Déposition de l’association Vivre en Tarentaise (Personne publique associée)
Projet de SCOT Tarentaise.


L’association Vivre en Tarentaise se félicite qu’un document d’urbanisme vienne enfin encadrer les grands projets d’aménagement de la Tarentaise. Notre association a pu suivre l’évolution de sa genèse à travers de nombreuses réunions ouvertes à la société civile. Bien entendu les arbitrages considérés comme vitaux par les grandes stations de ski n’ont concerné que les élus, de la même façon les surfaces qui vont être consacrées à l’urbanisation permanente ont été choisies en fonction des PLU ou POS existants.

PADD

C’est sans doute dans ce document que l’on retrouve le plus nettement l’empreinte de la société civile. En effet, dans les deux premiers axes, on envisage la nécessité de maintenir autant que possible d’économie touristique d’hiver à son niveau actuel, mais aussi de relancer le tourisme estival en s’appuyant sur le « capital nature » de cette vallée touristique. D’où la nécessité de préserver les sites emblématiques, les terres agricoles, les villages patrimoniaux. Une trame verte et bleue sera donc mise en place conformément aux cartes annexées. Nous reviendrons plus en détail sur cet aspect un peu plus loin dans notre déposition.

 


DOO


Urbanisme


Habitat permanent : (p 61 doo) 285 Ha à consommer sur 15ans. La consommation envisagée d’espace est de 19Ha par an au lieu de 27 actuellement. Malheureusement sur la durée du SCOT 2% des terres agricoles stratégiques seront consommées. Nous le regrettons vivement. Il aurait été préférable de réorienter les zones constructibles vers les coteaux délaissés par les agriculteurs. Il faudrait peut être également proposer des moyens pour encourager nos concitoyens à davantage recourir à l’habitat collectif...


Urbanisation en station : (p 24 doo) 336 Ha à urbaniser..47 000 lits neufs à construire dont 80% en station. Même si cela correspond à un ralentissement ( 22.4ha/an au lieu de 29 ou 3000 lits par an au lieu de 5000) réel du rythme de construction, ce chiffre parait trop important. La pondération qui consiste à majorer les surfaces autorisées par un coefficient suivant qu’il s’agit d’un hôtel, d’un village club, d’une résidence de tourisme risque de conduire à urbaniser davantage que ce qui est prévu. La surface de plancher affichée ne peut donc être qu’une estimation et cela parait gênant pour un document d’urbanisme en principe contraignant. Par ailleurs, les logements existants ne sont remplis dans le meilleur des cas que 3.5 mois par an. Beaucoup sont vides l’essentiel de l’année. Il ne nous parait donc pas raisonnable de continuer à construire de nouveaux lits qui ne seront occupés que durant les périodes de pointe. Il est donc envisagé de construire l’équivalent d’une station comme la Plagne sur 15 ans...


Il semble que les services de l’Etat et le pouvoir politique envisagent enfin de mettre en œuvre des mesures fiscales d’incitation à la remise en location, à la rénovation des fameux lits froids. Si cette bonne nouvelle est confirmée, il serait complètement irresponsable de continuer de construire en altitude des logements qui ne sont occupés que quelques mois par an dans le meilleur des cas. Nous souhaitons donc que la surface de plancher envisagée soit nettement revue à la baisse sauf pour les pôles touristiques de vallée. Compte tenu de l’âge moyen des propriétaires de logement, il faut prévoir de nombreuses transmissions dans les années à venir et se saisir de cette opportunité pour réorienter une partie du parc de logements vers le marché locatif.


Logement des saisonniers. (p33 doo) La construction de logements pour les saisonniers est envisagée :1000 lits en foyers, 3000 dans des projets hôteliers et 6000 en reconversion d’hébergements existants. Les espaces saisonniers devraient pouvoir exercer partout leur action sur l’année.


L’accueil des personnes en situation précaire, des réfugiés...n’est pas imaginé


Zones d’activités. Elles devraient consommer 13.1 hectares de surface en création et 8.6 HA en réhabilitation.. Certains sites choisis relèvent plus de l’inventaire des projets communaux que d’une recherche de surfaces limitant les impacts paysagers et agricoles. Il faut souhaiter qu’à l’avenir ces derniers critères soient prioritaires. La commune de Landry envisage déjà une extension de sa zone d’activité dans des prés facilement exploitables...
Une mission devrait être confiée à un prestataire pour rechercher des sites alternatifs. Les ambitions architecturales semblent bien limitées pour les futurs bâtiments. De la même façon des objectifs de densification devraient être fixés pour les futurs bâtiments. Quid de la densification des zones existantes....Combien de bâtiments à étage sont- ils envisagés ? Pourquoi les collectivités ne garderaient-elles pas la maitrise du foncier et des bâtiments qui seraient loués aux entreprises ? Ce type de choix a été expérimenté chez nos voisins de l’Isère conscients des inconvénients de la vente lot par lot...


