Le mot du président

Chers adhérents, vous trouverez ci-dessous les principaux textes rédigés par votre association au cours de l’année 2009.

Mais, Vivre en Tarentaise ne se contente pas de gratter du papier, elle participe à de nombreuses réunions avec les élus, des responsables de l’administration et les autres associations. VET intervient dans les commissions de l’Assemblée de Pays Tarentaise-Vanoise (APTV) et dans les débats organisés par le Conseil Local de Développement (CLD). Le mouvement associatif suit avec la plus vive attention l’évolution des lois Grenelle II, les travaux d’élaboration de la Charte du PNV, la valse hésitation de l'Etat au sujet de la Directive Territoriale d’Aménagement (DTA) et les  réflexions qui commencent pour établir un Schéma de Cohérence Territorial  de Tarentaise (SCOT).
Au-delà de ces sigles ou termes un peu hermétiques il s’agit de savoir si notre Tarentaise ou plus largement les Alpes du Nord (Isère, les deux Savoie et une partie de la Drôme) vont être capables de préserver leur patrimoine naturel et paysager et par là leurs atouts touristiques : espaces naturels remarquables, zones de tranquillité, zones agricoles protégées, transports en commun à développer, gestion et requalification des domaines skiables dans l’enveloppe existante, densification de l’urbanisation, création de corridors biologiques, concentration des services dans des pôles identifiés par secteurs (Moutiers et Bourg Saint-Maurice).
Lire la suite...Tous ces éléments sont couchés noir sur blanc dans la fameuse « DTA ». Il se trouve que nombre d’élus sont farouchement opposés à ce document contraignant car il pourrait mettre fin au développement anarchique que l’on connaît aujourd’hui dans différents domaines : urbanisation, zones commerciales, extension des lits touristiques ou des remontées mécaniques, perte de terres agricoles faciles à exploiter…Depuis dix ans environ, ce projet de DTA retourne régulièrement dans les tiroirs des ministères...  Les interventions de toutes sortes se multiplient pour faire échouer cette nouvelle tentative de l’Etat pour valider ce document d’urbanisme. La version initiale a été assouplie pour tenir compte malgré tout de ces « pressions ». Des conseils municipaux délibèrent pour marquer leur opposition à cette tentative d’encadrement par l’Etat. Mais combien de conseillers municipaux ont lu les 94 pages de la mouture actuelle ? A l’heure actuelle il est difficile de savoir qui l’emportera dans ce feuilleton …La population est tenue dans l’ignorance de ce processus qui pourrait avoir une importance vitale pour la survie du tourisme dans les Alpes du Nord….Pourquoi ?

VET ne cache pas son entier soutien à la DTA comme tout le mouvement associatif de Rhône Alpes. Un simple exemple dans notre vallée : l’Etat souhaite préserver le vallon du Clou , la commune concernée préfère y implanter des remontées mécaniques…Qui peut penser qu’un arbitrage local permettra de préserver ce site majeur de l’appétit des bétonneurs ?

Parallèlement,  la Tarentaise sera concernée par la réalisation de la TVB (Trame verte et bleue) qui doit préserver de vastes espaces et des milieux aquatiques pour tenter d’enrayer le déclin alarmant de la  biodiversité dans notre pays.

Notre vallée s’engage aussi dans un SCOT qui devrait permettre de répondre à différents enjeux : gestion économe de l’espace en matière d’urbanisation, transports en commun, plan climat énergie, zones naturelles d’intérêt majeur, gestion de l’eau, développement commercial…VET participera bien sûr aux débats sur tous ces sujets importants, mais l’association reste persuadée que l’Etat doit trancher un certains nombre de sujets très conflictuels : la nécessaire préservation des espaces remarquables et l’encadrement strict de la construction de nouveaux lits touristiques. Il faut mettre fin aussi à la concurrence stérile entre nos stations qui alimente une fuite en avant au lieu d’orienter nos « usines à ski » vers une évolution de l’offre touristique rendue indispensable par le changement climatique.

Comme vous le voyez la tache est immense. Faut-il rappeler que notre action est purement bénévole ? Comme chaque année, nous lancerons un appel à nos adhérents pourtant nombreux et fidèles, pour qu’ils s’impliquent davantage dans la vie de notre structure. Notre action devra t-elle cesser un jour faute de combattants ?

Bonne lecture !


Charte du Parc National de la Vanoise

Depuis un an la trame rédigée à la suite des travaux des ateliers prospectifs est au point mort !
Les nouveaux élus municipaux qui ont été désignés au Conseil d’administration du PNV ont décidé de prolonger la rédaction de ce document qui concerne en gros l’ancienne zone périphérique désormais appelée zone d’adhésion. VET regrette l’absence des élus lors des travaux des ateliers. Le processus semble néanmoins repartir,  mais il est difficile de dire aujourd’hui quels seront les engagements que les collectivités signataires seront prêtes à assumer pour pouvoir se prévaloir du label « commune du PNV ».
Nous souhaitons que cette charte soit ambitieuse en matière de préservation /valorisation de tous les patrimoines, dans le domaine de l’écocitoyenneté, en matière d’économie d’énergie et de transports collectifs…
A suivre.


Avis de VET sur le  projet de DTA  (mars 2009)

Madame la Sous Préfète, notre association souhaite s’exprimer de nouveau au sujet du projet de Directive Territoriale d’amenagement. A cette fin, nous avancerons un certain nombre de faits aisément vérifiables.

La commune de Bourg Saint Maurice a tenté il y a un an de réaliser une urbanisation touristique dans la zone naturelle des marais.
Les communes de Bourg Saint Maurice, Landry, Macôt ont développé différents lotissements dans des vergers qui contribuaient au caractère paysager de notre vallée. La commune de Bellentre envisagerait de faire la même chose.
La commune de Landry fait procéder à une étude en vue de réaliser une zone artisanale en fond de vallée sur un espace aujourd’hui consacré à l’agriculture.

