chargé des questions agricoles au sein du Conseil Général et c’est pourquoi, nous nous adressons à vous aujourd’hui.
Depuis de nombreuses années, notre structure a été associée à différents groupes de réflexion ou de pilotage ayant trait à l’entretien du paysage dans notre vallée : plan de développement durable de l’agriculture, article 21, contrat global de développement, mission prospective développement, directive territoriale d’aménagement, groupe de réflexion du SUACI….
Vivre en Tarentaise depuis au moins cinq ans s’intéresse de près au retour de la viticulture en Tarentaise. A la suite d’une enquête et de rencontres déterminantes, notre association a pu sensibiliser différents élus à ce sujet. Cette action a abouti à la restauration du vignoble de Cevins grâce à la mobilisation du maire de la commune, de Monsieur Michel Grisard, viticulteur réputé et de notre vice-président André Curtillat natif de Cevins.
Cette réussite spectaculaire pourrait être suivie d’opérations similaires sur d’autres sites comme : Aigueblanche, Brides, Montgirod, Bellentre-Valezan et la Côte d’Aime . Depuis quelques années, nous nous sommes intéressés au site de la Côte d’Aime, car il porte un vignoble encore très étendu et en relatif bon état. Le site visible depuis Macôt est remarquable. Il y plus d’un an nous avons organisé avec le GEDA et la Chambre d’Agriculture une réunion publique au chef-lieu. Elle a montré que la population locale semble relativement favorable à la création d’une structure de type GFA. Aussi, la SAFER a été contactée à ce sujet. Le devis oral transmis à la commune l’a découragée un moment. Cet hiver notre association s’est mobilisée pour soutenir le maire de cette commune Monsieur Raymond Cressend. Nous avons délimité sur le cadastre les zones les plus faciles à reprendre et nous nous sommes penchés sur l’inventaire foncier. Ainsi, nous avons pu inventorier 7 hectares de terrain et informatiser les numéros de parcelles, les surfaces et les coordonnées des propriétaires.
Il s’agit maintenant d’aller au-delà. Le Maire de la commune a contacté le Conseil Général afin d’obtenir une subvention permettant à la Safer de terminer le travail entrepris et d’aboutir à la création d’un GFA. Il semble qu’à ce niveau, on s’interroge sur la possibilité d’installer un jeune sur le futur vignoble. La question est légitime, mais il n’est pas possible d’y répondre dans l’immédiat. Une annonce diffusée il y a trois ans avait permis de détecter environ huit candidats en quelques semaines. Depuis ce projet traîne et on peut souhaiter que les personnes volontaires aient trouvées une autre terre d’accueil…
Il faut donc prendre les problèmes dans l’ordre :
1°) Constituer le GFA ou au moins en amorcer la formation.
2°) Obtenir des douanes et de l’Onivins des droits de plantation suffisants pour permettre l’installation d’une exploitation viable. Il existe une « tolérance » quant à la transmission des droits de plantation associés aux parcelles de vigne abandonnées et dont les propriétaires ont « oublié » de déclarer la fin d’exploitation. Cela permettrait de faire réapparaître 4 hectares de droits…
3°) Rechercher un candidat à l’installation et réaliser une étude financière prenant en compte sa situation.

Dans l’état actuel des choses, nous souhaitons simplement que l’on permette à la commune de mener à bien la création du GFA. La somme nécessaire serait de l’ordre de 5000 euros. Cette étape franchie ou en passe de l’être permettrait d’aborder les autres phases avec au moins quelque chose de concret « entre les mains ».

Depuis quinze ans, nous participons volontiers à toutes ces commissions qui réfléchissent à l’avenir de notre vallée. Il est bien rare que l’on n’aborde pas la lutte contre la friche, l’entretien des vergers ou des vignobles. Nous ajouterons que la zone d’appellation vin de pays d’Allobrogie s’arrête à Cevins. Une production de qualité plus en amont dans la vallée permettrait d’élargir cette zone jusqu’à Bellentre et Brides par exemple. Dans cette hypothèse (très optimiste) l’installation d’un jeune viticulteur serait grandement facilitée par l’octroi de 6 ha de droit de plantation pour chaque nouvelle installation. La réussite de l’opération de la Côte d’Aime pourrait alors bénéficier aux autre sites favorables..

Aussi, nous espérons que le Conseil Général voudra bien apporter son appui  à ce projet et agir ainsi en faveur de la préservation de notre patrimoine paysager. Nous nous excusons d’avoir été un peu longs dans ce courrier, mais ce dossier nous tient à cœur et nous nous tenons à votre disposition pour toute explication complémentaire.
Nous vous prions de croire, Monsieur le Conseiller général, à l’assurance de nos sentiments les meilleurs
le président, Alain Machet.


Torrents des Arcs.

A Madame la Sous-Préfète d’Albertville, le 29.09.2002.
Madame la Sous-Préfète,
Il y a deux ans, à la suite d’un épisode pluvieux important, plusieurs torrents prenant leur source sur le domaine skiable des Arcs, sont sortis de leurs lits en charriant de grosses quantités de laves. Le hasard a voulu qu’il n’y ait ni victimes ni gros dommages aux habitations.
A la suite de ces inondations, une étude hydraulique a été entreprise. Les conclusions et les propositions de cette étude sont connues depuis environ neuf mois. Il s’agit de créer un ou plusieurs bassins de rétention au niveau de la station de ski et de relier ce réservoir à l’Isère par une conduite forcée.
Parallèlement, le RTM a proposé différents aménagements au niveau des villages, en particulier : au Villard du haut à Landry et entre Grand Gondon et Petit Gondon sur Bourg Saint Maurice.
Tous ces travaux nécessitent réflexion, étude et financement c’est bien évident. Mais, sur le terrain, depuis deux ans rien n’a changé. C'est-à-dire que de nombreux villages vivent sous la menace des effets conjugués des gros orages et de l’imperméabilisation de surfaces considérables sur le domaine skiable.
Aussi, nous vous serions reconnaissants de bien vouloir nous faire connaître l’état d’avancement des différents projets en cours d’étude. Il était question que les travaux envisagés soient présentés au comité départemental d’hygiène. Peut-on compter sur un examen rapide de ces questions par cette instance départementale ?
L’actualité récente a bien sûr ravivé l’inquiétude des personnes concernées par ces débordements qui nous interrogent fréquemment à ce sujet. Aussi, nous espérons que des décisions rapides et efficaces pourront être prises pour contenir au mieux les effets dévastateurs des torrents provenant des Arcs.
Nous vous prions de croire, Madame la Sous-Préfète, à l’assurance de nos sentiments les plus respectueux.
Au nom de l’association : le président Alain Machet  

Décharge du Biolley . Les Allues
à Monsieur le Maire des Allues    le 23.01.2002
Nous avons le regret d'attirer votre attention sur la décharge du Biolley, située sur votre commune et réservée semble t-il aux déchets verts. Plusieurs habitants du hameau voisin nous ont demandé d'intervenir, car ils sont scandalisés par la nature, la quantité et la diversité des matériaux déposés sur ce site. Cette décharge serait réglementée par arrêté municipal et il paraît évident que le dit arrêté n'est pas respecté.
De la même façon, il est probable que de nombreuses infractions au Code de l'Environnement pourraient être constatées.