Surfaces commerciales : les différentes zones existantes sont listées et semblent suffisantes mais des surfaces complémentaires sont envisagées au sein de la ZAC des Alpins à Bourg Saint Maurice. Le projet en cours de réalisation à Aime risque de déstabiliser le commerce tarin, mais il a été accordé avant le SCOT..Personne ne peut dire aujourd’hui quelles seront les suites de cette concurrence stérile...

 


Projets UTN


Les études d’impact seront réalisées au moment du dépôt de permis. Vivre en Tarentaise le regrette évidemment car leur absence laisse penser que les projets aboutiront dans tous les cas...


Campings

On relève deux projets de nouveaux campings ou d’agrandissement dans le secteur de la COVA. Pour chacun d’eux des ruisseaux capricieux font peser des risques de débordement. L’avis du RTM devra être pris en compte...
Villette : agrandissement en forêt de 48 empl on passe à 130
Landry : extension en rive droite du Ponthurin : on passe de 117 à 157 empl : impact sur des terres agricoles
(0.5ha)et sur les vergers. Risque de débordement du Ponthurin...et de l’Isère
Sangôt : Création sur près de 5.5Ha de 300 places de camping à proximité du torrent qui traverse Sangôt. Impact agricole et sur les vergers. Zone considérée comme réservoir de biodiversité. Richesse faune/flore probable. Accès à réaliser. Débordement du cours d’eau classé en I ?? Connexion entre le cours d’eau et l’Isère à rétablir.
Tignes : camping car : déplacement d’un parking existant pour 40 places.


D’autre part, les associations espèrent que les communes nouvelles de Aime et Macôt la Plagne apporteront leur soutien sans réserve aux différents projets de réhabilitation des vignes et vergers de Tarentaise.


Liaisons fond de vallée station


Seez la Rosière. Urbanisation (un peu plus de 1000 lits) prévue au Belvédère avec arrêt du télécabine + pôle thermal ?+ liaison avec les Ecudets par un nouveau télésiège. Impact sur la forêt : déboisement. Présence de pylônes dans un corridor biologique. Montage financier à préciser. Aménagement dépendant aussi de l’usage de la source de Bonneval...Les associations agréées demandent en compensation des effets paysagers prévisibles le classement de la rive droite du Reclus jusqu’au col du saint Bernard au titre des sites et paysages.
La commune de Bourg ne semble pas intéressée pour le moment par une liaison avec la gare et nous regrettons cette absence de cohérence dans les aménagements envisagés pour une zone urbanisée s’étendant sur deux communes imbriquées...


Aime La Plagne. Liaison entre la gare d’Aime et Plagne Centre via la Roche. Des lits touristiques prévus sur Aime et Macôt en accompagnement. Pas de mesures compensatoires proposées pour le moment.


Bozel Courchevel. Vrai ascenseur envisagé et projet d’urbanisation touristique au centre de Bozel. Mesures compensatoires ?


Sainte Foy : rien dans les projets UTN pourtant une petite remontée est annoncée, mais la commune pourrait s’orienter vers une nouvelle liaison lourde entre le bas du domaine et le haut...Les associations de protection de la nature souhaitent le classement du vallon de Mercuel au titre des sites et paysages.


Liaison Moutiers Brides et Bozel ? Il est un peu tard pour poser la question, mais comme les autres projets tentent de relier de grosses stations à la voie ferrée qui dessert la Tarentaise. Il aurait été cohérent d’envisager une liaison câblée ou terrestre entre Bozel et Moutiers. Rappelons qu’il y a bien longtemps un électro bus reliait ces deux communes. Est-il trop tard pour y réfléchir ?


Golfs


Trois projets : une extension et deux créations.