La commune d’Aime n’a pas abandonné son projet de zone commerciale en bordure de la déviation qui borde l’agglomération. Il en va de même pour l’extension de sa zone artisanale en bordure de l’Isère.
Les responsables des stations de ski multiplient les hélisurfaces sans s’interroger sur les nuisances sonores associées et l’impact sur notre atmosphère.
La commune de Montvalezan s’affiche comme une base de départ pour l’héliski, pratique interdite pourtant dans notre pays.
Nombre d’élus rechignent à faire respecter la loi 91.2 du 3 janvier 1991 concernant les engins motorisés. Ils se refusent à embaucher les garde-champêtre nécessaires.
Des pistes d’alpage sont construites sans concertation (Bourg SM  vallon des Sapieux) ou sans la moindre autorisation dans la vallée des Chapieux.
La définition des ayant droit pour circuler sur ces voies donne lieu à des débats sans fin au sein des conseils municipaux.
Val d’Isère persiste à maintenir son salon du 4x4 malgré la prise conscience internationale des problèmes climatiques et énergétiques.
Les communes limitrophes de Grand Naves, semblent peu pressées de réfléchir à la mise en place d’une zone de silence autour du Quermoz. Le lobby des chasseurs veille.
La commune de Sainte Foy affiche sa volonté d’implanter des remontées mécaniques dans la vallée du Clou alors qu’elle sait que l’Etat envisage de classer ce site. Elle recherche des appuis politiques pour contourner les réticences administratives.
La commune voisine de Montvalezan envisage de mettre en place une remontée mécanique en site vierge sur le Mont Valezan. De fait une liaison skis aux pieds avec Sainte Foy serait ouverte à la descente par le vallon de la Louye Blanche. Tout le vaste secteur de « wilderness » situé au dessus du hameau de la Savonne à Ste Foy serait étranglé entre le hors piste du aux remontées mécaniques et celui pratiqué par le biais des déposes héliportées frontalières.
La chambre de commerce et d’industrie de Savoie s’interroge sur la limitation des possibilités de construction de lits touristiques. Sans nouveaux lits, d’après cette structure, il serait difficile de rénover le parc de remontées mécaniques. N’est ce pas ce que l’on appelle une fuite en avant ?
De très nombreux projets de lits touristiques fleurissent en Tarentaise (Sainte Foy, Valmorel, La Tania, Montvalezan, Saint Martin de Belleville, Tignes….La justification est souvent la même, il faut compenser le parc de « lits froids ». Sera-t-il possible de laisser ce processus durer encore longtemps ? Une réflexion menée sur ce thème aboutirait peut être  à proposer différents moyens d’intervenir pour enrayer ce phénomène et rénover le parc immobilier existant.
La commune de Bourg Saint Maurice envisage régulièrement de supprimer le camping du Versoyen pour y construire des résidences de luxe. Il n’est pas exclu qu’il en aille de même du centre de vacances Renouveau. Où sera-t-il possible d’accueillir les familles aux revenus modestes en Haute Tarentaise ?
Tous les élus affichent leur souci de valorisation du patrimoine, mais ils s’inquiètent de la présence de zones humides, inventoriées dans le cadre du contrat de Bassin Isère-Tarentaise, sur leur territoire. Il en va de même pour les corridors écologiques et les zones de tranquillité.
Ils s’empressent de répondre positivement aux installateurs de microcentrales, alors que très peu de cours d’eau dans cette vallée restent vierges d’aménagements.
Certains élus tentent de faire croire que la DTA serait « mauvaise » pour l’économie montagnarde. Mais cette économie ne s’appuie t-elle pas sur la qualité des paysages et de l’environnement ?
La densification des différentes zones artisanales, touristiques ou encore commerciale est possible. Il n’y a pratiquement pas de grands magasins à deux étages en Tarentaise.
Nous nous excusons, Madame La Sous Préfète de vous avoir infligé un inventaire aussi long, mais il traduit la réalité du terrain et parfois l’écart entre le discours et les actes. C’est pourquoi, notre association espère que l’avant projet de directive territoriale d’aménagement ne sera pas modifié.
En espérant que nos arguments pourront être pris en compte, nous vous adressons Madame la Sous Préfète nos salutations les plus  respectueuses.


Utilisation des terrains libérés par le départ du 7ème BCA

Le départ annoncé du 7° BCA libèrera environ 15 ha proches du centre-ville de Bourg St Maurice, et entraînera le départ de plusieurs centaines de familles.

A propos de la chute démographique :
Il est bien évident que le départ de plus de 2000 personnes dans un canton qui compte 15 000 habitants permanents est un bouleversement important. Beaucoup craignent des effets en cascade sur les commerces et les services publics. Il faut à notre avis modérer ces craintes car une part importante des personnes qui travaillent en Haute Tarentaise est contrainte par la rareté et les prix de l’immobilier à résider plus bas dans la vallée. On peut raisonnablement penser que le vide créé par le départ des familles de militaires sera assez rapidement comblé par l’arrivée de ces personnes qui trouveront enfin des logements disponibles plus proches de leur lieu de travail.
Quant à l’impact sur les services publics il faudra bien sûr rester vigilant pour que cette chute démographique temporaire ne soit pas un prétexte à des suppressions d’emplois intempestives (écoles, poste, hôpital…).

Sur l’utilisation des terrains libérés :
Ces terrains proches du centre-ville ont une forte valeur foncière. Il convient de ne pas les gaspiller et de les utiliser le plus rationnellement possible.
Les utilisations qui nous sembleraient pertinentes sont nombreuses :

Le logement :
En fonction des besoins qui sont à réévaluer compte tenu de la libération de nombreux logements par les familles de militaires, on peut envisager la réhabilitation ou la construction de logements selon des normes de haute qualité environnementale. La création d’un « éco-quartier » à Hauteville-Gondon nous semble peu pertinente du fait de la difficulté à organiser des transports collectifs et rapides vers le centre-ville et serait alors à réexaminer. Cette utilisation nous semble prioritaire dans une démarche de densification de l’habitat, nécessaire pour éviter le mitage de l’espace ou pour pouvoir organiser des transports en commun.
Les commerces :
Les nouvelles surfaces commerciales ne se sont implantées ces dernières années que vers le Mollard. La libération des terrains du 7° BCA peut être une opportunité pour proposer à des commerces de s’implanter plus près du centre-ville. Si tant est qu’un besoin de nouveaux commerces dans le canton soit avéré. Un commerce d’alimentation générale, hors « hard discount » manque toujours à proximité du centre ce qui oblige les Borains à prendre leur voiture pour les courses d’épicerie.

Les entreprises :
Dans ce domaine il existe une réelle opportunité d’opérer une réorientation de l’économie locale dans une perspective de rééquilibrage vers des activités moins directement liées au tourisme.
La proximité du centre-ville exclut bien évidemment les activités artisanales ou industrielles bruyantes, mais on peut penser par exemple au domaine des énergies renouvelables qui nécessitera l’intervention de bureaux d’études et d’entreprises artisanales voire un peu plus importantes (Point info énergie, diagnostics thermiques…). La nécessaire réhabilitation de l’énorme parc immobilier de Tarentaise assurerait du travail pour ce type d’entreprise pendant plusieurs années et pourrait faire de Bourg St Maurice un pôle d’excellence dans ce domaine, de nombreux cadres et techniciens pouvant être séduits par la qualité de vie en Haute-Tarentaise.

Par contre le passage d’un itinéraire de délestage nous parait être un gaspillage d’espace tout à fait injustifié.
Depuis de nombreuses années nous nous battons contre l’idée présentée comme une évidence d’une saturation de la RN 90 et de la traversée de Bourg St Maurice. Cette saturation n’est réelle qu’une dizaine de samedis par hiver et quelques fins d’après midi entre le 14 juillet et le 15 août .
Quelques idées commencent à faire leur chemin: étalement des jours de départ et d’arrivée, optimisation de l’utilisation de la voie ferrée et organisation des transports locaux dans des conditions de confort et de prix attractives. C’est dans cette voie qu’il faut poursuivre.
En aucun cas nous ne pouvons désormais raisonner dans une perspective d’accroissement du trafic routier qui constitue la principale contribution du tourisme à l’effet de serre: tout doit être fait au contraire pour inciter à une diminution du trafic, ce n’est certainement pas par de nouveaux investissements routiers qu’on y arrivera.

La dynamisation de la vie associative et culturelle.
La commune de Bourg abrite de nombreuses associations qui ont besoins de locaux pour se réunir ou bien travailler. Certains jours ou soirs, il est difficile de trouver des salles de réunion ou de pratique pour toutes les activités offertes. On peut penser, qu’une partie des locaux libérés pourrait permettre d’offrir davantage d’espace à la vie associative.
La salle des fêtes de Bourg Saint-Maurice est souvent trop petite pour accueillir différentes manifestations : réunions, bals, auditions, spectacles divers et variés. L’espace disponible à proximité du centre ville pourrait permette de construire une nouvelle salle des fêtes, qui permettrait d’offrir aussi bien à la population locale qu’aux touristes différents menus à vocation culturelle ou simplement festive…


A propos du projet de zone Commerciale à Aime

Monsieur le Préfet, nous avons appris qu’une commission devait statuer prochainement sur le projet de zone commerciale d’Aime. Notre association tient à s’exprimer de nouveau à ce sujet.

En effet, cette zone serait implantée en fond de vallée, non loin de l’Isère dans un secteur qui à l’évidence  a une vocation agricole. Elle est actuellement occupée par des jardins ou des pâturages. Une ZNIEFF abritant le seul habitat connu d’écrevisse à pattes blanches est concernée par l’aménagement projeté.