Aussi, nous espérons que vous voudrez bien prendre toutes les mesures qui s'imposent pour remettre le site en état, lancer une campagne d'information de la population et poursuivre les responsables. Les personnes contrevenantes devraient être faciles à identifier puisqu'elles traversent le village du Biolley pour effectuer leurs dépôts.
En espérant pouvoir compter sur votre compréhension, nous vous prions de croire monsieur Le Maire à l'assurance de nos sentiments les meilleurs.
Au nom de l'association : le président Alain Machet.
Sans réponse au 6 novembre 2002, et situation toujours la même, faudra-t-il encore aller en justice ?
Moto neige encore !
A Madame la Ministre de l’Environnement.
Objet : circulation en motoneige.
Madame la Ministre,
Nous avons l’honneur d’attirer votre attention sur la loi 91.2 du 3 janvier 1991. Ce texte encadre la circulation des engins à moteur dans les espaces naturels et a été soutenu et affiné par tous les gouvernements qui se sont succédés depuis sa publication. Il restreint en particulier l’usage des motoneige aux circuits « balisés » à cet effet et qui en pratique sont tracés dans les limites des domaines skiables de nos stations de ski.
La publication tardive de cette loi alors que la commercialisation des engins durait depuis plusieurs années a nécessité information et concertation entre toutes les parties concernées : élus, associations, administrations, stations, chasseurs, loueurs. Cette phase transitoire paraissait devoir s’achever avec les multiples réunions organisées par le Ministère de l’Environnement durant l’hiver 2000. Une circulaire publiée le 30.11.2000, qui nous paraissait claire définissait les conditions d’application de la loi 91.2.
Malheureusement, la cour de Cassation dans un jugement rendu le 26 mars 2002 risque de remettre en cause l’équilibre qui semblait s’établir entre la nécessaire protection des milieux naturels et l’utilisation à des fins de loisir sur des circuits bien définis dans les stations de ski.
Ce jugement, qui risque de faire jurisprudence, autorise le propriétaire d’un chalet d’alpage à se rendre à son chalet à l’aide d’un engin motorisé. Cet aspect de la loi n’est pas marginal bien au contraire. Les massifs montagneux français comptent des milliers de chalets utilisés à des fins agricoles durant l’été. Ces bâtiments sont le plus souvent inaccessibles en hiver autrement qu’en raquettes ou à ski de randonnée.
Il va de soi que le caractère du milieu montagnard est fortement atteint dès lors qu’il est parcouru par des engins pétaradants. Le consensus relatif qui s’était établi  est  complètement remis en cause,  par la décision de la cour de Cassation, car il offre un moyen évident de contourner la loi.
Il suffit désormais de « louer » n’importe quelle ruine sur une montagne pour aller batifoler en motoneige dans tout le secteur sous le bon prétexte de se rendre dans sa résidence secondaire. On peut donc prévoir l’ouverture prochaine de nouveaux « refuges » ou « restaurants d’altitude » en montagne avec un impact évident sur le milieu montagnard. Il faut savoir également que de très nombreuses pistes d’alpages, enneigées l’hiver, risquent de se transformer en autant de  circuits officieux desservant des « résidences secondaires ».
Aussi, notre association espère que le ministère de l’environnement pourra intervenir de façon efficace pour que les espaces enneigés demeurent un terrain silencieux, favorable à l’aventure, au rêve et à la contemplation.
En croyant pouvoir compter sur votre compréhension, nous vous prions de croire, Madame la Ministre, à l’assurance de nos sentiments mes plus respectueux.
Au nom de l’association : le président Alain Machet

Fête écocitoyenne de Tamié, le 29 juin dernier.
Après nous être pleinement investis dans la préparation de cet événement avec d’autres associations, nous avons tenu un stand pour exposer nos actions et rendre compte de notre activité. Avec le souci comme d’habitude de recruter des militants actifs…
Parce que les activités de l’homme, qu’elles soient industrielles, touristiques ou agricoles continuent de porter atteinte à notre environnement, à notre qualité de vie, à notre santé. La solidarité avec les autres associations s’intéressant à l’environnement est évidemment nécessaire.
Cette journée qui se voulait éducative et festive visait à :
-éveiller chez chacun la conscience écocitoyenne, en lui fournissant des moyens de réflexion, d’action et de changement de pratiques.
-pousser à d’autres façons de faire et d’être.
-permettre la rencontre avec ceux qui ont des idées, des propositions et aussi des pratiques qui ont fait leurs preuves.
Beaucoup ont compris qu’une visite s’imposait au fort de Tamié. C’est en famille ou avec des amis qu’ils sont venus pour une journée à la campagne de détente, d’information, de découverte grâce à un forum pluriactif. Les thèmes abordés proposaient des solutions alternatives aux nombreux problèmes de notre société.
Des tables rondes, des conférences sur la santé, l’habitat, les déchets, l’agriculture bio, l’environnement, mais aussi des innovations pour petits et grands.
Tout cela dans une approche nouvelle, collective autant qu’individuelle, fondée sur le respect de la planète et de l’humain.
Des grands noms de l’écologie étaient présents pour animer les débats. Une vingtaine de stands associatifs présentaient à partir des cinq thèmes retenus, des animations, des expositions, de la documentation à partir de leurs expériences et savoirs faire.
Vivre en Tarentaise qui s’est investie entre autres activités dans la sauvegarde du patrimoine agricole de notre vallée a présenté une exposition sur la rénovation du vignoble de Cevins. Projet initié par différents membres de l’association et mené à bien par la commune et Michel Grisard (viticulteur en biodynamique à Fréterive). Aujourd’hui les ceps du domaine des ardoisières réveillent la mémoire des habitants et du vin.
Le public venu en force des deux Savoie s’est amusé en apprenant, dans une ambiance scandée par les chants et les danses des groupes invités pour  « faire la fête ». Une belle journée, chargée de symboles pour le futur, pour changer la Terre et changer la vie….
Michel Boutry

Offensive contre une association
L’Association « Paysages de France », à laquelle VET adhère depuis plusieurs années, et qui lutte principalement, avec des succès croissants, contre les pollutions visuelles engendrées par l’affichage publicitaire, subit actuellement une attaque sans précédent de la part du plus gros afficheur de France.
Cette société a porté plainte pour diffamation et réclame 100.000 euros de dommages et intérêts, fondés sur 2 constats d’infractions (bien réelles) et 2 courriers au Préfet des Hauts de Seine.
La procédure de citation directe utilisée ne laissait que 10 jours à Paysages de France pour faire parvenir à qui de droit et dans les formes légales les pièces établissant la véracité des faits ne laissait que 10 jours « à  peine d’être déchu du droit de faire la preuve »
La méconnaissance de cette procédure à failli être fatale à l’association.
La date choisie (14 août après-midi) était manifestement choisie pour piéger nos amis.
Ils apparaît donc que certains des afficheurs useront de tous leurs moyens, qui sont grands, pour se débarrasser des associations qui dénoncent leurs comportements illégaux.
Audience le mardi 26 novembre 2002 Tribunal de Grande Instance de Grenoble.
René Pinck.
Paysages de France, 5, place Bir-Hakeim 38000 Grenoble   0476032375     http:// paysagesdefrance.free.fr


Actions en justice  2002
3.2.02 : chasse à Séez avec silencieux, transport de marmottes non inscrites au carnet de prélèvement : interdictions de chasse 3 ans, confiscation arme, amendes 350€, dommages et intérêts 200€ à VeT, affichage jugement 3 mois en mairie de Séez, 200€ à FRAPNA , 250€ à féd. dép. de chasse.
12.2.02 : moto-neige à Courchevel : amende 800€, 2 mois suspension permis de conduire, dommages et intérêts 300€ à VeT.
14.2.02 : circulation en voiture dans  réserve naturelle de Tueda : amende 200€, dommages et intérêts 150€ à VeT.
27.3.02 : chasse dans réserve de chasse de Bonneval, 2 prévenus : interdiction de chasse 2 ans, chacun 100€ d’amende, dommages et intérêts 300€ à VeT, 150€ à féd. dép. de chasse, 150€ à ACCA La Léchère.
22.5.02 : circulation en moto-neige à Val d’Isére : amende 1000€ dont 500 avec sursis, dommages et intérêts     531€ à VeT.
17.6.02 : détention autour des palombes congelé aux Allues : amende 450€ avec sursis, dommages et intérêts 150€ à FRAPNA , VeT déboutée faute d’avoir chiffré sa demande ?!…
19.6.02 : moto à Val d’Isère dans P.N. Vanoise : 3 amendes de 300€, 350€ à VeT.
18.9.02 : chamois tué à Aime sans apposition bracelet : extinction de la procédure en raison de l’amnistie, demande VeT non prise en compte car absente à l’audience.

