Le mot du Président.
Chers amis, l’année 2005 aura été marquée une fois de plus par la sécheresse et les changements climatiques. Elle aura été marquée aussi par l’envolée des cours du pétrole. Cela devrait évidemment nous inciter à modifier nos comportements afin d’économiser l’énergie et les matières premières. Les ventes de poêles à bois se sont envolées durant l’été. Cette réaction viendra peut être soutenir en Tarentaise une filière bois mal en point….
Notre région qui vit à 70% du tourisme s’avère doublement sensible à ces évènements : le changement climatique fait évidemment peser un risque sur l’enneigement, la sécheresse rend problématique le recours aux canons à neige, le cours du pétrole augmente les coûts de déplacement des touristes qui proviennent très majoritairement de l’étranger. Pour le moment, les projets de retenues colinéaires et de canons à neige fleurissent, mais ces palliatifs seront-ils efficaces à moyen terme ?
Il est sans doute temps de s’interroger sur les alternatives à cette mono industrie de  l’Or blanc. Il n’y a sans doute pas de réponse simple à cette épineuse question. Peut être qu’une multitude de petites initiatives pourraient contribuer à diversifier l’activité économique de la Tarentaise : tourisme doux bien sûr, mais cela suppose une attention soutenue à tout ce qui fait le caractère de notre vallée. Filière bois, énergies renouvelables, accueil de nouvelles sociétés attirées par un environnement de qualité, nouveaux produits pour les sites industriels de Tarentaise, nouvelles productions agricoles…. En tout cas, Vivre en Tarentaise espère que nos responsables auront le courage d’écarter toutes les activités à la fois énergétivores et bruyantes comme les locations ou ventes de motos ou de quads, les compétitions d’engins, certes spectaculaires, mais combien désastreuses pour l’image de la montagne. A quand la suppression du salon du 4x4 de Val d’Isère ?
La constitution de l’APTV (Assemblée des Pays de Tarentaise Vanoise) constitue dans ce contexte à nos yeux une bonne initiative. Cette structure qui regroupe les quatre cantons de Tarentaise permet d’envisager une réflexion globale sur des problèmes qui concernent toute la vallée : évolution des stations de ski, gestion de l’eau, tri et traitement des déchets, emploi, formation, espaces naturels, transports…..
L’association VeT a été sollicitée pour coprésider au sein de l’APTV, une commission, la CLD (Commission Locale de Développement), représentant la « société civile ». Dans un esprit constructif, mais sans renier nos idées, nous avons accepté de tenter d’assumer cette nouvelle tache. L’avenir dira si nous avons eu raison !
Une fois de plus nous lancerons un appel. Vivre en Tarentaise a besoin de sang neuf pour poursuivre son action. Le nombre de réadhésions (144) est très encourageant certes, mais il faudrait que davantage de personnes viennent apporter leurs idées et leurs propositions d’action. A vous de mieux faire connaître votre association autour de vous !
Bonne lecture !


CLIS de Valezan et des Brévières(Tignes)

Faut-il rappeler que ces commissions ont été crées à la demande des associations ? Comme chaque année nous avons participé aux réunions de ces commissions. Les résultats des analyses nous ont été fournis et les projets concernant ces installations ont été présentés.

Remarques communes aux deux sites :

Les émissions gazeuses sont conformes aux normes européennes. La norme en matière de dioxine est de 0.1ng/m3. Pour le moment une seule mesure a été effectuée par année. A l’avenir deux mesures seront effectuées par an. D’autre part un suivi dans le milieu naturel sera effectué à proximité des deux sites. C'est-à-dire que des dosages de dioxines dans les végétaux, dans le lait seront effectués. L’utilisation de lichens comme « traceur » devra être validée par comparaison avec d’autres végétaux.
Tous les autres polluants sont également suivis soit en continu soit par analyses régulières. Les normes en la matière semblent respectées.
Les deux sites devraient être pourvus de portiques de détection de matériaux radioactifs au cours de l’année 2006. Des cuves de rétention des eaux en cas d’incendie seront construites. Des brûleurs d’appoint ou de soutien mis en place de façon à mieux contrôler la température de fonctionnement du four.
L’usine des Brévières sera dotée d’un deuxième analyseur de fumées. Celle de Valezan  sera soumise à arrêt automatique de l’introduction des ordures dans le four lorsque les normes ne sont plus respectées.
Les mâchefers de Valezan semblent gérés avec plus de rigueur que par le passé. Une liste des sites ayant été retenus pour accueillir des mâchefers en 2005 nous a été fournie. Elle sera complétée par un plan détaillé pour chaque utilisation. C’est donc l’amorce d’un suivi à long terme de ces substances qui doivent rester éloignées des cours d’eau.
On peut malgré tout relever que l’incinération d’une tonne d’ordures, aboutit à la formation d’environ 300kg de mâchefers (contenant des métaux lourds…) et de 30Kg de « refiom » hautement toxiques. Ces derniers déchets sont stockés à l’extérieur du département dans une décharge de classe 1. C’est un cadeau empoisonné que nous léguons à nos enfants…
Il est clair que la seule solution durable dans ce domaine passe par une réduction drastique du volume de nos déchets. Elle passe aussi par un tri sélectif soigné écartant toutes les substances toxiques (piles, téléphones, solvants, batteries…).Cela passe encore  par une réflexion approfondie dans le domaine de l’écoconception. Les industriels, l’Etat, l’Europe sont évidemment concernés à divers titre !


Déposition à l’enquête publique concernant la prolongation
de l’exploitation de la carrière de Villette (Aime).

L’association «  Vivre en Tarentaise » a pris connaissance du dossier d’enquête publique concernant la prolongation de l’exploitation de la carrière de Villette.

Elle s’étonne de découvrir que des parcelles ont été exploitées illégalement sur ce site. Comment l’administration a-t-elle pu laisser cette situation se développer ? L’exploitant actuel n’est pas responsable, mais ce précédent devrait conduire à une surveillance attentive du site.

Il s’agit de prolonger de 22 ans la durée de vie de cette carrière. La réhabilitation ne serait entreprise que durant les deux dernières années. On peut avoir l’impression en lisant ce dossier que les nuisances subies par la population sont peu importantes.

D’après les contacts que nous avons eus avec les habitants des villages de Centron et de Villette, il n’en est rien ! Des vibrations très importantes sont perçues par certains habitants de Villette. Le bruit des explosions s’entend aussi bien de Centron que de Villette. Les poussières se déposent largement autour du site. Il semble que les végétaux voient leur croissance perturbée à cause des poussières qui recouvrent feuilles et branches.

La carrière de Villette constitue l’un des deux principaux points noirs paysagers de l’accès à la haute Tarentaise. Elle sera d’ailleurs encore plus visible lorsque la déviation de Centron sera achevée. Dans ce dernier village, l’activité agricole est importante et les parcelles qui se trouvent au pied de la carrière pourraient sans doute être mieux exploitées si une activité bruyante et poussiéreuse ne se tenait à proximité.

Avant d’envisager une décision qui va prolonger pour 22ans les nuisances à la population locale, il serait intéressant de répondre aux questions suivantes :

La Tarentaise dispose de deux grosses carrières (Moutiers Saint-Marcel et Villette). Celle de Saint-Marcel a déjà été prolongée pour une longue durée. L’activité des deux sites est-elle indispensable pour répondre à la demande de la vallée ? Le secteur du BTP n’est-il pas voué dans l’avenir à travailler beaucoup plus à la réhabilitation de l’existant qu’à la création d’infrastructures nouvelles ? Cette
réorientation inévitable du secteur ne se traduira t-elle pas par une réduction de la demande en matériaux divers ?
Une étude des quantités nécessaires à la vallée a-t-elle été réalisée ?

Le plan départemental de gestion des déchets prévoit que les cantons se dotent de plates formes de recyclage des matériaux de démolition. Où en est la réflexion de la Tarentaise et du canton d’Aime dans ce domaine ? Ces matériaux recyclés ne devraient-ils pas à terme diminuer le recours à l’extraction ?

Différents tunnels vont être percés en Tarentaise : doublement de la galerie de Ponserand, tunnel de sécurité du Siaix, tunnel du Franchet à  Val d’Isère…. Des quantités considérables de roches vont être extraites lors de ces travaux. Tous ces gros chantiers ne vont-ils pas constituer autant de nouvelles carrières ?

Le développement constant de l’urbanisation des villages de Centron et Villette est-il compatible avec le fonctionnement de cette carrière ?

Il est permis également de s’interroger sur les garanties financières qui seront apportées par la société exploitante en matière de réhabilitation. Qui exploitera effectivement le site dans vingt ans ?
En examinant le planning d’exploitation, il semble qu’il soit possible d’entreprendre la réhabilitation avant la fin complète de l’extraction.