Un SCOT commence à voir le jour en Tarentaise. La directive territoriale paysagère des Alpes du Nord est en cours d’élaboration. Elle précise qu’il faut préserver les espaces agricoles de fond de vallée, densifier

l’urbanisation, regrouper les services autour de pôles bien définis à savoir Moutiers et Bourg Saint Maurice en Tarentaise.

Un inventaire du patrimoine naturel est actuellement en cours en Tarentaise. Il serait étonnant que la ZNIEFF déjà évoqué n’y figure pas. Un contrat de bassin versant Isère Tarentaise doit permettre de protéger les milieux aquatiques remarquables.

Enfin, l’un des objectifs du projet de DTA est de protéger le caractère de nos paysages et d’empêcher l’urbanisation en continu des fonds de vallée.

La commune prétend répondre à une évasion commerciale en développant horizontalement un nouvel espace urbanisé. Depuis l’élaboration de ce projet, nous tenons à faire remarquer qu’une nouvelle moyenne surface s’est implantée au centre ville d’Aime à la place d’une scierie. Elle permet donc de compléter et diversifier l’offre déjà existante. Il ne nous paraît pas nécessaire d’aller au-delà. Les magasins de sport ou de bricolage d’Aime ne comportent qu’un seul étage. Pourquoi ne pas envisager un deuxième étage si vraiment une croissance de leur activité paraît nécessaire ? La librairie du centre ville semble se plaindre d’un manque de clientèle. L’implantation d’une maison de la presse dans cet éventuel centre commercial ne risque t-elle pas de lui être fatale ?

Pour toutes ces raisons, notre association reste vivement opposée à l’implantation de ce centre commercial dans la zone des Iles. Elle espère que l’examen de ce dossier sera reporté, jusqu’à l’élaboration définitive du SCOT Tarentaise. Notre association craint que d’ici là, les services préfectoraux ne soient contraints d’examiner un très grand nombre de projets similaires et contraires à l’esprit de la DTA. Différentes communes préparent en effet des dossiers de zones artisanales par exemple. En espérant que les services de l’Etat auront à coeur de préserver le caractère de cette vallée de Tarentaise, nous vous adressons Monsieur le Préfet, nos sincères salutations.


Projet de zone artisanale en secteur agricole à Landry

Madame la Sous Préfète, nous avons l’honneur d’attirer votre attention sur le projet de zone artisanale de Landry en Tarentaise. Les responsables de cette commune ont fait procéder à une étude en vue d’implanter deux hectares de locaux artisanaux. Le POS de la commune sera certainement modifié de façon à permettre ces aménagements. L’espace concerné est aujourd’hui consacré à l’agriculture et situé à proximité de la gare de Landry. Il est très visible depuis la RN 90 et fait partie d’un vaste secteur de pâturages. On peut donc craindre un impact paysager important.

D’autre part, des emplacements restent disponibles dans la zone artisanale  des Colombières à Bourg Saint Maurice. Un espace considérable (15 hectares) va bientôt être libéré par le départ du 7ème BCA  de cette dernière collectivité. Ne faudrait-il pas en priorité « recycler » cet espace déjà artificialisé avant de restreindre une fois de plus les surfaces de fauche de fond de vallée indispensables au maintien de notre agriculture et au respect du cahier des charges de l’AOC Beaufort ?

De plus la gare de Landry semble être le seul espace disponible en Haute Tarentaise où des infrastructures de transport de marchandises ou de personnes pourraient  être mises en place dans l’hypothèse souhaitable d’une relance du transport ferré.

Enfin, nos élus semblent s’engager dans l’élaboration d’un SCOT. Cela suppose une collaboration intercommunale en matière de gestion de l’espace. Le sujet qui nous intéresse aujourd’hui comme celui de la zone commerciale d’Aime nous semble davantage relever d’une compétition entre collectivités voisines.  Nous comprenons bien que durant la gestation de ce document tous les projets ne pourront être gelés. Cependant  la création de ces nouveaux aménagements, sans vue d’ensemble des nécessités à venir en matière d’accueil d’entreprises ou de commerces, nous paraissent devoir être reportés après l’approbation d’un document de planification de l’urbanisme à l’échelle Tarentaise.

Nous espérons donc, Madame la Sous-Préfète, que les services de l’Etat pourront prendre en compte nos préoccupations. Nous vous adressons Madame la Sous-Préfète, nos sincères salutations.


Micro hydroélectricité

Nous avons appris que plusieurs sociétés démarchent systématiquement les communes de Tarentaise pour y implanter des microcentrales. Notre association est évidemment pour le développement des énergies renouvelables. Mais ce dernier  doit prendre en compte la préservation nécessaire de notre patrimoine. D’où le courrier ci-dessous aux Présidents de l’APTV et du Contrat de Bassin Versant :

Messieurs les Présidents, à la suite de la réunion consacrée au thème des micro- centrales, nous tenons à vous remercier pour avoir permis aux différents points de vue de s’exprimer.

Mais il est nécessaire d’aller plus loin. C’est pourquoi nous nous permettons de vous transmettre nos réflexions et nos propositions, faisant suite à cet échange.

A notre avis, la petite hydroélectricité , dont les impacts sur les milieux aquatiques ne peuvent être niés, ne doit pas être traitée en dehors du Contrat de Bassin, puisque l’un des objectifs de celui – ci est de stopper la dégradation des cours d’eau et de les restaurer. Se pose aussi la question de la compatibilité de ces aménagements avec l’application de la DCE en 2015, qui vise  à atteindre le bon état écologique des masses d’eau.

Il nous semble également paradoxal de porter atteinte aux derniers torrents vierges d’équipements, dans une vallée qui contribue pour une part importante à la production d’hydroélectricité nationale. Aucun territoire de montagne ne peut, en France, se prévaloir d’une telle contribution !

Par ailleurs, la problématique de la petite hydroélectricité doit  être mise en vis-à-vis de celle du tourisme d’été. Tous les acteurs  sont d’accord  pour le redynamiser  en valorisant au mieux le patrimoine. L’eau, et les milieux aquatiques qui lui sont associés, font partie de cette richesse. Le conseil général, d’ailleurs,  n’a-t-il pas  décidé de soutenir financièrement le tourisme pêche, et de communiquer sur une image nature de ce loisir ? L’artificialisation généralisée des cours d’eau  (près d’une vingtaine de projets de microcentrales  pour la seule année 2008 !) est-elle  en cohérence avec la  réflexion  engagée à propos de la saison estivale ?

Enfin, des différentes interventions, nous retiendrons des pistes de réflexion, qui sont des solutions alternatives à la création de nouveaux aménagements.

Le potentiel présenté par les conduites d’eau potable ne saurait être négligé.
L’éventualité d’utiliser également les canalisations d’eaux usées  ne peut être écartée, d’autant  que certaines restent à construire.
L’Agence de l’Eau, tout en soulignant ce point, a éclairé également l’assistance en matière de rendement  des équipements existants. Les gains potentiels en matière d’optimisation seraient supérieurs  à ce que l’on pourrait attendre de nouveaux aménagements.

En conclusion, cette réunion  a été riche d’informations. Ce porté à connaissance était très important puisque les opérateurs font un démarchage systématique auprès des communes. Or, la petite hydroélectricité ne devrait pas être traitée à cette échelle, puisque les élus se sont engagés dans un Contrat de Bassin qui est un projet de territoire.

Pourquoi cette volonté politique ferait de la petite hydroélectricité une exception ? Pourquoi, le chacun pour soi, en ce domaine, serait  une règle alors  que le CBV  engage les collectivités dans une gestion  solidaire : (gestion des eaux usées, entretien des berges, eau potable, canons à neige, lutte contre les plantes invasives, gestion des crues….) ?