Les 2 affaires que nous avons perdues l’ont été parce que, faute d’avoir un nombre de membres actifs suffisant, nous avons été absents à l’audience.

A Val d’Isère, une zone humide d’intérêt écologique très important, objet d’une d’une demande d’arrêté de protection de biotope, a été détruite par l’apport de plusieurs milliers de m3 de déblais, avec le but évident d’en faire un parking.
Audience à Albertville le 23.9.02 : parties civiles FRAPNA , associations de pêche locales et départementales, VeT. En plus de dommages-intérêts, nous demandons une rapide remise en état du site, avec astreinte pour retard éventuel ; le procureur va tout à fait dans notre sens, le président semble le suivre.
Le prononcé complet du jugement est « ajourné au 30 juin 2003 de manière à impartir au prévenu un délai pour entreprendre les travaux de réfection ».Nous devrons suivre cette affaire attentivement pour que ces travaux ne soient pas simplement « entrepris », mais qu’au 30 juin, après contrôle sur le terrain, un délai avec astreinte suffisamment contraignante soit imposé pour qu’ils soient terminés proprement.   René Pinck.

Rapport d'activités 2001

Le mot du Président.
Chers adhérents, vous trouverez ci-dessous un résumé de nos activités pour l’année 2001. Je voudrais remercier tous les membres du bureau qui ont fait comme les  années précédentes de gros efforts pour que notre association soit présente sur les principaux dossiers d’aménagement de notre vallée.
Faut-il rappeler que « Vivre en Tarentaise » est animée par des bénévoles ?
La plupart des réunions auxquelles nous sommes conviés se déroulent à Albertville ou à Chambéry.
Depuis quelques années, nous percevons une subvention de l’état , car nous participons à des commissions départementales.
VET est membre de « L’air des deux Savoie », de la « Commission des Sites », de la « Commission départementale de gestion des déchets », de « la commission déchets du bâtiment », du comité de gestion de plusieurs réserves naturelles (Tueda et Villaroger). Nous appartenons également à deux groupes agro-sylvo-cynégétiques qui nous permettent de dialoguer avec les chasseurs.
Nous relayons les informations diffusées par la Frapna, la CRIRAD, le groupe sortir du nucléaire, l’AEM….Nous participons à l’animation de plusieurs collectifs associatifs : groupe vélo-tarentaise, collectif savoyard pour une meilleure gestion des déchets, fête écocitoyenne de Tamié.
Le nombre de nos adhérents ne fléchit pas, bien au contraire, et c’est un grand encouragement pour nous. Merci ! Quelques personnes viennent de temps en temps assister à nos réunions mensuelles de Villette. Cela, nous permet de maintenir le contact avec « la base ». Nous devons essayer de « former » ces personnes pour assurer la pérennité de notre structure. alors, si le cœur vous en dit, vous serez les bienvenus !
Bonne lecture ! N’hésitez pas à nous faire part de vos critiques ou suggestions. A bientôt !
Alain Machet.

Faut-il construire de nouveaux lits en Tarentaise ?
Cette question oppose « petites » et « grandes »stations. Elle divise également celles qui ont consommé la totalité ou presque de leurs droits à construire et celles qui disposent encore d’une marge importante (Les Arcs par exemple). Il va de soi que les intérêts en jeu déchaînent les passions….Dans ce débat « Vivre en Tarentaise » voudrait rappeler quelques éléments qui semblent admis par nombre d’élus et de représentants des administrations.
La situation actuelle du marché des sports d’hiver fluctue légèrement au fil des années en fonction de la mode, de la situation économique générale, de l’enneigement. Globalement tout le monde s’accorde à reconnaître que le « marché  est désormais à maturité ».C’est à dire qu’il est peu probable que ce dernier subisse dans l’avenir une forte croissance. L’état stationnaire global recouvre en fait une situation réelle complexe où l’on découvre qu‘une partie de la clientèle nationale est moins présente qu’autrefois, mais que d’autres publics viennent désormais aux sports d’hiver. De plus, la clientèle traditionnelle a vieilli  et se montre plus exigeante en matière  d’accueil , de confort, de prix, d’animations, d’architecture et de préservation de l’environnement.
Dans ce contexte, il va de soi que les logements construits dans les années 70 ne sont pas tous adaptés à la demande actuelle. Une partie d’entre-eux ne peuvent plus être loués faute d’entretien ou parce qu’ils sont beaucoup trop exigus. Il sont souvent cédés à des particuliers à bas prix .Le parc immobilier se banalise. Ce processus risque de s’accentuer dans les prochaines années. Il apparaît donc vital pour nos stations  et pour l’Etat de prévoir les outils juridiques et financiers permettant la rénovation du parc immobilier. En gros, il faudrait transformer deux studios en logement de taille correcte. Ce chantier sera probablement le plus vaste dans la vallée pour la prochaine décennie. Mais il n’est pas facile de convaincre des dizaines de propriétaires pour réaménager complètement un bâtiment.
Les communes qui ont épuisé leurs droits à construire n’ont pas le choix. Pour les autres, il peut paraître plus facile de construire des lits nouveaux. Mais le taux de remplissage dans ce cas n’augmente pas, bien au contraire. Les grandes usines à ski sont en concurrence entre elles, c’est une évidence. Mais, le nombre de lits offerts à la location est-il un gage de qualité ? La plus « grande » sera t-elle la meilleure ?
D’autre part, les domaines skiables ne sont pas extensibles à l’infini. En haute saison il faut souvent faire la queue au pied des remontées mécaniques. Il faut souvent aussi, recourir à toutes les sources d’une commune pour alimenter en eau les canons à neige et les jacuzzis des résidences de luxe.  N’est-il pas suicidaire alors de vouloir augmenter la fréquentation d’un site déjà relativement saturé ? Il est clair que les associations de protection de la nature ne souhaitent pas voir les pylônes envahir ce qui reste de montagne « authentique ». Mais elles ne sont pas les seules.
En effet, la montagne est aussi un lieu de séjour estival. La vallée  dans ce domaine peut attendre une fréquentation plus importante. D’autant plus que les 35 heures, le nombre de plus en plus importants de jeunes retraités, conduisent à une augmentation des courts séjours en dehors de la haute saison. Mais cette nouvelle clientèle est à la recherche de paysages de qualité. De beaux villages d’architecture traditionnelle, d’espaces vierges…Autrement dit il y a peut être une marge de progression en ce qui concerne la fréquentation touristique, mais elle dépend de l’attention qui sera prêtée à la protection et à la mise en valeur de tout notre patrimoine.
Parallèlement au problème des constructions nouvelles en montagne, on trouve celui de l’accès à la Tarentaise qui en fait est le noeud du problème. Ces 300 000 ( ?) lits touristiques s’accompagnent d’un flux et d’un reflux d’automobiles chaque week-end. Il arrive souvent que la RN 90 soit bloquée de Sainte-Foy à Albertville. Certes, différents travaux sont en cours pour améliorer la sécurité. Mais, il faut le dire et le répéter, aucune autoroute de Bourg Saint Maurice à Moutiers ne changera quoi que ce soit aux embouteillages des jours de pointe. La capacité de remplissage ou d’évacuation de la vallée est limitée par celle de la deux fois deux voies Moutiers-Albertville. Les créneaux de dépassement à trois voies ne permettront que de stocker les véhicules sur trois files au lieu de deux…Les chantiers évoqués plus haut ont fait l’objet d’un contrat de plan Etat-Région avec participation des communes, et des sociétés de remontées mécaniques. Mais il faut savoir que une fois de plus, tourisme oblige, la Savoie a été très bien dotée par l’Etat par rapport à d’autres départements qui ont eux aussi des travaux urgents à réaliser…Il semble donc que l’enveloppe allouée l’ait été pour solde de tout compte…En clair  l’augmentation de la capacité d’hébergement de la Tarentaise n’est pas souhaitable, car elle retarde la rénovation du parc immobilier et aussi parce qu’elle risque de conduire à l’asphyxie complète du réseau routier .
La Tarentaise doit apprendre désormais à gérer au mieux son « outil touristique » en pariant sur la qualité et non sur la quantité. Elle doit admettre que la période de croissance est terminée. Il lui faut réfléchir aux moyens à mettre en œuvre pour conforter la situation actuelle. Dans cette optique « vivre en Tarentaise » attend des élus et de l’administration  une politique vigoureuse de protection et de mise en valeur du patrimoine naturel en liaison avec les agriculteurs. N’oublions pas que l’agriculture est essentielle, non seulement  pour l’entretien de nos paysages, mais aussi pour l’image de la vallée. Et puis, comment exiger du Beaufort de qualité, produit avec de l’herbe de Tarentaise, si l’on grignote sans arrêt ce qui reste de terrain plat, facile à faucher, pour y construire des lotissements ?
Vivre en Tarentaise attend également que le problème de gestion des déchets et des eaux usées soit abordé partout. La mise en place du tri sélectif, la gestion des boues des stations d’épuration sont des problèmes complexes qui ne peuvent être abordés qu’à l’échelle de la vallée et dépassent évidemment  l’échelle d’un canton.
Depuis longtemps également notre association réclame la mise  en place d’une solidarité intercommunale pour que toutes les communes qui disposent d’un espace naturel important reçoivent les moyens nécessaires à leur entretien et à leur valorisation. Tant que sa mise en place sera différée, nous verrons éclore des querelles de clocher, des projets d’extension (« notre station n’a pas atteint la taille critique ») ou de créations nouvelles en site vierge pour garder les jeunes au village…Tous ces projets évidemment iraient à l’encontre du maintien et du développement du tourisme complémentaire d’été.
Alors, à quand une gestion globale et concertée de l’espace Tarentaise ?