Valmorel : création au dessus du Club Med : golf de 9 trous sur 10Ha. 2 à 3 ha de défrichement+surface d’alpage...
Saint Bon : un golf existe sur 8.6ha + des zones d’entrainement soit 11.46ha. 150membres à l’année. Extension de 12.8 ha. (4.8 ha de terrassés)...
Saint Martin : création d’un très grand golf en fond de vallée. Practice de 2.5ha, 9 trous compact de 5.4ha, parcours 9 trous de 18.5ha. Fréquentation estimée à 1500 à 2000 personnes durant l’été. 10ha de pré de fauche et 6.5 ha d’espaces fauche/pâturage.


Pour ces trois projets : impact paysager, appauvrissement de la flore, action éventuelle des pesticides ??? Compte tenu de la surface en jeu il semble indispensable de compenser les surfaces de fauche qui vont disparaitre.
Est-ce qu’une étude de marché a été menée pour justifier de telles extensions ou créations ? Le projet de Saint Martin de Belleville nous parait de loin le plus impactant et le plus contestable.

 


Urbanisation touristique UTN


Commentaires : chaque projet est présenté de façon très succincte. Aucune étude d’impact ne semble avoir été réalisée. Les informations fournies sont bien en deçà de ce que l’on trouve dans un dossier UTN classique...Les surfaces de boisement consommées, pas d’étude flore, pas d’étude paysagère. La présentation est dans l’ensemble assez vague...La somme de ces différents projets ne parait pas raisonnable en terme de quantité.

 


Remarques particulières


Paysages et biodiversité : mise en place de la trame verte et bleue qui devra être traduite dans les PLU, mais pas de mesures de protections durables proposées pour l’instant. Les associations souhaitent différents classements de sites : St Bernard, Lauzière, Rive droite de l’Isère en aval d’Aigueblanche,.Vallon de Mercuel,. Ces classements pourraient contribuer à corriger l’image de la Tarentaise marquée par ses gros aménagements. Ces mises en protection de sites emblématiques permettraient de concrétiser la volonté effective de différentes communes de préserver durablement les grands sites de Tarentaise. On voit que la TVB ne semble pas gêner l’implantation de pylônes ou de campings.. Certains corridors biologiques sont réduits de façon à permettre la réalisation d’une zone artisanale (Plan Cruet à Aime) ou absents pour permettre d’urbaniser une large bande naturelle entre les Arcs et Vallandry en discontinuité d’ailleurs de ce qui existe...D’autre part dans la cartographie, les « sites emblématiques » sont repérés par des hachures vertes. En fait cela correspond soit à des réserves naturelles déjà protégées (ou Parc National), soit à des cols routiers...Pourquoi ne pas reconnaitre la qualité paysagère exceptionnelle de la vallée des Glaciers, du Vallon de Foran, des vallées d’altitude de Sainte Foy (Mercuel, Petite Sassière, Clou), du secteur des Cinq Lacs à Bourg Saint Maurice, du versant tarin de la Lauzière, des arêtes du Charvet à Pralognan, le col de l’Iseran ?


Relance du tourisme estival : c’est en principe un des axes majeurs du PADD. Bien sûr quelques projets s’inscrivent dans cette idée, mais la question de la gouvernance reste entière. La valorisation et l’exposition de notre patrimoine dans toute sa diversité restent à mener. Il n’y a toujours pas de projet de grand lieu dédié en Tarentaise à des projections, conférences, expositions, documentation sur cette thématique. Que proposerons-nous à nos visiteurs par mauvais temps ?? Quelle collectivité saura s’emparer de ce projet ?
La mise en valeur de la Tarentaise en dehors de la saison d’hiver est très peu abordée.
Le tourisme social qui permettrait d’attirer des publics jeunes ou des familles pendant toutes les périodes n’est pas non plus envisagé. (Colonies de vacances, classes vertes ou de neige, maisons familiales, etc...
Différents hameaux emblématiques sont répertoriés. Navette,Villard Benoit, le Monal, le Miroir, la Gurraz, la Saulce, la Croix, Les Fontanettes... Mais d’autres villages auraient pu être cités (Le Crôt Ste-Foy) et faire l’objet d’une réhabilitation et participer à l’attractivité de la Tarentaise..Comment redonner de la cohérence architecturale à une multitude de hameaux ? Proposition : élargir la liste des hameaux emblématiques et y imposer une architecture homogène quitte à permettre quelques extensions en gardant le caractère groupé du village. Reprendre la charte architecturale élaborée il y a quelques années. Attention aux toitures, aux volets et aux menuiseries en plastique, les stores blancs déroulants...
Comment font nos voisins du val d’Aoste ou du Piémont (Villages de Chianale et vallée de Bellino sous le col Agnel) pour conserver une architecture remarquable ????
Quid de l’homogénéité des toitures, des menuiseries, des balcons, des bardages en bois...Est que l’on abandonne les palines présentes encore largement dans nos villages sur les balcons?
Dans le paragraphe enjeux territorialisés, plusieurs découpages du territoire sont possibles. Mais il faudrait peut être souligner la présence de sous massifs comme le Versant du Soleil/Naves Grande Maison/Beaufortin, la Lauzière, l’espace vallée des Chapieux, Vallée du Miravidi Saint Bernard, La chaîne Frontalière..Chacun mériterait d’être présenté à partir de ses caractéristiques propres...Pour la communication tourisme d’été il pourrait être important de faire ressortir les spécificités de chacun de ces massifs.