Au vu de ce constat, nous vous demandons qu’au sein du Comité de Bassin, soit constituée une commission, dont la fonction serait de faire une synthèse de tous  les  projets  en cours,  pour avoir une vision globale des enjeux  et  fournir matière à réflexion.    Messieurs les Présidents, en souhaitant vivement que les élus de Tarentaise trouvent le courage  politique nécessaire à la préservation de notre patrimoine naturel, nous vous adressons nos sincères salutations.

A la suite de ce courrier l’APTV a accepté la création de cette commission, en nous précisant qu’elle ne pourrait se substituer aux procédures réglementaires. La dite commission ne s’est pas encore réunie…A suivre !


Refuge du Nant du Beurre

La commission UTN a autorisé la construction d’un refuge dans la vallée de Naves. Mais un plan de circulation doit auparavant être établi pour mieux gérer la circulation motorisée dans ce secteur.  Après de nombreux échanges avec les élus, nous avons adressé la courrier ci-joint à la Sous préfecture :

Madame  la Sous-Préfète,  à la suite de deux réunions du comité de suivi concernant l’UTN du refuge du Nant du Beurre, les associations signataires tiennent à préciser un certain nombre de points afin que la réalisation de ce refuge s’accompagne d’une meilleure protection de notre environnement et du développement d’un tourisme doux dans ce secteur.

Une difficulté dans la mise en place du plan de circulation vient d’apparaître  du fait de l’existence d’une route revêtue reliant le village de Navette à celui de Grand Naves. Il est donc possible d’atteindre le parking du Tovet aussi bien depuis Grand Naves que depuis le village de Navette. Les deux itinéraires se rejoignant environ 1km en amont de Grand Naves et donc en un point qui devrait selon votre arrêté être interdit à la circulation.

Dans l’état actuel des choses, la route reliant Navette à Grand Naves est utilisée l’été par la population locale et par les touristes pour réaliser une boucle d’Aigueblanche à Navette, Naves et Grand Cœur. En hiver une partie de cet itinéraire est déneigé depuis Navette jusqu’au lieu dit « le Plan des Heures ». Les sportifs rejoignent le domaine nordique de Grand Naves en suivant la route enneigée.

La fermeture immédiate de la route reliant Navette à Naves paraît très difficile à faire accepter par la population locale. A moyen terme cela pourrait être envisagé dans le cadre du développement des transports collectifs entre le fond de vallée et Naves en desservant la boucle précitée.

En attendant la mise en place en Tarentaise d’un réseau de mobilité douce, les deux associations proposent :

1°) Qu’en hiver les routes situées en amont de Grand Naves et du Plan des Heures soient fermées à la circulation et munies de barrières. Un minibus serait autorisé à desservir le parking du Tovet et le plan des Heures à partir de Grand Naves.

2°) En été, la circulation est autorisée jusqu’au parking du Tovet. Une barrière solide est mise en place. Les dérogations pour une circulation en amont sont très restrictives.
Gardien de refuge : un véhicule. Agriculteurs un véhicule par exploitation
Propriétaires de terrains (il y en a plusieurs centaines) : pas d’autorisation sauf pour des travaux d’entretien.
Propriétaires de chalets rénovés : un véhicule avec badge.
Chasseurs : en cas de chasse au gros gibier, le détenteur du bracelet est autorisé à circuler durant  trois ou quatre jours. (Un véhicule par bracelet)
Les parapentistes qui sont de jeunes sportifs devraient pouvoir faire l’effort de gravir l’espace          séparant le Tovet du lieu de décollage.
Exceptionnellement le transport de personnes handicapées jusqu’au refuge pourrait être envisagé après accord de la mairie.

Dans l’espoir que nos propositions soient retenues, nous vous adressons Madame  la Sous-Préfète, nos sincères salutations.

Ces propositions ont été reprises dans leurs grandes lignes dans le plan de circulation validé en commission préfectorale. Comme quoi le milieu associatif permet parfois de trouver des compromis acceptables par toutes les parties…


Captage d’eau dans la Réserve Naturelle de Villaroger

Quand le milieu naturel pourrait contribuer à alimenter la spéculation immobilière.

L’association Vivre en Tarentaise a pris connaissance du document, présenté lors du comité consultatif de la réserve naturelle de Villaroger, relatif à un projet de captage de sources.  Il s’agirait de compléter les réserves d’eau de l’ensemble des stations de ski du massif des Arcs.

On découvre dans le dossier que 2409 lits sont encore en projet sur les différents sites touristiques de ce massif. Leur construction entraînerait en période de pointe un déficit d’eau potable. L’ensemble du parc immobilier existant serait de l’ordre de 40 000 lits.

Il nous semble important de poser la question de la nécessité de développer encore ce parc. La présence supplémentaire de 2400 lits ne devrait pas modifier de façon fondamentale les équilibres financiers de  ce site touristique. L’abandon du seul projet de 1694 lits permettrait  de répondre à la demande en eau avec les ressources actuelles. D’autre part, ces nouveaux lits ne seront vraisemblablement remplis qu’en période de pointe. Ne doit-on pas craindre une nouvelle fois une augmentation du nombre de lits « froids » ? Cette fuite en avant ne peut  que retarder la recherche des solutions à mettre en oeuvre pour répondre à la baisse progressive des lits touristiques mis en location.

On  envisage de débourser 4 millions d’euros pour effectuer ce captage. Une canalisation de quatre kilomètres devrait être enfouie. Un ou plusieurs périmètres de protection mis en place.

La Tarentaise est en train de mettre la dernière main à un contrat de bassin versant dont l’objet est de préserver la qualité des milieux aquatiques. Un effort significatif allant dans ce sens a été demandé à chaque collectivité. Il semble donc paradoxal d’envisager de réaliser des travaux de terrassement importants dans un site protégé et d’aller capter plusieurs sources dont le rôle dans le maintien de la biodiversité de cette réserve naturelle mériterait d’être étudié.

Faut-il rappeler que la vocation d'une réserve naturelle (y compris de ses réserves en eau) n'est pas l'alimentation en eau potable d'infrastructures touristiques, mais avant tout la préservation des milieux naturels ? L'article 11 du décret de création est très clair: "tout travail public ou privé est interdit, sauf les travaux nécessités par l'entretien de la réserve (y compris l'entretien des bâtiments et équipements existants) qui peuvent être autorisés par le préfet après avis du Comité Consultatif."
Un nouveau captage ne peut en aucun cas être considéré comme un "équipement existant".
Il y a déjà des périmètres de captage dans la réserve pour les sources alimentant Le Planay, mais ces captages existaient avant la création de la réserve!

La disparition des sources de Pré de Lay et la mise en place des périmètres de protection supplémentaires ne risquent t-elles pas de compromettre la reprise des deux exploitations agricoles présentes sur le site ?

La relance du tourisme d’été, impose à notre vallée de faire porter ses efforts sur la valorisation de son patrimoine et sur  la protection de ses paysages. Les problèmes climatiques nous imposent également de recourir davantage aux transports en commun et donc de réduire ces phénomènes de pointe (saturation de la voie ferrée ou de la RN 90)  qui entraînent des travaux coûteux et nuisibles pour notre patrimoine.

L’association Vivre en Tarentaise estime donc que la  priorité est l’abandon de projets immobiliers qui risquent d’avoir des retombées très négatives sur notre patrimoine naturel.


Pointe du Friolin

Monsieur le Maire, depuis plusieurs années, différentes rumeurs circulent au sujet de l’équipement de la pointe du Friolin en remontées mécaniques. Comme vous le savez, notre association est opposée en général à l’extension des remontées mécaniques en site vierge. La face Nord de Bellecôte est déjà largement parcourue par de très nombreux skieurs aux dépens notamment de l’avifaune : lagopèdes et tétras.