L’extension de la station de ski d’Orelle.
Communiqué de la FRAPNA Savoie, de vivre en Tarentaise, de vivre en Maurienne, de Mountain wilderness sur la décision du tribunal acceptant l’extension de la station de ski d’Orelle. (Le 5 septembre 2001)
Au nom du peuple Français…
Ainsi commence la décision du tribunal administratif  de Grenoble. Il  confirme ainsi l’autorisation d’extension de la station d’Orelle, accordé par le préfet de Région et contre laquelle les associations Mountain Wilderness, Vivre en Maurienne, Vivre en Tarentaise, le Club Alpin Français et la FRAPNA Savoie avaient déposé un recours.
Tous nos arguments ont été rejetés :
- malgré la présence de plantes et d’animaux protégées par la loi Française et notamment le bouquetin en cours de colonisation du secteur,
- oubliant la proximité immédiate du Parc National de la Vanoise et de ses paysages,
- ignorant la présence d'avalanches. Celles ci sont si nombreuses qu’elles obligent à protéger toutes les pistes et toutes les remontées mécaniques par des systèmes avalancheurs(1). Ramené à la surface skiable, cette station possèdera la plus grande densité d’équipement de protection contre les avalanches des Alpes Françaises.
- malgré un suréquipement des vallées voisines (3 vallées, Arc, la Plagne …) , qui vient à l'encontre de l'esprit de la loi montagne qui prône le « respect des grands équilibres ».

En cela le tribunal désavoue toutes les décisions prises jusqu'à présent sur cette station. Pas moins de 12 dossiers ont été déposés en 20 ans, la plupart refusés à cause des risques naturels. Parmi les trois acceptés, un permis de construire a été jugé illégal et un projet identique à celui d’aujourd’hui a été invalidé par ce même tribunal en 1997. Voyant que les gros projets ne passaient pas, la STOR (société d’exploitation) les a saucissonnés pour les faire avaler petit bout par petit bout. Par exemple, le projet actuel diffère du précédent par une piste de moins et une remontée de moins « remise à plus tard, après des études complémentaires ».
Cette atteinte du patrimoine naturel n’est même pas compensée par de réels avantages économiques.
L’argument principal est de créer de l’emploi dans ce village de fond de vallée, proche des bassins de Modane et St Michel de Maurienne et  richissime commune grâce aux royalties d’EDF. Ambition légitime, mais pas réaliste. Les perspectives de développement annoncées ne pourront pas aller au delà des 1000 lits touristiques et de quelques commerces. Il aura fallu investir 130 Millions de Francs pour créer environ 40 emplois équivalents temps plein, toutes activités touristiques confondues.
Des stations de surface équivalente en créent 3 fois plus. Dans d’autres villages, les 3 000 clients attendus sur le parking généreraient 150 emplois!
Le rendement en terme d’emploi par rapport à l’impact environnemental est ridicule.

Les raisons de l’existence de cette station sont autres.
Orelle, en Maurienne, est relié à Val Thorens en Tarentaise et lui offre un accès facile : une autoroute, un parking et un télécabine ascenseur qu’il faut comparer à la montée interminable des Bellevilles.
Le village offre aussi sa proximité avec l’Italie par le tunnel du Fréjus à 5 km. Le résultat est sans appel : 1/3 des clients sont de la région Rhône-Alpes, 1/3 sont des Italiens, les 1/3 restant proviennent des stations de Maurienne grâce à des réciprocités de forfait ; les 3/4 des billets sont vendus le week-end. C’est toute une clientèle qui échappait à Val Thorens à cause de son inaccessibilité routière, surtout les week-end.
De plus les 15 000 lits de Val Thorens n’ont rien à craindre de la concurrence du potentiel de 1000 lits d’Orelle. Dernier point, le domaine d’Orelle permet d’absorber le trop de skieurs car Val Thorens a trop de lits.
Cette relation étroite entre les deux stations est confirmée par la structure financière de la station d’Orelle (STOR) détenue par Val Thorens (SETAM).
Ainsi Val Thorens est le principal bénéficiaire de ce projet en consommant le patrimoine naturel collectif et une partie des ressources d’Orelle.
Malgré la perte des clients Italiens, beaucoup de Mauriennais approuvent cette liaison car dit-on « Orelle diversifie l’offre en proposant l’accès aux Trois Vallées ». Ils sont relayés en cela par leur député qui joue sur tous les tableaux jeu, puisqu’il est aussi administrateur de la SETAM !
Faut-il s’étonner alors que la station de Val Cenis, un peu plus haut en Maurienne, se gratte  la tête pour savoir comment faire venir les skieurs italiens, quitte à ouvrir le col du Mont Cenis en hiver ?

Dans cette affaire exemplaire, nous déplorons la démission de l’Etat (par le biais de son Préfet de Région) devant son rôle de préserver l’équilibre entre intérêts économiques et défense du patrimoine naturel.
Est ce vraiment ce que souhaite « le peuple Français » ?
NB : l’avocat de la commune d’Orelle et à travers elle de la puissante station de Val Thorens, n’est autre que le cabinet Corine Lepage !
(1) Il n’y aura pas moins de 29 tubes Gazex, un câble Catex et un canon avalancheur.