Enfin, l’étude d’impact révèle que le Nant Agot a subi par le passé quelques crues historiques. Même si la situation actuelle du lit paraît rassurante, les conséquences éventuelles d’un nouvel épisode de laves torrentielles semblent imposer de prendre toutes les précautions nécessaires pour protéger la RN90, la déviation de Centron et le lotissement du même nom.  Le busage complet de ce torrent dans l’enceinte de l’exploitation apparaît comme une menace pour la route d’accès à la haute Tarentaise et pour le hameau situé en aval.

En conclusion, on devinera sans peine que l’association « Vivre en Tarentaise » souhaite que l’on prenne son temps avant de prendre une décision sur le long terme. Pourquoi ne pas opter pour une concession d’exploitation renouvelable tous les trois ans sous réserve de réhabilitation progressive du site, de nuisances réduites pour la population, et à la condition  que des études démontrent la nécessité de  poursuivre  l’activité ?

Au nom de Vivre en Tarentaise, le président, Alain Machet.

Projet de micro centrale sur le ruisseau du Villard (Bonneval-Tarentaise).

Monsieur le Maire,

Nous avons l’honneur de vous informer que notre association est très inquiète depuis qu’elle a été informée d’un projet de création de micro centrale sur le ruisseau du Villard coulant sur la commune dont vous avez la charge. Il est bien évident que notre association est très favorable au développement des énergies renouvelables. Mais dans le cas de la Tarentaise, il convient d’être prudent car la quasi-totalité des cours d’eaux ont déjà fait l’objet de captages. On sait bien que le débit réservé est largement insuffisant pour permettre à la faune aquatique de se maintenir dans des conditions satisfaisantes. L’impact des installations sur le paysage est loin d’être négligeable : conduites forcées, bâtiments…
La commune de Bonneval est une petite commune aux ressources limitées. Il est donc légitime qu’elle explore les moyens  d’améliorer ses recettes. Cependant, il nous paraît important de penser aux atouts dont dispose votre collectivité pour assurer son avenir. Compte tenu de sa situation géographique, il paraît clair qu’il faut s’orienter vers un développement du tourisme doux axé sur la découverte du patrimoine naturel, architectural, artisanal, humain…
Le ruisseau concerné étant l’un des derniers de Lauzière à n’avoir fait l’objet d’aucun aménagement, il nous paraît nécessaire de le




conserver tel que pour des raisons biologiques, patrimoniales, paysagères et même touristiques. Nombreux sont les touristes qui viennent dans notre vallée pour pêcher.
Il semble que le conseil municipal ait retardé sa décision sur ce sujet. Nous ne pouvons que nous féliciter de ce répit accordé à la vie aquatique.
Comme vous le savez, un contrat de rivière est en cours d’élaboration dans notre vallée. Il serait intéressant d’avoir des données objectives et scientifiques sur l’état général des cours d’eau de la vallée. Un regard plus global devrait pouvoir être porté sur l’opportunité d’installer de nouvelles microcentrales en Tarentaise.
En attendant, nous espérons que votre conseil municipal continuera de participer activement aux travaux du Sivom de la Lauzière qui œuvre à la mise en place d’un tourisme patrimonial. La création récente du sentier intitulé « La boucle des Pissus » va d’ailleurs dans ce sens. Cet itinéraire qui donne accès au sommet des Marmottes Noires et au  Mont Bellachat  démarre à proximité immédiate du site concerné par la réalisation  de la micro centrale et de la conduite forcée. L’équipement projeté nous paraît donc incohérent avec cette bonne initiative.
En espérant pouvoir compter sur votre compréhension, nous vous adressons Monsieur le Maire, nos sincères salutations.
Au nom de l’association : le président Alain Machet.



Extension des remontées mécaniques de Beaufort sur la commune de la Bathie

Monsieur le Maire, Mesdames et Messieurs les Conseillers,
Nous avons été saisis par de nombreux habitants de votre commune du projet de liaison Arêches-La Bâthie, qui  nous inquiétait depuis longtemps.
Le vigoureux débat public qui s’est engagé, relaté par l’hebdomadaire « La Savoie », comme le vote du conseil municipal, nous incitent à prendre la liberté de vous faire part de notre position et de la rendre publique.
Les associations environnementalistes ont été longtemps bien seules à s’interroger sur la fuite en avant perpétuelle qui caractérise le  tourisme de masse en Tarentaise. Aujourd’hui les voix les plus autorisées chargées du développement touristique, mais aussi de plus en plus de citoyens, réclament pour ceux qui viennent dans nos montagnes comme pour ceux qui y vivent une approche radicalement différente.
Vous n’ignorez pas que le marché du ski a depuis longtemps atteint sa maturité. Toutes les études le confirment et notent des signes d’essoufflement : aussi bien dans les petites stations qui se sont lancées inconsidérément et se retrouvent endettées, que dans les stations les plus prestigieuses. Le « bétonnage »  de la montagne, la course aux kilomètres de pistes ont depuis longtemps dépassé la limite du tolérable  réduisant comme une peau de chagrin les derniers espaces naturels de liberté qui n’en acquièrent que plus de valeur aux yeux de tous. On se demande alors si ceux qui rêvent d’Albertville-Arêches skis aux pieds (« La Savoie » du 4 mars) sont bien informés et pourquoi La Bâthie  leur emboîterait  le pas.
Faut-il ajouter que le temps du « tout ski » via les remontées est révolu : un tiers des vacanciers ne skie plus du tout. Construire alors toujours plus de remontées mécaniques dans l’espoir d’obtenir des commissions U T N toujours plus  de m2 à construire (à moins que ce ne soit la démarche inverse) est devenu une aberration  coûteuse, anachronique au vrai sens du terme car contraire aux  exigences de l’heure, dévastatrice pour l’environnement. Prendrez-vous le risque d’y souscrire ?
Nous plaidons pour un espace partagé en bonne intelligence entre simples promeneurs, randonneurs, alpagistes, chasseurs et tous les amoureux de la montagne. Soyons attentifs à la faune, à la flore, à l’érosion des sols, à la gestion si essentielle de la ressource en eau. Enfin limitons  la circulation des engins motorisés afin de goûter encore ce bien précieux qu’est le silence.
Votre commune possède vers le col de La Bâthie un milieu naturel vierge d’une valeur inestimable qui ne saurait être bradé pour quelques remontées de plus. Avec les Ardoisières toutes proches, le Grand Mont, la vallée du lac des tempêtes sur Cevins, la Basse-Tarentaise s’enorgueillit d’un espace montagnard remarquable. Vos concitoyens l’ont bien compris. Serez-vous insensibles  à leur argumentation qui est porteuse d’une vraie vision de l’avenir ?
Le conseil municipal de La Bâthie est attaché autant que quiconque au patrimoine naturel de sa commune. Quant au Beaufortain il a la réputation non usurpée de garder jalousement ses paysages. Nous avons donc la conviction que des deux côtés du col on aura la sagesse de renoncer à ce projet de liaison et donc à son étude.
Mais afin que cette sagesse l’emporte, nous nous tiendrons résolument du côté des défenseurs  de l’intégrité des paysages et espaces naturels.
Veuillez agréer, Monsieur le Maire, Mesdames et Messieurs les conseillers municipaux, l’expression de nos sentiments les plus respectueux et l’assurance de notre vigilance.

Action sacs de caisse.

Lettre de VET aux magasins réticents pour l’abandon des sacs de caisse.

Monsieur le Directeur,

Nous avons appris que votre magasin n’avait pas encore signé la charte départementale de Savoie demandant le remplacement des sacs de caisse par des cabas solides réutilisables.
Nous regrettons vivement ce contretemps qui risque de porter un préjudice grave à une campagne de sensibilisation de la population sur le dossier difficile des déchets. De nombreux acteurs du département (Conseil général, administrations, élus, entreprises et associations) travaillent depuis des mois sur  la réduction à la source des déchets. Nous n’ignorons pas que votre enseigne a déjà entrepris une action dans ce domaine. Une partie du chemin a


donc été parcouru. Aujourd’hui il s’agit de la généraliser et d’aller plus loin.
Les images diffusées par nos télévisions il y a quelques jours sur une décharge de la banlieue de Marseille sont éloquentes : on y voit des milliers de sacs  en plastique étouffant la végétation…
Il est bien évident que le respect de l’environnement par une entreprise, ne se limite pas à ce seul aspect des choses. Mais, d’autres départements, d’autres pays ont déjà mis en œuvre cette mesure. Il s’agit aussi d’une action collective dont la portée symbolique dépasse largement le tonnage de plastique économisé. C’est d’après nous un évènement qui doit marquer le début d’une prise de conscience.
Comme il s’agit d’éducation du consommateur, nous souhaitons que tous les acteurs de Savoie  soutiennent les actions proposées par le comité départemental de concertation sur les déchets.
Aussi, nous voulons croire, Monsieur le Directeur, que votre magasin apportera très bientôt sa contribution à cet effort collectif.
Au nom de l’association : le président Alain Machet.