D’autre part, le projet de Directive Territorial d’Aménagement (DTA), actuellement en cours de finalisation prévoit que les domaines skiables seraient gérés dans leur enveloppe actuelle. Aussi, nous espérons que vous pourrez rassurer toutes les personnes attachées à la préservation du patrimoine naturel de Tarentaise.

Dans l’attente de votre réponse, nous vous adressons Monsieur le Maire, nos sincères salutations.

Le maire de la commune de Bellentre a bien voulu nous répondre qu’aucun projet d’équipement n’était envisagé sur ce sommet à ce jour. Il a par ailleurs indiqué qu’il était personnellement opposé à la desserte de la pointe de Frilolin. Merci à lui pour cette réponse très claire !


Brûlage de déchets verts en plein air

Les organismes de surveillance de la qualité de l’air dans la région Rhône Alpes tirent la sonnette d’alarme !

En Région Rhône-Alpes, le bilan de la qualité de l’air en 2007 montre qu'une large part du territoire est exposée à des valeurs importantes de particules, avec 45% des sites de surveillance en dépassement de la valeur autorisée par la directive européenne. Le bassin grenoblois est concerné dans sa totalité. Dans ces conditions, toute baisse d'émission de ces composés toxiques pouvant être évitée est la bienvenue : l'arrêt du brûlage domestique des déchets verts, activité loin d'être anodine, peut contribuer à améliorer de notre santé.

Les dernières études sanitaires montrent que l'espérance de vie est en moyenne abrégée d'environ 10 mois dans l’Europe des 25 en raison d'une pollution atmosphérique liée aux particules, plus communément appelées poussières. Le lien entre particules et maladies cardiovasculaires est clairement établi et l'Europe a décidé d'agir par un renforcement de la réglementation dans l'air ambiant.

Un Plan National Particules est en préparation au niveau national.Nos activités quotidiennes, notamment le chauffage, sont à l’origine de la majorité des rejets de particules. La combustion à l’air libre de végétaux, activité courante et à première vue anodine, participe également aux émissions pour plusieurs polluants, dont les particules, qui véhiculent des composés cancérigènes comme les HAP, dioxines et furanes. Les conditions de brûlage des déchets verts sont très peu performantes et émettent nombre d'imbrûlés, notamment si les végétaux sont humides. Et ce brûlage en association avec des déchets (plastiques, bois traités, papiers souillés) est totalement à proscrire en raison de sa haute toxicité. Outre la gêne pour le voisinage et les risques d'incendie qu'elle engendre, cette activité contribue significativement à la dégradation de la qualité de l'air en zones urbaines et périurbaines.

En dehors des dérogations préfectorales indispensables à certaines activités, le brûlage de déchets verts est donc interdit depuis plusieurs années par le règlement sanitaire départemental : il reste toutefois largement pratiqué. Si le brûlage de déchets verts propres pouvait être admis dans des secteurs aux habitats dispersés, il n'en est plus de même dans nos agglomérations désormais densément peuplées et qui concentrent donc beaucoup d'émissions.

Avec le renforcement récent de la réglementation européenne dans ce domaine, cette pratique au niveau domestique n'est plus souhaitable car les réductions à opérer sur les émissions toxiques seront difficiles à atteindre. En effet, l’évolution technologique réglementaire des voitures et camions conduira à une diminution de l'ordre de 30% en 7 ans des émissions liées aux transports routiers dans notre agglomération, mais l'évolution des émissions liées aux pratiques domestiques n'est pour l'instant pas maîtrisée.

Prenons les devants dès maintenant, la santé des plus fragiles d'entre nous (jeunes enfants, personnes âgées et personnes présentant des pathologies respiratoires) en dépend : pour nos déchets verts, d'autres solutions existent comme la déchèterie ou le compostage !
i tous les propriétaires d’un pavillon de l'agglomération grenobloise font un seul feu de ce type par an, ils émettront autant de dioxines et furanes que l’incinérateur d’ordures ménagères pour brûler nos déchets pendant 43 ans à la norme actuelle.

Conclusion : tous les jardiniers que nous sommes ont pratiqué le brûlage de déchets verts, mais il apparaît que cette activité est très polluante ! Il faut donc nous orienter vers le broyage et le compostage. La DDEA le pratique régulièrement le long des routes. Il va donc falloir nous organiser pour acheter des broyeurs collectifs. A moins que certaines communes prennent l’initiative de les proposer …

www.atmo-rhonealpes.org


Chantiers et nuisances sonores et atmosphériques

Monsieur le Maire de Courchevel,

Différentes personnes nous ont signalé les nuisances liées au chantier en cours sur l’Hotel le K2. Les riverains sont semble t-il soumis à rude épreuve : circulation d’engins de chantiers, concassage de blocs, émissions de poussières.
Cette situation qui dure depuis de nombreuses semaines risque de se prolonger. Il nous semble donc raisonnable de demander à l’autorité municipale de prendre toutes les mesures qui s’imposent pour limiter ces nuisances qui s’avèrent intolérables pour le voisinage.
En espérant pouvoir compter sur votre compréhension, nous vous adressons Monsieur le Maire, nos sincères salutations.


Baptême de l’air en hélicoptère à Landry

Monsieur le Maire, depuis plusieurs années, les pompiers de Landry organisent un baptême de l’air en hélicoptère. Il faut pourtant bien admettre que cette activité génère des nuisances sonores subies par l’ensemble des habitants de la commune et des villages voisins.

A l’heure où chacun est amené à réduire autant que possible sa consommation d’énergie pour limiter la pollution atmosphérique et l’effet de serre, cette manifestation nous paraît « anti-pédagogique ».  L’hélicoptère est certes un engin merveilleux, mais il est aussi très bruyant et très vorace en pétrole. A nos yeux, il devrait être impérativement réservé aux secours en montagne et aux travaux dans des lieux d’accès difficile. Il ne nous paraît  donc pas souhaitable de vulgariser et d’encourager son usage.

D’autre part,  nos pompiers, dont le dévouement, n’est pas en cause évidemment, pourraient  proposer  des baptêmes de l’air  en  montgolfière ou  en parapente plus économes en énergie.

Aussi nous voulons croire que cet « évènement » ne sera pas renouvelé d’autant plus que l’accident qui s’est déroulé hier lors d’un baptême de l’air en hélicoptère sur une autre commune pourrait  nous amener à davantage de mesure dans le recours à cet engin.

En étant persuadés  d’exprimer  l’opinion de nombreuses personnes excédées, nous vous adressons Monsieur le Maires, nos sincères salutations.


Hélistations de Tarentaise

Madame la Sous Préfète, nous avons l’honneur d’attirer votre attention sur la multiplication des hélistations en Tarentaise.
Il semble que chaque grande station de ski est dotée d’au moins une aire de ce type. Il est de notoriété publique que de nombreuses personnes fortunées se font convoyer  vers nos stations à partir des différents aéroports proches. Chaque événement sportif sert de prétexte à la diffusion de vues aériennes qui ne semblent pas indispensables. Certains guides utilisent ce moyen de locomotion pour contourner la loi française qui interdit les déposes en altitude. Les « héliskieurs » sont amenés de l’autre côté de la frontière pour redescendre sur le versant français en troublant la faune et les amateurs de ressourcement qui progressent à la force du mollet…Différents propriétaires privés d’hélicoptères proposent également leurs "services" aériens sans s’occuper des nuisances générées pour les voisins.

Notre association comprend mal que les pouvoirs publics ne limitent pas davantage ce moyen de transport bruyant, polluant et pour tout dire indécent pour le citoyen de base.