Champ de tir de la Sassière (Sainte Foy)
Nous avons pris connaissance avec stupéfaction d’un document  évoquant la création d’un champ de tir sur le plateau de la Sassière (commune de Sainte Foy) .
Comme vous le savez, ce site est l’un des plus remarquables de Tarentaise. Il s’agit d’une prairie humide d’altitude, qui  à ce titre aurait probablement due être retenue dans l’inventaire « Natura 2000 ». Elle est le siège d’une activité agricole estivale. Différents chalets d’alpage et une chapelle témoignent de l’ancienneté de cette activité dans le cirque. . Ce dernier est surmonté de deux glaciers du Grand et de l’Invernet. Le deuxième  doit figurer dans de nombreux manuels de géographie car il est flanqué de deux moraines remarquables . Les ruisseaux qui serpentent dans la prairie abritent une faune aquatique très riche. Les contreforts bordant le plateau portent des lacs d’altitude célèbres pour leur valeur paysagère et piscicole : lacs Noir, du Petit, Longet et Verdet.  Il va de soi, que le chamois, la marmotte, le renard, l’hermine, l’aigle, la perdrix des neiges….profitent également des lieux.
Ces atouts font que le site est fréquenté par un public nombreux , varié et cela en toute saison : agriculteurs, ramasseurs de myrtilles, chasseurs, pêcheurs, randonneurs à pied ou à ski, alpinistes, grimpeurs, skieurs héliportés (hélas !) sur le versant italien.
L’accès au site s’effectue souvent par le village de la Mazure et le hameau du Mayen. Mais, d’autres voies sont possibles et régulièrement utilisées par les randonneurs : par le vallon de Mercuel , par le col de la Louïe Blanche, par le col de Tachuy , par le glacier du Grand , de l’Invernet ou encore de la Sassière depuis l’Italie….
Tous les livres consacrés aux paysages de Tarentaise comportent une ou plusieurs pages dédiées à ce secteur. Tous les libraires de Tarentaise proposent des cartes postales mettant en avant la qualité de ces
paysages. Le plateau de la Sassière, nous l’avons déjà dit est l’un des grands sites de la vallée. Porter atteinte à ce chef d’œuvre de la nature, c’est porter atteinte à l’ensemble du patrimoine montagnard et plus particulièrement à celui de Tarentaise déjà bien éprouvé.
Cette vitrine de la vallée, ne peut pas être traitée à la légère à l’heure où une vaste concertation est en cours dans le cadre de la directive territoriale d’aménagement. L’un des points forts de cette réflexion semble être la protection et la valorisation du patrimoine montagnard. Parallèlement, les contrats territoriaux d’exploitation commencent à faire leur apparition dans notre région. Sera-t-il possible de convaincre les agriculteurs de consacrer du temps à l’entretien des paysages, pourra-t-on encourager les élus à s’engager davantage que par le passé dans la protection du patrimoine si l’état ne donne pas l’exemple et se propose de transformer le site le plus prestigieux de la vallée en champ de tir ?
Enfin, qui pourra oublier les nuisances sonores, les avalanches ou les chutes de séracs provoquées par les ondes sonores, la pollution par les douilles et les explosifs, le dérangement de la faune, la destruction d’un biotope de qualité par le passage des engins à chenilles….. ?
Nous sommes donc intervenus auprès de Sous-Préfecture pour demander des éclaircissements…Nous avons été conviés à une réunion avec l’armée la commune etc…
Les informations qui nous ont été fournies à cette occasion semblent assez rassurantes.
Cependant, nous espérons que toutes les précisions apportées par l’institution militaire pourront figurer dans la convention qui devrait être passée avec la commune concernée. Nous pensons qu’un texte indiquant clairement la fréquence annuelle des manoeuvres  (12 par an ?), les jours autorisés dans la semaine, le type d’armes employé, les engagements de l’armée concernant la collecte des douilles et la protection de l’environnement en général, pourraient rassurer un grand nombre de montagnards.
Nous nous permettons toutefois de rappeler que la présence d’une chenillette ne nous paraît pas nécessaire pour assurer la sécurité, dans la mesure où dans la plupart des accidents, il est fait appel à l’hélicoptère. C’est dans ces termes que nous sommes adressés récemment à la sous-Préfecture….

Déviation de Centron : suite et fin ?
Madame la Ministre,
Le Conseil d’Etat vient de rejeter les recours présentés par la commune de Montgirod-Centron et de nombreuses associations contre le projet de déviation de Centron. L‘Etat aura donc le dernier mot dans ce combat du pot de terre contre le pot de fer. Rappelons que les commissaires enquêteurs avaient émis un avis négatif au sujet de ce projet. De la même façon, les élus de plusieurs cantons , une dizaine d’associations, s’étaient mobilisés pour soutenir la commune dans son combat.
De quoi s’agit-il ? Une zone de terrain instable menace de couper l’accès à la haute Tarentaise. Pour lever cette menace, il existe plusieurs solutions : déplacer le tracé actuel sur l’autre rive de l’Isère grâce à deux viaducs, ou creuser un tunnel de quelques centaines de mètres derrière la zone instable.
C’est la première solution qui a été retenue par la DDE. Il s’agit sans contestation possible de la variante la plus nuisible pour l’environnement du village. L’espace agricole du site permet de tracer une route à quatre voies ! ! Sous couvert d’améliorer la sécurité de l’accès à la vallée, il s’agit là de prolonger la voie rapide Alberville-Moutiers en direction d’Aime.
Les travaux devraient être financés dans le cadre du contrat de plan Etat-Région. De nombreux élus restent persuadés que la solution technique retenue est mauvaise. Mais ils hésitent à la remettre en cause car ils ne veulent surtout pas “ perdre ” l’enveloppe financière attribuée à la Savoie en différant les travaux contestés.
Parallèlement, l’Etat par l’intermédiaire de la DDE tente de faire comprendre à la population et aux élus de haute Tarentaise que l’élargissement à quatre voies de la RN 90 jusqu’à Bourg Saint Maurice ne résoudrait pas les problèmes de circulation rencontrés en période touristique. Effectivement, c’est la voie rapide Moutiers-Alberville qui est saturée et limite les flux d’automobiles en période de pointe. Cette attitude responsable de l’Etat est louable, mais elle s’accompagne d’une contradiction concernant la déviation de Centron. La réalisation de cette deux fois deux voies n’est-elle pas aussi inutile que son prolongement en amont ? En fait ces travaux permettront de  stocker les véhicules sur deux voies au lieu d’une actuellement. Pour cela on aura détruit un site, déplacé l’Isère, compromis les activités touristiques et agricoles d’une commune. On se sera engagé à saler massivement un itinéraire tracé à l’ombre dans un milieu humide et en pente raide…
Enfin, à travers la DTA, l’Etat souhaite encourager les communes à valoriser et protéger leur patrimoine et leurs paysages. Il souhaite favoriser le dialogue entre les différents acteurs locaux. Mais, par ailleurs, il refuse de remettre en cause un projet qui porte atteinte au patrimoine paysager de la vallée. A aucun moment les associations de protection de la nature n’ont pu discuter sereinement du projet avec les responsables de la DDE. L’expert géologique nommé par Monsieur le Préfet n’a jamais rencontré les associations….Comment les administrations pourraient-elles rester crédibles si elles ne donnent pas l’exemple ?
Aujourd’hui, seule une intervention politique au plus haut niveau pourrait empêcher la réalisation de cette déviation. Aussi, nous voulons croire, Madame la Ministre, que vous pourrez prendre connaissance en détail de ce dossier et intervenir en faveur de la protection de nos paysages.
Nous vous prions de croire, Madame la Ministre, à l’assurance de nos sentiments les plus respectueux.        Au nom de l’association : le président Alain Machet