La notion de zone de tranquillité. Il avait été question d’expérimenter en Tarentaise sur le versant du Soleil ce concept prévu par la convention alpine. Pour nous il s’agit d’un outil de mise en valeur de cet espace qui mériterait d’être mieux présenté à nos visiteurs. Nous espérons que la concertation entreprise il y a plus d’un an pourra reprendre et aboutir. Cela pourrait contribuer à la redynamisation du tourisme estival.


Santé : l’objectif de maintenir les deux hôpitaux page 30 est-il toujours d’actualité ? Si oui nous nous en félicitons !


Transport : quelle gouvernance alors que la compétence est désormais du ressort de la Région et qu’un interlocuteur unique dans la vallée devrait s’imposer. Faut-il rappeler que seul le train couplé à un décalage des départs et arrivées offre une possibilité d’améliorer notre bilan carbone très lourd ?...Cela doit nous interpeller car en visant une clientèle aisée et venant de loin en avion, on renonce à réduire notre très très mauvais bilan carbone.. Notre territoire ne devrait-il pas montrer sa capacité à s’organiser localement afin de proposer des transports collectifs attractifs et des séjours décalés.. Cela lui permettrait de se retourner vers la Région ou
l’Etat au sujet de la desserte en trains régionaux, en trains de nuits et en TGV.. Le transport des marchandises et des déchets pourrait aussi faire appel au train. Des plates-formes de distribution devraient être mises en place. Pourquoi ne pas rétablir certaines gares SNCF dans cette fonction ? La Tarentaise si elle souhaite concilier sa vie économique et le respect de la planète a besoin de la volonté forte de l’Etat en matière de transport ferré.
On ne peut que s’inquiéter lorsque l’on voit les trains de nuit supprimés et les rames RER remplacées par des bus ....
Energie : Est-ce que toutes nos collectivités sont conscientes des efforts à réaliser pour diminuer nos émissions de gaz à effet de serre ? Sont-elles prêtes à se saisir de ces questions alors que notre pays a pris des engagements lors de la COP 21 ? L’APTV a séparé les commissions « plan climat » et « transport ». Cela nous parait injustifié, car comme chacun sait nos émissions proviennent massivement du transport des touristes.
La Tarentaise doit évidemment faire l’effort comme d’autres régions de France d’améliorer l’isolation des logements. L’énergie la moins chère est celle que l’on ne consomme pas !
Le développement de l’énergie solaire photovoltaïque et thermique devrait s’imposer dans notre vallée. L’ensoleillement le permet ! De la même façon nous disposons de différents gisements de matières qui pourraient être méthanisées. Vivre en Tarentaise reste réservée pour des raisons patrimoniales sur l’équipement en microcentrales des derniers ruisseaux naturels de la vallée.
Mais nos plus gros efforts doivent porter sur le développement du transport collectif longue distance (en alternative à l’avion !) et sur l’isolation poussée des logements permanents et touristiques.


Eau : les besoins sont inéquitablement répartis en Tarentaise...Des secteurs tendus, d’autant qu’il faut prévoir l’irrigation de certains pré de fauche et des extensions urbanistiques (en particulier à Saint Martin, Landry, Peisey)...Le contrat de bassin versant est terminé. Quelles suites seront envisagées alors que la gestion des fumiers et lisiers est largement perfectible, que les conventions de raccordement entre collectivités et locaux artisanaux restent à mettre en œuvre, que les réseaux d’eaux usées ne sont pas tous réalisés, que nombre de cours d’eau mériteraient d’être mieux raccordés à l’Isère. Le ruisseau de Sangôt se jette au dessus de l’Isère via une buse avec une chute d’eau moins un mètre...
La gestion quantitative sera évidemment au cœur des discussions dans les années à venir...