Comment peut-on envisager de convaincre la population de la nécessité d’utiliser les transports en commun et d’investir des sommes importantes dans l’isolation des logements si une catégorie de personnes particulièrement aisée est non seulement dispensée de faire des efforts, mais est autorisée de fait à gaspiller du carburant et à multiplier les nuisances sonores. (50 rotations par jour envisagées sur les hélistations de Tignes et Val d’Isère alors que ces championnats du monde de ski sont supposés être exemplaires en matière d’environnement…)

De nombreuses réflexions sont menées actuellement pour faire face à différents enjeux : climatiques, énergétiques, évolution de l’offre touristique, gestion de l’espace montagnard, développement de l’écocitoyenneté : convention alpine, DTA, Scot, charte du PNV, plans climats énergie…

Il nous semble nécessaire d’aboutir à une cohérence entre toutes les mesures envisagées. Comment définir des zones de tranquillité si des aéronefs sillonnent sans arrêt et sans limitation nos massifs montagneux ? Comment tenter de faire respecter la loi 91.2 qui encadre la circulation des engins motorisés dans les espaces naturels si parallèlement le parc d’engins aériens se développe ?

Notre association souhaite vivement qu’une réflexion sur ce thème soit engagée par l’Etat afin de pouvoir maîtriser ce phénomène sans tarder. L’hélicoptère ne devrait-il pas être réservé pour l’essentiel aux secours et aux travaux en milieu d’accès difficile ? Il nous semble clair également qu’une éventuelle réglementation sera d’autant plus difficile à faire accepter que le nombre de pratiquants sera élevé…

Dans l’espoir que ce courrier retiendra votre attention, nous vous adressons Madame la Sous Préfète nos meilleurs vœux pour cette nouvelle année qui commence.


Site SEVESO de Pomblière

Madame la Sous Préfète, notre représentant à la CLIC de Pomblière n’a pas pu, à cause de ses obligations professionnelles,  participer à la réunion qui s’est tenue récemment. Nous tenons à nous excuser pour cette absence.

Nous avons été sollicités par plusieurs personnes qui s’interrogent sur l’indemnisation des propriétaires qui désormais ne peuvent ni rénover ni construire à proximité de l’usine. De nombreuses maisons ont été construites avant sa mise en place. D’autres l’ont été à l’époque où le risque industriel n’était pas pris en compte comme aujourd’hui. Il nous paraîtrait normal que les différents propriétaires soient dédommagés du préjudice subit de fait du développement du site industriel.

Aussi, nous espérons que vous voudrez bien nous faire savoir quelles mesures sont prévues pour répondre à l’attente légitime d’une partie de la population des Plaines et de Saint Marcel.

Nous vous adressons, Madame la Sous Préfète, nos sincères salutations.

Suite à ce courrier, il nous a été répondu que différentes études sont en cours et que l’indemnisation d’une partie des personnes lésées serait envisagée.


Participation de Vivre en Tarentaise aux débats du CLD

Tourisme d’été. Tourisme 4 saisons - Contribution de VeT

Une réflexion sur ce thème paraît indispensable pour préserver les chances de survie du tourisme dans la vallée sur le long terme. La fréquentation cet été a baissé de 8% par rapport à l’année précédente.  Il n’est pas impossible que le réchauffement climatique soit plus rapide que prévu : les calottes polaires fondent rapidement en été depuis plusieurs années, les glaciers du Groënland disparaissent, le permafrost en dégelant libère de grandes quantités de méthane qui est un gaz à effet de serre bien plus "puissant" que le CO2 . Notre vallée devra peut être se contenter un jour d’un tourisme axé sur son patrimoine naturel, sur la qualité de l’air ou sur des températures plus clémentes qu’au bord de la mer….

La Tarentaise dispose d’atouts évidents pour relancer un tourisme 4 saisons ou du moins pour élargir les saisons actuelles.
Retenons aussi que 40% des séjournants l’hiver ne font pas de ski ...
Le Parc National de la Vanoise et les Réserves Naturelles.
  • Nombreux sites  remarquables.
  • Des milieux naturels riches : milieux humides, lacs, rivières, pâturages, flore, faune, géologie, ….
  • Diversité des  activités possibles.
  • Un parc locatif important, accompagné de nombreux services.
  • Une qualité de l’air encore bonne, mais qui pourrait être menacée: pic d’ozone en plein PNV durant l’été 2007 …
  • Des villages à l’architecture intéressante.
  • Des éléments paysagers à restaurer : vignes, vergers, montagnettes, moulins, chapelles, chalets d’alpage, canaux d’irrigation,     pierres gravées…
  • Une agriculture active.
  • Des produits locaux comme le Beaufort, la viande, voire les pommes ou le vin…
  • Une gastronomie en cours de mobilisation autour des produits de qualités, grâce à l’académie du goût.

Notre vallée souffre parallèlement de différents handicaps.
  • Le parc locatif vieillit mal et est parfois inadapté à la demande. Il est situé en altitude, et dans certains cas  éloigné des lieux de ballade ou de visite.
  • L’image de la Tarentaise est très marquée par le tourisme d’hiver : grandes concentrations de logements, remontées mécaniques, paysages artificialisés…
  • Il semble indispensable de corriger cette image en communiquant sur l’étendue et la diversité des espaces naturels qui se prêtent au ressourcement et à la contemplation.
  • L’urbanisation en fond de vallée grignote l’espace au détriment des prés de fauche et de la qualité de nos paysages.

Mais la communication doit s’appuyer sur des actes !
Nos élus doivent avoir le courage de classer tous les sites remarquables qui complètent le PNV et les différentes réserves naturelles. Je pense à la chaîne frontalière, au massif de la Lauzière, au versant Tarentaise du Beaufortin et à certains espaces de la vallée des Bellevilles.
Il faut penser qu’il n’est pas souhaitable de concentrer toutes les activités sur quelques lieux emblématiques. Les domaines skiables doivent être figés dans leur enveloppe actuelle.

La Tarentaise doit également développer une offre culturelle et festive s’adressant à tous : jeunes, habitants et touristes.

La Tarentaise pourrait alors se construire une image de vallée écocitoyenne grâce à :
  • La mise en place de zones de silence, d’espaces protégés,  d’activités de découverte, de pratiques sportives adaptées aux possibilités de chacun. Le souci de cohérence conduirait à l’abandon des loisirs motorisés et à une gestion rigoureuse de la circulation sur les pistes carrossables. Des modes de transports doux seraient mis en place : vélos, navettes, bus, train…
  • La gestion des déchets privilégierait le recyclage.
  • Les espaces plats seraient réservés à l’usage de l’agriculture.
  • Une politique de reconquête architecturale redonnerait du caractère à certains villages et requalifierait les zones commerciales et artisanales….
  • Une politique ambitieuse développerait les économies d’énergie et les énergies renouvelables.

La Tarentaise choisirait alors le scénario d’une vallée innovante…
Les connaissances sur le patrimoine pourraient être diffusées à partir de deux centres situés à Moutiers et à Bourg Saint Maurice  qui rassemblent de nombreux établissements scolaires…
Il est évident que toute la population serait amenée à les fréquenter comme les touristes. On y trouverait, du personnel compétent en matière d’environnement, de patrimoine. On y présenterait des expositions, de la documentation, des films, des conférences.
Le visiteur serait orienté vers les écomusées locaux ou des sites…Les salles de conférences pourraient bien sûr être utilisées à d’autres usages. (Spectacles, réunions du CLD…
Des sentiers à thème, des jonctions intervillages, des pistes cyclables …..