Décharges sauvages : cas particulier ?(commune d’Aime)
Monsieur le Maire,
Nous avons l’honneur d’attirer de nouveau votre attention au sujet de la décharge sauvage située sur la route reliant  Villette à Charves.
Comme vous le savez ce type de décharge contribue à la dégradation de notre environnement : odeurs, pollution des sols et des eaux, atteinte au caractère du site…Il va soi que la législation en vigueur permet de poursuivre toutes les personnes effectuant des dépôts sur le site.
Le plan départemental de gestion des déchets est en cours de révision avec comme objectif affiché : 50% de recyclage. Ce plan reprendra des dispositions qui existent déjà concernant la résorption des décharges. En effet une enveloppe gérée par l’ADEME permet de financer la réhabilitation des décharges.
Par ailleurs le Canton d’Aime dispose d’une déchetterie à Valezan. Cette dernière est malheureusement peu utilisée du fait de sa situation et de ses horaires d’ouverture très restreints.
D’autres incidents (déversement d’un camion de pneus sur le décharge sauvage de Centron, incendie en bordure de la RN 90 sur la décharge d’Aime, brûlage de déchets divers par des particuliers ou des artisans…) montrent qu’il faut aborder ce problème dans le cadre d’une politique cantonale de gestion des déchets. Le canton d’Aime est l’un des derniers de Savoie à n’avoir pas entamé de réflexion en matière de tri sélectif des déchets ménagers. La tolérance actuelle vis à vis des dépôts sauvages contribue à pérenniser des comportements qui sont à l’opposé de ce que l’on est en droit d’attendre de l’écocitoyen de l’an 2001.
Nous souhaitons donc , comme une grande partie de la population :
Qu’une réflexion soit entreprise rapidement pour permettre le tri sélectif de nos déchets ménagers.
Que la déchetterie de Valezan soit ouverte plus souvent et avec des horaires compatibles avec ceux des artisans. Ces derniers pourraient régler une taxe forfaitaire afin de la fréquenter régulièrement.
Que le compostage individuel soit subventionné par les communes pour éviter d’avoir à gérer des volumes de déchets verts de plus en plus abondants.
Qu’une information régulière de la population soit entreprise au sujet de la déchetterie.
Que des bennes soient mises régulièrement à disposition dans le villages pour évacuer les encombrants.
Qu’un plan cantonal de gestion des déchets inertes soit envisagé.

Nous vous prions de trouver ci-joint, une liste de textes concernant la réglementation en matière de déchets et de décharges.
En restant à votre disposition pour un échange éventuel sur ce thème, nous vous prions de croire, Monsieur le Maire, à l’assurance de nos sentiments les meilleurs.





Rejets des unités d’incinération de Tarentaise et tri sélectif.
(à Messieurs les Présidents des syndicats de traitement des ordures ménagères de Tarentaise).
Messieurs les Présidents,
L’actualité récente concernant l’incinérateur de Gilly montre que les craintes des associations et de la population étaient fondées. Personne à ce jour ne peut prédire les conséquences des rejets toxiques effectués durant des années.
La Tarentaise compte trois incinérateurs en cours de fonctionnement. Ces unités beaucoup plus récentes, sont munies de filtres. Il apparaît cependant évident que des analyses de dioxynes doivent être effectuées dans les plus brefs délais, aussi bien dans les fumées que dans le lait des troupeaux concernés. Seule la plus grande transparence permettra de rassurer la population. Aussi, notre association espère que des mesures seront, le plus rapidement possible, mises en oeuvre.
Par ailleurs, nous avons appris que des réunions concernant l’ensemble des élus de Tarentaise se sont tenues au sujet de la gestion des déchets ménagers. Le bruit court qu’un second four serait construit à Valezan. Comme vous le savez sans doute, notre association  est membre de la commission départementale de gestion des déchets. Elle suit attentivement ce dossier complexe. Elle tient à rappeler que le plan départemental de gestion des déchets est en cours de révision et que l’objectif à atteindre est de 50% de valorisation.
Aussi, l’association « Vivre en Tarentaise » espère que les collectivités de la vallée se regrouperont pour œuvrer ensemble à la mise en place du tri sélectif aussi bien pour la population résidente que pour les touristes. A court terme, le seuil de 50% sera difficile à atteindre dans nos stations, nous voulons néanmoins croire qu’un taux raisonnable sera envisagé rapidement.
Afin d’alimenter votre réflexion, nous tenons à vous transmettre la dernière circulaire du minsitère de l’environnement concernant la gestion des fermentescibles. Certaines mesures très simples à mettre en œuvre comme le compostage individuel pourraient être adoptées en priorité.
De plus, il nous paraît surprenant d’envisager la mise en place d’un incinérateur supplémentaire, alors que certains cantons de la vallée n’ont, semble t-il, guère avancé dans la mise en place du tri sélectif. Il semble évident qu’il faut en priorité faire l’inventaire des quantités recyclables avant de fixer les dimensions d’une unité d’incinération supplémentaire.
Parallèlement, le problème de la gestion des boues des stations d’épuration doit être envisagé. Dans l’état actuel des choses, les agriculteurs de la zone Beaufort refusent l’épandage. Outre l’incinération pratiquée pour partie d’entre-elles, il existe la possibilité de les méthaniser. Ce procédé a le mérite de diminuer les masses à mettre en décharge tout en produisant un gaz combustible. Cette solution n’est envisageable que pour de grosses quantités. Aussi, là encore, il apparaît nécessaire de considérer ce dossier à l’échelle de la Tarentaise et du bassin albertvillois.
Notre association est consciente des difficultés qui accompagneront la mise en place du tri sélectif. Mais, elles ne doivent pas nous conduire à retarder sans  arrêt l‘échéance. L’incinération coûtera de plus en plus cher car les normes concernant les fumées seront à l’avenir, de plus en plus sévères et le citoyen de base ne peut que s’en féliciter. Les poussières récupérées dans les filtres sont hautement toxiques, et il faudra les stocker ,à grand prix, dans une décharge adaptée que la Savoie recherche désespérément depuis fort longtemps….Les mâchefers sont utilisés dans les travaux routiers après maturation. Mais pour combien de temps encore ?
Pour réduire ces coûts, il n’y a pas d’autre alternative que le recyclage, le compostage, la méthanisation…L’action d’information de la population (avec les « piqûres de rappel ») nécessitera évidemment du temps, de la patience et de l’argent. Pourquoi, ne pas envisager cette action pour l’ensemble de la vallée, en permettant d’utiliser partout les mêmes supports (tracts, affiches, films, actions auprès des écoles, personnel humain, …) ?  Il y a là certainement, une occasion de jeter les bases d’un « espace Tarentaise ».
En espérant que nos propositions pourront être prises en compte, nous vous prions de croire, Messieurs les présidents, à l’assurance de nos sentiments les meilleurs.
Au nom de l’association, le président Alain Machet

Air des deux Savoie.
Cette structure de type loi 1901 est chargée de la surveillance de la qualité de l’air sur les eux départements. Elle étendra bientôt son activité à l’Ain. Sa gestion s’effectue par différents collèges comprenant des entreprises, des élus, des administrations, et depuis quelques années des associations de protection de la nature. Nous avons accepté de siéger dans cet organisme alors qu’il n’existait aucun capteur en Tarentaise. Nous avons évidemment réclamé leur mise en place. depuis un an des mesures sont effectuées à Albertville en permanence et cette année des sondages ponctuels devraient être effectués à La Léchère, Moutiers, et bourg Saint Maurice. Enfin, des mesures de chlore devraient être enregistrées à Pomblière pour contrôler enfin les émissions de ce site classé SEVESO….
Les polluants mesurés sont les oxydes de carbone, de soufre et d’azote. On mesure également les poussières (moteurs diesels…) Enfin, prochainement le benzène et d’autres composés organiques polycycliques devraient être dosés régulièrement . Ces molécules cancérigènes n’étaient pas encore mesurées en France contrairement à d’autres pays européens.
Toutes les réunions se déroulant à Annecy ou Chambéry, les associations ont réclamé le remboursement des frais de déplacement . Cela vient enfin d’être accepté.
Les polluants mesurés plus haut sont bien sûr émis par nos automobiles. Il n’y a pas de motuer parfait aujourd’hui. L’essence sans plomb contient du benzène cancérigène, les moteurs diésel émettent des micro particules très dangereuses pour nos poumons.. En attendant le moteur à hydrogène qui n’émettrait que de l’eau , c’est le moteur GPL qui semble le plus propre