Depuis l’envoi de ce courrier, les choses ont évolué dans le bon sens. La plupart des grandes surfaces de Savoie ont abandonné la distribution gratuite de sacs en plastique. Il semble que cette mesure limitée pour le moment à la Corse et à la Savoie, sera étendue par voie législative à l’ensemble du pays sur  5 ans….

Piste de ski réservée à Courchevel ?

Madame le Sous-Préfet,

Les médias relatent aujourd'hui qu'un personnage important aurait réservé à son seul usage, pendant trois semaines, plusieurs pistes de ski de Courchevel. Comme il ne désire pas emprunter les remontées mécaniques avec les usagers ordinaires, ses retours au sommet des pistes seraient assurés par moto-neige. L'article L362-3 du Code de l'Environnement interdit l'utilisation à des fins de loisirs l'utilisation d'engins motorisés conçus pour la progression sur neige, sauf sur des terrains ouverts à cette fin et soumis aux dispositions de l'article L.442.1 du Code de l'Urbanisme. Un tel terrain existe à Courchevel mais il ne correspond pas aux pistes en question. De plus la convention passée avec les exploitants exclue son utilisation pendant l'ouverture des pistes de ski. Le non respect de cette réglementation a entraîné de nombreuses condamnations. La loi n'est-elle pas la même pour tout le monde? Les privilèges de l'argent pourraient-ils déroger au principe d'égalité inscrit dans la constitution et dans la devise de notre république?
En espérant qu'il sera fait obstacle à cette dérive, nous vous prions d'agréer, Madame le Sous-Préfet, l'expression de nos sentiments respectueux.

Pour Vivre en Tarentaise, le secrétaire, René Pinck.


Objet : émanations des sites industriels de Tarentaise.

Madame le Sous Préfet,

Nous avons l’honneur d’attirer de nouveau votre attention sur les émanations gazeuses de l’usine UCAR à Notre Dame de Briançon en Tarentaise. Diverses personnes nous ont alertés à propos d’émissions répétées, de couleur jaune et de volume important. Il est bien évident que la population voisine est très inquiète et craint des conséquences graves en matière de santé humaine. Cette situation dure, d’après les témoins, depuis au moins deux mois.  Après l’affaire de Gilly, il nous paraît indispensable de répondre rapidement et de façon transparente à cette inquiétude légitime.
Notre association est déjà intervenue à plusieurs reprises au sujet des rejets gazeux liés au fonctionnement des entreprises implantées autour de la Léchère. Nous avions réclamé la création de commissions destinées à informer la population et les associations concernées. A ce jour, et pour ce site, aucune suite ne semble avoir été donnée à notre proposition et nous le regrettons.
Comme vous le savez, la Tarentaise vit du tourisme pour une grande part, mais d’autres activités contribuent à diversifier l’activité économique : industrie chimique, thermalisme, agriculture…..La cohabitation des activités industrielles avec les autres est délicate :  la présence d’une population résidant à proximité immédiate du site rendrait scandaleuse tout manquement en matière de sécurité des personnes. Chaque week-end des centaines de milliers de touristes transitent en bordure du site. Les curistes de la Léchère, jouissent d’un panorama qui n’a rien de romantique. Il est clair que des doutes pèsent sur la nature et les quantités de rejets atmosphériques.
Notre association, ne souhaite pas à priori la fermeture des usines en cause. Mais, il est évident que si l’on veut aboutir à une cohabitation durable de l’industrie chimique, de l’activité thermale et du tourisme, il faut veiller à un respect strict et très large des normes environnementales. Il faudra aussi penser à l’impact  « paysager » désastreux de ces différentes usines.
En espérant que vous pourrez répondre à nos interrogations, nous vous adressons, Madame le Sous Préfet nos salutations les plus respectueuses.
Au nom de l’association : le président Alain Machet


Vallon du Clou (Sainte Foy le 9 mars 2005).

Monsieur le Préfet,

Comme vous le savez, le monde associatif suit avec inquiétude le développement de la station de ski de sainte Foy Tarentaise. Faut-il rappeler que cette commune a en charge la gestion d’un patrimoine naturel et architectural parmi les plus riches de la Tarentaise.
La réalisation dans les années 90 de la station de Bonconseil a entraîné une dégradation paysagère évidente du site. Elle s’est accompagnée d’un développement massif du ski hors piste vers le vallon de Mercuel. La principale victime de cette évolution étant le Tétras Lyre dont la population régresse hélas régulièrement en Tarentaise.  
Depuis douze ans, la commune n’a pas pu traiter correctement les eaux usées de la zone urbanisée. La situation financière de la régie  de remontées mécaniques est pour le moins délicate. La collectivité devra dans l’avenir consentir de gros investissements pour réaliser des équipements indispensables : parkings, station d’épuration, réseaux d’eau potable et d’eau usées. Elle devra aussi entreprendre la collecte et le stockage des eaux de ruissellements induites par l’urbanisation et le remodelage du  relief. Il n’est par certain que cela soit possible dans ce secteur instable géologiquement…
La commission UTN a récemment émis un avis favorable à la poursuite de l’urbanisation (dans certaines limites) et à la construction d’une nouvelle remontée mécanique. Il paraît souhaitable que ces nouveaux aménagements conduisent à un fonctionnement économique satisfaisant. L’avenir dira si ce pari était judicieux ou non.
La commission UTN a parallèlement demandé à l’Etat de prendre des dispositions pour assurer durablement la protection du vallon du Clou. Cette demande forte de la commission visait à reconnaître la valeur exceptionnelle du patrimoine environnemental et touristique de cette vallée suspendue, mais aussi à placer une limite claire à un développement ultérieur extensif des remontées mécaniques.
On peut y voir aussi, une garantie au cas où la station viendrait à faire faillite vis-à-vis des exigences d’un repreneur éventuel, ou encore, une mesure compensatoire face à une nouvelle dégradation du site support de la station.
Quelles que soient les motivations de la commission, Monsieur le Préfet coordonnateur du massif des Alpes, a mentionné dans son arrêté  la volonté de l’Etat de préserver le vallon du Clou.
Aux yeux du monde associatif, il aurait été plus rassurant que l’arrêté de Monsieur le Préfet impose  ces mesures de protection avant la réalisation des nouveaux aménagements. En effet, il n’est pas certain que les responsables communaux soient très enclins à préserver l’intégrité du vallon du Clou. Les forêts de protection mises en place il y a plus de dix ans attendent encore une réglementation.
Aussi, nos associations demandent que des mesures claires soient prises rapidement pour lever toute ambiguïté sur l’avenir de l’ensemble de ce vallon  à forte valeur environnementale.  Rappelons que ce secteur est contigu avec le site classé du hameau du Monal et qu’il contient une formation végétale très rare : un « caricion bicolori atrofuscae », inclus dans le site Natura 2000 S39, comprenant plusieurs surfaces d’altitude en haute Tarentaise et haute Maurienne, et dont l’étude et le document d’objectif restent à entreprendre.
Il est bien évident que nos associations sont ouvertes à toute concertation avec les élus et l’administration sur ce dossier.
Dans l’espoir d’une réponse positive, nous vous adressons, Monsieur le Préfet, nos salutations les plus respectueuses.
VET, Frapna,  Mountain Wilderness,  CAF Moûtiers Haute-Tarentaise



Déforestation dans le secteur des Fontanettes (Pralognan).

Monsieur le Maire,

Différents adhérents ont attiré notre attention sur un projet de défrichement dans le secteur des Fontanettes. Il serait question de couper trois hectares et demi de forêt pour permettre le renouvellement des remontées mécaniques existantes. La commune aurait proposé à l’ONF, en guise de compensation, la préservation d’un pierrier de 12Ha supportant quelques arbustes.
Comme vous le savez, la zone concernée est très fréquentée en été par les randonneurs qui se dirigent vers le col de la Vanoise. Il s’agit d’un des endroits les plus parcourus des Alpes….
L’impact environnemental  prévisible risque de porter un grave préjudice à l’image de notre région. Aussi, nous espérons que le tracé des nouvelles remontées pourra emprunter au maximum les « tranchées » déjà ouvertes en forêt. Nous souhaitons que les nouvelles « saignées » soient limitées au strict minimum et soient éventuellement compensées par le reboisement des trouées devenues inutiles.
Monsieur le Maire, nous savons qu’une grande partie du territoire de votre commune est déjà protégé par différents statuts. De notre point de vue, le PNV et les réserves naturelles contribuent à l’image montagnarde de Pralognan. Mais il va de soi que l’attention portée à nos paysages ne saurait se limiter à ces réserves.
Aussi, nous espérons que vous voudrez bien prendre en compte nos inquiétudes et le cas échéant rectifier les informations qui nous ont été transmises.
Nous vous adressons, Monsieur le Maire, nos sincères salutations.
Au nom de l’association : le président Alain Machet