Notre vallée, pourrait se doter bientôt de tous les outils nécessaires à la mise en place de ce scénario :
  • Contrat de bassin versant SCOT et DTA
  • Charte paysagère
  • Plan territorial dans le domaine des transports
  • Plan climat énergie
  • Charte du PNV
Mais quel usage sera fait de tous ces outils ? Souhaitons qu’il y ait cohérence entre les actions entreprises et un scénario valorisant notre patrimoine naturel et notre qualité de vie.


Vers un plan climat énergie Tarentaise-Vanoise ?

Courrier adressé par le CLD aux élus de Tarentaise.

A propos des économies d’énergie en Tarentaise.
Le CLD s’est penché récemment sur la gestion de l’énergie dans notre vallée. Cette réunion a rassemblé différents acteurs et a permis de lister un certain nombre d’actions possibles. La densité de la réunion et sa longueur n’ont pas permis pour autant de traiter le problème dans son ensemble. Aussi, l’instance de démocratie participative de Tarentaise se permet elle de revenir sur ce thème pour essayer d’avancer quelques propositions.

Notre vallée doit se doter  d’entreprises capables d’effectuer des diagnostics énergétiques sur les bâtiments.
Cette capacité d’expertise devrait être indépendante des installateurs de matériels et pouvoir orienter les investissements des différents acteurs. Installer un toit photovoltaïque sur une maison mal isolée n’est pas prioritaire…Un chauffe eau solaire (6000 euros) permet d’économiser beaucoup plus d’énergie que ne peut en produire un toit photovoltaïque (17 000 euros).  Le degré de compétence de ces entreprises devrait être indiscutable. Une chaudière à  haut rendement est souvent assez vite rentable.

Un regard critique doit être porté sur le développement parfois inconsidéré  de certaines alternatives :
- Les pompes à chaleur air-air qui fonctionnent lors des périodes de grand froid comme de simples chauffages électriques.
- L’usage de l’électricité comme moyen principal de chauffage ne devrait-il pas  être remis en cause ?
- Le chauffage au bois (granulés ou plaquettes) utilisé comme mode principal de chauffage alors que son utilisation devrait être réservée à l’appoint. La Tarentaise ne produira jamais assez de bois pour alimenter de grosses unités de chauffage et restera dépendante de fournisseurs extérieurs dont l’offre pourrait rapidement se tarir.

Viser une très bonne isolation de tous les bâtiments.
Des thermographies doivent être réalisées pour orienter les décisions. L’information sur les procédés d’isolation utilisables pour les murs, les fenêtres et les toitures doit être massivement développée. L’isolation d’un bâtiment par l’extérieur est préférable. Elle pose des problèmes de coût et parfois d’esthétique : doit-on sacrifier une façade en pierre apparente pour améliorer les performances énergétiques de son habitation ? Mais  l’isolation par l’extérieur peut aussi être saisie comme une chance pour redonner du caractère à un ensemble de maisons dont l’esthétique laisse à désirer.

La réalisation d’un carnet d’adresses d’entreprises compétentes en matière de :
Diagnostic thermique, isolation (toitures,  fenêtres, murs), solaire thermique, solaire photovoltaïque, installation de dalles ou  murs chauffants. Ce carnet pourrait être mis à jour régulièrement et diffusé par différents canaux.

Il est possible d’augmenter l’inertie thermique d’un bâtiment à rénover en le dotant de murs chauffants.
Ces derniers peuvent être construits en terre ou en briques disposant d’une rainure destinée à accueillir un tube de circulation d’eau chaude. Dans le neuf, la dalle chauffante s’impose à cause de l’inertie qu’elle procure, mais aussi par sa capacité à utiliser  l’énergie solaire.

Les collectivités ont la possibilité de mettre en oeuvre un certain nombre d’actions :
Diffuser par le biais des bulletins municipaux une plaquette d’information sur les économies d’énergie et sur l’utilisation des énergies renouvelables. Celle-ci pourrait être réalisée en collaboration avec l’ASDER. Il serait bon de sensibiliser les syndics de copropriétés à ce thème en leur proposant des réunions avec un animateur compétent.
Faire connaître les dispositifs d’aide financières :  prêts   à taux zéro, crédits d’impôts.
Les communes pourraient décider d’un taux commun de subvention en matière d’économie d’énergie.
L’exonération de taxe foncière pour les propriétaires qui investissent au moins 10 000 euros en isolation sur leur logement.
Un appel à projet innovant en Tarentaise proposerait  des subventions importantes pour permettre l’expérimentation.
Les diagnostics thermiques seraient  remboursés par les collectivités, s’ils sont suivis de travaux d’isolation.
Les bâtiments publics devraient servir de lieux de démonstration dans ce domaine. Combien d’écoles sont mal isolées, n’ont pas de doubles vitrages, ne disposent pas de vannes thermostatiques ou de dispositifs diminuant la température la nuit ou durant les vacances scolaires ?
La réalisation de thermographies pour un ensemble de bâtiments pourrait être spectaculaire et démonstrative.
Dans le règlement des lotissements, le chauffe eau solaire devrait s’imposer, la dalle chauffante être vivement recommandée.
L’orientation des toitures des nouvelles constructions devrait permettre l’installation de panneaux solaires.

Mise en place d’une politique d’économie en matière d’éclairage public.
Rester raisonnable en matière de guirlandes électriques et d’éclairage de monuments et autres sites ….

Expérimenter dans différents domaine : méthanisation des fumiers, déchets verts, lactosérum.
Tenter la rénovation de bâtiments anciens en installant des murs chauffants. Doter les canalisations d’eau potable de picocentrales. Expérimenter le stockage de chaleur dans le sol l’été pour la récupérer l’hiver…

Des surfaces importantes sont disponibles sur les toitures de beaucoup de bâtiments commerciaux, industriels ou agricoles pour implanter des panneaux solaires sans grand risque esthétique. Une activité à la fois économique et écologique peut être développée dans ce cas.

Cette politique volontariste de démonstration et d’innovation aurait un impact évident sur notre environnement, sur l’emploi et l’économie locale et plus généralement sur l’image de notre vallée.

A propos des  transports en commun.
Il ne paraît pas possible de réfléchir à une politique d’économie d’énergie en Tarentaise si en parallèle, on n’aborde pas la question des transports en commun. On se rappelle que 75 % de l’effet de serre induit par le fonctionnement d’une grande station de ski provient de l’acheminement des touristes en véhicules individuels…Le CLD s’est déjà longuement exprimé sur ce sujet. Il a eu l’occasion de rencontrer différents acteurs pour échanger sur ce thème. Les études entreprises par l’APTV vont bien entendu dans le bon sens, mais l’idée d’une étude globale sur ce thème a été avancée et paraît incontournable à notre assemblée.
A propos de la gestion des déchets.
Le CLD s’est également intéressé à la gestion des déchets. Une réunion a permis de rassembler des élus, le CLD et différents acteurs du secteur. Les collectivités ont fait d’importants efforts dans ce domaine : mise à disposition des containers, réalisation de déchetteries, incinérateurs, fermetures de décharges. Mais les résultats en matière de tri sélectif sont encore largement perfectibles.
La situation sur notre territoire est très contrastée. Les performances variables, les structures très nombreuses, la mobilisation des entreprises est également très inégale. L’Allemagne recycle 49% de ses déchets. En Tarentaise on atteint 19% dans le meilleur des cas….

Le CLD de Tarentaise Vanoise se permet d’attirer l’attention de tous les élus du territoire sur l’intérêt qu’il y aurait pour notre vallée à concevoir rapidement un plan climat énergie territorial. Les prochains contrats de développement, financés par la Région Rhône Alpes exigeront cette composante dans trois ans. Mais, la conjoncture économique, les problèmes planétaires, la compétition « touristique » avec d’autres territoires devraient nous inciter à devancer l’appel et à doter résolument la Tarentaise d’un outil et d’une image exemplaires.