Une route de liaison Les Arcs Vallandry ?
Madame le Sous-Préfet,
Nous avons l’honneur d’attirer votre attention sur le projet de liaison routière entre la station de ski des Arcs et celle de Vallandry. Cette voie, selon les aménageurs, permettrait d’évacuer les touristes de chaque station au cas où la route d’accès de l’une d’entre elles viendrait à être coupée par une crue torrentielle. (Cela s’est déjà produit dans le passé mais jamais en hiver). Les pompiers et les ambulances pourraient circuler rapidement entre les deux sites urbanisés ce qui n’est pas le cas actuellement. Certains restaurateurs ou commerçants voient dans cette liaison une source de diversification de leur clientèle…
Cependant, ce projet présente de nombreux inconvénients qu’il convient de prendre en compte avant toute décision définitive.
En effet, le tracé devrait se dérouler sous l’actuelle route des Espagnols qui relie en été les deux stations. On trouve dans ce secteur une alternance de forêts et de prés utilisés à l’automne et au printemps par les agriculteurs. Cette zone, pourtant très proche des stations, présente encore un caractère sauvage et un coté authentique grâce à l’activité agricole et aux chalets d’alpage. Un tracé large, ne manquera pas évidemment de réduire un peu plus un espace agricole et une forêt déjà bien entamés. Le ruban imperméable ainsi créé contribuera à aggraver encore les risques de crues torrentielles en aval. Faut-il rappeler les événements de l’automne dernier, où deux ruisseaux héritant de l’eau qui dévalait des pistes de ski lisses et sans végétation, ont dévasté deux villages ? Par miracle, il n’y eut pas de victimes…Alors que les habitants de ces villages attendent encore que des travaux importants viennent réduire les risques d’inondation, un nouveau projet de route en altitude est avancé pour des raisons de « sécurité »….Mais, sécurité pour qui ?
D’autre part, il faut s’interroger de façon approfondie sur les conséquences de l’ouverture de ce nouveau tracé sur les flux touristiques en saison. Les embouteillages autour de Bourg Saint Maurice n’encourageront-ils pas les vacanciers à emprunter à la montée comme à la descente la route de Peisey-Vallandry ? Les lacets de cette dernière, les traversées de villages puis de la station de Vallandry, conduiront inévitablement à des accidents et à de nouveaux embouteillages.
De plus quand la liaison entre Peisey et la Plagne sera réalisée, certaines personnes se rendront en voiture au départ (ou à proximité) du téléphérique en automobile. La station de Peisey -Vallandry sera alors complètement engorgée par les véhicules…On peut aussi se demander si la voie nouvelle ne permettra pas de construire de nouveaux lits, aggravant un peu plus les embouteillages sur la RN 90.
Enfin, nous rappellerons qu’une route existe déjà entre les deux stations. Certes, elle est utilisée comme piste de ski l’hiver. Mais il n’est pas interdit de penser que lors de circonstances exceptionnelles il serait possible de la déneiger rapidement pour évacuer le touristes bloqués. L’hypothèse d’une voie étroite réglementée, réservée aux bus et aux secours est également avancée. Mais, cette réglementation résistera t-elle longtemps aux pressions de toutes sortes ?
Aussi, il nous apparaît évident qu’une étude d’impact approfondie doit être entreprise pour examiner toutes les conséquences de l’ouverture de cette voie. De la même façon il nous semble nécessaire de s’interroger sur le caractère « indispensable » de cette liaison .
En espérant que toutes ces questions pourront être prises en compte, nous vous prions de croire, Madame le Sous-Préfet, à l’assurance de nos sentiments les meilleurs.

Piste d’alpage des Rossets.
Monsieur le Maire,
Nous avons constaté que la piste d’alpage des Rossets avait été réalisée. Nous nous sommes rendus sur place et sur le versant opposé à plusieurs reprises. Le travail dans l’ensemble a été fait assez proprement. Peu de matériaux ont été rejetés dans les talus en aval du tracé. Cependant, la largeur de cette piste nous paraît excessive et nous regrettons que nos remarques à ce sujet n’aient pas été prises en compte.
Nous espérons que le reverdissement des talus pourra être entrepris dès le prochain printemps pour minimiser l’impact paysager de cette route. Une promenade au lac de l’Etroit permet d’en prendre la mesure…
Comme vous le savez, nous sommes très attachés à la réglementation de la circulation motorisée sur les pistes  à vocation agricole. Aussi, nous voulons croire que le conseil municipal de Peisey voudra bien restreindre de façon stricte la circulation sur cette piste . Nous restons également persuadés qu’il est nécessaire de mettre en place une barrière au départ de la piste afin de prévenir toute tentation ….

Economies d’énergie : éclairage public
Eclairage public. Nous sommes en contact depuis plusieurs mois avec l’AEM.(association pourun éclairage maîtrisé). Cette structure propose un système performant permettant des économies très importantes dans le domaine de l’éclairage public. Il s’agit d’utiliser des lampes à sodium plutôt que des lampes à mercure (gourmandes en énergie). En alimentant ces lampes en courant continu on allonge très nettement leur durée de vie, donc on diminue les frais de maintenance. Enfin, un système électronique permet de réduire l’éclairage durant certaines heures de la nuit.
L’AEM propose un diagnostic gratuit aux collectivités locales. Nous avons donc relayé cette proposition auprès de toutes les communes de la vallée. 8 ont répondu à ce jour. Les résultats sont très intéressants.

Bien sûr pour arriver à ces résultats il faut investir ! Mais cet investissement est rentable sur 3 ans. Nous attendons d’autres réponses et allons poursuivre notre travail de sensibilisation des communes.

Altisurface du dôme de Vaugellaz (Commune des Chapelles)
Madame le Sous-Préfet,
J’ai l’honneur d’attirer votre attention sur « l’altisurface » du dôme de Vaugellaz située sur la commune des Chapelles en Tarentaise.
En effet, depuis de nombreuses années différents avions s’entraînent à des atterrissages sur le sommet de cette montagne. Comme vous le savez peut être, ce secteur est très fréquenté par les randonneurs à ski ou en raquettes. Cette course est accessible par de nombreux itinéraires et ne présente pratiquement aucun risque d’avalanche. Le nombre d’avions se posant au sommet ou effectuant du « rase-motte » ne cesse d’augmenter. Lundi 29 janvier, j’ai personnellement assisté vers 11H 30 à 7 atterrissages en l’espace de 20mn (appareil immatriculé :  F.BMF.V) . Les nuisances sonores deviennent évidemment insupportables pour toutes les personnes qui fréquentent le site. Il va de soi que cette activité aérienne croissante constitue une atteinte grave au caractère montagnard du lieu. D’autre part, la fréquentation importante du dôme par les randonneurs pose des problèmes évidents de sécurité. Le risque d’une collision entre un avion et un groupe de skieurs n’est pas à écarter. Enfin, il paraît légitime de s’interroger sur l’intérêt pratique et le caractère légal de cette activité qui génère des nuisances sonores pour tous les villages du « Versant du Soleil ».
Aussi, j’espère,  Madame le Sous-Préfet, que vous pourrez prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité des randonneurs et rendre tout son caractère au dôme de Vaugellaz. Je vous prie de croire, Madame le Sous-Préfet, à l’assurance de mes sentiments les plus respectueux. (A Machet)
Il nous a été répondu que cette activité était légale. Seule une mobilisation importante de la population concernée pourrait la remettre en cause……