Consultation du public au sujet de la voie de secours Les Arcs-Vallandry

L’association Vivre en Tarentaise a pris connaissance des documents mis a disposition du public pour cette troisième consultation au sujet du projet de liaison routière entre les Arcs et Vallandry.
Lors des deux précédentes opérations de concertation, plusieurs centaines de personnes se sont manifestées pour refuser les différentes variantes du projet. Malgré l’opposition évidente d’une partie de la population locale et des propriétaires de logements de Vallandry, le Conseil Général et les communes concernées ont semble t-il décidé de passer outre et d’oublier la solution préconisée massivement dans les contributions écrites : le déneigement temporaire de la route des Espagnols en cas d’évènement « géotechnique ». La carte réponse à déposer dans une urne, ou le citoyen de base est censé cocher une case ne comporte que les deux variantes chères aux promoteurs du projet. Pourquoi pas une case déneigement de la route des Espagnols ?
Dans ces conditions, à quoi bon une nouvelle consultation du public ? Faut-il s’étonner ensuite que les électeurs désertent les urnes ou se réfugient dans le vote protestataire ? Ne sommes nous pas encore en face d’une illustration de la fameuse coupure entre les électeurs et les élus ?
Sur le fond du dossier, il est réaffirmé qu’il s’agit d’une voie de secours devant permettre d’évacuer les touristes bloqués en altitude suite à une coupure de la route des Arcs ou encore de celle de Peisey. Cette route permettrait aussi d’accélérer l’arrivée des pompiers en cas de sinistre à Vallandry ou à Plan Peisey. La mise en place de navettes entre les deux stations est évoquée, mais dans ce cas, on sort à l’évidence du schéma voie de secours….
En ce qui concerne l’évacuation des vacanciers, faut-il rappeler qu’elle est possible en déneigeant la route des espagnols. Avec de la bonne volonté, cela serait possible en 24H et n’aurait aucune conséquence catastrophique. Nous insistons sur le fait qu’il s’agirait là d’un épisode exceptionnel. La coupure du front de neige de Vallandry modifierait la circulation des skieurs au sein du massif, mais la liaison entre les deux stations skis aux pieds resterait possible et ce à plusieurs niveaux. Faut-il investir 3,8M€ pour éviter de réorganiser la circulation des skieurs lors d’un sinistre ? Différents travaux devaient être entrepris à l’échelle de tout le versant pour réduire les crues torrentielles dévastatrices que nous connaissons depuis vingt ans. La priorité ne devrait-elle pas être donnée à la prévention ? Il semble justement que la question du financement freine la mise en œuvre de la stabilisation du lit des torrents responsables des fameux risques « géotechniques ».
L’argument consistant à dire que l’arrivée des pompiers serait facilitée par la réalisation de la voie de secours semble avoir plus de poids au premier abord. Mais quand on considère l’investissement envisagé, il semble légitime de répondre aux questions suivantes :
Pendant combien de temps pourrait-on payer quatre pompiers à plein temps avec cette  somme ?
Pourquoi ne pas envisager l’achat du matériel se secours incendie  nécessaire pour l’ensemble Vallandry-Peisey et son stockage sur place ?
Pourquoi, ne pas prévoir et organiser le transfert rapide des pompiers des Arcs vers Vallandry par motoneige ou chenillette ? La station des Arcs, ne manque pas de matériel et de personnes compétentes dans ce domaine.
Pourquoi, ne pas créer à Landry un poste de secours incendie commun à Peisey –Vallandry-Montchavin-Les Coches ? Le temps de parcours serait un peu plus long, mais les moyens mis en œuvre seraient partagés entre plusieurs communes.
Le réchauffement climatique pose aussi problème : qui peut parier qu’il y aura toujours de la neige sur la route des espagnols dans vingt ans ? On sait bien que chaque saison cette route connaît des périodes sans neige. Cela a été le cas l’année passée durant plusieurs semaines.

L’association Vivre en Tarentaise ne se fait pas d’illusions. Il semble qu’il y ait une « volonté absolue » de réaliser cette voie quoi qu’en pense la population. Alors, il faudra se résigner à voir encore des routes élargies, des surfaces bitumées et des pans de forêt sacrifiés. Les personnes qui appréciaient le chemin piéton entre Vallandry et Les Arcs devront chercher ailleurs des traces du passé ou du caractère montagnard. Vallandry station familiale devra s’habituer à voir passer d’abord des véhicules de service, puis la réglementation évoluant sous la pression de différents acteurs, il s’agira d’un flux continu de véhicules.

Au cas où nos arguments ne seraient pas convaincants pour les décideurs, nous poserons une dernière question : puisqu’il s’agit d’une voie de secours, qui ne sera utilisée que dans des circonstances exceptionnelles (incendie ou effondrement de route), pourquoi réaliser une voie aussi large ? Une chaussée de trois ou quatre mètres suffirait à laisser passer un camion de pompier ou un autocar. Il n’est pas interdit de prévoir quelques créneaux de croisement pour des raisons de sécurité. Cette voie étroite et à sens unique aurait un impact environnemental  beaucoup plus limité et reviendrait beaucoup moins cher. Il serait possible peut être de la réaliser en élargissant légèrement la route des espagnols et en réalisant quelques passerelles pour les skieurs. Notre vallée de Tarentaise, ne manque pas de routes étroites sur lesquelles le croisement est difficile voire impossible. En retenant ce parti, les objectifs affichés par nos responsables apparaîtraient plus crédibles.
Le lecteur aura compris que l’association Vivre en Tarentaise n’est toujours pas persuadée de la nécessité absolue de réaliser cette voie de secours. Elle demande instamment aux élus et aux responsables de l’administration de bien vouloir prendre en considération les arguments qu’elle  avance et d’adopter la solution la moins chère : le déneigement occasionnel de la route des espagnols.
Au nom de l’association : le président Alain Machet.

Des travaux contestables à  VAL D'ISERE (15/09/2005)

Monsieur le Maire,

Le déclassement de la Réserve Naturelle des Vallons de l'Iseran a ouvert la possibilité de réhabiliter les remontées mécaniques de ce secteur. Nous admettons que ces travaux étaient sans doute devenus nécessaires pour le confort et la sécurité des usagers.
Mais les travaux qui sont désormais engagés dans le vallon de l'Iseran sont d'une toute autre ampleur: reprofilage des pistes de ski, installation d'un réseau de canons à neige, création d'une retenue collinaire, bref le vallon a actuellement l'aspect d'un vaste chantier.
Nous ne doutons pas que sur le plan légal votre commune a pris les précautions nécessaires en matière d'études d'impact et d'autorisations administratives diverses. Nous savons également que les terrassements seront reverdis. La pelouse alpine laissera ainsi la place à un gazon aussi banal que celui de n'importe quel terrain de golf.
Cette fuite en avant dans l'artificialisation des milieux naturels augure bien mal de l'avenir  et des terrassements qui ne manqueront pas de précéder les championnats du monde de 2009: les skieurs de haut niveau sont-ils donc devenus incapables de skier sur vraie montagne?
Dans notre petit pays la haute montagne était le dernier espace naturel où l'impact des activités humaines restait modéré, vous êtes en train de le sacrifier pour satisfaire une partie de votre clientèle.
Les efforts désespérés que vous entreprenez pour pallier les effets du réchauffement du climat sembleront sans doute bien puérils à vos petits enfants: envisagerez-vous aussi comme vos collègues autrichiens de poser des bâches sur le glacier de Pissaillas pour l'empêcher de fondre ?
… ou accepterez-vous de réfléchir à l'avenir du salon du 4x4 qui n'incite guère nos concitoyens à modérer leur consommation d'énergie ?
Dans l’espoir de vous faire réfléchir nous vous prions, Monsieur le Maire, d'agréer nos salutations distinguées.        
Robert Talbot

Débroussaillage du sentier Bonconseil-Le Parchet (Bellentre- Les Chapelles).