Qualité de l’air. L’air de nos vallées n’est pas aussi pur que le laisse penser notre situation montagnarde. La circulation automobile et le chauffage au bois se conjuguent parfois pour atteindre les limites des taux admissibles en particules fines et en ozone. La mise en place de capteurs permettant de mesurer en direct la pollution en différents points du territoire devrait s’imposer. Le remplacement des poêles à bois anciens est subventionné dans certains territoires. Pourquoi pas en Tarentaise ? L’utilisation progressive du biogaz pourrait être une alternative intéressante au « tout diesel » !


Bruit. Le calme et le silence en montagne nécessitent souvent de s’éloigner beaucoup des axes fréquentés de la vallée. La circulation intense des motos qui parcourent nos grands cols est une manne financière pour certains hôteliers, mais elle dégrade considérablement notre qualité de vie.. La circulation des engins motorisés sur les chemins ou les pistes reste mal encadrée. Les comportements à la limite de la délinquance sont trop nombreux et les collectivités sont bien timides en matière de répression alors qu’elles ont la possibilité de réglementer et de réprimer via les agents municipaux. Entre l’organisation de compétitions de sports motorisés, le calme et la tranquillité réclamés par la population permanente ainsi que par les touristes, il faudra choisir !
Les aéroports sont signalés également pour leurs nuisances sonores, mais les altisurfaces qui permettent le transport en hélicoptère de nombreux touristes sont passées sous silence alors que les riverains sont exposés à de nombreuses navettes très bruyantes depuis les aéroports : parfois 50 atterrissages par jours à Tignes par exemple, mais toutes les grandes stations sont concernées. Ce mode de transport qui concerne une petite minorité fortunée ne nous semble pas compatible avec l’objectif de réduction de nos émissions de CO2.


Diversification agricole. Si on ne veut pas en rester au stade du vœu pieux dans ce domaine, il serait souhaitable que les collectivités soutiennent sans réserve les efforts des associations qui travaillent à la restauration des vignes et vergers. La mise à disposition de terrains permettant d’expérimenter le maraichage, l’arboriculture, la culture de fruits rouges, la culture d’orge (bière) serait bienvenue...


Cyclisme : cette activité se développe dans notre vallée. Il aurait été bon d’afficher les intentions en matière de pistes cyclables. Quelle place pour le vélo dans nos bourgs ?


Risque amiante environnemental. Dans l’évaluation environnementale du SCOT, on constate page 363 que la Tarentaise est concernée par ce risque en particulier lors de travaux de terrassement. On trouve les cartes associées à ce risque sur le site du BRGM. On constate que de nombreuses pistes de ski ont été tracées dans le passé dans des sites à risque sur La Plagne, Tignes et Val d’Isère. L’urbanisation d’Aime2000 qui va s’étendre va voisiner avec un site à risque fort. Nous souhaitons que toutes les personnes concernées durant les travaux soient informées et protégées si nécessaire. Idem pour des travaux d’entretien éventuels sur les pistes des stations déjà évoquées plus haut.


Présence des lignes THT. Au cours des nombreuses réunions auxquelles nous avons participés, jamais la présence de ces lignes n’a été évoquée. Pourtant l’impact paysager est majeur sur le Versant du Soleil et sur la vallée des Encombres en particulier. Idem sur la haute Tarentaise jusqu’à Val d’Isère. Les risques pour la santé des riverains font toujours l’objet de polémiques. Il semble que des progrès aient été effectués en matière d’enterrement des lignes THT. En Maurienne, les travaux d’enfouissement d’une nouvelle ligne vers l’Italie se poursuivent, en Catalogne une liaison avec l’Espagne est en voie d’être réalisée également. Il serait bon de réfléchir à un programme progressif d’enterrement de la ligne THT qui nous relie à l’Italie. Peut être faudrait-il commencer par le trajet Bourg Saint Maurice Col du Saint Bernard qui cumule un impact paysager majeur et la présence de nombreuses personnes habitant en permanence à proximité de la ligne. Quelle est la position d’EDF en la matière ?


Quelle montagne voulons-nous pour l’avenir et pour nos enfants ?