Fête écocitoyenne de Tamié le 30 juin.
Plus de 3000 visiteurs ce jour là ! C’était dimanche, la fin d’une année de travail, et le début des vacances pour certains. Le 30 juin, c’était aussi la date anniversaire de cet événement de l’an 2000 qui marqua la chronique judiciaire de tribunal de Millau où comparaissait José Bové et ses camarades de la confédération paysanne, pour avoir « cassé  du Macdo ». Ce jour là, ils étaient venus à 100 000 pour soutenir les paysans qui refusaient la taxation à 100% du Roquefort. Ils étaient coupables d’avoir osé se dresser contre la globalisation mondiale des marchés, imposée  et surveillée par l’OMC. Cet événement symbole, repris par le comité d’organisation de la fête de Tamié, pour montrer qu’il existe une autre vision des rapports entre l’économie et l’être humain.
Pas moins de 26 associations savoyardes se sont regroupées pour célébrer dans la joie, l’idée d’un monde meilleur, la prise de conscience collective que «  notre destin est lié à celui de la terre d’une façon irrévocable ». Notre association de par sa vocation environnementale et sa pratique de terrain en Tarentaise avait tout naturellement sa place dans cette fête d’espoir pour « chanter le terre et changer la vie ».
Avec le soleil, dans l’enceinte du fort de Tamié en pleine nature, la foule était montée s’associer à cette journée dédiée à l’information, à la rencontre des cultures et des modes de vie. Messages et débats ont ponctué la journée :
L’habitat respectueux de son environnement, comment se chauffer sans polluer, les bons choix d’énergie…La terre nourricière enjeu majeur de la survie de l’humanité…Penser globalement, agir localement. Trouver un mode de vie durable et généralisable. C’est une affaire de partage, une gestion économe et intelligente des ressources. A chacun sa part de travail, aux responsables politiques et administratifs, mais aussi à chacun d’entre nous dans sa vie quotidienne pour mettre en œuvre le changement : alimentation, transports, énergie, déchets…
Le marché paysan tenu par des producteurs locaux a connu un très vif succès en présentant le potentiel d’une agriculture repensée et respectueuse de la terre, des hommes et des bêtes.
A notre stand, André Curtillat, qui a pris une part très active dans la rénovation du vignoble de Cevins en 1997, a suscité beaucoup d’intérêt en montrant en photo l’évolution paysagère de sa commune. Cette opération pourra peut être se renouveler sur d’autres vignobles en déprise…
L’ambiance de cette journée soutenue par de la musique contemporaine de qualité, diffusée par deux groupes irlandais et africain, nous transportait d’enthousiasme dans un autre monde associant terre et humanisme. Urgence il y a, à se laisser contaminer par ces idées là…
Michel Boutry

Liaison les Arcs-La Plagne
Déposition à l’enquête publique concernant la construction du téléphérique devant relier Peisey Nancroix à la station des Coches (la Plagne).
L’association  « Vivre en Tarentaise » s’est déjà exprimée sur ce projet lors de l’enquête concernant la demande UTN. Elle maintient ses réserves au sujet de cette liaison (voir pièce jointe).
Elle tient néanmoins à faire les remarques complémentaires suivantes :
1°) Concernant l’influence de l’accroissement de la fréquentation de la face Nord Bellecôte. Il serait souhaitable d’effectuer un inventaire précis des zones fréquentées par le Trétras Lyre. Des mesures contraignantes devraient ensuite être prises pour éviter le dérangement hivernal de ces oiseaux.
2°) Sécurité des personnes dans le village du Villaret.
Dans le tableau dressant l’inventaire des dommages éventuels pour ce village, on note l’éventualité d’un dégivrage des câbles pour éviter le dépôt, puis la chute de glace sur la route ou les habitations.. Il paraît évident que ce dégivrage devrait être systématique pour éviter tout accident.
3°) Concernant la servitude de survol, qui sera établie par Monsieur le Préfet. Comment seront indemnisées les propriétaires de terrains ou de maisons ?
4°) Mesures compensatoires.
L’association « Vivre en Tarentaise », tient à rappeler le contexte juridique contestable dans lequel ce projet se situe. (voir déposition précédente)
Le SIGP semble vouloir faire un effort en luttant contre les pollutions paysagéres en basse vallée …. Cette mesure est louable et Vivre en Tarentaise  ne peut que se féliciter de sa mise en œuvre. Les communes concernées pourraient peut-être aller au delà en retenant la Cembraie de la Plagne dans l’inventaire Natura 2000. . Il va de soit qu’il sera difficile de faire oublier le spectacle d’une vallée rayée par un faisceau de câbles.
En ce qui concerne la station de Peisey-Vallandry, l’association « Vivre en Tarentaise » avait réclamé l’abandon des projets de construction de remontées mécaniques dans le vallon des Rossets. La réalisation récente d’une piste d’alpage qui dégrade sensiblement le paysage du secteur rend cette mesure d’autant plus nécessaire. L’impact financier de cette « concession » de la part des aménageurs du massif des Arcs  serait mineur compte tenu de l’étendue du domaine skiable existant. Aussi Vivre en Tarentaise attend-elle encore un geste de bonne volonté de la part des responsables du massif.
5°) Rentabilité financière .
Celle-ci est basée sur différents sondages d’opinion concernant les intentions de la clientèle. Une estimation du nombre de forfaits, portant sur les deux massifs, qui pourraient être vendus a été réalisée.
Quelle est la fiabilité de ces sondages ? Les deux grandes stations comptent utiliser cette liaison dans leur publicité, pour leur image.. Mais est-ce que la clientèle est précisément à la recherche de domaines skiables toujours plus grands ? Cette clientèle d’après d’autres sondages attend aussi que l’on protège le patrimoine montagnard. Elle attend également que l’on préserve le caractère authentique de certains villages ou paysages de Tarentaise. Est-ce bien ce que l’on va faire  à travers ce projet ? Au nom de l’association : le président Alain Machet

Collectif vélo-Tarentaise.
Une deuxième réunion de concertation vient d’avoir lieu avec les responsables « grands travaux » de la DDE à Chambéry. On nous confirme, pour les projets à venir entre Moutiers et Aime :
la mise en place systématique de bandes cyclables de 1.50m de large.
la réalisation d’une galerie de 3.50m de large parallèle au tunnel du Siaix réservée aux vélos et aux secours.
le rétablissement de la liaison Moutiers-Aigueblanche sur la RN90 en voie montante à l’air lible , mais partagée avec la liaison locale par voiture…
Mais, pas de date précise pour tous ces travaux. Il faudra probablement attendre encore au moins cinq ans…

Route Hautecour-Moutiers.
Participation de Vivre en Tarentaise à l’enquête publique concernant l’élargissement de la route.
En décembre 2000, nous avons été amenés à donner notre avis sur un projet d’élargissement un peu trop systématique qui nous paraissait peu tenir compte des réalités du site. A savoir :
des vieux murs en pierre sèche démolis et remplacés par un simple talutage à forte pente, sans tenir compte de la réalité du sol et des pentes naturelles.
Elargissement systématique, voire démesuré, ne tenant pas compte des points noirs existants en aval et en amont de ce tronçon.
Aucun mur prévu en amont et en aval , style chasse-roue, apportant sécurité, dans ce secteur à forte déclivité.
Absence totale de prise en compte environnementale.
A notre grande surprise, le commissaire enquêteur a repris tous ces éléments dans ces conclusions. De plus, nous avons appris que l’architecte départemental avait exprimé les mêmes réserves sur l’aspect esthétique, utilitaire et patrimonial des vieux murs en pierres sèches  qui sont deans l’ensemble encore en bon état. La sous-préfecture a conclu en demandant au service instructeur de revoir sa copie.
Une petite satisfaction qui fait plaisir certes, mais restons vigilants, et attendons le dossier définitif et son exécution. (André Fourmaintraux)

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