Rien de tel qu’une ballade à pied pour garder la forme ! La Tarentaise ne manque pas d’itinéraires prestigieux ou spectaculaires. Bien au contraire. Mais, ils sont le plus souvent situés en altitude et deviennent rapidement impraticables dès que la neige fait son apparition. Le marcheur sort alors en principe ses raquettes ou ses skis de randonnée.
Cependant, pour différentes raisons (manque de temps ou de technique, absence d’entraînement…) il existe un public à la recherche de sentiers en boucles praticables en famille et toute l’année. L’adret de Tarentaise, du fait de son ensoleillement,  se prête bien  en toute saison à de courtes randonnées à pied permettant de profiter du soleil et de découvrir différents villages sympathiques.
L’association Vivre en Tarentaise s’était proposée, samedi 11 juin, de nettoyer un vieux chemin reliant le village de Bonconseil (Bellentre) à celui du Parchet (Les Chapelles). Faute d’entretien, la voie était complètement occupée par des épineux sur de longues portions. Grâce à un petit groupe d’adhérents décidés à jouer du sécateur et de la scie, l’itinéraire est désormais praticable en short ! La masse de végétaux rassemblée en bordure du chemin témoigne de l’ampleur du travail effectué en quelques heures.
Cette montée permet de jouir d’une vue dégagée sur le Mont Pourri et  Bellecôte. Elle peut agréablement être complétée en poursuivant sur les hameaux de Fendaille (Chemin) puis Villarivon (500m de bitume).
De ce dernier village un autre sentier permet de redescendre vers Bonconseil en passant par les masures des Rotes. Sur cet itinéraire, praticable en  deux heures environ, vous aurez sans doute l’occasion d’observer quelques rapaces, voire de débusquer un chevreuil ou un cerf. Cette boucle mériterait sans doute d’être quelque peu balisée pour faciliter son parcours. Vivre en Tarentaise, un jour prochain, en collaboration avec les collectivités pourra peut être s’en charger. Cette opération, clôturée par un casse croûte convivial, a permis à tous les participants de passer un moment agréable tout en contribuant à l’entretien du patrimoine de la vallée.
Si les volontaires sont suffisamment nombreux, Vivre en Tarentaise renouvellera cette opération en d’autres lieux.

Enquête publique « Déviation les Boisses »

Monsieur le Commissaire Enquêteur,
Lors de la consultation préalable sur le projet de déviation des Boisses, l’Association Vivre en Tarentaise s’était déjà positionné sur un tracé qui respecte au mieux la qualité de vie des plus proches habitants, tout en préservant l’unité du plateau, véritable terrain plat et rare en montagne.
Aujourd’hui le projet vient à l’enquête publique et confirme donc la volonté louable de la Commune de réaliser cette déviation.
Mais avant tout, peut être est il bon de préciser les qualités premières d’une déviation : CONTOURNER dans la mesure du possible TOUTES LES HABITATIONS EXISTANTES de l’agglomération concernée, afin de limiter les accès existants et futurs ainsi que tous les risques de traversée sur la nouvelle voirie ainsi créée!
Ce genre de projet ne demande de demi-mesure sinon le risque est fréquent de voir de nouvelles constructions se greffer sur la nouvelle déviation qu’il faudra de nouveau dévier dans quelques dizaines d’années! Ce genre de mauvais exemples est fréquent dans l’urbanisme d’après-guerre qui n’anticipait pas suffisamment les besoins futurs.
Le deuxième élément de décision qui devrait être pris en compte par les Urbanistes, est bien sûr la qualité



de vie des habitants proches, comme nous l’avons exprimé plus haut et il nous paraît dangereux d’isoler des bâtiments du village.
Nous insistons sur la valeur exceptionnelle de ce plateau dont il conviendrait de conserver l’intégrité pour des aménagements futurs.
Aussi, après avoir analysé avec soins les différentes esquisses du dossier, seul  le projet B présente ces qualités primordiales: contournement total des habitations, dégagement maximum du plateau tout en conservant des caractéristiques propres aux voiries départementales.
Les réserves émises sur ce tracé seraient d’ une part le coût de l’ouvrage (mais le projet doit être à la mesure du problème à régler: accès à une station importante avec les périodes de pointe que nous connaissons tous malheureusement), et d’autre part l’écran (ou coupure de la vue sur le lac) que représenterait la route en élévation pour les habitations existantes. Cette remarque faite dans le dossier doit être relativisée: n’est-il pas plus gênant d’avoir une route juste sous ses fenêtres ! Pour conclure, nous demandons à Monsieur le commissaire Enquêteur de prendre en compte au mieux les éléments que nous venons de développer.
André Fourmaintraux Engins motorisés dans les milieux naturels.

Les divagations des véhicules à moteurs posent toujours problème malgré une réglementation qui serait mieux respectée si elle était mieux appliquée par les différentes autorités. L'extension spectaculaire des ventes et de l'usage illégal des quads a d'ailleurs suscité, par la nouvelle ministre de l'écologie, une circulaire de rappel aux préfets sur la nécessité de faire respecter la loi. Nous en prenons acte avec satisfaction.
Le 23 janvier, à Gap, parmi une centaine de participants, nous étions présents, avec d'autres associations, à une manifestation contre la Croisière Blanche, randonnée en 4x4 et motos  pendant quatre jours dans le Champsaur enneigé.
Nous étions également présents, comme l'année précédente, à Valloire le 3 juillet pour exiger l'annulation de la Transvalquad, qui rassemble chaque année plus de 2000 quads dans les montagnes de cette commune, où se déroule aussi fin août une Foire aux 4X4 .
Enfin, vous lirez ci-dessous la lettre adressée à Val d'Isère à propos du Salon du 4X4, en contradiction avec l'image "écologique" que voudrait afficher cette station.

Salon du 4x4 de Val-d’Isère.

Monsieur le Maire,

Depuis l’automne 2002, une trentaine d’associations, Locales et nationales, se sont regroupées au sein d’un collectif pour lutter contre l’invasion de nos espaces naturels par les Loisirs motorisés. Elles ont adressé un courrier à Monsieur le Président de la République, dont vous trouverez copie ci-joint. Dans L’urgence, ce sont quelques-unes des associations de ce collectif ‘Lourd’ qui ont pris l’initiative de cette démarche auprès de vous. Nous vous demandons de croire, Monsieur le Maire, que Les absentes ne désavoueraient aucun de nos propos.
Aussi ne serez-vous pas surpris d’apprendre, qu’elles émettent les plus vives réserves quant à l’organisation du Salon annuel du 4x4 de Val d’isère.
En effet, il n’est plus contestable à ce jour que les conséquences de la production excessive des gaz à effet de serre et la dégradation accélérée de notre environnement naturel, dénoncés en parole, à juste titre, par Les plus hautes autorités de l’Etat, exigent une urgente modification de nos comportements, notamment de nos modes de déplacement et de consommation. Il convient donc d’encourager La population à l’utilisation des transports collectifs et à l’emploi de véhicules sobres en carburant. Dans un tel contexte, vous devriez nous rejoindre, Monsieur le Maire, pour reconnaître que toute publicité pour des pratiques destructrices et voraces en énergie est une incivilité et, à ce titre, devrait être proscrite. Le salon qui nous inquiète apparaît en décalage complet avec Les engagements français en matière de réduction des gaz à effet de serre.
Or, comme d’autres manifestations motorisées mettant en jeu de puissants intérêts privés, le Salon incriminé bénéficie depuis des années d’une couverture médiatique choquante : spectacle des rodéos de gros engins labourant te sol fragile des pistes d’alpages de Haute-Tarentaise, en zone périphérique du Parc de la Vanoise, stationnements et processions en prairies, sont à l’évidence incompatibles avec toute prétention au respect de l’environnement. Ce Salon constitue de fait un encouragement à des pratiques contraires à La loi
91.2 du 3janvier1991. Sans compter l’offre de baptêmes de l’air en hélicoptère ou en avion dont les nuisances s’ajoutent à celles des véhicules terrestres.
Val-d’isère est située entre deux prestigieux Parc nationaux Vanoise et Grand Paradis. Cette situation est à La fois un privilège et une exigence. Comme d’autres, votre commune, Monsieur le Maire, ne devrait-elle pas veiller avec une attention particulière à ne pas ternir l’image positive héritée de cette proximité? Manifestement l’organisation largement médiatisée du Salon du 4x4 ne va pas dans ce sens.
Le tourisme d’été en montagne est en baisse régulière. Toutes les enquêtes de fréquentation le confirment avec l’air pur, la qualité première recherchée par nos visiteurs est le silence. Certes, en bon gestionnaire, le maire de Val d’isère ne peut pas se désintéresser des retombées économiques du Salon. Mais nous vous demandons instamment, Monsieur le Maire, de prendre en considération si ce n’est en compte - et de verser au bilan du Salon l’ensemble de toutes ses retombées, sans omettre le renoncement à un séjour de candidats opposés à ces activités nuisibles et la fuite de résidents indisposés par le bruit et Les pollutions. Comme la promotion des 4x4, les locations de quads, de motoneiges, de motos vertes ou encore l’ouverture d’écoles de conduite sur glace contribuent à éloigner de nombreux touristes. Sans doute aurez-vous noté avec intérêt que la ville de Chamonix vient enfin de renoncer aux ‘Vingt-quatre heures sur glace’ pour tenter de redorer un blason un brin terni.
Les propos de raison tenus par Jean-Claude Killy dans le journal ‘Le Monde’ le 11 décembre 2004 ont retenu toute notre attention. Ils méritaient d’être salués. Mountain Wilderness France, par la voix de son Président, a jugé utile de le faire savoir à leur auteur. En retour, celui-ci a exprimé son intention de rencontrer tes représentants de cette association dès ta fin de saison. Il n’est pas douteux que la pérennité du Salon du 4x4 sera évoquée.
Sans attendre, les personnes et les associations signataires vous demandent, Monsieur le Maire, d’user de votre autorité pour qu’il soit mis un terme à l’organisation d’une manifestation plus que jamais déplacée et difficilement justifiable. Car nous voulons croire que vous partagerez bientôt avec nous la conviction que l’essor économique de votre commune ne devrait pas être incompatible avec l’urgence d’une gestion écologique de ta planète.
Dans cet espoir, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Maire, l’expression de notre considération distinguée.
(VET, MW, FRAPNA, CAF, CIPRA, Paysages de France, RAC, Agir pour l’environnement)