Vautours, fauves et Cie


Suite aux observations réalisées cet été 2009 dans nos vallées de Tarentaise et les confusions qu’elles ont pu entraîner, on peut constater qu’effectivement, l’espace aérien a bien été occupé par les vautours fauves. C’est la première fois depuis environ six ans, qu’ils stationnent ou passent en si grand nombre.
Cette occupation n’est que temporaire car ces grands voiliers d’environ 2,80 m d’envergure pour un poids de 8 kilos vont rejoindre leurs quartiers d’hiver qui sont aussi leurs lieux de reproduction : gorges du Verdon, Baronnies, col du Rousset (sud Vercors) et gorges de la Jonte et Tarn.
Ces observations mentionnent souvent plusieurs individus en même temps, rarement un individu isolé, ce qui est normal chez une espèce bien connue pour son grégarisme. En effet, les vautours fauves prospectent un territoire à plusieurs, en gardant un contact visuel, ceci afin d’augmenter leurs chances de trouver pitance. C’est une question de survie pour cet oiseau, bien mal équipé pour mettre à mort un animal (il n’a pas les serres de l’aigle royal) mais doté d’une vision exceptionnelle.

Le vautour fauve est donc un charognard strict, comme son proche parent le gypaète barbu et les deux autres vautours qui fréquentent le ciel Rhône-alpin : le percnoptère d’Egypte et le vautour moine. Ce dernier, bien plus rare que le fauve, a été observé cet été en Savoie (dans les Bauges en autre) accompagnant des fauves.

Pourquoi des "fauves" dans le ciel savoyard ?
Eradiqués des Alpes françaises au 19 ème  siècle par le poison et le fusil, ils ont survécu dans la partie occidentale des Pyrénées. La réussite de la réintroduction de l’espèce dans les gorges de la Jonte et du Tarn au début des années 1980 a servi de tremplin à d’autres projets : réintroduction dans les gorges du Verdon de 1999 à 2004, dans les Baronnies de 1990 à 1999 puis au sud du massif du Vercors (Col du Rousset).
Des quatre espèces de vautours citées plus haut, seul le vautour percnoptère n’a pas fait l’objet d’une « réintro », mais on a assité à son retour spontané dans les environs immédiats des colonies de vautours  fauves. Ce petit vautour migrateur, il passe l’hiver en Afrique, complétant la liste des nécrophages que l’on peut observer sur une carcasse : grands corbeaux et corneilles, milans noirs et royaux, vautours fauves et moines ainsi que le gypaète barbu.

Le « fauve » possède des sucs gastriques très puissants lui permettant de digérer des chairs en décomposition. Il a donc un rôle d’éboueur à jouer, surtout dans les zones d’élevage d’accès difficile et/ou en présence de population d’ongulés sauvages.

Pour clore cette présentation sommaire, voici quelques critères d’identification.
Au sol, le « fauve » correspond au vautour de la « BD » de Lucky Luke. En vol, les choses se compliquent un peu : de loin on pourrait penser, quand il est seul, à l’aigle royal ou au gypaète. Le meilleur critère étant sa queue très courte ainsi que le contraste entre les plumes sombres des ailes et  le reste du corps bien plus clair.

Enfin, en Tarentaise, les "spots" de l’été furent : la vallée des Bellevilles, secteur du Mont du Fût, 8 vautours le 18.09, la vallée des Encombres, le massif de la Lauzière, le col de la Madeleine et le secteur de Valmorel, 18 oiseaux le 17.08. Mais aussi le versant beaufortain de la Tarentaise avec 40 vautours au dessus du Fort de la Platte le 29.06.
A noter, un individu a séjourné courant juillet dans le secteur de Rosuel, aperçu quelques fois volant avec les gypaètes locaux.(com. du PNV) Merci aux collègues "ornithos" et aux autres pour ces infos.

Blanchin Hervé (CORA 73)



Circulation des engins motorisés

Notre association est intervenue à plusieurs reprises auprès de l’Assemblée de Pays Tarentaise-Vanoise (APTV) pour qu’une meilleure application de la loi encadrant les loisirs motorisés soit envisagée. Un livret a donc été réalisé pour faire connaître la loi à tous les élus. Des informations seront effectuées en direction de différents publics : scolaires et professionnels de ces loisirs. Après plusieurs réunions rassemblant tous les acteurs, il apparaît que les chemins ruraux sont ouverts à la circulation motorisée. Mais la jurisprudence heureusement s’appuie sur la notion de carrossabilité. Aussi, nous avons suggéré un courrier inter-associatif à destination du Ministre de l’Environnement en lui demandant de trouver un moyen juridique évitant de longues procédures. Vous le trouverez ci-dessous.


Monsieur le Ministre,
La Coordination nationale pour l’Adaptation des Loisirs Motorisés à l’Environnement (CALME) a l’honneur d’attirer votre attention sur les difficultés posées par l’application de la loi 91.2 du 3 janvier 1991.

En effet, ce texte prévoit que les chemins ruraux sont ouverts à la circulation. Si ces derniers sont souvent des voies revêtues ou empierrées, beaucoup ne le sont pas et sont même réduits à l'état de simples sentiers. Ont en effet cadastrés nombre de chemins qui, s’ils étaient des voies de communication du temps des diligences, ne jouent plus ce rôle aujourd’hui, remplacés qu’ils sont par  routes et autoroutes.

Il existe dans nos communes des milliers de kilomètres de chemins ruraux (500Km sur Bourg Saint Maurice  en  Savoie par exemple), dont une grande partie n’a plus ce rôle de voie de communication, certains d’entre eux étant même retournés à la nature. Il ne paraît pas souhaitable qu’ils soient tous ouverts à la circulation motorisée pour préserver le caractère de nos milieux naturels et par là leur attrait touristique.

Les Maires ont, certes, le pouvoir de réglementer la circulation sur les chemins ruraux, notamment au titre de la préservation de l'environnement. Mais, outre que cela nécessite des recherches longues et fastidieuses sur les cadastres, ce droit ne peut généralement couvrir l'ensemble des voies qui le nécessiteraient.

Les amateurs de loisirs motorisés ont bien repéré cette faille dans la réglementation et ne se privent pas d’en profiter aux dépens des milieux naturels traversés autant que des amateurs de silence et de ressourcement. Certains villages de Tarentaise sont en effet traversés par des dizaines de quads ou de motos. Dans ces conditions, il nous paraît difficile d’espérer restaurer une image favorable de la montagne parmi les destinations touristiques de notre pays.

La circulaire de Madame Olin, relative à la circulation des engins motorisés, définit de façon satisfaisante les voies carrossables dans son annexe II. Aussi, nous pensons souhaitable que les seules voies accessibles à la circulation d'engins motorisés autres que professionnels, de secours ou de police, soient celles dites carrossables au sens de la circulaire de septembre 2005 de la ministre de l'Écologie, ce qui serait conforme avec l’arrêt d’avril 2007 de la chambre criminelle de la cour de cassasion qui dit notamment :  « par ouvert à la circulation publique, on doit entendre tout itinéraire ouvert à tout public, c'est-à-dire de tout engin à moteur, qu’il soit à deux ou quatre roues ; que dire qu’il est ouvert à la circulation publique si seulement des engins à deux roues ou tout terrain peuvent l’emprunter constituerait une discrimination ».

Nous espérons donc, Monsieur le Ministre, qu’un moyen juridique adapté pourra être trouvé pour prendre en compte notre proposition.
Dans l’espoir d’être entendu, nous vous adressons Monsieur le Ministre, nos salutations respectueuses.

(CALME : VET, VEM, CAF, FRAPNA, Paysages de France, Mountain Wilderness, CIPRA, SAPN…)