Activités juridiques

Nous étions partie civile dans les affaires suivantes:

- incinérateur de Gilly sur Isère: le 6.9.05, les experts commis par la juge d'instruction pour déterminer le rapport entre les cancers survenus dans le voisinage et les dioxines émises ont rendu l'avis suivant: "…rien ne permet d'affirmer une relation exclusive et directe  de causalité entre la dioxine et les cancers observés mais rien ne permet non plus de l'exclure"……on est bien avancés!!
- braconnage chevreuil à Moûtiers: le 17.11.04, amende 300€, 1 an de retrait du permis de chasse, confiscation de l'arme, 75€ de dommages-intérêts à VeT.
- braconnage chevreuil à Macot (5 infractions): le 21.2.05, amende 500€, 2600€ de dommages-intérêts aux 4 parties civiles.
- braconnage chevreuil à Bourg St-Maurice (5 infractions): le 19.9.05, 1 mois de prison avec sursis, amende 2000€, 2 ans de retrait du permis de chasse, confiscation de l'arme, 3770€ de dommages-intérêts aux 4 parties civiles.
- déposes hélicos sur le Mont-Jovet: suite à notre constitution de partie civile d'avril 2004, nous avons enfin reçu le dossier début octobre. Malgré les déclarations des surfeurs qui prétendent être montés à pied, nous avons confirmé notre plainte car les agents de l'ONF ont bien vu de nombreuses traces de descente mais pas de traces de montée.                Nous attendons la réaction du parquet.
- motos-neige à Val d'Isère: un résident de cette commune, qui a déjà été condamné en 2001, jugement confirmé et aggravé en appel en 2002, a de nouveau été sanctionné en 2004, en compagnie de son oncle, par le tribunal de Moûtiers; peine confirmée en appel cette année, ce qui ne les décourage pas de se pourvoir en Cassation! Entre temps, le premier cité recommence et est condamné pour la 3ème fois à Moûtiers, va en appel où le jugement est confirmé le 31.8.05; il ne se pourvoie pas en cassation.
En tout pour les 2 prévenus, 3000€ d'amendes, 2180€ à Frapna et Vet, ce qui est sans doute peu à côté des frais d'avocat pour 7 procès. C'est vrai qu'à Val d'Isère, il y a des gens qui ont des moyens!
- moto "verte" aux Allues: un résident de cette commune dit au tribunal,  le 19 octobre 2005, qu'il pratique cette activité depuis vingt ans en faisant moins de dégats que les pistes de ski. Peut-être, lui réponds le président mais il faut respecter la loi et vous avez le droit d'essayer de la faire changer: 750€ d'amende dont 450 avec sursis, en tout 600€ de dommages et intérêts pour Frapna et Vet, jugement à afficher 2 mois en mairie des Allues. Pour vingt ans de bruit et de fumées dans la nature, ce n'est pas si cher!
René Pinck.

IMALP

Ce groupe de réflexion sur le caractère durable de l’agriculture arrive à son terme prévu par les instances européennes. Comme nous l’avons déjà dit, des pistes ont été ouvertes pour psoutenir l’agriculture locale : diversification, contrats d’entretien du paysage, ébauche d’un système d’entraide entre agriculteurs. Différents documents vont être diffusés : une plaquette à destination des élus, un film à destination de la population pour faire connaître la réalité de l’agriculture locale. Enfin une charte agricole européenne a été rédigée et devrait être signée en octobre. Elle manifeste la volonté des acteurs locaux d’agir pour faciliter le maintien d’une agriculture alpine. Une version locale plus contraignante sera peut être élaborée….Bien sûr face à des dizaines d’heures de réunion, ce bilan d’apparaît pas révolutionnaire. Mais cette opération nous aura permis de rencontrer des exploitants dynamiques, soucieux de l’environnement et ouverts sur le reste de la vallée. L’avenir dira si ce dispositif aura joué un rôle sur l’évolution de l’agriculture tarine.

Réhabilitation d’îlots viticoles dans le canton d’Aime.

Depuis plus de dix ans, notre association s’est préoccupée de la protection des vergers et des vignobles de la vallée. L’enquête menée sur la réintroduction de la vigne en tarentaise avait abouti à la restauration du vignoble de Cevins. La qualité du vin produit et le caractère spectaculaire de la reconquête paysagère nous ont encouragé à poursuivre notre action. La Côte d’Aime porte le plus grand vignoble de la vallée encore entretenu. Une étude foncière a montré qu’une grande partie des propriétaires était favorable à la création d’un GFA permettant l’exploitation de parcelles regroupées. Le service des douanes a inventorié les droits de plantation et fait apparaître la possibilité de replanter 3ha de vignes. Des analyses de sol réalisées par la chambre d’agriculture et financées par Vivre en Tarentaise ont montré l’aptitude très favorable du coteau de la Côte d’Aime à recevoir de nouveaux cépages. Le site internet de VeT a permis de trouver un candidat à la reprise du vignoble. Il a constitué un dossier détaillé exposant son projet d’installation. Une ultime étude est en cours par la chambre d’agriculture pour évaluer les chances de succès économiques du projet. Il faudra attendre encore un an pour savoir s’il faut abandonner définitivement l’idée de voir refleurir à cette altitude une exploitation viticole, ou si au contraire, la Tarentaise suivra les traces du Val d’Aoste où l’on trouve des vins d’AOC jusqu’à 1300m d’altitude.

APTV (Assemblée de Pays Tarentaise-Vanoise) et CLD (Conseil Local de Développement)
nos  attentes par rapport à l’APTV et la CLD :           
A l’APTV  le 11.08.2005

Bonjour ! Suite à votre fiche de demande de renseignements, je vous transmets quelques thèmes que l’association Vivre en Tarentaise espère voir aborder dans le cadre des futures discussions. Le mois d’août n’étant pas favorable aux concertations, il est probable que cette première liste sera enrichie par la suite. Il est clair que l’association souhaite que des mesures soient adoptées par l’ensemble des communes dans certains domaines. Vous trouverez donc ci-dessous quelques exemples :
1°) La Tarentaise et la gestion des déchets.
Le tri sélectif en station, des objectifs commun à toutes les stations, à toutes les communes. Le compostage individuel. La collecte de la FFOM auprès des restaurants, auprès des cantines scolaires et des hypermarchés. La mise en place de contrôles de tri. La collecte des cartons. Le tri sélectif dans les écoles, dans les collèges et dans les lycées. La publication annuelle des performances des uns et des autres en matière de tri…
2°) Quelle politique en matière d’engins motorisés ?
Le bruit des deux roues. Le non respect fréquent de la loi 91.2 du 3 janvier 91. La circulation sur les pistes d’alpage. La nécessité ou non d’organiser des compétitions ou des démonstrations de quads, de motos, de 4x4, de moto-neige…Les circuits autorisés à la pratique des loisirs motorisés.
3°) Urbanisme.
Arrêt du développement quantitatif en station ? Urbanisme, agriculture, zones artisanales, lotissements et fonds de vallée…
4°) La gestion de l’eau.
Dans le cadre du contrat de rivière et des commissions spécifiques.
5°) La gestion de la forêt.
Commission spécifique.
6°) Les transports…
Départs et arrivées en station : comment convaincre toutes les stations de proposer 5 à 10% de leur parc  locatif de façon décalée par rapport au samedi. Objectif : moins d’embouteillages sur la RN 90….
Comment relancer l’utilisation du train : transport des scolaires, des marchandises, des déchets, des matériaux ?
Quels transports collectifs en Tarentaise ? Acheminer les touristes en bus depuis les grandes villes de France …
Comment favoriser le covoiturage : créer une association ? Un agrément pour les « covoitureurs » ? Un badge, une carte, comment rétribuer ceux qui transportent ? Créer des « arrêts » répertoriés ??
Les navettes en bus pour éviter de saturer les sites très fréquentés par les automobiles individuelles ??
7°) Agriculture.
Comment encourager la consommation de produits locaux : viande, lait, beurre, fromages, fruits….
Comment développer la filière viande ? Pourquoi ne pas alimenter les cantines scolaires de la vallée en viande locale ? Le marché est loin d’être négligeable…
Quelle place pour les productions biologiques en Tarentaise ?
Traitement des excédents de fumiers et lisiers.
Entretien de l’espace  et friches : pourquoi pas des troupeaux de moutons ou de chèvres dont la fonction principale serait l’entretien du paysage et non la production ? Il faudrait bien sûr financer la différence par rapport à une exploitation classique…..Les problèmes fonciers…
8°) Protection et valorisation du patrimoine.
Mettre en place une structure d’aide pour les personnes qui ont des projets dans ce domaine.
Une politique commune pour le maintien des vergers et des vignes de Tarentaise ? Quelle attitude face aux bâtiments ou ouvrages remarquables : moulins, fours, canaux, maisons, églises etc….Quelle solidarité financière entre les communes « riches » et celles qui n’ont pas les moyens d’entretenir leur patrimoine ?
Comment faire en sorte que les tarins connaissent mieux leur vallée ?
9°) L’éclairage public,  le gaspillage d’énergie et la pollution lumineuse…….

Alain Machet  pour Vivre en Tarentaise.


Contrat de bassin versant.

Une vaste opération sur la gestion de l’eau en Tarentaise est en cours d’étude. Elle est pilotée par l’APTV et diverses commissions. VeT fait partie de ces commissions. Cette vaste réflexion est financée par l’agence de bassin Rhône Méditerranée Corse et les collectivités. Différentes facettes de la gestion de l’eau seront traitées : qualité, risques naturels , milieux et quantité…..Dans ce cadre on trouvera donc la réalisation de nouvelles station d’épuration, l’élimination d’arrivées d’eaux polluées dans les rivières, les études piscicoles, des études concernant les milieux humides, ou encore des travaux de prévention des crues…Enfin il devrait être possible d’aborder le « partage de l’eau »  entre les différents usages : hydroélectriques, eau potable, activité nautiques, canons à neige et bien sûr préservation de la vie aquatique.
A suivre.


Natura 2000.

On se souvient que les élus de Tarentaise avaient, il y a quelques années, refusé collectivement cette gestion concertée des habitats d’intérêt européens. Seules quelques réserves naturelles déjà préservées avaient pu être classées en  secteur Natura 2000. Depuis la France a été condamnée par la communauté européenne pour avoir traîné les pieds dans cette opération. Notre pays est l’un de ceux ayant proposé la plus petite fraction de son territoire pour ces mesures. Aujourd’hui la passion semble retomber et notre vallée pourrait gérer de façon concertée différents habitats : les prairies de fauche d’altitude (Versant du soleil (973 ha) et Lauzière) et quelques secteurs forestiers en Lauzière. Il semble que la concertation sur ces secteurs soit bien partie. VET a été sollicitée pour avis sur ces différentes opérations. (Y compris en zone centrale du PNV). Les structures européennes accordent des financements pour faciliter cette gestion concertée.

Une bonne nouvelle: Nous avons confirmation  que le massif de la  Lauzière est officiellement classé en NATURA 2000 depuis juillet 2005 (Au titre de la présence conjointe de forêts de ravins à érable et tilleuls, et de prairies de fauche de montagne).
Surface totale : 10165 ha. Communes concernées : Argentine, Bonneval, La Chapelle, Epierre, Motgellafrey, Montsapey, et La Léchère. D'une altitude de 440 m à 2829 m, ce massif  s'étend sur environ 20 km de long
Sites remarquables par la présence d'espèces flore et faune ayant un fort intérêt patrimonial…...grande diversité de milieux naturels...

Nettoyage du coteau de Champoulet.

En mai dernier, Vivre en Tarentaise a organisé le nettoyage des quartiers Champoulet et Montgalgan à Moûtiers en collaboration avec l’association Amitié entre les Peuples, La Sauvegarde, la mairie de Moûtiers. Les enfants étaient invités à ramasser les papiers et autres détritus dans leur quartier. L’après-midi s’est terminé par un goûter et une séance au cinéma le Rex. 45 enfants ont pu voir le magnifique film « la marche de l’empereur », séance offerte par Ciné-Alpes.
Raymonde Chevronnet.

Déposition à l'enquête publique "station d’épuration de Bozel".

Il s'agit de remplacer l'actuelle station d'épuration de Bozel (25000 équivalents-habitants) par une nouvelle installation (65000 équivalents-habitants) qui collectera aussi les eaux usées de Pralognan, Champagny et Villemartin, aujourd'hui pas ou mal épurées.
Malgré le coût environnemental et financier important de ces longs raccordements, ce projet nous paraît positif par rapport à la situation actuelle.
Toutefois, nous avons regretté que la mise en place d'un groupe électrogène ne soit envisagée qu'en option et avons demandé instamment la confirmation de cet équipement permettant d'éviter la dérivation ("by-pass") des effluents dans le milieu naturel en cas de panne d'électricité, et que les mesures et bilans de ces "by-pass" soit accessibles au public et aux associations.
René Pinck.

Déchets.
Suite à la fermeture de l’incinérateur de Gilly en 2001, la gestion des déchets en Savoie est devenue une préoccupation majeure tant pour la Préfecture, le Conseil Général que pour les associations de protection de l’environnement. A ce titre, VET a souhaité se positionner sur plusieurs fronts afin de participer au mieux aux vastes débats sur le traitement et le devenir de nos déchets.

Tout d’abord, VET est présente dans le Comité de suivi du plan d’action sanitaire local créé par la Préfecture suite à la fermeture de l’incinérateur de Gilly. Ce Comité présidé par Mme Philippe, sous préfète d’Albertville, est composé d’associations, d’élus, de représentants de la DDASS, la DDAF, la DRIRE mais aussi des bureaux d’études et des médecins. Ce Comité a commandé plusieurs grandes études afin de mesurer les effets de la pollution à la dioxine sur l’environnement
- une étude quantitative des risques sanitaires basée sur la modélisation de la dispersion de la pollution par l’usine d’incinération de Gilly est en cours et elle sera complétée par une étude (les risques à partir de mesures environnementales (sols, lait, légumes).
- une étude de l’imprégnation des dioxines et furanes dans le lait maternel est également en cours et les résultats obtenus jusqu’à présents sont sensiblement proche (le la moyenne nationale ce qui est plutôt rassurant !
- une étude de mortalité par cancer qui sera complétée par une étude épidémiologique rétrospective d’incidence des cancers autour de l’incinérateur de Gilly. L’objectif est de mesurer l’incidence des cancers parmi la population (les communes exposées à la pollution de l’incinérateur entre 1994 et 2002, et de la comparer à celle de la population de l’Isère et de la population française. Cette comparaison permettra de savoir s’il existe un excès de cancers dans la population exposée aux rejets de l’incinérateur.
Tous les résultats de ces études devraient nous parvenir dans le courant de l’année 2006.
Ensuite, VET a été invitée à participer au Comité départemental de concertation sur la gestion des déchets. Ce Comité créé par le Conseil Général de la Savoie est notamment à l’origine de la réalisation de l’opération « suppression des sacs de caisse » dans les commerces qui a débuté le 2 mai 2005. A terme, ce sont plus de 780 tonnes de sacs plastiques qui ne seront plus à traiter en Savoie et ne pollueront plus nos paysages (la dégradation naturelle d’un sac nécessitant plus (le 400 ans ! ..).
Afin d’optimiser l’avancée des travaux réalisés par ce Comité départemental de concertation sur les déchets, trois grands groupes de travail ont été constitués le premier est chargé de réfléchir sur les centres d’enfouissement techniques de classe II (CET II), le deuxième travaille sur le traitement des déchets industriels et le dernier dans lequel VET est le plus impliquée doit traiter le vaste thème de « la réduction de nos déchets à la source ».
Ce dernier groupe de travail vient d’achever la rédaction d’une charte départementale pour le respect du refus des courriers non adressés (2 millions d’exemplaires sont distribués par semaine en Savoie !!). Les acteurs de cette charte sont les collectivités territoriales (le Savoie (Conseil Général, les structures intercommunales, les communes), les annonceurs et producteurs (le publicité (grandes surfaces, discounters..), les distributeurs de courriers non adressés (Médiapost, Adrexxo, Savoie Pub..), les représentants des professionnels de la Savoie (chambres consulaires, syndicats et associations de professionnels) et enfin les associations présentes au comité départemental de concertation dont VET. Les objectifs de cette charte sont de réserver la publicité distribuée dans les boites aux lettres à ceux qui la désirent sans pour autant l’interdire et tout en évitant la saturation des boites aux lettres encombrées. Cette charte vise également à permettre la distinction entre la publicité commerciale émise par les grandes surfaces de l’information d’intérêt général émise par l’Etat, les collectivités locales ou les associations. Enfin, cela permettra de participer à l’effort global de réduction à la source de la quantité de déchets produits car les publicités représentent près de 40 kg /an et par boite aux lettres.
Ce groupe de travail va désormais s’attacher à faire parvenir à nos députés et sénateurs certaines propositions d’actions concrètes afin de lutter
- contre la prolifération en nombre, en volume et en catégorie des emballages inutiles. (pour information, en Belgique et en Allemagne, les producteurs d’emballages assurent à 100% les coûts d’élimination des emballages. En  France  plus de 100 milliards d’emballages sont distribués par an, soit 5 par jour et par habitant !! A elles seules, les bouteilles plastiques représentent 5 kg de (déchets par an et par habitant).
- contre les problèmes sanitaires et les pollutions entraînées par le traitement des déchets.
- pour la promotion du recyclage des matières et des produits finis. En effet, pour VET comme pour bon nombre d’autres associations, il semble urgent de tout mettre en oeuvre pour que dans 5 ans, on puisse tendre vers un taux de recyclage des matières de 70% ...voir plus !! Voici quelques chiffres pour s’en convaincre
o Le recyclage permet la création de 36 emplois par tranche de 10 000 tonnes de déchets traités contre seulement un emploi dans le cas de l’incinération
o 94% des matières premières extraites sont jetées avant la fin de la production d’un bien de consommation
o 80% des biens de consommation sont jetés dans les 6 mois suivant leur production
o 9 tonnes de déchets sont produites au cours du processus de fabrication d’un ordinateur portable de 2.3 kg !!
o Les pourcentages d’énergie économisée en fabricant un objet à partir (le matériaux recyclés sont les suivants : 40% pour le verre, 40% pour les journaux, 60% pour l’acier, 70% pour les plastiques et 95% pour l’aluminium.

Concernant les autres groupes de travail, celui sur les CET II devrait nous livrer ses conclusions très prochainement. Quant à celui sur les déchets des professionnels, il a obtenu que dans la maîtrise d’oeuvre concernant la déconstruction de l’ancien Conservatoire d’Albertville, une gestion exemplaire des déchets et une démarche HQE (Haute Qualité Environnementale) très avancée soient imposées. Ainsi, ce seront réellement les entreprises qui paieront pour l’élimination des leurs déchets et non la collectivité.

Enfin, VET a été invitée par le Symvallées (Syndicat mixte de gestion des déchets des vallées de Savoie) à participer jusqu’à la fin de l’année 2005, à une grande concertation entre les élus, les associations et la population le tout accompagné par le cabinet de communication Parmenion afin d’aboutir aux choix concomitant du site pour un « Ecoparc » et de la technique de traitement des déchets (CET II, Incinération, Méthanisation...) dans le but qu’une décision finale soit prise au plus tard à la fin du mois de janvier 2006)... affaire à suivre !..
BILAN DES DECHETS EN SA VOIE:
- 251 000 tonnes de déchets ont été produites en 2004 en Savoie soit 2kg par jour et par habitant. (Ces chiffres tiennent compte de l’afflux de touristes en hiver qui font passer la population de Savoie de 375 000 habitants permanents à 436 000 « équivalent habitants » sur l’année.). Ces déchets se décomposent comme suit
o 1 50 000 tonnes de déchets ménagers résiduels
o 30 000 tonnes de déchets récupérés par la collecte sélective
o 71 000 tonnes de déchets apportés en déchetterie.
Sur l’ensemble de ces déchets, prés de 150 000 tonnes sont exportées hors du département chaque année (à 125 euros la tonne !!) par manque de moyens de traitement sur le territoire de la Savoie. Et cela ne va pas aller en s’arrangeant car l’usine d’incinération de Chambéry va plus ou moins fermée pendant 3 ans afin d’augmenter sa capacité de 15 00() tonnes par an pour absorber les déchets de la Maurienne. Cette opération va coûter plus de 80 millions d’euros auxquels vont s’ajouter 20 millions d’euros pour le déroutage des déchets vers d’autres départements pendant 3 ans.
Au milieu de tous ces gaspillages monstrueux d’argent public, il apparaît tout de même une note positive car en Savoie, les taux de tri et de recyclage des déchets ont bien progressé. C’est bien mais il faut continuer... Pour s’en  convaincre, prenons l’exemple du verre. En Savoie, on estime à près de 5000 tonnes les quantités de verre qui sont jetées chaque année, alors que seulement 2 000 tonnes sont récupérées dans les containers prévus à cet effet. Or il faut savoir que le traitement du verre ne coûte que 9 euros la tonne lorsqu’il est récupéré dans un container contre 210 euros la tonne si le verre est mélangé aux autres déchets !! Ainsi, les 3000 tonnes de verres actuellement mélangées aux ordures ménagères dans nos poubelles représentent un gaspillage de 600 000 euros !!! Alors un seul mot d’ordre : TRIONS !!
Jean Philippe Serre

Piste d’alpage de la Davie (Tignes) :
Un mauvais coup porté au patrimoine paysager de la Tarentaise !L’association Vivre en Tarentaise vient d’apprendre qu’une piste d’alpage vient d’être réalisée entre le Villaret des Brévières et le chalet d’alpage de la Davie. Ces travaux ont été effectués dans un cadre complètement illégal. Aucune demande d’autorisation de défrichement n’a été présentée à l’ONF alors qu’une partie de l’itinéraire est soumise au régime forestier. La commune n’avait pas non plus donné son accord pour la réalisation de cette voie. De plus, un agent ONF avait demandé à la personne effectuant le terrassement de suspendre les travaux. Le conducteur d’engin a malgré tout poursuivi sa triste besogne jusqu’au chalet d’alpage de la Davie.
L’espace situé entre le hameau du Villaret et le chalet d’alpage est très fréquenté été comme hiver par les randonneurs à pied, en raquette ou encore à skis. Le sentier qui vient d’être dégradé était bordé ou soutenu par des murets en pierres sèches. Il circulait au milieu de clairières ouvertes il y a bien longtemps par l’homme au milieu d’une paisible forêt de mélèzes. Le beau chalet d’Orsière contribuait à souligner le caractère montagnard su site. Désormais, une piste tracée à la va vite vient balafrer cette belle carte postale.
Depuis de nombreuses années, l’association Vivre en Tarentaise, entretient de bonnes relations avec le monde agricole. Elle est consciente que l’agriculture d’aujourd’hui n’est plus celle d’il y a cinquante ans. Mais, il ne suffit pas de déclarer que l’on est au 21ème siècle pour s’arroger le droit de faire tout et n’importe quoi ! Lorsqu’il s’agit d’un site dont la valeur patrimoniale est aussi évidente, il serait normal que l’on mette autour d’une table les acteurs concernés : commune, propriétaires, exploitants, responsables agricoles, administrations, associations de protection de la nature. Dans un tel contexte, il aurait peut être été possible de choisir un itinéraire moins pénalisant pour le paysage. De toute façon, les travaux n’auraient pas été réalisés aussi grossièrement : les talus n’ont pas été égalisés, de nombreuses pierres ont roulé dans les prés. La plate forme, n’a même pas été nivelée. A plusieurs reprises, l’engin n’est pas passé au même endroit à la montée et à la descente, d’où une double cicatrice ! On peut remarquer aussi, que les blocs de béton mis en place par la commune pour interdire l’accès à cette piste ont été poussés sur le côté….
Alors, maintenant que faire ?
Il va de soi que la qualité du site impose malheureusement de reprendre les travaux pour les fignoler : égalisation des talus, récupération des rochers dans les prés, réengazonnement des traces. Il faut impérativement empêcher toute circulation d’engin motorisé sur cette nouvelle voie. Une barrière, des panneaux d’interdiction et un arrêté municipal de  réglementation semblent s’imposer. Pour éviter toute récidive une action juridique semble également indispensable.
Cette affaire nous donne l’occasion d’attirer l’attention   des propriétaires, de la commune de Tignes et des responsables agricoles sur plusieurs points importants :
Le chalet d’Orsière dans sa clairière est magnifique, mais sa toiture en lauze  donne des signes évidents de faiblesse. Le chalet d’alpage de la Davie mériterait d’être restauré dans les règles de l’art. Une face de ce dernier a été crépie puis peinte. Sur une autre, les pierres ont été rejointées au ciment gris. La cohabitation avec la couleur orangée des lichens est difficile. Une troisième est à peu près intacte en pierre sèche. Les alentours du chalet avec leurs barrières en ferraille de récupération ressemblent à un dépotoir. Il serait vraiment dommage d’en rester là ! Il conviendrait bien sûr que les éventuels travaux se déroulent conformément aux procédures en vigueur. Enfin une visite de technicien agricole sur place  serait intéressante pour évaluer la façon dont l’exploitation de l’alpage a été conduite. En effet certaines zones semblent avoir été largement surpâturées (il ne reste que de la terre…) alors que d’autres pourraient encore nourrir des animaux. Attention à l’érosion !
L’association Vivre en Tarentaise reste disponible pour toute concertation sur cette affaire. Elle souhaite que cette tactique du fait accompli ne puisse plus se reproduire ailleurs. Elle espère vivement que l’Etat prendra enfin ses responsabilités dans ce domaine en instituant une procédure réglementaire pour la réalisation des pistes d’alpage : étude d’impact, permis de construire et réglementation de la circulation motorisée. Alain Machet